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16_I_827

BGE 16 I 827

Bundesgericht (BGE) · 1890-01-01 · Deutsch CH
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B. Civilrechtspflege.

gef:proC(1en unb eingel)enb begrünbet, baj3, wenn eine 3uniiC(1ft3um

ßwed'e beß &rfa~eß einer in [Begfall fommenben mnfage unter;

nommene unb au§;gefül)tte Q3aute augfetC(1 eine wefentHcf)e mer=-

hefferung beß heftel)enben ßuftaubeß im,3ntcreffe beß Q3etrie6e~

~erßeifül)re, ber ~l)atbeftanb beß mrt. 3 mbf. 1 @A1[A~5. tlor",

Hege unb mttl)in bie auf S)erheifül)rung biefer merbefferung

);)erroenbeten lJJCe~rtoften bem Q3auf.ont.o eintlerfetbt roerben bürfen;

inf.oroeit liege eben ntC(1t ein bfofler @rfat für eine abgegangene

mnfage, f.onbern eine

~eu~ .ober @rgiinaungßaufage l.l.or. @beufo-

l)at baß Q3unbeßgeriC(1t in feiner @utfC(1eibung in 6aC(1cn Q3un-

bCßratf) gegen '5C(1roeiaerifC(1e

~entraroal)n);)om 29.;veaember

1889 (mmtnC(1e '5amm(ung XV, 6. 664 u. ff.) außgefproC(1en,.

baj3 biefer @t1tnbfat auC(1 für merwenbungen auf baß Q3etrie6§;",

material gerte, a{fo folC(1e merroenbungen bem iSautonto allem-tl

bann 'be{aftet werben bürfen, Wenn

baburC(1 eine mermel)rung

ober wefentfiC(1e merbefferung bCß Q3eftel)cnben im .Jntereffe beß

iSetriebeß l)erbeigefül)rt roerbe. mn biefen

@runbfii~en tft aurf;

l)eute burC(1auß feftaul)aIten, wobei rüd'flC(1tnC(1 bel' .iSegrünbung

einfaC(1 auf bie angefül)tten frül)ern @ntfC(1eibungen lJenlJiefen

werben barf.

2. ~un l)at im l.lorfiegenben tlalle bie @efellfC(1aft bel' mminig,,-

ten 6d)roeiaerbal)nen, wie bel' Q3unbeßratl) ht feiner /Re:plif au~

gegeben l)at, auf .?Baut.outo lebigftC(1 bie lJJCel)rf.ofteu bcr ueueu

.?BefeuC(1tungß~ unb S)eiaungßeiuriC(1tuugen, unter mbreC(1nung be~

[Bertl)eß ber aUßer @eorauC(1 gefetten früf)ern @tnriC(1tuugen,

l.lerreC(1uet.;vie @utfC(1eibuug l)/ingt bemgemäj3, naC(1 ben in @r;;·

wägung 1 entwid'eIten @runofä~en, Oal.l.on ab, ob burC(1 Me @in"-

fül)rung ber neueu @inriC(1tungen eiue mermel)rung ober eine

ttlefentHC(1e merbeffel'ung be§; Q3ejtel)enben im .Jntereffe beß

~e,,­

triebeß l)eroe1gcfüljtt worben ift. mon einer mermel)t'Ung nun

tann, wie auC(1 bie mereinigten ~C(1wetöerßaf)uen augeben, niC(1t bie

/Rebe fein. ~ol)l aber inl.lO(birt bie @infül)rung bel' fragüC(1en

neuen @tnriC(1tungen eine meroefferung im .Jutereffe beß .iSetrie6eß

uub tft bieie rui3 eiue wcfentfiC(1e 3u craC(1tcu.;ver .?Bunbeßrntl) l)at

bieß eigentnC(1 gar ntu)t beitritten unb Cß fanu auC(1 mit @run!>

niC(1t beftritten Werben. :tJenn oie @infüljruug ber @aßoefeuC(1tuug

unb;vant:pfl)eiaung bel' [Bagen, we{C(1e au il)rer burC(1gängigen

;vurC(1fül)rung einen crl)ebHC(1en .5tofteuaufttlanb erT.orbert, erfC(1eint

V. Ausdehuung der Haftpflicht. No 118.

827

ntC(1t a(ß eine blOß untergeoronete S)in3ufügung .ober mer/inberung,

tltefmel)r wir!> baburC(1 mit erl)ebUd)em .5toftenaufwanbe eine mer~

befferung ljerbetgefül)rt, burC(1 ttlefd)e bie [Bagen au @rfüllung

1l)rer oefttmmung§;gemiij3en mufgabe beß angemeffenen

~ranß~

:p.orteß l.l.on \ßcrf.ouen, wefetttHC(1 taugHC(1er gemau)t werben. @ß

wirb bemt auC(1 baburC(1 bel' mn(agewertlj beß 18etrieoßmateriafß,

we{C(1er naC(1 bem \ßriuöi:pe beß @ifenbal)nreC(1nung§;gefe~ei3 plr bie

mufftellung bel'

~Uan3 bel' @ifenoal)ngefellfC(1aften

grunbfii~fid)

maflgeoenb tft; gejtetgert. @benfo wirb laum einem ßweifel unter~

fiegen, baß cmC(1 bel'

mertel)rß~ (merfaufß~) ~uertlj beß Q3etrieoi3~

materia{ß baburC(1 bermeljrt ttlerben bürfte, ba [Bagen mit

l.ler~

6eifetien S)ei3~ unb .?BeleuC(1tung§;einriC(1tungen w.ol){ einen l)öl)ern

mcrtaufi3\uetil) a{ß f.old)e ol)ne berartige @tnrtC(1tungen

oefi~en.

@ß rann biei3 allerbingß nad) ben ®t'Unbfä~cn beß

@ifenbal)n~

reC(1uuug§;gefeteß niC(1t entid)eibenb in iSetraC(1t fallen; immerl)tn

barf baraut aur Unterftü~ung ber @ntfC(1eibuug l)ingewiefen werben.

;vemnaC(1 l)at baß 18uubei3geriC(1t

edannt:

;ver mntrag beß Q3unbe§;ratl)eß wirb a6gewief en unb eß wirb

mttl)tn bie memC(1nung bel' itreitigen \ß.often);)on auf(tmmen

2705 ~r. auf .?Bauf.onto geftattet.

V. Ausdehnung der Haftpflicht. -

Extension

de la responsabilite civlle.

118. Arret dans la cause Burkhalter contre Fabrique

de pate de bois de RondcMtel.

Par jugement du 24 Juillet 1890, la Cour d'Appel et de

Cassation du canton de Berne a deboute le sieur Jacob

Burkhalter des conclusions de sa demande, tendant a ce qu'il

plaise a Ia dite Cour condamner la.Fabrique. de pate de bois

de Rondchatel a payer au qemandeur des dommages-interets,

par le fait de l'accident eprouve par Iui sous la date du

828

B. Ci vilrechtl'pflege.

8 Aout 1888, les blessures ou lesions corpOl'elles dont il a

sonffert depassant la somme de 3000 fr.

Ensuite de son recours en reforme interjete aupres du Tri-

bunal federal contre le predit jugement, le sienr Burkhalter a

repris, ä. l'audience de ce jour, ses conclnsions plus haut teno-

risees.

Le defenderesse a repris egalement ses conclusions pri-

mitives, tendant a etre liberee definitivement des fins de la

demande.

Stat'Uant et considerant:

En (ait:

10 La papeterie de Biberist, pres Soleure, possMe a Rond-

chatel, Jura bernois, nne succnrsale pour la fabrication de

pate de bois. En dehors du batiment de la fabrique proprement

dite, la defenderesse possMe a Rondchätel deux autres cons-

tructions, l'une contenant des ecuries pour le betail et les

chevaux destines a l'exploitation industrielle, et Fautre des

logements loues par la Societe a des tiers, principalement a

des ouvriers de la fabrique. Au nombre de ces ouvriers se

trouvait le recourant, entre au service de la defenderesse en

Fevrier 1884; il y travailla en qualite de chargeur jusqu'en

1~88, epoque a laquelle il fut appeIe a soigner Fecurie, et a

faIre des charrois dans l'interet de la fabrique.

Le 8 Aout 1888, a 4 heures apres midi, Bnrkhalter fut en-

voye avec un char a Reuchenette, chercher de la terre glaise

destinee a la reparation des poeles de la maison d'habitation

susmentionnee. A son retour le cheval s'emporta; Burkhalter

chercha a le retenir par la bride, mais ne pouvant le maitriser

il fut renverse, traine pendant nn certain parcours, et le char

lui passa sur le corps; cet accident lui causa une mutilation

de la main droite, dont l'index est reste completement anky-

lose et atrophie.

C'est a la suite de cet accident que Burkhalter a introduit

l'action actuelle, et demande une somme de 5000 fr. a titre

de dommages-interets. A l'appui de cette conclusion, le deman-

deur allegue d~ plus qu'il avait contracte, cleja precedemment,

une grave herme, dans son travail de chargeur au service de

la defenderesse. Burkhalter a neanmoins renonce, devant la

V. Ausdehnung der Haftpflicht. No 118.

Cour cantonale, a faire etat de ce dernier element de dommage.

Statuant, la Cour a repousse les conclusions du demandeur

et admis celles prü,;es en liberation par la defenderesse, en se

fondant, en resume, sur le motif que la loi federale du 26

A vril 1887 sur l'extension de la responsabilite civile des fa-

bricants, soumettant a celle du 25 Juin 1881 les services en

correlation avec l'exploitation d'une fabrique, alors meme

qu'ils ne s'effectueraient pas dans les locaux fermes de celle-ci,

ainsi que les travaux accessoires ou auxiliaires en rapport

avec l'exploitation n'est pas applicable enl'espece. Le travail

pendant lequel Burkhalter a ete blesse n'est pas au nombre

de ceux prevus par la loi precitee; il est etranger, en prin-

cipe, a l'exploitation de la fabrique de Rondchätel. C'est a la

suite de ce jugement que Burkhalter a recouru an Tribunal fe-

deraI, et que les parties ont conelu comme il a ete dit ci-dessus.

En d1'oit:

20 La competence du Tribunal federal est incontestable

aux termes de l'art. 29 de la loi sur l'organisation judiciaire.

D'une part, la cause appelle l'application des lois feclerales

sur la respon~abilite civile des fabricants, et, d'autre part, la

somme en litige est superieure a 3000 fr. puisque le deman-

deur, bien qn'ayant abandonne l'element de dommage tire de

la hernie qu'il aurai~ contractee au service de la defenderesse,

a maintenu, devant l'instance cantonale, rentier cle ses COll-

clusions, tenclant a l'obtention d'une indenmite de 5000 fr.

30 An fond, c'est avec raison qut' la Cour cantonale, faisant

application des dispositions de la legislation federale sur la ma-

tiere, a deboute le sieur Burkhalter des fins de sa demande.

En effet, si les art. 3 et 4 (le la loi federale du 26 A vril

188'1 sur l'extension de la responsabilite civile, compMtant la

loi du 25 Juin 1881, soumettent egalement aux dispositions cle

cette derniere les travaux ou services qui sont en correlation

meme indirecte (« mittelbarer Zusammenhang» du texte

allemand) avec l'exploitation de la fabrique, ainsi que les tra-

vaux accessoires ou auxiliaires qui, sans etre compris sous la

designation «exploitation») a l'art. 2 de Ja loi (lu 1 er Juillet

1875 et a l'art. 2 de celle du 25 Juin 1881, sont en rapport

avec l'exploitation, il est indispensable, pour que cette exten-

!r

I

830

B. Civilrechtspflege.

sion de responsabilite puisse etre admise, que Ia predite cor-

relation soit etablie a 1m titre quelconque, c'est-a-dire que les

travaux au cours desquels l'accident s'est produit aient ete

executes en vue du but poursuivi par l'exploitation industrielle

proprement dite, et qu'ils soient en rapport, au moins eloigne,

mais incontestable, avec cette exploitation.

TI est comprehensible que la loi n'ait pas pu definir d'une

maniere precise, ou enumerer d'une fa~on complete tous les

cas rentrant sous cette rubrique, et c'est des 10rs au juge a

rechercher et a decider dans chaque cas particulier, en tenant

compte des circonstances, si les travaux dont il s'agit presen-

tent la correlation susmentionnee.

.

4° 01' il n'en est point ainsi en ce qui touche le travail exe-

cute par le demandeur lors cle l'acciclent clont:il a ete victime.

Bien qu'au nombre des services que Burkhalter etait appeIe

a ren~'e dans la situation, cl'ailleurs assez mal definie, qu'il

occupalt chez la clefenderesse, il s'en trouve qui rentrent dans

la categorie de ceux prevus aux art. 3 et 4 de la loi precitee,

ilne peut-etre question de faire rentrer sous ces dispositions,

exceptionnelles, dont !'interpretation ne saurait etre extensive

le genre d'activite deploye par Burkhalter au moment de

l'accident. Le transport de tel're glaise destinee a la refec-

tion des poeles d'une mais on d'habitation louee a des tiers

dont plusieurs sont sans relation avec la fabrique de Rond~

chatel, bätiment etranger aux installations industrielles de cette

entreprise et dont le revenu locatif figure sur un compte spe-

cial etait certainement sans rapport aucun avec l'exploit~tion

et ne presente a aucun egarella correlation exiO'ee par les ar-

ticles susvises.

'"

Par ces motifs,

Le Tribunal fecleral

prononce:

Le recours est (karte, et le jugement renelu par la Cour

el' Appel et ele Cassation du canton de Berue le 24 Juillet 1890

est maintenu tant au fonel que sur les . clep~ns.

'

V. Ausdehnung der Haftpflicht. No H9.

119. Urt~eH bOn! 31. Dftober 1890 in 5(td)en

IjJCer~ & lIie. gegen ~"Bagemann.

831

A. '.Durd) UdgeH bom 28. '!tuguit 1890 9at baß '!t~~ef!a~

ttonßgertd)t be~ Stantoni3 mafefftabt erfannt: (§;i3 ttltrb bai3 erit~

initan~nd)e Urf(leil beftättgt. meftagte '!t:p:pef!anten tragen orbent~

Hd)e unb auj3erorbentHd)e Stoften 3)l.leiter .Jttftan3 mit dner Ur~

t~eUi3geflü~r bon 40 %r. '.Da~ erftinftanaftd)e Urt~ei(bei3

lIi\..llL~

gerid)tei3 malefftabt \)om 13. .Juni 1890 ging ba9in: '.Der am

13. %etimar 1890 3ttlild)en ben ~arteien a6gefd)Loffene)Eedrag

tft {tUfge(loben. mef{agte fiub

~u Ba~lung einer (§;nifd)äbtgung

ben 6800 ~r. lammt Bini3 au 5 Ofo \..lem :tage bel' (§;inreid)ung

bel' St(age (10. I}X~riJ 1890) an \)erurt~em unb tragen bie orbi~

naren Stoften bei3

~r03effei3 mit ~infd)Lu\3 eiue!.}

~)onorari3 an

ben gerid)tHd)en (§;)::perten.

B. ®egen ba!5

1trt~eil beß '!t:p:peUationi3gerid)teß ergriff bte

%irma (§;mü

Wl:er~ & lIie. bie

meiter3ie~ung au baß JBunbei3~

gerid)t. mei bel' ~euttgen)Eer~anb{ung "beantragt i9r 'llnttlaH: (§;i3

feien bie \..lorberinftan3Hd)en 1trt~eile aufaugeben. Stlager fei mit

feiner Stlage aböuttleifen, c\)entueU eß fei * UrtgeUßfumme an~

gemeffen au rcbu3irfu, ober bod) bem Urtf)eU ein)Eorbe~alt au

®unften bel' meUagten im !3enagten

ein. (§;r foUte bott eine breija~rige ~e~r3eit burd)mad)en unb oe~

309 anfiingUd) einen 20ljn \)on 7.0 lItß. reJ~. 1 ~r. :pet :tag.

m:m 26.;juni 1889 arbeitete er an bel' '!tui3fü~mng eine!.} ~e~