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21_I_411

BGE 21 I 411

Bundesgericht (BGE) · 1895-01-01 · Français CH
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B. Civilrechtspflege.

burd) erfd)öpft, baf; er bie <Strettfad)e bet einem bel' mal)btleife

fom:petenten @erid)te anl)iingig mad)t; \.lielme!;r fann bie l)ängtg

gemitd)te .\trage nettiirlid) aud) nod) 5uriicfgeaogen merben, fo

litnge nid)t bie Biti~fonteftation erfolgt tft, unb fann bel' .\träger

bann nad) biefem .\t(ageriitfaug bie gleid)e <Sitd)e beim aubern

@erid)te anbringen. :Die~ mirb fremd)

anber~, fobaLb bie mti~~

fonteftation ftattgefunben l)at. 3ft arfo bie/elbe \.lor bem fantonalen

@erid)te erfolgt, 10 fmm eine lj3artei nid)t mel)r geftüj?t auf

~rt. 48 Illbf. 4 D.-@. \.lerfangen, baf; an <SteUe be~ fantona(en

@erid)te~ bas

iBunbe~gerid)t bie <Sad)e an ~anb nel)me unb

6eurteile. mon einem fold)en :Riicftritte \.lom bereit~ allgel)obenen

~r03eff e rann nad) ber

mti~fonteftation iebenfaU~ bann gemif;

nid)t bie :Rebe fein, menn nid)t beibe \.ßarteien bamit eiuberftauben

fiub. In casu Hegt aber ein @inberftiinbni~ bdber ~arteien nid)t

\.lOt'. :Rid)tig ift aroar, ball ber mertreter bei3 bef(a~ten .\tanton~

\.lor

.\trei~gerid)t Ud erWht l)at, er mad)e bem iBegel)ren be~

.\t{iiger~ um Ü6erroeifung bel' <Sad)e an bail iBunbe~get1d)t feint!

D:p:pofition. :Dagegen gefd)al) bi eie @rffärung un:präjubiöterltd)

bel' ~rage bel' Stom:petena bes iBunbe~gerid)te~ :punl'to ®treitmert,

unb mit bel' meHeren iBemerfung, e~ biirfte fid) fragen, ob bel'

.\tläget'fd)aft, nad)bem fie hie

~itation i,)or

.\trei~gerid)t Uri er~

{aHen, nod) ba~ :Red)t auftel)e, beffen .\tom:peten3 au beftreiten unh

bie Übermeifung

be~ ~aUe~ an bai3 iBunhl'i3geriet;t au \.ledangen.

mOl'

iBunbe~geriet;t f obann flat bie befragte \.ßartei aui3brücffiet;

joroor,f bai3 morl)anbenfein be~ !Streitroerte~ a(~ bie ber3citige Bu~

liiffigfeit einer Illnl)anbnal)me bel' !Sad)e burcf) ba~ iBunbe~gertet;t

beftritten. Illbgefel)en bat)on tft 3u 6cad)tcn: ~acf)bem bie iBenagt~

fet;aft fid) t)or .\tTei~geriet;t Uri einge(ajfen, flat

biefe~ oie !Saet;e

an ~anb genommen, einen Illftenunterfud) angeorbnet, l)ie3u einen

@eriet;t~au~fd)ttfl befteUt, ferner Beugen beeibigt unb eilttleTItOmmen;

bqüglicf) bel' :De~ofitionen berlef6en murbe fliigertfet;erfeiti3 logar.

6eantragt, baf3 fie au ben 'llften bei3 l)terfeitigen q3roaeffe~ geaogcn

\tliirben. Unter btefen Umftiinben aber erfet;eint ei3 ii6erl)aupt a(~

aui3gefet;foffen, baB bai3

iBunbe~gedd)t bie 6etreffcnbe ®treitigfeit

je~t nOet; an ~anb mll1ne uni! lieurteUe; bieImel)r trt, nacf)bem

bai3 .ltrei§gerid)t Ud in biefer ®ad)e

l,)ereit~ eine geuW :Reir,e

i,)on q3roaeBl)anblungen i,)orgenommen l)at,

ba~)llial)(rccf)t

be~

H. Organisation der Bundesrechtspllege. l'i°57.

411

mrt. 48 1ll61. 4 cit. refp.

ba~ :Reet;t, iBeurtei1ung buret; bas

iBunbe~geriet;t au \.ler(angen, afi3 \.lermirft 3u tietrad)ten (f)ieau f.

mmtliet;e !Sammlung XI, !S. 585).

:Demnad) l)at bai3 iBunbeilgertd)t

erfannt:

Illuf bie .reIage mirb nid)t einf1etreten.

57. Arret du 3 mai 1895

dans la ca'use Samson contre Stutzmann.

Joseph-Georges Samson, ingenieur, domicilie a l'avenue

d'Aire, commune du Petit-Saconnex, Geneve, et Edouard

Stutzmann, negociant a Geneve, ont forme, par acte re~u Page

notaire, le 21 novembre 1/::\93, une societe en nom collectif,

sous la raison sociale Stutz mann fils et Oe, pour l'exploitation

(lu commerce de fonderie et manufacture de cuivre en general,

achat et vente de caoutchoucs et de toutes les branches qui

s'y rattachent, exploite a cette date par Stutzmann. La so-

ciete etait contractee pour le terme de cinq annees a dater

du 1 er novembre 1893 et il etait convenu que chacun des

associes avait la signature sociale, mais ne pourrait s'en ser-

vil' que pour les affaires de la societe.

Apres avoir teIlte d'abord d'obtenir la dissolution de la

societe par la voie d'un arbitrage, Samson a requis, le 27 mars

1895, la Chambre commerciale du tribunal de premiere ins-

tance de Geneve de prononcer la faillite de la dite societe en

vertu de l'art 191 de la loi federale sur la poursuite pour

dettes et la faHlite, affirmant que la societe etait insolvable.

Sur le vu de cette requete, la Chambre commerciale a pro-

nonce le 28 mars la faillite de la societe Stutzmann fils et Cie.

Le 30 mars, Stutzmann, agissant tant en son nom person-

nel qu'au nom de la societe Stutz mann fils et Oie, a forme

appel de ce jugement, concluant a ce que la Cour le retracte

et le mette a neant, prononce qu'il n'y a pas lieu a faHlite de

412

B. Ci vilrechtspflege.

la socieM Stutzmaun et Cie et les remette a la tete de leurs

affaires; qu'elle reserve a E. Stutzmann fils tous ses dl'oits

pour feclamer tels dommages-interets que de droit a Samson.

Statuant, la cour de justice a, par arret du 2 avril 1895,

reforme le jugement de premiere instanee et rejete la requete

en faillite, en s'appuyant, en substanee, sur les eonsiderations

ei-apres :

Aux termes de l'art 535, rapproehe de l'art. 545 C. 0.,

Samson n'avait pas qualite pour I'equerir la faillite de la

societe Stutzmann fils et Cie et la deeiarer insolvable sans le

eonsentement de son co-associe, a moins qu'il n'y eß.t peril en

la demeure. Samson n'a pas agi en l'espece comme creaneier,

mais comme associe, et il ne peut done pas se prevaloir du

fait que Stutzmann fils lui avait promis de lui rembourser

son apport en marehandises.

L'apport d'un associe n'est pas une enlance de la societe,

puisqu'il eonstitue precisement l'aetif de celle·ci et qu'il est

destine a servir a l'exploitation du commerce; iI peut donc

cesseI' d'etre liquide et etre immobilise, sans qu'il en n3sulte

pour cela que vis-a-vis de ses creanciers la sodete soit insol·

vable et qu'il y ait peril en la demellre. TI re suIte du bilall

produit devant la cour qu'apres une annee d'exploitation,

l'actif de la societe Stutzmann fils et Cie etait superieur au

passif, et la solvabilite de eelle-ci ne pouvait pas etre mise en

doute. TI n'y avait donc pas peril en la demeure vis-a-vis des

creanciers, et Samson n'avait pas qualite pour requerir la

faillite de la Societe sans le consentement de Stutzmann fils.

C'est contre cet arret que Samson a recouru en reforme

au Tribunal federal, concluant a ce qu'il lui plaise :

« Preparatoirement, ordonner a E.-J. Stutz mann fils de de-

poser le bilan vise par Ia cour de justice dans son arret, ainsi

que les livres de la societe E.-J. Stutzmann fils et Cie, pour, par

les moyens qu'il appartient au Tribunal federal de choisir, ren·

seignements etre recueillis sur la marche des affaires sociales,

-

connaissance etre prise des livres et pieces concernant la

societe, -

etat sommaire de sa situation financiere etre

dresse d'apres ces donnees.

11. Organisation der Bundesrechtspflege. No 57.

413

» Ensuite de quoi il sera decide si c'est a tort ou a raison

que Samson a requis la mise en faillite de la societe en decla-

rant son insolvabilite.

» En cas d'insolvabilite constatee, confirmer le jug6ment

du tribunal de premiere instanee du 28 mars 1895 pronon-

vant la faillite de la dite soeiete, ou la prononcer. »

Dans son memoire produit en reponse au recours, E.-J.

Stutzmann conclut a ce qu'il plaise au Tribunal federal se

declarer incompetent et refuser l'entree en matiere sur le

recours; subsidiairement, declarer celui-ci irrecevable; tres

subsidiairement, le deelarer mal fonde et confirmer en

conseqnence l'am~t de la cour de justice.

L'opposant au recours fait valoir que le recours, portant sur

un arret rendu en matiere sommaire et suivant les formes

prevues pour cette proeedure, est irrecevable au regard de

la jurisprudence du Tribunal federal; qu'en tout eas il serait

tarclif en vertu de l'art. 65 alinea 2 de la loi sur l'organisation

judiciaire federale, attendu que l'arret de Ia cour a ete com-

munique aux parties le 3 avril, alors que le recours au Tri-

bunal federal n'a ete depose que le 20 dit, soit bien apres

l'expiration des 5 jours prevus par la loi.

Slatllant SU1' ces faits el considirant en droit :

1

0 TI ne s'agit point, en l'espeee, d'une des causes instrnites

en la forme acceIeree a teneur des art. 148, 250 et 284 de

la loi federale sur la ponrsuite pour dettes et la faillite,

cause3 mentionnees a l'art. 63 chiffre 40 alinea 2 de la loi

sur l'organisationjndiciaire federale et dans lesquelles seules,

aux termes de l'art. 65, alinea 2 ibidem, le deIai pour recou-

rir an Tribunal de ceans est de 5 jours seulement.

Ce delai etait, des lors, dans le cas actuel, de 20 jours,

conformement a l'art. 65 precite, al. 1, de la meme loi, et il

a ete observe par le recourant.

L'exception de tardivete est donc denuee de fondement.

2° En revanche, le Tribunal de ceans est incompetent ponr

statuer sur le present reeours. En effet, ainsi qu'il l'a reconnu

dans son am3t du 23 octobre 1.893 en ia cause Piguet contre

Gabet (Recueil offidel XIX) page 753), le reeours au Tribu-

414

B. Civilrechtspflege.

nal federal n'est licite, aux termes des art. 56, 63, chiffre 4,

alinea 2 et 65 de la loi sur l'organisation judiciaire Jederale,

que contre des jugements pronon<;ant sur une contestation

proprement dite, instruite selon les regles de la procedure

dvile contentieuse, soit en la forme ordinaire, soit en la forme

acceIeree, mais il ne 1'est point, en revanche, contre une de-

cision intervenue dans la procedure sommaire, alors meme

que cette decision revet la forme d'un jugement.

La situation est identiquement la meme dans l'espece; il

s'agit aussi d'une decision intervenue dans la procedure som-

maire, et non d'un jugement au fond rendu en matiere eivile,

ensuite de procedure contentieuse, dans une contestation a

trancher en la forme acceleree.

Le Tribunal federal n'est pas dayantage competent pour

statuer, en l'etat, sur le point de sayoir si un seul des asso-

eies peut requerir la faillite d'une societe en nom collectif,

puisque cette question que la cour cantonale a tranchee a la

verite ne se souleye point a l'occasion d'un proces dYil pro-

prement dit, mais a l'occasion d'une requete de mise en fail-

lite, laquelle n'appelle pas un jugement au fond dans le sens

de la loi.

Par ces motifs,

Le Tribunal fMeral

prononce:

Il n'est pas entre en matiere, pour cause d'incompetence,

sur le recours du sienr J.-G. Samson.

58. Urteil \.lom 3. ill(ai 1895 in <Sad)en

lRotl)fd)ilb gegen 2ang.

A. SJ.1Cit Urteil \.lom 9. m:prU 1895 l)itt baß .\'eanton~gerid)t

be~ .\'eanton~ <st. @aUcn erfannt;

1)er .\'eIliger l)at bem mef(agten unb

~l.lerf(äger 1286 %r.

73 ~t$. neoft

.8in~ \.lom 21. 3uH 1894 (~ag ber .\tlage) an,

3u o eöal)len.

11. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 58.

415

;vie lReel)te beß .\träger~ au~ ~ofition 47 oiß 54 uub beß mC"

nagten auß ~ofition 43 bi~ 46 6Ieiben einer gefouberten <Sill~"

oel)anblung \.loroel)aUen.

B. @egen biefcß Urteil ergriff bel' .\'eIäger unb IDSiber6ef(agfe

bie)Berufung an ba~ ~unbeßgeticl)t. <fr oecmtrctgtc, bie <ScI)aben"

eria~forberung;,eß iIDil.lcrffägerß au ftreid)en unb bie <fntfel)äbi"

gung für \)erruufte, aber niel)t i't6crAdiene ual)rl)\lben im <Sinne

feiner ~(uffteUung au bericl)tigeu.

;t)Qß munbe~gel:iel)t aiel)t in <frroägung:

1. '.Der .Kläger Ultb 'IDiberMfugte 1J(otl)fcl)Hb l)attr \.lOH einem

.\'eelIenoerger bQß

@aitl)(1U~ 3um DeI)fen in

:l(ieberU3\t1~I famt

S.JJl06iftur getauft, unb \)erfQufte baßfelbe balb ltael)l)er, im 1)e"

aember 1893, Qtt ben Q)eflQgten unb iIDi'oerfläger 2Qltg 3um ~reife

l>on 70,000 ur. mUe§ im Dd)fet1 \)orl)an;,ene, 3um iIDfrtfel)aftß~

betrieoe gel)örige l)J(obiHQr foUte im .\'eauf inbegriffen rein, mit

stlußnul)me 'ocr \)on fliruu .\'eeUenberger beigeorQd)ten I)rußfteuer~

gegenftänbe unb einer I)(nöaf)(allbem Dbjefte.)Bet feinem <fin~

auge, I)J(We :Beaember 1893, bcnterfte ber ~ef(agte, bua ein groBer

:tetr ber gefQuften IJRoolficn nid)t \)orl)Qnbett \l,lar, iubem bie <fl)e"

leute .\'eeUellberger biefefben bei il)um IDSegauge mitgenommen

l)QUen. mH3 bQnn lRotl)fd)Hb il)n au~ einem unbcm @efel)/ifte um

Q)eaul)luug \.lon 2280 U:r. belangte, erl)ob er eine ?l\3iberttuge,

tnbem er für):.Qß fel)!enbe 3n\)entar 4296 11r., uno \l,legen ~e"

l)inberung im iIDirtfel)aft~6etrielie in U:o[ge biefeß ill(al1geI~ 590 ur.

foroerte. 1)ie iBorinjtana l)Qt bie .\'erugeforbenmg beß lRotl)fel)ifb

im metrage \.lon 1663 ~r. 27 ~tß. ~mb bie 'IDibcrtrQge 2ungß

im

~ett'Qge \.lon 2950

~r. (nämfiel) 2650 ~r. für

fel)reltbe~

3nl>entat uub 300 ~r. für @efel)iiftsftörung) gutgel)eif3en. 1)te me;

ntfUltg oeaiel)t fiel) IebigHcl) Quf bie m3iberf{age.

2. urägt

e~ fiel), ob

ba~ ~unbeßgerid)t aur ~eurteiluug ber

\)orfiegenben

~eruful1g fom~etent fei, fo l)ängt bieß, ba ber erfor~

bediel)e orl)i'tnbcn ift, ba\)on ab, oll baß <Streit\)erl)ältni~

bem eibgenöifile1)cn ober aber bem fantonQlen illecl)te unterftellt jei.

;vie mit ber iIDiberUage geHeub gemQeI)te uorberuug ift eine fold)e

aUß .\'eauT, unb örour oqog fiel)

ba~ .\'eaufgefel)üft fO\l,lol){ auf

2iegenfcl)aften aI§ auf S.JJlobilien.)Beibeß, bie megenfcl)uften roie bie

~al)rl)aben, wurbe bem mef(agten unb IIDiberfIäger auf @runb

XXI -

1895

27