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24_I_242

BGE 24 I 242

Bundesgericht (BGE) · 1898-01-01 · Français CH
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242

Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

fCttjreu nid)t burd)gerül)t't wurbe, ift auf bie a:inwänbe gegen bie

moUftrecf6Ctrfeit be~ UrteUs fe!6fh.lerftänbIid) nid)t oeraid)tet wor~

ben; unh

gän~Iid) unerl)e6Hd) iit \lUd) ber Umftanb, baj3 bie

'illCel)raal)1 ber 1Setragten jid) bem ®trafurtei! unteraogen tjat, ba

biefe bamit offen6ar nur UnannetjmHd)fetten auswcid)en wollten,

hie il)nen 6eim 1Setreten bes .reantons 6d)w~3 tjätten erwad)fen

rönnen, wäl)renb baraus nod) feineswegs gefd)ioffen dU werben

Jjraud)t, baF bamit amt bie moUaietj6arfeit be~ Urteils mit 1Squg

auf ben

~ioill'unft auj3erl)a!6 bei3 .reantoui3 6d)l1.ll)d anerfanut

worben fei.

vemnad) l)at ba~ 1Sunbei3gerid)t

erfannt:

~e:r ffMur~ wirb als un6egrihtbet a6gewiefen.

42. A rret du 30 jnin 1898, dans la cause Gonet.

Art. 81 LP., mainlevee d'opposition.

~enri Barbez~t-Bayard, negociant a Loueche-Ville (Val ais)

avalt commande chez Gonet freres, negociants a Morges

650 kilos de sucre.

'

Les freres Gonet se declarerent disposes a livrer la mar-

chandise commandee, mais seulement contre remboursement

vu les renseignements peu favorables qu'ils avaient revus su;

le campte de Barbezat.

.Barbezat ecrivit alors, 1e 25 mai 1895, 'ä. Gonet freres, ie

Im envoyer le sucre contre remboursement, mais ceux-ci

repondirent a Barbezat, le 3 juin 1895, qu'en presence des

r~nsei~ne~lent~ defavorables susmentionnes, Hs n'etaient pas

dlsposes a tralter avec lui.

Par demande du 18 octobre suivant, Barbezat ouvrit a

Gonet freres, devant le tribunal de .NIorges, une action ten-

dant ales faire condamner a lui payer la somme de 500 fr.

a titre de dommages-interets. Le demandeur etait represente

par l'agent d'affaires Fivaz a Lausanne.

V. Vollziehung kantonaler Urteile. No 42.

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Le mandataire Fivaz fut assigne a l'audience du president

du Tribunal de Morges du 8 janvier 1896. Barbezat ne se

presenta pas, et le president statua par defaut, a la dite au-

dience, que le demandeur devait assurer le droit, dans les

vingt jours, par le depot d'une somme de 300 fr.

Barbezat n'ayant pas effectue ce depot dans le delai fixe,

le president prononva, le 20 mai 1896, conformement a l'art.

86 Cpc. vaudoise, l'econduction d'instance de Barbezat, et sa

'condamnation aux frais, qui furent immediatement regles a

165 fr. 60 c.

En mars 1898, Gonet freres firent poursuivre Barbezat a

Loueche en paiement de cette somme. Ensuite d'opposition

du debiteur, Gonet freres demanderent la mainlevee de cette

opposition.

Barbezat opposa de son cote a la mainlevee, en invoquant

l'art. 81 LP. par le motif qu'il n'aurait pas ete regulierement

dte a comparaitre aux audiences des 8 janvier et 20 mai

1896.

Par decision du 10 mars 1898, le Juge-instructeur de

Loueche admit cette exception et repoussa la demande de

mainlevee formee par les freres Gonet.

C'est contre cette decision que ces derniers ont interjete

aupres du Tribunal federal un recours de droit public, po ur

violation de l'art. 61 de la Constitution federale. A l'appui de

ee recours, lequel conclut a l'annulation de la decision atta-

quee, et a l'obtention de la mainlevee requise, les recourants

font valoir en resume ce qui suit:

Barbezat etait Mgalement represente dans le proces par

un mandataire, le sieur Fivaz, muni de sa procuration, et H

a ete regulierement assigne a l'audience du 8 janvier par

notification a ce mandataire. Le 31 decembre 1895, Fivaz

ecrivait entre autres ä. Barbezat <> je vous adresse une cita-

tion sur le 8 janvier prochain a 9 1/2 h. du matin a Morges, »

et le 4 janvier 1896 Fivaz rappelait a Barbezat qu'a defaut

d'un passe-expedient l'audience du 8 janvier aurait lieu. Le

20 du meme mois Fivaz envoyait a Barbezat le jugement du

president sur l'as~urance du droit, et le 22 dit il communi-

244

Staatsrechtliche Entscheidungen. i.Abschnitt. Bundesverfassung.

quait a son client la taxe des frais, s'elevant a 165 fr. 60 e.

Barbezat ne peut done pretendre de bonne foi n'avoir ete ni

dte ni represente. La valeur executoire du prononce du pre-

sident du Tribunal de Morges n'a pas ete contestee par Bar-

bezat pas plus que eeIle de l'etat de frais qui deeoule de

eette deeision prise en vertu de rart. 86 Cpe. vaudoise. La

dite decision etait done un jugement definitif mettant fin a la

proeedure introduite par Barbezat, et elle se trouvait, en ce

qui eoneerne son exeeution, au Mnefice de l'art. 61 de la

Constitution federale.

Dans sa reponse, Barbezat eonclut au rejet du reeours, et

il pnlseute, en substance, les observations ci-apres:

Le 22 octobre 1895 deja, Barbezat a fait dire a Fivaz, par

un des employes de celui-ci, qu'il ne devait plus donner suite

a l'action intentee aux freres Gonet. En outre, par lettre du

15 novembre 1895, corroboree par lettre chargee du 2 jan-

vier 1896, Barbezat a retire les pouvoirs qu'il avait conferes

a Fivaz. Cehü-ci avait des lors cesse, a partir du 22 oetobre

1895, et a plus forte raison depuis le 15 novembre de la

meme annee, a etre le mandataire de Barbezat. 11 s'en suit

que ce dernier n'a pas ete n3gulierement cite ni Iegalement

represente lors des audienees du 8 janvier et du 20 mai

1896; c'est des lors a bon droit que le Juge-instructeur de

Loueche a ecarte la mainlevee d'opposition demandee par

Gonet freres. L'exception de l'opposant n'a d'ailleurs pas ete

contredite devant ce juge, a l'audience du 10 mars 1898.

De son cote, le Juge-instructeur de Loueche fait observer

que Barbezat ayant souleve l'exception tir~e de ce qu'il n'au-

rait pas ete regulierement eite, ni represente devant le juge

vaudois, et que la partie adverse ayant fait defaut a l'au-

dience du 10 mars, le juge de Loueche devait admettre la

dite exception, d'autant plus que, devant statuer, aux termes

de la loi, dans les cinq jours sur la demande en mainlevee

(LP. art. 84), il ne lui etait pas possible d'inaugurer une pro-

cedure probatoire. Comme il s'agis8ait d'une demande en

mainlevee definitive (LP. art. 81) le juge etait te nu de

prendre en serieuse eonsideration l'exception proposee par le

debiteur.

V. Vollziehung kantonaler Urteile. No 42.

245

Stalnant Sill' ces {ails et considenmt en droit :

1. -

Il parait bien ressortir des copies de lettres, dument

legalisees, de Barbezat a son mandataire Fivaz, que le pre-

mier avait avise eelui-ci du retrait deR pouvoirs a lui conferes.

Dans sa lettre du 15 novembre Barbezat informe en effet

Fivaz qu'il n'a pas l'intention d'aller plus loin dans l'affaire

Gonet, et il invite le dit mandataire a lui retourner l'autorisa-

tion qu'il a en main. En outre, par lettre chargee du 2 jan-

vier, dont :Fivaz a signe 1e recepisse, Barbezat confirme a son

mandataire la resolution qu'il a prise de ne pas donner suite

a . son action contre les freres Gonet.

2. -

Mais meme en admettant que Barbezat ait informe

Fivaz du retrait de sa procuration, ce fait ne sufftt pas encore

pour entacher d'irregularite les procedes qui ont eu lien

devant le juge (le Morges en date des 8 janvier et 20 mai

1896. L'opposant au reeours devrait, a cet effet, etablir qu'il

avait informe de ce retrait l'office ou sa partie adverse ou

tont au moins que eette derniere en avait connaissance

(Comp. CO. an. 41, 44 al. 2).

Cela n'ayant pas en lieu, le mandataire Fivaz, dument

assigne pour les deux audiences susmentionnees, pouvait et

devait etre considere encore alors, par le juge vandoist

comme le fonde de pouvoirs de Barbezat. 11 en etait de

meme ponr le jnge de Loueche, lequel se trouvait en pre-

sence -

non point de la preuve que Barbezat avait retire

,

.

sa procuration avant les procedes devant le juge vaudOls, on

que tont au moins ia partie Gonet avait ete avisee ou eonnais-

sait ce retrait, -

mais uniquement de l'affirmation du dit

Barbezat qu'il avait informe du retrait en question le manda-

taire lui-meme.

Dans cette situation c'est sans motif suffisant que le juge

de Loueche a refuse la mainlevee de l'opposition du debiteurt

alors que la poursuite etait d'ailleurs fondee sur un eta~ de

frais reale par le president du Tribunal de l\Iorges, pIece

ayant, :n procedure vaudoise, la force d'un juge~ent exe-

cutoire (LP 81). Le refus d'execution dont se plalgnent les

recourants apparait en consequence eomme injnstifie, et eon-

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Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.

traire a Ia garantie contenue dans l'art. 61 de la Constitution

federale, aux termes de laquelle les jugements definitifs ren-

dus dans un canton sont executoires dans toute Ia Suisse, et

le prononce du Juge-instructeur de Loneche ne saurait sub-

sister.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Le recours est admis, et le prononce du 10 mars 1898,

par lequel le Juge-instructeur de Loueche a refuse la de-

mande en mainIevee d'opposition formee par les recourants

Gonet, est declare nul et de nul effet.

L Schuldbetreibung und Konkurs. No 43.

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Zweiter Abschnitt. -

Deuxieme seetion.

Bundesgesetze. -

Lois federales.

1:. Schuldbetreibung und Konkurs. -

Poursuites

pour dettes et faillite.

43. UrteH i>om 2. Suni 1898 in @?a~en ~ggtmann.

Verfassungs- und gesetzmässiges Zustandekomrnen eines Entscheides'!

-

Al't. 58 Aas. 2 Org.-Ges. und staatsrechtliche?' Rekurs. Als bun-

desrechtliches Rechtsmittel gegen einen Kompetenzentscheid kantona-

ler Gerichte ist nur der staatsrechtliche Rekurs zulässig. -

Stellung

des Bundesgerichts bei Gerichtsstandsentscheidungen kantonaler Ge-

richte. -

Gerichtsstand der Arrestbestätigungsklage.

A. mm 17. m~rH 1897 l1>idten Sol). \!ütl)i in 5Be:n, ~l)riftian

ßingg bClfel6ft unb Sfillore

~JCarcet in

~Clrragonn (!Spanien)

gegen 1lliHl)eIm @ggimann in !San @?ei>ero (StaUen), mit bem

fte tn einem mit)Ser1mg \:lom 30. Sunt 1896 aufge(öften .R:o{;

leltt\:lgefeUfd)aft~i>erl)iiItniffe geftanben mnren, für eine

\lU~ !.liefem

lBerl)iiltniffe l)ergefeitete 1Yorberung \:lon 13,239 1Yr. 60 ~t~. l.)om

lBtcegertd)t~:priifibenten \:lon 5Bem einen mrreftoefel)! auf eine an,

ge'6{t~e 1Yorberung be~ [\3. &ggtmann an bie @eorüber s)oftettler

in ~em l.)on 13,000

6i~ 14,000 lYr. QUfl, ber am 19. m:prU

burd) bafl

5Betrei6ung~amt ~em~!Stabt lJof(30gen murbe. Wett

ßa~lung~6efel)(i>om 30. m:prH l)ooen 2ütl)i, ßtngg unb lmareet

XXIY, 1. -

18\)8

17