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B. Civilrechtspllege.
be$ red)ten m:uge$ bC$ Stläger$ nid)t nad)gemiefen fei, fo bau QIfQ
tlon einer burd) einen @;ifen6aljnunfaU tlerurfad)ten Störl'er))erle~ung
bon born~erein nid)t bie /Rebe fein rcmn. Ue6rigenß märe fef6ft
bann, menn bie tljatfitd)1id)en ~eljaul'tungen be$ Stläger$ über bie
Urfad)e feiner @;dranfung rid)tig mären, 3'lJeifeI~aft, Ob 9ier eine
unter
ba~ S)Qftl'fnd)tgefe~ faUenbe
Störl'er\,)erfe~ung burd) ben
@;ifenbQ~n6etrie6 \,)orHege.
:Demnad) ljQt b~ .Q3unbe$gerid)t
erfannt:
~te 5ffieiter3iel)ung be$
St{äger~ mirb
a!~ un6egrünbet
Q6ge~
miefen unb e~ ljat bemnad) in aUen ~ljeHen bei bem Qngefod)tenen
Uttl)etle be~ D6ergerid)te$ bC$ Stnnton$ Eiofotljurn \')Qm 27. :nc~
aem6er 1890 fein .Q3emenben.
IV. Fabrik- und Handelsmarken.
Marques de fabrique.
26. AmU dn 13 Fevrier 1891 dans La cause Patek,
Philippe & Cie
c01~tre Schwob.
Statuant, dans ses seances des 14, 15 et 18 Novembre
1890, sur le litige pendant entre les maisons d'horlogerie Pa-
tek, Philippe et Cie, ä. Geneve, et Armand Schwob et frere,
a la Chaux-de-Fonds, en matiere d'imitation de marques de
fabrique, le Tribunal cantonal de N eucbatel a prononce ce
qui suit:
« Les conclusions 1, 2 et 4 de la demande sont declarees
» bien fondees en principe, et la conclusion 3 est ecartee.
» En consequence :
» 1
0 TI est fait defense a Armand Schwob et frere d'em-
» ployer le nom «Patek » ou « Pateck » et l'inscriptiou ou
» marque « Pateck & Co, Geneve» ou« Pateck & Co, Ge-
» neva, » ainsi que toute autre inscription, designation ou
» marque dans Ia quelle entrera le nom «Patek» ou «Pateck. »
IV. Fabrik- und Handelsmarken. N° 26.
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» 2° La mais on Armand Schwob et frere est condamnee ä.
» payer a la maison «Patek, Philippe et Oe, » a titre de
» dommages-interets, une somme de quinze mille francs
» (15000 fr.), avec interet au taux de 5% l'an des le 18 No-
» vembre 1890.
» 3° Armand Schwo b et frere sont condamnes aux frais
» et depens du proces. »
C'est contre ce jugement que les deux panies recourent
au Tribunal federal.
Patek, Philippe et Cie ont concIu a ce qu'il lui plaise aug-
menter le chiffre des dommages-interets alloues par le Tribu-
nal cantonal, et dire, en outre, que Ie jugement qui inter-
viendra sera publie aux frais de Armand Schwob et frere,
dans cinq journaux suisses et etrangers, au choix de Patek~
Philippe & Oe.
Armand Schwob et frere ont coneIu au rejet du recours
de leur partie adverse, et a l'adjudication des conclusions
liberatoires prises par eux en reponse.
Statuant cl considerant:
En {ait:
10 La maison Patek, Philippe & Oe, demanderesse, existe
a Geneve depuis 1851 comme societe en nom collectif sous
cette raison sociale; elle a pour but la fabrication et le com-
merce d'horlogerie et fabrique plus specialement la montre
d'or fine et la montre de precision. Inscrite anterieurement
a l'annee 1883 au registre des societes du greife du tribunal
de commerce de Geneve, elle a ete inscrite egalement, le
22 Fevrier 18e3, dans le registre du connnerce et publiee
dans la feuiIle officielle suisse du commerce.
La societe « Patek, Philippe & eie» est la continuation de
celle qui existait avant 1851 sous la raison « Patek & Oe; l'
cette deruiere avait elle-meme pris la suite, en 1845, de la
societe « Patek et Czapek », fondee a Geneve en 1839;
l'un des associes responsables de Ia maison s'appelle Leon
de Patek.
La maison Al'mand Schwob et frere existe a Paris et a la
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B. Civilrechtspßege.
Chaux-de-Fonds depuis le 22 Novembre 1881. Elle a pour
bnt la fabrication et le commerce d'horlogerie en tous genres
et pour tous pays; elle fait surtout etablir des montres chez
plusieurs autres fabricants, pour les revendre ensuite.
Armand Schwob et frere ont expose et vendu des montres
dans la section suisse a l'exposition universelle d'Anvers en
1885. Le 9 Juillet de cette dite annee, lorsque le jury se pre-
senta pour inspecter la vitrine de cette maison, il y trouva
une montre, au moins, pOl'tant l'inscription « Patek & Cie
Geneve. » A. Philippe, Fun des chefs de la maison Patek,
Philippe & Cie, etait present lors de cette constatation, qui
eut pour consequence le pro ces actuel.
Les defendeurs A. Schwob et frere ont fait fabriquer, ainsi
que cela resulte des preuves testimoniales intervenues de-
vant le tribunal cantonal, anterieurement a 1885 et jusqu'au
mois de Juillet de dite annee, un nombre considerable de
montres portant l'inscription « Pateck & Oe. » Dn seul fabri-
cant, Georges Roulet au Locle, a declare en avoh. fabrique
pour eux 56f / 2 douzaines soit 678 pie ces pendant les annees
1883, 18b4 et jusqu'au 13 Juillet 1885, epoque a laquelle il
a re .t Cie Geneve » a laquelle Hs n'avaient
aucun droit, etait eminemment de nature a provoquer une con-
fusion et a induire le public en erreur.
Dans cette situation leurs agissements ne peuvent trouver
leur explication que dans l'intention des defendeurs de pro-
voquer cette confusion et cette erreur, afil1 de faire passer
leurs produits comrne provenant de la mais on Patek, Phi-
lippe et Cie, dont la renommee devait en faciliter l'ecoule-
meut et en augmenter la valeur marchande.
Enfin l'allegation de A. Schwob et frere, qu'ils se seraient
servis du nom «Pateck» comme motif de decoration et a
raison de sa brievete, n'est pas serieuse et peut dispens er de
toute refutation; ce nom, que Schwob et frere avaient interet
ä, employer par les motifs susindiques, comme element prin-
cipal de la raison de commerce des demandeurs, ne possedait
evidemrnent pas d'autre titre au choix de la partie defende-
res se.
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0 TI ressort de tont ce qui precede que l'insculpation, par
les defendeurs, du nom de «Pateck» et « Pateck et eie Ge-
neve» sur plus de 678 montres, de qualite notoirement infe-
rieure a celle des produits des demandeurs, constitue une
Contrefa fUet)tete, für ben ~aU aiß
bie :tmnßaftton einen
~erruft aeigen fome, auf m:ufforoerung
her Jtlägertn bie ~orfel)üffe für mert~unterfet)ieb fotort au erregen.
3m illiettern erflärt oie ~ef[agte:,,:na -Sie baß lRijifo be§ sriiufer.6-
un%ber ~erfiiufer~ tn ~em~orf uno Bt\.ler:poo[ überneljmen unb
fein anberer ~ame auf bem srontratt erfel)etnt, treten ®ie a{~
0eThfUontraljent ein.'i Unterm 20. m:l>rH 1890 folgte eine gleiet)"
Iautenbc ~rffärung über meitere 200 ~aUen gefauft a(§ m:uguft~
lieferung in 9Cemt)orf uno l,)errauft auf
3uH/m:ugufH~ieferung
in 2h>erl>0o(, unter 3ufid)erttng einer ?ßro\.lifton l10n 11/ 4 %. :nie
0vetu!ation fet)(ug aum ifcaet)tljeHe oer ~ef(agten au§. m:f~ nun
bie Striigertn biefeThe aUß oieiem @efet)iifte auf
Ba~lltng \.lOll
333 ::e 64 engUfet)er miiljrung C ober naet) f:päterer ~ereet)nung
\.lon 290 ::e 14. 8), ref:peftil,)e be§ entf:preel)enben ~etrageß in
0d)meiaer mii~rung 3um :tage§furfe uei bel' ~eaaljfung, Mangte,
er~o6 oie ~et{agte in erfter 2inie, unter ~erufung auf m:rt. 512
DAR., oie <antebe be§ ®:pier~. miiljrenb bie erfte 3nftana, oa~
~i\.lUgerid)t beß
sranton~ ~aferftabt, biefe ~inrebe uerroarf unb
bie Jtfage im mefentItdJ.en
gut~ie~, ertfiirte baß
m::p:peUatiott~"
gertet)t oeß
sranton~ ~aferftabt ouret) fein
~art. A erroiiljnte.6-
Uttljetr bief elOe tür begrünoet unb mie~ oemnaet) oie Jtlage ab.
2. :ner m:nmalt bel' srragerin ~at t)eute 3unäet)ft be~au:ptet, oie
~inrebe beß ®Viefß fet fel)on beat)aIb unaurii~ig, meH oa§ 3mif~en
b.e~ ?ßarteien befteljenbe lReet)t§ber~iiltnia fiel) afß llRanoat quCtli~
fiatre, m:rt. 512 D.~1}(. auer nur ba§ ®:pielgefet)äft feIbft, niel)t
bagegen einen auf ~orna~me eineß foIet)cn @efet)&fteß geriet)teten