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13_I_457

BGE 13 I 457

Bundesgericht (BGE) · 1887-01-01 · Français CH
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I. I1 456 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. IV. Abschnitt. Kantonsverfassungen. ober llermeintlid)er öffentlid)er 3ntereffen, beliebig bejd)rlinft tverben batf, fonbern nur gefe§lid)en mefd)ränfungen unterliegt. ~enn 'oie @?)tanbeßfommiffion in i~rer :3)u~m fid) barauf be- ruft, bau über ~ieuenbe @e",äffer ~o~eU~red)te beß @?)taateß befte~en unb baß aud) $ti\)atred)te :3)titter einer ~bleitung fold)er burd) ben @igent~ümer entgegenfte~en fönnen, jo ift ia felbftlletftänblid), ban eine red)tßgeid)äftlid)e metfügung beg ~runbeigent~ümer~ übet ba~ in feinem @runb unb moben ent~altene ~aifer niemaIß ",eber entgegenfte~enbe $ri\)atred)te :3)titter nod) 'oie ",affer~oliAemd)en ~o~eitßred)te beg @?)taateg ~eeinttlid)tigen fann, baB llielme~r biefe, fo",eit fie befte~en, burd)auß unberüf)rt bleiben. m3enn bie @?)tanbeßfommiifion ferner aeltenb mad)t, baß ber @?)treit eigentlid) gegenftanbßfd fet, ba fie einer ~eräuüerung ber megenjcl)aft "mit aUen beftef)en'oen mecl)ten unb meid)",erben 11 fid) nid)t ",iberje§c, i 0 tft barauf ~u er",ibern, baß bod) ben stontra~enten eine betaiUidete me~ ~eicl)nung beg merttag3gegenftanbeß fteigefteUt je in muj3; benn biejelbe ift ja, ba,te eben genau beftimmt, ",elcl)e ffiecl)te ber meträufer bem stäufer 3U übedragen \)erf~ricl)t, facl)Ucl) er", ~eblid). :3)emnnd) ~at bag munbeggericl)t edannt: :3)er llldurß 1ft alg begrünbet ertlärt unb eg whb mit~in ber angefocl)tene mefcl)fuj3 ber @?)tanbe~fommiffion beg stantong ~1-'~en3ell 3AR~. llom 16. ~uguft 1886 alg \)erfaffunggwibdg aufge~oben. Auslieferungsvertrag mit Frankreich. N° 75. 457 Fünfter Abschnitt. - Cinquieme section. Staatsverträge der Schweiz mit dem Auslande. Traites de la Suisse avec l'etranger. Auslieferungsvertrag mit Frankreich. - Traite d'extradition avec la France.

75. Arrel du 22 Oclobre 1887 dans la cause Packe. Dans la nuit du 20 au 2t Octobre 1885, le negociant Al- bert Vischer, a BaIe, fu t victime d 'un yol a vec effraction, portant sur 11 titres de valeur, du montaut de 16841 fr. 25 c. La plus grande partie de ces titres furent retrouves, dans le courant de Fevrier 1886, en possession d'un sieur Francis Packe, de Ruislip (Angleterre), lequel vivait alors a Paris, sous le nom de Georges Duncan. Packe ne pul justitier de l'origine de ces valeurs et fut extrade a Bale, a la requisi- tion du Conseil fMeraJ. Par un premier jugement du 2 Octobre 1886, Packe fut declare coupable du predit vol et condamne a 8 ans da re- clusion el a 10 ans de privation de ses droits civiques. En Decembre t886, Packe demanda Ia revision de.ce juge- ment; il invoqua son alibi et le proces fut repris. Par un second jugement du 28 J oillet 1887, le Tribunal criminel de BAIe constate en effet que Packe, au moment du vol, se trou- vait, non pas a BaIe, mais en Angleterre, el l'accuse fut ac- quitte du chef de vol. Par note du 26 Septembre 1887, l'ambassade de France en;.1' ~ 1 I, 11 j"(.!" i' i 458 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. Suisse demande la reextradition de Packe, comme poursuivi du chef de complicite de vol par recel, attendu que le pre- venu ne peut justitier de Ja possession des iHres voles, re- trouves entre ses mains. Cette note est accompagnee d'un mandat d'arret a fin d'extradilion, lance contre le sieur Packe comme prevenu du crime susmentionne, prevu par les art. 59, 62, 384, 381 N° 4 du code penal francais. Dans son interrogatoire du 30 Septembre 1887 devant le magistrat instructeur balois, Packe a declare s'opposer a l'extradition demandee, et ce par les motifs ci-apres : « 10 Le vo] mentionne dans le mandat d'arret du juge d'instruction a Paris a ete commis a Bale, et non en France. Le Tribuna] francais ne peut donc pas pretendre a juger un tel crime, qui ne peut eLre juge qu'en Suisse ou en Angleterre. Le rece], dont Packe est accuse, et qui n'existe pas, fai! par- tie de ce vol et ne peut elre juge en France. }) 2° Dans son mandat d'arret, le Procureur francais a ac- emse" Packe, il y a deux ans, de vo] et non de recel. Or le Tribunal d'appe] de Bale l'a acquitte de cette accusation, et c'est un forfait d'avancer une autre accusation contre ]ui sur le meme sujet. » 3° Etant sujet anglais, Packe demande que la Suisse le livre a I'Angleterre, pour y attendre toutes les accusations contre ]ui. » Par office du 7 Octobre 1887, ]e Conseil federal a transmis au Tribunal federa] le dossier de l'affaire, en l'invitanta pro- noncer. conformement a l'art. 08 de la loi sur l'organisation judiciaire federale. Staluant sur ces faits et considerant en droit : 1 ° L'extradition du prevenu Packe est requise aux termes de rart. fer du traite du 9 juiIleL f869 entre ]a Suisse et la France, ]equel stipule entre autres que les gouvernements des deux Etats s'engagent a se livrer reciproquement, a la seule exception de leurs nationaux, les individus poursuivis -Ou condamnes comme auteurs ou complices par les tribunaux competents, pour les crimes et delits enumeres dans le meme article. Auslieferungsvertrag mit Frankreich. N° 75. 459 Or ]'art. 62 du code penal francais dispose que ceux qui sciemment auront recele, en tout ou en partie, des choses enlevees, detournees ou obtenues a l'aide d'un crime ou d'un delit, seront punis comme complices de ce crime ou de ce delit. Le code penal de BaJe, bien que prevoyant a ses art. 107 et 138 des peines speciales pour le recel, n'en statue pas moins, a rart. 40, lequel figure dans sa partie generale, que les receleurs sont compris au nombre des complices du vol. 11 y aurait donc lieu, de ce chef dejil, a dMerer a la de- mande d'extradition du sieur Paeke. 2° En tout cas, aucun doute sur le bien-fonde de ceUe de- mande ne saurait subsister en presence de la pratique inau- guree par le Conseil federal en 1872, apropos d'un cas en- tierement semblable. Cette autorite, seule competente a ceUe epoque pour interpreter et appliquer le traite, a obtenu 1'extradition d'un individu condamne pour recel, a la condi- tion que la Suisse userait de reciprocite dans les cas aualo- gues. Acette occasion, le gouvernement francais a demande une declaration formelle dans ce sens, par le motif que dans certains pays le recel est considere comme un delit special et distinct, et que le traite du 9 J uillet- 1869 n'en fait pas men- tion. Le Conseil federal n'a point hesite alors a donner au gouvernement francais la declaration demandee, attendu que rart. f"r precite du dit traite prevoit I' extradition non seule- ment des auteurs des crimes et delits qu'il vise, mais encore des complices. (V. Feuille federale 1873 vol. II, p. 52, N° 2.) Cette interpretation, confirmee au moins tacitement par l'Assemblee federale, apparait comme l'expression de la vo- lonte des parties contractantes, et comme d'autant mieux jus- titiee qua le recel, - fait similaire pour lequel l'extradition est demandee, - est pu ni par le code pena] de Bale, pays auquella demande est adressee, et qu'il est ainsi satisfail a la condition posee par le dernier alinea de rart. 1 er susvise. Dans cette situation, et loutes les exigences formulees par le predit traite se trouvant d'ailleurs remplies en l'espece. aussi bien au point de vue de la forme dans laquelle la de-, :1 460 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. mande est convue, qu'a celui de la qualification de l'infraction visee, il y a lieu de dMerer a Ja requete de I'ambassade da France. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: L'extradition de Francis Packe, de Ruislip (AngJeterre), age de 47 ans, celibataire, sans profession, connu aussi sous les noms de Georges Duncan et de BartIett, actuellement de- tenu a BaIe, est accordee, conformement a I'art. 1 er du traite du 9 Juillet 1869 entre la Suisse et Ja France, ensuite de la demande de l'ambassade de ceUa derniere puissance en Suisse. B. CIVILRBCBTSPFLEGB ADMINISTRATION OB LA JUSTlCB CIVILE,Ir Heimatlosigkeit. - Heimatlosat.

76. Urt~eH,>.om 2. ~e&ember 1887 in @5ad)en ~unbe~tat~ gegen Ud unb steifin. A. ~m 2. 9l.ol>ember 1805 \Uurben burd) ba~ ~fatramt,>.on ~aro, stant.onß steffin, ~ranA 3.ofe~~ meglin unb ~r.oifi" meglitt, beibe I>.on ~(tfen, stanton~ Ud, getraut; in bem be· 3ftglid)en @Intrage im straubud)e \).on 1)aro 1ft I1emetft, bau bie 5trauung erfolgt fei « vistis omnibus requisitis» uno nad)bem bie mu~turienten wegen merwanbtfd)aft im ~\Ueiten @rabe ber ~onfanguineität \).on ber munAiatur in,ßuAern unO- beAftgltd) ber medünbung \)om I11fd)i)~id)eu sr.ommiffär ht m· t.orf am 10. :Oftober 1805 ~i~\)enß er~alten ~aben. ~uß ber @~e be~ ~ranA 30ie\)~' megHn unb ber ~l.oifia megUn (wdd)e beibe I>erft.orben finb) finb me~rere stinber ~er1)orgegangen,,>.on benen f.olgenbe (weil fie nod) leben ober mad)fommen ~inter" laffen ~aben) ~ier In ~etrad)t f.ommen:

1. ~ranA 30~ann ~ e tet meglin, geberen in ~ia1s1s.ogna (steffin) ben 12. IDlärA 1807, un"er~ehat~et, feit 1884 in @i)fd)enen \U.o~n~aft;

2. 3.ofe\)t;a IDlada ß.ouija 8leglin, geboren in mira·@am~ l1ar.ogn.o (stef~n) ben 21. ~uguft 1811, \Uo~n~aft in 3ntra (3ta!ien);

3. 30rep~ 3gna~ ~.ofiuß me gUn, geb.oren in mita,@am" l1arogno ben 13. 3uli 1815;