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BGE 25 I 1

Bundesgericht (BGE) · 1899-01-01 · Français CH
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STAATSRECHTLICHE ENTSCHEIDUNGEN ARRETS DE DROIT PUBLIC Erster Abschnitt. - Premiere section. Bundesverfassung. - Constitution federale. I. Rechtsverweigerung. - Dimi de justice. Siel)e m:r. 5, Urteil \)om 1. ~e6ruar 1899 in i.5ad)en .lBernl)art-, iUno !nr. 11, UrtetI \)om 9. 'imltr3 1899 in i.5ad)en 6d)errer. U. Niederlassung und Aufenthalt. Etablissement et sejour.

1. Arret du 16 {evrier 1899, dans la cause Wyss c. Geneve. Refus d'etablissement. Art. 45, al. 2 CF. Condamnations pronon- cees par des tribunaux etrangers ne renfel'mant pas Ia privation des droUs civiques; la privation des droits electoraux par suite de ces condamnations et a teneur d'une loi cantonale est inad- missible. A. - Par arrete du 20 septembre 1898, 1e Departement ,de Justice et Police du canton de Geneve a decide « de ne pas accorder l'autorisation de sejourner dans le canton a Albert Emile Wyss, » se disant originaire de Lucerne, at- xxv, 1. - 1899 1

2 Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. tendu que celui-ci a ete condamne ä reiterees fois pour voll' complicite de vol et abus de confiance. Wyss a en conse- quence ete invite a quitter immediatement le territoire gene- vois. Par arrete du 10 decembre 1898, le Conseil d'Etat de Geneve a confirme Ia decision de son Departement. B. - Wyss a recouru le 29 decembre au Conseil federal (qui a transmis son recours au Tribunal federal) pour etre au- torise a sejourner dans le canton de Geneve. 11 reconnait avoir ete condamne en France pour vol, mais declare s'etre amende et vouloir redevenir un honnete citoyen. C. - Dans sa reponse, le Conseil d'Etat de Geneve al- legue que Wyss a ete condamne: .' 10 Le 28 mai 1892, a Paris, pour vol a deux mOlS de pn- son; 20 Le 28 septembre 1893, a Paris, pour abus de confiance a 6 mois de prison ; 30 Le 10 juillet 1896, a Paris, pour complicite de vol a 13 mois de pI'ison. Wyss est en outre expulse de France et a subi a Paris trois autres condamnations pour infraction a son expulsion. Des lors le Conseil d'Etat estime que son arrete d'expul- sion se justifiait au regard de l'art. 45, § 2 et 3 de la consti- tution federale. Wyss a eta condamne a reiterees fois pour delits graves et il est prive de ses droits civiques. jusqu'au 10 aout 1900 comme consequence de Ia condamnatlOn pro- noncee le 10 juillet 1896, cela en vertu de l'art. 17 § 3 de Ia loi genevoise sur les votations et elections du 27 octobre 1888. Pour faire la preuve aes condamnations qu'il invoque, le- Conseil d'Etat de Geneve declare ne pouvoir produire les ju- gements, parce que ceux-ci ont ete rendus en Fran?e ; mais il produit un questionnaire sou~is a Wyss p~: la PolIce .gene- voise et signe par lui, duquel Il re suite qu il reconnalt les differentes condamnations invoquees contre lui. Le Conseil d'Etat conclut en consequence au rejet du re- cours. H. Niederlassung und Aufenthalt. N° 1. Vtt ces [aits et considerant en droit: Le Tribunal federal est en presence d'ull refus d'etablisse- ment. Or l'art. 45, al. 2 Constitution federale dispose que reta- blissement peut etre refuse a ceux qui, par suite d'un juge- ment penal, ne jouissent pas de leurs droits civiques. Il s'agit donc de savoir si le recourant est prive de ses droits civi- ques par suite des condamnations qu'il a subies en France. Le dossier ne renferme ni extrait, ni copie des jugements en question et rien n'etablit qu'aux termes de ces decisions Wyss soit prive de ses droits civiques ou que Ia loi fran'jaise attache cet effet aux condamnations qu'il a encourues. Le Conseil d'Etat de Geneve n'allegue meme pas qu'll en soit ainsi. Eu revanche, il fait valoir que Wyss serait prive de ses droits electoraux en vertu de l'art. 17, chiffre 3, de Ia loi ge- nevoise sur les elections et votations, du 27 octobre 1888, artic1e qui exclut de l'inscription sur les tableaux electoraux, pendant Ia duree de leur peine et les 3 ans qui en suivent l'expiration,Ies citoyens condamues a un emplisonnement de plus de quinze jours pour vol, etc. La disposition invoquee de la loi ~lectorale genevoise ne saurait toutefois justifier le refus du droit d'etablissement oppose au recourant a raison des condamnations qu'il a su- bies en France. . TI est en effet inadmissible que la Iegislation genevoise puisse aggraver les condamnations prononcees par des tribu- naux etrangers. Or Ia privation des droits electoraux etablie par la loi precitee constitue evidemment une aggravation de peine, soit une peine accessoire in1ligee a certains condamnes. Elle ne saurait des Iors deployer son effet que dans les limites de la souverainete du canton de Geneve en matiere d'administration de Ia justice panale ; en d'autres termes elle ne saurait atteindre que les personnes condamnees par les tribunaux genevois. A l'egard des personnes condamnees par des tribunaux etrangers, les jugements de ces tribunaux et la loi du pays de Ia condamnation sont seuIs a prendre en consideration pour decider si le condamne est prive de ses droits civiques.

4 Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. TI suit de la que la preuve n'etant pas faite que Wyss soit prive des droits civiques a teneur des condamnations pronon- cees contre lui en France ou en vertu de la loi fran~aise, son recours contre le I'efus d'autorisation de sejourner a Geneve apparait comme fonde. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est admis et l'arrete d'expulsion rendu contre le recourant les 20 septembrej10 decembre 1898 est annuIe. TII. Verfassungsmässiger Gerichtsstand. Unzulässigkeit von Ausnahmegerichten. - For naturel. Inadmissibilite de tribunaux exceptionnels.

2. UrteU bom 22. SjR&q 1899 tn l5ad)en ~uoer gegen 8ütid). Art. 58 Abs. 1. B.-V.; Abgrenzung der Disziplinarbefugnis der Mititärbehörden. - Kompetenz des Bundesgerichtes. - Mil. Strafgerichtsm'dnung Art. 1. Ziffer 5. A. SDurd) merfügung ber WWitiirbirettion be~ Stanton~ 8ürtd) bom 5. Suli 1898 tft i)cn IDUtgltebern beß Unteroffi3ierßberein~ ill3tntett~ur auf ®efucf) beß merein~i)orftanbcß ~in geftattet mor" ben, aum 8mecfe ber Illufnat;me eilt er mereinßfl~otograflt;ie 'oie Uniform au tragen. Sn ber merfügung mar l.iemerft, bau pd} 'oie ~T(aufmi~ nur auf 'oie SDauer ber Illufno.t;me oeaiel)e; ü6erbieß wurbe 'ocr mereinßborftanb für aUe @:bentualWiten bcrant\l:>ortIid) edlart unb berl)alten, ber WCilUiirbireftion bie :tage au oeaeid)nen, an benen Illufnnt;men gemad)t meteen, unb jettJeUen ein mer:: aeid)niß einaufenben, meld)eß bie ~amen ber WCitglieber entl)iilt, bie au benfel6en au erfd)einen l)a6en. WCel)me WCitglieber be~ III. Verfassungsmässiger Gerichtsstand. No 'l!. 5 :Serein~ oenut;ten ~en IllnlaB ber fll)otogritfll)ifd)en Illufnal)me, um tU UmTorm lllui3f{uge au mad)en, wai3 3ur O:o!ge l)atte, ban etn bem mereine angel)örenbet· Storfl0t"a{ bon ber Stabtfloli3el 8ürid) 6etrunren aufgegriffen unb bei3~aI6 6eftraft rourbe. SDa~on auS" ge~enb, ba~ ber mmin~borftanb eß untertaffen l)a6e, ben WCit:: g!tebern bon ben ~ebingungen Stenntni~ au ge6en, unter benen baß ~~agen ber Uniform geitaUet morben mar unb ba~ tl)n be$:: ~Ctfb eme merantmortlid)feit treffe, l.ielegte ferner bie WCmtiir~ bireftion mit merfügung bom 10. Sefltem6er 1898 megen ~id)t:: 6ead)tung ber ~eftimmungen ber merTügung bom 5. SuIt ben morftanb. mit eincr ~uEe bon 10 O:ranfen. ~ad)bem ein ®efud) ~m .3uruLtfommen auf biefe merfiigung erfolg(o$ gel.iHe6en mar, ld)ne6 ber morftanb be~ Unteroffi3ier$l)ereinß an bie WCi1itar~ bir:ftion beß .stantouß 3ürid) Qm 9. Dftober 1898 folgenben ~nef : . • . • 11 SDa l5ie gerul)en, alt Sl)rer ~uuen\)erfügultg "gegen ~ltJem morftanb feft3ul)nlten, fo liub aud) mir 10 frei, "gegen bte)eI6e e~erg~fd} au flroteftieren, um S~nen aui3brücfftd) "au bebeuten, bat) mtr queft. ~uf3e bon 10 O:r. niemal~ be3al){en 11 nJe:ben. Unfere merein~berfamm{ung l)at fid) ben 3ntenttonen flu~lereß morftanbe~ boUftänbig angefd)loffen unb fann aud) biere "memQr~ ~emUi3bü~teIn, baE mir UM in irgenbmeId)er Weife ber:: "g~ng:ll .t;atten. mtelmel)r fonnte unfere merdn~beriammrung 3l)r "mtmurIt~e~ 6ureautrattfd)ei3 merl)QIten gegen ultfern morftaltb ,,~ur 6ebau.e:n unb gie6t biefem ben l.ieftimmten ~{uftrag, gegen 1I~l)re merTugung O:roltt au mad)en. ~anbe{n Sie nun nad) ,,~~rem ®utfil1ben, mir finb'ß gefaßt unb merben unß ebentueU lIa~ l)öl)eter etterem Wirfen auf freimiUig militiiri:: "l~e~ @e6iete au animi eren. 11 SDer ~rief lUar bom !ßräfibenten ~emrt~ ~u6er, 3nfanteriemad)tmeifter, unb bom micCflra~benten unteraetd)net. ®egen bie merfügung bom 10 .. 6Cfltem6er erl)o& fobauu ber morftanb ~eic'6merbe 6eim eibgenöffijd)en WCmtär~ be~artement, bai3 biefe[6e jebod) (aut .l8efd)Cu13 bom 3. llCo\)em6er 189~ aO\l:>ieß; für ben unSC3iemenben :ton, tn bem Me ßufcf)rift \Ut bte aürd)cr. i))'ä,fitiirbireftion bom 9. Dfto6er a6gefaf3t mar, unb ben ber merem~bl)rftanb aud) in ber .l8efd)\l:>crbe an bn~