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18_I_703

BGE 18 I 703

Bundesgericht (BGE) · 1892-01-01 · Français CH
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702

A. Staatsl'echtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.

nun nid)t \)or. 'VemnCld) entt)iUt benn bel' ~nf:prud) beß stClntouß

i0ofott)urn, bClj3 berienige :tt)etl ber ~Qff erfmft, weId)cr burd) b\tß

Cluf folott)umijd)em @e&iete &efinblid)e @efau gefietert wirb, bel'

Stonaeffionßge&üt)r im StClnton i0010tt)um unterftet)e, feinen @ilt"

griff in bie S)ot)eitßred)te beß StClntonß ~Clrgau, fonbem erfel)eint

im @egentt)etr "rinat:pieff a{ß &egrünbet.

3. ü& bie Ston~effionßgebüt)r \)on bel' gefClmmten folt3ebirtcn

jillCljferfraft (foweit fie auf bie folott)urnifel)en stClnCllftrecten enb

faUt), \)edClngt werben fönne, ober nur \)on ben gegenwartig

effdtt\) lienu~ten :tt)eUen, ift lebignel) eine ~rage bel' ~nwenbung

befl folott)umifel)en

@efe~eflreel)t~ß, wdel)e fiel) bel' @ntfel)eibung beß

~unbeflgeriel)tcß cntaiet)t. @ß t)anbeH fid) babet, olifel)on ja in bel'

mt)e&ung bel' @eliüt)r \)on ber gefammten fonaebirten ~afferfrltft

unter ten gegelienen med)/iHltiffen eine gewiffe S)ärte liegen mltg,

aUßfel)ne~(iel) um eine interne @eie~geliungßfmge, niel)t um einen

interfltntonltlen 00ui.leränitätßtonfnft.

4. @ine liunbeßwtbrige 'Vo""etliejteuerul1g Hegt, wie fel)ol1 auß

bem ~ngefüt)rten iiel) ergilit, niel)t i.lor. 'Ver Stltnton 0o{ott)um

6efteuert nid)t ein auf altrgltuijel)em @eliiete gefegeneß CSteueroo"

jeU, etwa bie ~ltlirit bel' ~irma ~. ~letner f onbem er \)er{Clngt

febigUel) bie Stonaeffionflgeliüt)r für bie \)on it)nt fonaebirte ~Clfier"

fmft.

5. üli bem stonaef~onßgeliüt)renltnf:pruel)e befl Stltntonß CSol!.'"

tt)um ein wot){er\1,)orlieneß q5t'ii.lCltreel)t bel'

~irma ~. ~{einer

entgegcnftct)c, fmft beffen biefe \)on bel'

~ealtl)rung einer Stou"

aefiioußgeliüt)r e;rimit't wäre, fltnn bafl iBunbeflgeriel)t It(ß eitltCltß"

gerid)tßt)of gem1iB fonjtClnter q5t'Cl;dß ntel)t unterfuel)en. 'Ver ~e"

ftClub eineß folel)en 'l5ri\)Cltreel)tß ift beftritten; ülier bMfellie fann

niel)t im jillege beß ftClCltßred}tnel)en lRefurfeß, fonbern nur im

~ege bCß (,Eii;lU"roaeffcß entfel)ieben werben. @ß tft bemnael) Cluf

eine 'l5rüfung ber ~rage, 06 bel' ~irma ~. %feiner ein 'l5ril,)at-

red)t ber &et)au:pteten ~rt, e\)entueff ein @ntfd)1ibigungßClnf"rud)

gegen ben CStClClt <.SoIott)urn auftet)e, im gegenwärtigen merfat)rt'l1

nid)t einautreten.

'Vemnltel) t)Clt baß ~unbeßgeriel)t

erfClnnt:

'Vie ~efd)\1,)erbe wirb Cl(ß unliegrünbet aligewiefen.

1. Verfahren bei Uebertretung fiskalischer Bundesgesetze. No 108.

703

Zweiter Abschnitt. -

Deuxieme section.

Bundesgesetze. -

Lois federales.

I. Verfahren bei Uebertretung fiskalischer und

polizeilicher Bundesgesetze. -

Mode de pro-

ceder a la poursuite des contraventions aux:

lois fiscales.

108. Am~t du T1"ibunal federal de cassati01t

dn 24 Novembre 1892, dans la cause

Departement federal des finances et des peages contre Berget'.

Le 8 Janvier 1892 au soir, le visiteur des douanes Fros-

sard, qui etait monte, a Hermance, pour son service, sur le

bateau La Mouette, decouvrit, dans la cabine du pilote Berger,

deux vieux paniers a marcM recouverts de linge. A l'arrivee

i Geneve de ce bateau, lequel faisait le service entre Ouchy

et cette ville, le visiteur demanda an pilote ce que contenaient

ces paniers; le pilote lui repondit qu'il n'en savait rien, que

ees paniers lui avaient ete remis a Ouchy par une dame

Magnin d'Evian, pour les deposer dans cette derniere loca-

lite, ce qu'il avait ouhlie de faire. La revision de ces paniers

montra qu'ils contenaient 45 kilogrammes de cosmetiques

avec alcool, a savoir 29 flacons rhum et quinquina pour hygiene

de la chevelure, 42 flacons vinaigre de toilette et 59 Bacons

eau de quinine. Le visiteur declara aBerger qu'il avait com-

mis une contravention douaniere, ainsi qu'a la loi federale

concernant les spiritueux, le droit de douane elude s'elevant

a 31 fr. 50 c., et la finance de monopole fraude a 36 francs,

au taux de 80 francs les 100 kilogrammes.

704

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. U. Abschnitt. Bundesgesetze.

Par decisions du departement federal des finances et des

peages, du 5 Fevrier 1892, il fut infiige aBerger une amende

de 472 fr. 50, en application de rart. 51 de la loi sur les

peages et une dite de 540 francs en application de l'art.

14/15 de la loi sur les spiritueux. Berger n'accepta point

les mtes decisions, et demanda le jugement des tribunaux

competents.

Par jugement du 12 Mai 1892, le tribunal de police de

Geniwe a libere Berger des fius de la plainte, par les motifs

dont suit la substance :

Dame Magnin et un autre temoin ont declare sous la foi

du serment que les deux paniers en question avaient ete

remis a la premiere le 8 Janvier par un inconnu, pour les

transporter a Ouchy et les remettre a un autre individu,

moyennant 1 fr. 50 c. qu'elle avait toucM pour la commission.

N'ayant rencontre personne a Ouchy, dame Magnin serait

revenue priel' le prevenu Berger de remettre, a son retour

a Evian, les dits paniers au radeleur du port. Berger, a ce

moment, etait a son gouvernail; la commission dont il s'agit

lui fut donnee a haute voix par dame lVIagnin, laquelle, sans

indiquer le contenu des paniers, les deposa dans la cabine du

pilote. Cette cabine n'est point uniquement reservee a celui-

ci, et n'avait pas meme de serrure; on met frequemment,

par le mauvais temps, certaines marchanclises a l'abri dans

ce local, a l'insu du pilote, et les employes des peages fede-

raux l'utilisent parfois pour les operations de leur service a

bord.

Le jour de la contravention, le vent souffiait avec tempete,

et La Mouette fut contrainte d'interrompre son voyage, et de

retrograder d'Ouchy sur Evian. TI a ete constate que le pre-

venu, fort occupe par son service, n'avait ni vu ni toucM les

deux paniers, lesquels etaient d'ailleurs recouverts de toUe

soigneusement, comme de fagon a en cacher absolument le

contenu.

A son arrivee a Evian La Mouette eut de grandes difficultes

adebarquer ses passagers, et surtout les marchandises. Dans

ce~ circonstances on congoit que le timonier, tout aux devoirs

I. Verfahren bei Uebertretung fiskalischer Bundesgesetze. N° lO8.

70}

de sa charge, ait oublie la commission de dame Magllin; on

ne pouvait exiger de lui la dec.Iaration de la marchandise, a

l'agent des peages reste a bord, lors de l'entree du batiment

dans les eaux suisses; la responsabilite de faits de cette

nature pese plutot sur le capitaine, chef naturel du bord.

Les temoins reconnaissent unanimement la parfaite honora-

bilite de Berger, qui n'a jamais ete suspecte d'aucun acte de

contrebande. Si, dans ces circonstances, il pouvait subsister

quelques doutes sur la culpabilite de Berger, celui-ci devrait

etre mis au benefice du principe du droit penal qui veut que

le doute profite a l'accuse.

Le procureur-general de Geneve appela de ce jugement a

la Cour de justice civile de Geneve. Le departement federal

des finances et des peages, qui s'etait deja constitue partie

civile devant le tribunal de police, sans toutefois former d'ap-

pel, se joignit a celui interjete par le Ministere public, tendant

a ce qu'il plaise a la Cour confirmer les decisions du predit

departement.

Par arret du 3 Septembre 1892, la Cour de justice declara

l'appel non recevable, et condamna la partie civile aux de-

pens, par les motifs ci-apres:

,

Aux termes de l'art. 403, § 4: du Code d'instruction penale,

les jugements contradictoires rendus par le tribunal de police

peuvent toujours etre attaques, par la voie de l'appel, par le

Ministere public, lorsque le jugement renferme une violati~n

du texte meme de la loi. Le procureur-general et la partIe

civile voient une teIle violation dans le fait que le tribunal de

police, apres avoir reconnu l'existence des contraventi.ons

reprocMes aBerger, l'a neanmoins libere. Si 1'0n peut h:er

du jugement de police, comme le fait l'appelant, la concluslOn

que le premier juge a reconnu en fait l'exist~nce d~une con-

travention toutefois l'impression generale qm se degage de

ce jugeme~t est que le tribunal de police n'~ pas,con~id~re

BerO'er comme l'auteur de cette contraventlOn, c est-a-dire

com~e la personne qui a introduit en Suisse les marchandises

dont il s'agit.

Par ecriture des 24 et 27 Septembre 1892, le departement

706

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.

federal des finances et des peages recourt au Tribunal federal

de cassation, en se fondant sur l'art. 18 de la loi federale du

30 Juin 1849 sur les contraventions aux lois fiscales et de

police de la Confederation, et en faisant valoir en resume:

Le jugement du tribunal de police a viole rart. 7 de la

predite loi, qui pose le principe que les proces-verbaux et

rapports, rediges conformement aux art. 2, 3, 4 et 5 ibidem

font pleinement foi de leur contenu, aussi longtemps que le

contraire n'a pas et6 prouve. 01', non seulement le contraire

n'a pas ete prouve, mais encore le jugement attaque constate

que ces faits sont exacts, notamment que les paniers en ques-

tion avaient e16 confies a la garde de Berger; c'etait donc a

lui a faire les declarations requises, et en 1e liberant, la Cour

a contrevenu aux art. 7 susvise de la loi de 1849, ainsi qu'aux

art. 26, 50 et 51 de la loi sur les peages du 27 Aout 1851.

Quant a l'arret de la Cour de justice, l'on peut se demander

s'il fait une saine interpretation du jugement de premiere

instance; meme si cette interpretation est juste, ce jugement

n'en est pas moins contraire a des dispositions positives de

la loi, et la Cour eu.t du le reformer, comme incompatible

avec les articles susvises.

Dans sa reponse du 15 Octobre ecoule, Berger conclut a

ce qu'il plaise au Tribunal federal de cassation declarer le

recours irrecevable, et en tout cas mal fonde; a l'appui de

ces conclusions, il fait valoir :

Le departement federal n'a pas quaIite pour recourir; la

poursuite dirigee contre Berger l'a ete a la requete du procu-

reur-general; le departement s'est borne a se constituer comme

partie civile, et il est Iie par les procedes du Ministere pubIic.

Le recours, essentiellement dirige contre le jugement du tri-

bunal de police du 12 Mai 1892, est en outre tardif.

Quant a l'arret de la Cour civile, du 3 Septembre 1892, le

Ministere public seul avait frappe d'appelle jugement de pre-

miere instance; 01' la Cour, en declarant cet appel irrece-

vable, n'a fait application que d'une loi cantonale, qui echappe

a l'examen et a la competence du Tribunal federal de cassa-

tion.

I. Verfahren bei Uebertretung fiskalischer Bundesgesetze. No 108.

707

Au fond, le recours n'est pas fonde; Berger a toujours con~

teste etre l'auteur de la contravention signalee. Cette contra-

vention a la loi sur les peages ne peut, en tout cas, avoir ete

commise que par la dame Magnin, qui voulait debarquer les

paniers a Ouchy. Berger n'avait d'ailleurs pas de mandat de

dame Magnin au sens propre du mot, et, en tout cas, ce

mandat expirait a Evian, on les paniers auraient du etre de-

barques, si Berger ne les avait completement oublies.

Statnant sur ces faits et considerant en droit :

1 () Le departement federal des finances et des peages a

constitue en la cause un representant special, avec mission

de soutenir son action a eöte du l\finistere public cantonal.

Ainsi qu'il a ete demontre dans l'arret rendu ce jour par le

Tribunal federal de cassation en la cause Regie federale des

alcools contre Laval et Oie, cette constitution d'un represen-

tant special ne pouvait avoir lieu qu'en application de l'art.

19 de la loi federale du 30 Juin 1849, attendu qu'en matiere

de contr:wentions douanieres, il ne s'agit que de revendica-

tions publiques ou penales, et que par consequent l'adminis-

tration federale des douanes ne se trouve pas dans la situa-

tion d'une partie civile; la loi du 30 Juin 1849 ne parle

d'ailleurs nulle part d'une partie civile. Eu presence de la

generalite des termes de l'art. 19 precite, lequel attribue,

sans restriction, au Ministere public federalle droit d'inter-

venir dans de semblables pro ces, il faut evidemment admettre

que le Iegislateur a voulu donner au representant de la Con-

federation les memes droits que ceux qui competent au

Ministere public cantonal, et par consequent l'autoriser a

user aussi, d'une maniere autonome, de l'appel et de la cas-

sation (art. 17 et 18 leg. cit.).

2" Le recours en cassation contre le jugement du tribunal

de police est certainement tardif. En effet, aux termes de

l'art. 18 de la loi federale du 30 Juin 1849 precitee, ce

recours doit etre exerce, aupres du Tribunal federal de cas-

sation, dans les 30 jours a partir de la signification du juge-

ment. 01' le jugement de police a ete prononce le 12 Mai

ecouIe, et il resulte de sa teneur qu'il a et6 communique le-

XVIII -

1892

4i

708

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.

meme jour oralement aux parties; comme l'art. 18 susvise

ne prescrit pas la communication par ecrit, il s'en suit que

le delai pour 1'ecourir en cassation doit et1'e calcuIe a partir

de la communication orale du jugement de police. Un recours

en cassation special n'est des 10rs plus recevable contre ce

jugement, qui ne pourrait etre annule que concurremment

avec l'arret de la Cour de justice civile. Toutefois un recours

en nullite du departement federal des finances et des peages

contre cet arret est irrecevable par le motif que le dit depar-

tement, soit son representant, n'a pas appeIe du jugement du

tribunal de police; il est vrai que lors des debats sur l'appel,

il s'est joint aux conclusions du Ministere public, mais des le

moment on le departement des finances et des peages avait

constitue, deja avant la premiere instance, un representant

special, entierement independant du Ministere public cantonal

au point de vue de l'exercice du re co urs, ce representant

devait recourir lui-meme dans les delais legaux, soit a la Cour

de jnstice civile contre le jugement de police, soit au Tribunal

de ceans contre l'arret de cette Cour. n n'est, en effet, pas

douteux que des l'instant on l'administration des douanes

federales se porte plaignante a cöte du Ministere public, et se

fait representer specialement en la cause, elle doit de meme

faire tons les procedes propres a sauvegarder son droit de

recours, et qu'elle ne saurait invoquer l'appel forme par le

Ministere public cantonal contre le jugement de premiere

instance, pour interjeter ensuite un recours de cassation con-

tre l'arret de la Cour de justice civile.

30 Le recours, en tant que dirige contre l'arret de la Cour

de justice civile, apparait d'ailleurs comme denue de fonde-

ment. Cet arret n'a pas rejete l'appel forme par le Ministers

public, mais l'a declare irrecevable, par la raison que le seul

motif sur lequel le dit appel se fondait, a savoir une violation

du texte meme de la loi par 1e jugement (art. 403 chiffre 4

du Code d'instruction penale) n'existe pas en l'espece. Or

cette decision, -

a supposer meme que le jugement de

police implique une violation des art. 7 de la loi federale du

30 Juin 1849, 50 et 51 de la loi sur les peages de 1851, -

I. Verfahren bei Uebertretung fiskalischer Bundesgesetze. N° 109.

709

ne porterait atteinte qu'a l'art. 403 chiffre 4 du code d'ins-

truction penale genevois, lequel ne rentre pas dans les dispo-

sitions legales dont la violation peut justifier un recours

aupres du Tribunal federal de cassation, aux termes de l'a1't.

18 de la loi federale du 30 Juin 1849 precitee. En effet, ces

dispositions legales ne peuvent, evidemment, conformement

d'ailleurs a l'interpretation constante dn predit art. 18, et1'e

que celles de lois federales.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal de cassation

prononce:

Le recou1's en cassation du Departement federal des

finances et des peages est ecarte.

109. Arret du Tribunal federal de cassation

d'l.b 24 Novernbre 1892, dans La cause Regie federale des alcools

contre Laval 8: Cte.

Par jugement du 18 Aoftt 1892, le tribunal de police de

Geneve a eondamne dame Laval nee Bodmer, comme gerante

responsable de la societe Laval &. Cie a payer 320 francs,

montant du droit fraude, et 1600 francs d'amende, pour avoi1'

fabrique illicitement de l'alcool, soumis au monopole, en dis-

ti1lant du mare de raisins sees. La plainte avait ete portee

par Ia Regie federale des aleools, soit par son directeur

MllHet, par l'intermediaire du ministere publie du canton de

Geneve.

8' estimant Msee par ce jugement, la Regie des alcools a

recouru au Tribunal federal de cassation, par le motif que

le tribunal genevois n'a pas applique la loi federale sur les

contraventions aux lois fiscales et de police de la Confedera-

tion mais la loi de procedure cantonale, et que, contraire-

me~t aux dispositions c1aires de Ia loi federale precitee, la

Regie federale des alcools a ete completement ignoree comme