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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I V. Abschnitt. Staatsverträge.
Vierter Abschnitt. -
Quatrieme section.
Staatsverträge der Schweiz mit dem Auslande.
Traites de la Suisse avec l'etranner.
Auslieferung. -
Extradition.
1. Vertrag mit Frankreich. -
TraUe avec la France.
12. ArTel d~t 22 Fevric'f 1890 dans la causc Abmrd.
Par note du 10 Octobre 1885, l'Ambassade de la Repu-
blique franliaise en Snisse a demande au Conseil federal
l'extradition du nomme Florentin-Isidore Abrard, d'Orpierre
(Hautes-Alpes), sergent-major au 96e regiment d'infanterie en
garnison a Lyon, poursuivi en France du chef de faux en
matiere d'administration militaire, en vertu d'un jugement du
conseil de guerre permanent du gouvernement militaire de
Lyon, du 20 Mars 1885, le condal11nant par defaut a 10 ans
de travaux forces et a la degradation, en application de rart.
257 du code de justice l11ilitaire, pour avoir, en sa qualite de
comptable, substitue ades feuilles de pret et a des etats
d'indemnite de viande originairel11ent veritables, d'autres
feuilles de pret et etats d'indenmite de viande faux, fabri:'
ques et signes par lui du nom de son eapitaine, moyen frau-
duleux a l'aide duquel il a perQu, a huit reprises differentes,
une somme totale de 212 fr. 18 c. qu'il s'est indument appro-
priee au prejudice de l'Etat.
Par suite d'une punition disciplinaire qui lui fut infligee le
7 Decembre 1884 et provoqua son remplacement dans son
service de cOl11ptable, Abrard ne put attendre la fin du tri-
Auslieferung. -
'i, Vertrag mit frankreich, No 12.
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westre pour couvrir son deficit et fut ainsi decouvert et
arrete. Il s'evada de la prison l11ilitaire le 20 Janvier 1885 .
le 4 Decemb1'e cleja, la me1'e cl' Abrard avait rembourse le~
s0111mes detournees.
Abrard etait signale COl11l11e s'etant refugie en ItaHe, d'ou
il avait ete expnlse et eonduit a la frontiere suisse pres cle
Chiasso le 14 aout 1885 : e'est alors que fut faite la demande
d'extradition de l'Ambassade de Franee.
Abrard avait aussi I'esicle dans le Valais, et en 1888 le
gouvernement de ce eanton fit faire des demarehes pour ob te-
nir l'extradition de eet individu, qui avait commis un abus de
confiance a Saxon et devait se trouver incarcere a Aoste :
cette extradition fut accordee et Abrard fut condamne a Mar-
tigny le 9 N ovembre 1889 a 2 ans de reclusion.
Par office du 6 Fevrier 1890, le gouvernement du Valais
declare ne pas s'opposer a l'extradition d'AbI'arcl a la Franee
une fois qu'il aura purge la peine a la quelle il a ete con~
damne dans ce canton, et qui n'expirera que 1e 9 novembre
1891; le predit gouvernement estime en outre que l'extradi-
tion ne doit etre aceorc!ee qu'a condition que I'autorite fran-
\!aise s'engage a ne pas appliquer au condamne les peines
qu'il pourrait avoir encourues pour desertion.
En revanche, Abrard, par ecriture du 2 Fevrier a l'adresse
du Presiclent cle la Confederation, declare s'opposer a la
d~man~e d'extradition formuIee contre lui, par le motif qu'il
n a e~e condallllle que par un tribunal militaire, et non par
les tnbunaux ordinaires de l'ordre penal, -
et parce qu'etant
deserteur, il doit jouir de ce chef du droit cl'asile. Abrard
ajoute que son colonellui a fait eonnaitre qu'il n'avait rien a
cr~incl.re d'une extradition; que les autorites franQaises eon-
nalSSaIent sa residence en Suisse ou elles lni ont adresse un
ce~ficat de bonne conduite et d'~utres papiers, d'ou il resulte
qu apres 5 ans elles ne songent plus a 1e faire extrader.
Statuant sur' ces faUs ct considemnt cn droit :
1
0 TI n'est point alIegue que le jugement du 20 Mars 1885,
e~ vertu duquell'extradition d'Abrarcl est reqnise, soit pres-
cnt, et le gouvernement franliais n'a jamais renonce a sa
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge.
demande, tendant a obtenir eette extradition. Il s'agit d'un
erime pr~vu dans le traite d'extradition du 9 Juillet 1869
entre la Suisse et la Franee.
2° Le moyen d'opposition tire de ce que le jugement eon-
damnant Abrard emane d'un tribunal militaire, ne saurait
etre aeeueilli. La eompetence constitutionnelle d'un pareil
tribunal n'est point contestee et le dit traite d'extradition du
9 Juillet 1869 entre la Suisse et la France, ne fait aucune
difference, au point de vue eIe l'obligation d'extrader, entre les
delits rentrant daus la competence des tribunaux militaires
ordinaires et ceux reprimes par les autres tribunaux ordi-
naires de l'ordre penal. Il suffit des 101's, pour justifier l'extra-
clition demandee, qu'elle soit 1'equise pour un des erimes ou
delits enumeres a l'art. 1 er du traite susvise; 01' les chifIres
23° et2 4° de cet article prevoient expressement les faux en
ecritu1'e publique ou authentique, ou de commerce, ou en
ecriture privee, et l'usage frauduleux de ces divers faux.
Les autres conditions requises pour l'applieation du traite
d'extradition se trouvant d'ailleurs remplies dans l'espece
aus si bien au point de vue de la forme dans laquelle la de-
mande est con/iue, qu'a eelui de la qualifieation du delit qu'elle
vise, il y a lieu de deferer a la dite demande.
3° Il est toutefois expressement reserve que le sieur
Abrard ne pourra etre poursuivi ou puni en Franee pour le
(lelit de desertion, que le traite de 1869 ne mentionne pas au
nombre de eeux pour lesquels l'extradition doit etre accordee.
En outre l'extradition du prevenu Abrard ne sera etfectuee
qu'apres l'expiration de la peine qu'il subit aetuellement dans
le canton du Valais, a raison des faits d'abus de eonfiance
qu'il y a commis.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononee :
L'extradition de Florentin-Isidore Abrard est aceordeer
mais sous la double reserve inseree au considerant 3 ci-dessus.
Auslieferung. -
2. Vertrag mit Oesterreich-Ungarn. No 13.
2. Vertrag mit Oesterreich-Ungarn. -
Traite
avec l'Autriche-Hongrie.
13. Urt~eH I>om 28. tYebruar 1:890 in ®ad)en
IDCenninger.
lOS
A. ~m 11. .3anuar 1890 murbe in m-afel, mo~in er feit fur"
oer Beit übergefiebeft mal', srad ilJ1enninger, m-auunterne~mer au~
®tuttgart, l>er~aftet, met! er laut ~u~fd)reibung im (tlier~arb'fd)en
1130fiaeianaeiger bom J'rret§gertd)te ~abomice tn ®aliaien CDefter~
reid)) megen m-etruge§ I>crfolgt murbe. WUt ~Rote l>om 6. tYeliruar
1890 l>erfangte bie, I>on biefer mer~aftung benad)rid)tigte, faifer"
Ud) töntglid)e öiterreid)ifd)~ungarifd)e ®efanbtfd)aft in iBern beim
fd)meiaerifd)en
18unbeßrat~e bie ~u§neferung be§ IDCenninger, ge"
itü~t auf einen ~aftOefe91 beß Unterfud)ungi3rid)teri3 lieim faijer"
nd)~föntgnd)en J'rret§gerid)te ~abomice bom 16. .3anuar 1890.
%)urd) biefen
~aftbefe9l wirb IJJ1enntnger befcl)uXbigt, IIbeß in
/I§§ 197, 200, 201 bei3 ®trafgefe~bud)eß lie3eid)neten nad) § 203
,,®t.~®. mit bel' ~trafe bon [) ut§ 10 .3a~ren fd)meren srerferß
"bebrol)ten merbred)enß beß m-etrugeß begangen baburd), ba% er
"in ?Bia{a im IDConate IDCai unb .3uni 1887, tn ber ~bfid)t, bem
,,~ran3
®tr\)3gomßf~ jun.. einen mermögenßfd)aben Mn ülier
,,300 tYL 3uaufügen, benfeThen burd) riftige morf:piegelungen ini3~
I,uefonbere baburd), ba% er fid) aIi3 einen reid)en m-auunterne~mer
"unb m-eft~er einiger ~ealitäten angab, tn .3rttl)um fü~rte uni:>
"bon bemfeThen einen m-etrag bon 4000 tYL öftmeid)tfd)e ~iil)"
"rung ~eraui3locfte." (tß mtrb lieigefügt, baB srarI IDCenninger beß
i~tlt aur 2aft gefegten merlired)en§ burd) bie ~ußiagen beß m-e~
feftiibtgten unb bie bon t~m borgelegten ?Briefe red)tnd) l>erbiid)tig
erfeftetne unb gegen,bcnfetOen fd)on am 23. IDCar~ 1889 ®tect~
oriefe feienerlaffen morben. m-ei feiner
@;inl>erna~me tn m-afe!
~~oteftirte sr. S))cenninger gegen feine
~ußneferung. sr;er
~e~
gterungi3rat~ bei3 srantoni3 fSafelftabt erUihte, baB er gegen bie
l!{ui3Iieferung feinerfcttß eine ~in\i)enbung ntd)t erl)ebe. Weit ®ct)rei"
oen I>om 15. tYeuruar 1890 übermittelte bel' jd)me1öerifd)e. m-unbei3"