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22_I_966

BGE 22 I 966

Bundesgericht (BGE) · 1896-01-01 · Français CH
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966

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundeggesetze.

Zweiter Abschnitt. -

Del1xieme seetion.

Bundesgesetze. -

Lois federales.

I. Auslieferung von Verbrechern

und Angeschuldigten. -

Extradition de criminels

et d'accuses.

161. Arrel du 18 1wvembre 1896

dans la cause Stöckli.

~. Le 17 avril 1896, F. BinggeIi, regent a Gempenach

(Fn.bourg), adepose une pIainte aupres de l'autorite fribour-

geoise contre Jean Stöckli, charretier a Berne l'accusant

d'avoir, par son imprudence, cause la mort de s; fille Marie

Binggeli.

Au co urs de l'enquete instruite par l'autorite fribourgeoise

Bur cette plainte, le juge d'instruction du district de Berne a

ete requis de proceder a l'audition de l'accuse et de deux

temoins. TI a fait droit acette requisition et procede a l'inter-

rogatoire des personnes indiquees. Stöckli a ete informe a

cette occasion que l'enquete etait elose qu'elle allait etre

transmise a la Chambre d'accusation du c~nton de Fribourg et

qu'~ pouvait, dans un delai de cinq jours, produire un me-

~01re pour sa dMense. TI a conteste qu'aucune faute lui fut

lmputable et declare ne vouloir produire aucun memoire.

Par arret du 20 juin 1896, la Chambre d'accusation du

canton de Fribourg a pronouce le renvoi de Stöckli devaut le

tribunal de police du district du Lac comme accuse d'homi-

eide par imprudence. Une copie de cet arret a ete notifiee a

Stöckli avec l'autorisatioll et par l'entremise de l'autorite

I. Auslieferung von Verbrechern und Angeschuldigten. N° 161.

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judiciaire bernoise. Stöckli a ete de la meme maniere assigne

a comparaitre le 17 juillet 1896 devant le tribunal de police

du distriet du Lac pour etre entenclu et voir prononcer sur

les faits dont il etait accuse.

Le 17 juillet 1896, Stöckli ne s'etant pas presente devant

1e tribunal de police, celui-ci a rendu cont1'e lui un jugement

par dMaut le declarant coupable d'homicide par imprudence

et le condamnant a trois mois de prison et aux frais. Notifi-

cation lui a ete faite de ce jugement le 23 juilIet 1896.

B. Par memoire du 21 septembre, Stöckli a recouru au

Tribunal federal contre le dit jugement dont il demande l'an-

nulation, de meme que celle de tous les actes de pou1'suite,

de l'enquete prealable et de l'instruction devant le tribunal

de jugement. Il fonde son recours sur les articles 113, chiffre

3 et 67 de la Constitution federale, 175, chiffres 3 et 178 de

l'organisation judiciaire federale et sur les articles 1 et 2 de

la loi federale du 24 juillet 1852 sur l'extradition. TI soutient

en resume que Ie jugement attaque, de meme que l'enquete

qui l'a precede et l'arret de mise en accusatiOIl ont meconnu

les prescriptions de la loi federale du 24 juillet 1852. L'en-

quete dirigee dans le canton de Fribourg contre lui, qui est

domicilie a Berne, concerne un delit prevu par les articles 1

et 2 de la dite loi. 01' les autorites fribourgeoises n'ont pas

requis l'extradition de l'accuse et les autorites bernoises

n'ont ainsi pas ete mises en mesu1'e de faire usage de la

faculte qui leur appartenait en vertu de l'art. 1 er de la loi de

juger leur ressortissant confo1'mement aux lois bernoises. Le

fait que le recourant s'est presente devant le juge d'instruc-

tion bernois n'implique pas de sa part acceptation tacite de

la juridiction fribourgeoise. 11 a le droit d'exiger qu'avant de

dirigel' des poursuites penales contre lui les autorites fri-

bourgeoises commencent par demander son extradiction au

canton de Berne.

C. Dans son memoire en reponse au recours, le procureur

general du canton de Fribourg expose que la loi federale sur

l'extradition ne met pas obstacle a ce que les cantons se

lient par des conventions plus rigoureuses. Des 10rs celle

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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.

conclue entre les cantons de Berne et Fribourg le 26 aout

1825 au sujet de la cOll1parution des prevenus de delits de

police continue a deployer ses effets. Or l'homicide par im-

prudence peut etre considere COll1me un delit de police, puis-

que l'intention coupable y fait defaut. Du reste les autorites

bernoises, en acceptant la commission rogatoire qui leur a

ete adressee, en autorisant la notification de l'arret d'accu-

sation, de la citation et du jugement a Stöckli, ont interprete

dans le sens sus-indique la convention de 1825 et expresse-

ment reconnu le droit des autorites fribourgeoises de se

nantir de l'affaire. L'acception du for fribourgeois, tacite de

Ia part de Stöckli et expresse de la part des autorites ber-

noises, rendait inutile la dell1ande d'extradition. Par ces

motifs, Ie procureur general du canton de Fribourg conclut

au rejet du recours.

Vu ces (aits el considerant en dr'oit :

10 Le recourant se plaint d'une violation des dispositions

des art. 1 et 2 de la 10i federale sur l'extradition du 24 juillet

1852. 01' le Tribunal federal a reconnu a plusieurs reprises

que l'inobservation de ces prescriptions legales peut donner

lieu de la part de Ia personne interessee a un recours en

vertu des art. 113, chiffre 3 de la Constitution federale, et

175, chiffre 3 de l'organisation judiciaire. (Voir entre autres

Reclteil o(ficiel VI, page 210 et suiv. et 217 et suiv., XIV,

page 45 et suiv.)

20 Quant a la question meme que souleve le recours, le

Tribunal federal a constamment juge (voir les arrets cites)

que lorsqu'un canton veut diriger des poursuites penales

contre une personne residant sur le territoire d'un autre

canton pour l'un des crimes ou delits prevus par la loi federale

du 24 juillet 1852, il est te nu de proceder par la voie legale

d'une demande d'extradition, a moins que la personne pour-

suivie ne se soumette volontairement a sa juridiction.

Dans l'espece, le delit d'homicide par imprudence pour

lequelle recourant a eta poursuivi, est un de ceux prevus par

la loi precitee. Il n'a nullement le caractere d'un delit da

police, ainsi que le soutient le procureur general deFribourg,

I. Auslieferung von Verbrechern und Angeschuldigten. N° 1ß1.

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et alors meme que ce serait le cas, etant mentionne dans la

10i sur l'extradition, il ne peut etre poursuivi qu'en confor-

mite des prescriptions de cette loi. La convention entre

Berne et Fribourg, du 26 aout 1825, ne peut des 101'8 pas

avoir d'application ici. D'autre part le recourant n'a accepte

ni expressement, ni tacitement la juridiction des tribunaux fri-

bourgeois. Le fait qu'il a repondu a la citation du juge d'in-

struction bernois et a eta interroge par ce magistrat procedant

ä la requete du president du tribunal de Morat ne peut etre

considare comme une reeonnaissauce tacite de la competence

de ce tribunal. Stöckli a pu croire qu'il etait tenu d'obtem-

perer a une citation du juge de son domicile. On ne saurait

des lors conclure du fait qu'il s'est presente devant ce magis-

trat et a repondu a ses questions, qu'il ait entendu se sou-

mettre au jugement de l'autorite fribourgeoise qui avait requis

son audition.

C'est ä. tort enfin que le procureur general de Fribourg

ßoutient encore que les autorites bernoises auraient reconnu

la competence des tribunaux fribourgeois et renonce a se

prevaloir de la faculte que leur donnait la loi sur l'extradition

de reclamer pour elles-mell1es le droit de juger Stöckli. Une

semblable renonciation n'aurait pu etre eonsentie que par

l'autorite bernoise competente pour accorder, le eas ecMant,

l'extradition de Stöckli, soit par le Conseil d'Etat du canton

de Berne et non par le juge d'instruetion du district de

Berne Oll 'le president du tribunal qui a autorise les significa-

tions a Stöckli. Ces magistrats n'avaient pas competence pour

renoncer ä. l'exercice d'un droit souverain du canton de

Berne. On ne peut done deduire de leurs actes aucune renon-

ciation de la part de l'autorite bernoise eompetente au droit

de refuser l'extradition de Stöckli et de le faire juger par les

tribunaux bernois.

30 11 resulte de ce qui precede que le recours est fonde.

n n'y a toutefois pas lieu de faire droit aux conclusions du

recourant en tant qu'il demande l'annulation de tous les actes

de la poursuite anterieurs aux debats et aujugement. TI suffit

que le jugement attaque soit annule et que les autorites fri-

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A. Staatsrechtliche Entscheid ungen. II. Abschnitt. Bundesgesetze.

bourgeoises soient astreintes a requerir l'extradition du re-

courant avant de pouvoir reprendre les poursuites contre lui.

Par ces motifs :

Le Tribunal federal:

prononce:

Le recours est declare fonde et le jugement du tribunal de

police du district du Lac (Fribourg) du 17 juillet 1896, est

annuIe en ce sens qu'avant de pouvoir reprendre les pour-

suites penales contre 1e recourant,les autorites fribourgeoises

sont tenues de requerir son extradition de l'autorite compe-

tente du canton de Berne, conformement aux prescriptions

de la loi federale du 24 juillet 1852.

11. Persönliche Ha ndlungsf"ähigkeit.

Capacite civile.

162. Urteil bom 31. ':Dcaemoer 1896 in ®adjen smefferIL

A. IU.m 28. lJc6ruar 1894 war 30l)ann >meilern burdj ben

9Tegierung~ftattl)aUer bon ®eftigen, geftütt auf ein ®efudj feiner

.stinber errter (1'l)e, bem feine nädjjten merwitnbten unb 'oie mor~

munbfdjaft~oel)ßrbe feiner

~eimatgemeinbe .staufborf augeftimmf

ljatten, "ttlegen merfdjwcnbung unb unbcrftlinbiger

~anbrungen

"burdj bie fein mermögen in ®efaljr fle6ract)t 11)irb," unter mor~

munbfct)aft gefteat worben.

IU.f~

~ljatfadjell, bie bie mebogtigung

begrünben foUten,)naren in bem erttläljlltcll ®efudje folgenbe an~

gefiU;rt worben:

1. 30l)ann >meffedi ljabe feinen ®ol)n 3weiter (1'l)e, ®ottfrieb,.

ttll\.ljrenb brei 3aljren auf bel' fctnbttlirtfdjaftIid)en ®dJufe 9Tütti

bie 2allbttlirtfd)aft ftubieren laffen unh hafür iebenfaU~ ®ummen

'Ul~geben müffen, bie in feinem merljQftlli~ au feinem mermßgen

ftünben j ja er ljaoe iljn fog ar dur (1'r{erl1ung bel' franaöfifd)en

mefferrt bem gIeid)en 60l)ne eine .stie~~

grube our lU.u~beutung übedaifen, oljne baß er l)iefür, ober für

11. Persönliche Handlungsfähigkeit. No 162.

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ben UnterljaU biefe~

®ol)ne~, ben er in feinem S~aufe bel)aIten

l)abc, bon bemieIoen eine (1'ntfd)äbigung erljalten ljätte.

3. (1'benfo ljal.le er bem nämIid)en ®ol)ne 8 3ud)arten bon

feinem ®runbitMe au einem niebrigen q3reife, um 10-15,000 lJr.

3u birng ljerfauft.

4. lJerner ljabe er feiner lJrau 3ttleiter (1'!)e iljr gefantte~ 3U~

gebracUte~ mermögen l)mtU~gege6en, ttläljrenb er feinen meljriäljri"

gen ~nbern erfter (1'lje erft bie ~äffte il)re~

>muttergute~ au~:c

geridJtet unb bi~ jett aud) mit ber (1'l)efteuer 3urücfgeljaIten ljak

5. 30lj. >mefferH fei berelt.6 71 3aljre alt, gelje nirgenb~ me!)r

l)in uno fei auäer <Stanbe, feine afIernatürfid)ften 311tereifen au

ttlaljren. 150 fei e~

betf:pieI~ttletfe unberitänbig bon iljm gemefen,

baB er eine stauf~offerte für fein IU.nttlejen bon 120,000 lJr.bon

bel' ~anb gemiefen ljak

6. lU.ud) 6ei IU.norbnung bel' notrocnbigen IU.rbeiten für

ba~

@ut jei ')J(efferli nadjfäffig unb unberftänbig borgegangcn; in~~

befonbere jei im 3aljre 1893 für bie m.e:paratur

eine~ mrunnen~

ein bier 3u ljoljer metrag au~geregt ttlorben.

IllfIe biefe

~ljatfad)en ttlaren bom

9Tegierttng~ftattljaIter bon

®eftigen auf iljre 9TidJtigfeit nid)t geprüft unb

e~ ttlar barüber

nid)t einmal bel' 3u .mebogtenbe einbernommen ttlorben. ®ollbern

eß ljatte nd) bel' genannte meamte 6egnügt, 3u fonftatieren, baj3

bie näd)ften merttlanbten unb bie 3uftänbige

mormunbfd)aft~be'"

ljörbe aur .mebogtung iljre ßuftimmung gegeben !)atten, ttlobet er

fid) offenbar auf ®al? 217 be~ bernifd)ell (Ii1,)Ugefel?budJe~ ftüt1ter

ttlonnd) in ber ~ljat bei übereillftitnmenbem IU.ntrag bel',oeiben

rrrol\.ljntcn bormunbfd)aftIicljen,organe ber betreffenben '{.Serfoll

oljne ttlelter5 ein mogt lieftefIt ttlerben forL

B. IU.m 22. lJeoruar 1896 reid)te,3olj. illcefferH beim lRegie"

rung~ft(tttljalter bon ®eftigell ein (1'lltbogtigung~gefud) ein. ':Darin

ttlurbe angebrad)t, ba~ \)011 Illnfallg an gegen tlj11 feine gefe~Hd)en

mebogtigun9~grünbe borgelegcn feien. ?lia5 im

.mebogttgu11gß~

befd)luj3 bic5bqügfidJ bOrgebrad)t ttlorben fei, fönne au einer (Int"

miinbtgung nid)t genügen. Ü6erljau:pt ljnbe er fid) ttleber bel' mer~

jd)ttlenbung ncd) fonit unberftänbiger, fein mermögen geflil)rbenber

,panblungen fdJulbig gemacljt.,Sm ®egenteU lja6e er ba~ erer6te

mermögen um bie ~iilfte bermeljrt unb

ba~ie(6e in feiner ?lieife