Volltext (verifizierbarer Originaltext)
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B. Givilrechtspflege.
fd)aft übergegangen unb eß tft bager bie strage ttlegen mangeInbet
SlfWu(egitimation abauroetfen.
:nemnad) 9at baß lSunbeßgerid)t
edannt:
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rotefen unb e~ 9at bemnad) tn aUen :'tgeHen oet beUt angefod)tenen
UrtgeHe beß
Slf~~eUationß~ unb
staf1ation~90feß be~ stantons
lSem l)om 12. %ebrnar 1892 fein meroenben.
60. Am~t du 25111ai 1892 dans la cause
Torehe contre hoirs Peytrignet.
Par jugement des 8/10 Mars 1892, la Cour civile du can-
ton de Vaud, statuant sur le litige pendant entre parties, a
prononce ce qui suit :
« La Cour repousse les conclusions de la demancleresse,
» admet les concIusions liMratoires et reconventionnelles
» des defenderesses, prononce, en consequence, la nullite de
» Ia reconnaissance du 1 er Aoilt 1889, souscrite par Jules
» Peytrignet en faveur de Julie Torehe, et condamne Ia de-
» manderesse a tous les depens du proces. »
Par ecriture du 25 Mars 1892, Julie Torehe a recouru au
Tribunal federal en reforme de ce jugement, concluant a ce
que les conclusions prises par elle en demande lui soient '
allouees avec depens.
A l'audience de ce jour, Julie Torche a repris cette conclu-,
sion, et Ia partie hoirs Peytrignet a, de son cote, conclu au
maintien du jugemeut attaque.
Statuant et considerant :
En {ait:
1" Jules fils de Frederic Peytrignet, de Mollondins, est
decede a Donneloye le 23 Janvier 1890, a l'age de 40 ans,
laissant pour heritieres Aline-Louise nee Peytriguet, fenune
de Louis Maguenat, et Clemence-Augusta :Mingard.
VII. Obligationenrecht. N° 60.
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Julie Torehe, de Cheiry (Fribourg), est intervenue au bene-
fice d'inventaire de Ia succession Peytrignet, pour etre payee
d'une reconnaissance de 3000 francs, du 1 er Aoilt 1889,
souscrite par Jules Peytriguet et Iibellee en ces termes:
« Le sousigne reconnais devoir a JuIie Torche de Cheiry,
» la somme de trois ruilles francs sur l'arrangement que j'ai
» prix avec elle le 1 er Aoilt de la presente annee pour motif
» grave du 29 Juillet, pour compte regle entre nous cette
» somme sera payable au 1 er Fevrier 1890 .... »
Dans cette reconnaissance, l'echeance primitive du 1 erN ovem-
bre 1889 a ete biffee et remplacee par celle du 1 er Ferner
1890.
Sur Ie refus de reconnaitre Ia validite du titre invoque,
Julie Torehe, en date du 2 Mars 1891, a, ouvert action aux
Mritieres de feu Peytrignet devant la Cour civile vaudoise,
en payement de Ia dite reconnaissance.
Dans son memoire introductif d'instance, Julie Torche qua-
lifie l'ecrit du 1 er Aoilt 1889 de transaction.
Deja en 1886, Jules Peytrignet avait eu des relations avec
JuIie Torche, dont Ia conduite etait notoirement Iegere; elle
a fait, notamment, souscrire des engagements pecuniaires
par plus d'un individu ayant eu des relations avec elle.
Des avant le 1 er Aoilt 1889, Jules Peytrignet etait malade;
son intelligence avait notablement baisse et il avait perdu la
memoire; depuis l'automne 1888 il se livrait habituellement
a la boisson. Le 25 Novembre 1888, le Dr Alfred Secretan,
a Lausanne, qui avait eu Peytrignet en traitement dans sa
clinique, ecrivait a son sujet ce qui suit :
« C'est un homme qui commence fortement a perdre son
intelligence, et j'estime qu'il ne faut pas tarder a le soigller,
si on veut encore le sauver, sans quoi il depensera toute sa
fortune, et sera bientOt completement abruti. On devrait
meme le faire interdire. »
Vers Ia fin de juillet 1889, Jules Peytrignet s'est rendu a
Combremont et de la a Cheiry, chez Julie Torehe. A ce mo-
:ent il ~enait de passer une quinzaine de jours aboire hors
e la malson, et il s'est montre a Cheiry en compaguie de la
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B. Civilrechtspflege.
fille Torehe; on les avus ensemble a l'auberge, et ils parais~
saient etre dans les meilleurs termes.
Au dire de la demanderesse, la cause du titre sousClit par
Peytriguet serait une tentative de viol dont Julie Torche au.
rait ete la victime de la part de Peytriguet le 29 Juillet 1889
)
celui-ci ayant consenti, le 1 er Aout suivant, a siguer la recon~
naissance de 3000 francs pour eviter une plainte penale. La
demanderesse a toutefois echoue dans la preuve testimoniale
par elle entreprise dans le but d'etablir cette cause.
Les defenderesses, alleguant la faiblesse d'esprit de leur
auteur, Ia conduite lege re de Ia demanderesse, ses relations
avec Peytriguet des 1886, ont coneIu devant la Cour civile a la
nullite de la cecIule, a raison de l'incapacite du debiteur de
contracter a l'epoque OU il aurait signe, et a raison de la cause
de l'engagement alIegue.
Au cours du pro ces une expertise medicale a ete faite par
le Dr Pachoud, directeur de l'Asile de Cery, sur l'etat de
sante de Peytriguet au moment de la reconnaissance, et,
dans son rapport, l'expert coneIut comme suit:
« De l'expose qui precMe nous concIuons :
'!> 10 Que le 1 er Aout 1889, Jules Peytriguet etait atteint
depuis assez longtemps deja, en tout cas depuis le 25 Novem-
bre 1888, date de la lettre du Dr Secretan, d'un affaiblisse-
ment progressif des facultes intellectuelles et morales, du a
l'abus des boissons alcooliques.
'!> 2° Que dans ces conditions Peytriguet devait subir tres
facilement l'influence d'autrui. '!>
Dans son jugement des 8/10 Mars 1892, Ja dite Cour a sta-
tue, comme il est dit plus haut, par les motifs dont suit Ja
substance:
La demanderesse a completement echoue dans sa preuve
testimoniale relative a Ia pretendue cause de Ja cedule SOUS-
crite par Peytrignet; en presence de la procedure suivie par
Julie Torche, il n'y a pas lieu de s'arreter aux enonciations
du titre Iui-meme concemant la pretendue cause de l'obliga-
tion; la demanderesse n'a donc pas reussi a etablir la causa
du titre dont elle reclame le paiement et, par suite, l'acte du
VII. Obligalionenrecht. No 60.
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1 er Aout doit etre annule pour defaut de cause. Au surplus,
les defenderesses etaient fondees a critiquer cet acte en pre-
sence (les constatations de l'expert sur l'etat mental de
peytrignet au moment de la souscription de la dite cedule
(C. O. art. 31, loi federale sur la capacite civile, art. 4). Iln'y
a toutefois pas lieu de s'arreter a cette question en l'espece,
le defaut de cause suffisant a oter toute valeur juridique a
l'acte clu 1 er Aout 1889.
O'est a la suite de ce jugement que Julie Torche a recouru
au Tribunal fMeral, et que les parties ont pris les coneIu-
sions plus haut mentionnees.
En droit:
20 Le Tribunal cantonal estime qu'en presence de la
preuve testimoniale entreprise par la demanderesse pour
etablir la cause de l'obligation du 1 er Aout 1889, il n'y a pas
lien de s'arreter aux enonciations du titre a cet egard, soit au
pretendu «arrangement par motif grave '!> coneIu par Pey-
trignet avec Julie Torche, et que des lors le titre dont celle-
ci reclame le paiement doit etre annule pour defaut de
cause, sans qu'il soit necessaire de s'arreter a la question de
savoir si, au moment de la signature de la cedule, le predit
Peytriguet se trouvait dans un etat mental qui lui permette
de contracter valablement.
30 Ce point de vue apparait toutefois comme errone en
p1'6Sence du prescrit de l'art. 15 C. 0., lequel dispose que la
reconnaissance d'nne dette est valable, encore que Ia cause
de l'obligation ne soit pas exprimee. C'est donc a tort que 1a
Cour a fait a 1a demanderesse un grief d'avoir echoue dans
la preuve de la cause par elle alleguee, puisque, aux termes
de l'art. 15 precite, cette cause etait presumee par la loi.
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0 Cette presomption se trouve toutefois paralysee dans
l'espece par la circonstance que la seule et unique cause de
l'acte, indiquee par la demanderesse elle-meme, c'est-a-dire 1a
tentative de vio1 a laquelle elle aurait ete en butte, se trouve
exeIue par les faits etablis au proces.
En effet cette cause est inadmissib1e en presence des cons-
tatations, figurant dans le jugement cantonal, que la demande-
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B. Civilrechtspftege.
resse avait eu des relations avec le sieur Peytrignet depuis
1886 deja, qu'elle est de mCBurs legeres et a donue nais..
sance, en 1883, a un enfant illegitime, et, surtout, qu'elle a.
fait signer a diverses reprises des billets par plusieurs indi-
vidus, pour prix de ses faveurs. Il est en outre demontre qu'a.
la fin de Juillet 1889, epoque de Ia signature de la cedule
litigieuse et de Ia pretendue tentative de viol, Ia fille Torche
s'est montree dans les rues et dans l'auberge de Cheiry en
compagnie du sieur Peytrignet, avec lequel elle paraissait
etre dans la plus grande intimite.
La cause indiquee par Ia demanderesse devant etre ecar-
tee par Ies motifs qui precMent, il ne subsisterait, en pre-
sence de Ia natme des allegues de Julie Tm'che, COll1ll1e
cause de Ia cedule que Ia retribution des relations charnelles
entretenues par elle avec Peytrignet (pretium stupri). 01'
une semblable cause apparait comme contraire aux bonnes
mCBurs, et l'engagement du 1er Aout 1889 ne saurait etre
considere comme valable en presence de l'art. 17 C. 0., cela .
d'autant moins qu'au moment de Ia signature de la cedule
litigieuse, Peytrignet se trouvait, -
a tenem des declarations
concordantes du medecin qui l'a soigne pour alcoolisme, et
de l'alieniste auteur du rapport medical produit au dossier, -
dans un etat d'affaiblissement physique et mental qui devait
en faire Ia facile victime de pareilles tentatives.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recoms est ecarte, et le jugement rendu par la Cour
civile du canton de Vaud, les 8/10 Mars 1892, est maintenu
tant au fond que sur les depens.
VII. Obligationenrecht. N0 61.
61. Urt~en l.)om 3.,Juni 1892 in ®ad)en
mattig gegen ®tQuo.
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A. :Durd) Urt~etr Mm 16. ID(ara 1892
~Qt bQ6 Dbergertd)t
bC6 $tQnton6 ßug edQnut:
&6 fci unter m:omciinng bel' oeiben
~:peUation6oefd)merben
blt~ fQnton~gerid)t(td)e Urtl)eH l.)om 11. 'Deaember 1891 'beftaUgt.
:n~ eritinftcm~nd)e Urt~eif be~ $tantou6gerid)te6 ßug gtng
ba~tn :
:Der iSef(agte fet :pfUd)tig, für bie burd) feinen S)uub am 13.
~:pril 1890 bem $tXager oeigeomd)ten mer1e~nngen unb liXeioenben
mltd)t~eUe bemfeIoen eine &ntjd)äbigung l.)on 800 ~r. au oe3Ql){en;
mit bel' ID(ef)rforberung jet ber $tIligel' Qogemiefen.
B. ®egen ba6 Urtl)eU be6 Doergertd)te~ ergriffen beibe ~Qrteien
oie jilleiteraiel)ung an bQ6 mnube~gerid)t. met bel' l)eutigen mer"
f)ltnbhmg 'beQntrQgt bel' m:nmQtt be~ $tläger6: &~ fei tn tl)eU"
\Uetfer SU'bäuberung be~ angefod)tenenUrtl)eU~ bie $trQge in l.)oUem
Umfltnge gutaul)eij3eu unb beUtUltd) bel' metLagte an einer ~nt~
f~Mignng l.)cn 5000 ~r. au l)ernrtl)eUen unter moroel)QU einer
~e9rforbernng für ben ~aU, ba~ f:pater fu,Hmmere %oXgen bel'
merI~ung fid) ergeben foUten.
:DQgegen trägt bel' m:nmart be~ iSeflQgten barauf an, e~ fei
bits trägertfd)e lYted)t~'begel)ren Qoaumetf en, el)eniueU Md) rid)ter"
n~em mmeHen an rebuairen.
:Da~ iSunbe6gerid)t 3ie~t in &rmiigung:
1. SUm 13. m::prH 1890 ging bel' $träger,,8immermeifter iSättig,
einen öffentHd)en ~nj3weg 'benü~enb, burdJ bte ®tocfutQtte be6
l8etragten illegottQuteu ®tQub.,Ju bel' untern S)alfte
be~ ~nf3~
\Uege6 ftQnben ®tQu'b unb fein ®d)mager jillQ1tt~oül)L SU~ mattig
\lorlieiging,
grü~te tf)n ®tQu'b mit ben jilloden,,®nten SUoenb,
~err iSlittig." mattig ermibede ben ®ruj3 ntd)t, ba er auual)m,
~h'luo, mit mefd)em er auf gefPQnntem ~u~e ftanb, moUe t~n
6los "fuJ;en" unb
fe~te feinen ?IDeg fort. :Da bel' ~u~'roeg eine
~trecte mett grob 'befie~t mal', l.)erne~ er ben ?lieg unb tmt in
bns 2anb be6 ®tQu'b
l)inQu~. ®tQn'b rief il)m UQd), er JoUe im
m5ege gel)en. mattig forgte biefer m:nfforberung nid)t, fonbern tief