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B. Civilrechtspflege.
feiten~ he~ @igent~ümerß, wie haß merWaItungllregfement fk
\lerlangt, ~uerfe§en. :!)aß merwaltungllreglement wiff ja eben,.
haa binnen befUmmter fur3cr
~rlft hie
ID'lUitiirbe~ih:'oe bure{)
@ingabe her ffieflamattonen .barüber unterricf)tet werbe, nicf)t
ob ein t;'cf)aben \lerurfad)t worben fei, fonhern ob ein t;'cf)aben·
erfa§anf~rue{) gertenb gemacf)t werbe.
b. @ß tft aber im ~eitern in easu ~rinöi~tell eine @ntld)ä ..
bigung~~~irut ber ID'lHttär\.1erwaItung nad) § 279 eil. nid)t be-
grün'oet.;tlenn ber ftreitige @;cf)aben tft ieoenfallll nicf)t buret}
~ugfübrung miUtärifd)er ~norbnungen \.1eruriad)t Worben. ~enn
bie stlagel'artei meint,
o~ne bie mUitiitifd)e
~norbnung Der
.~antonnirung ber strnVl'en in @;mfee Wäre ber @;d)aben nid)t
entftanben unb beü~alb fei 'oer stauial3ufammen~ang ~wifd)e1t
bem @;d)aben unb einer militärifcf)en IHnorbnung gegeben, 10
fann bie~ nid)t a{~ rid)tig anerfannt Werben. iJlicf)t leber an-
lä[llicf) ber ~ugfü~rung einer mHitär\fd)en~norbnung einge-
tretene @;ct;aben, \Veld)er o~ne biefe ntd)t eingetreten wäre, fann
allS burd) Diefetbe \.1erurfad)t betracf)tet werben;
\.1teIme~r be~
fte~t ein staufal3ufammen~ang im iuriftifd)en @;inne bann nid)t,.
\Venn bfr @;d)aben nid)t bie birette ~irfung ber militärifd;e1t
?U:norbnung unb iE)rer ~ugfii~rung war, fonbem Durd) feIbftän~
bige ID'littelurfad)en
~erbeigefüE)rt wmbe, follte aud) ~a~ ~irf~
famwerben bieter ID'llttelurfacf)en 'ourd) 'oie militärifd)e ~norb~
nung erft ermögIicf)t worben fein. t;'o Wirb ~. m. fein ßweiTe!
oari't6er ob\uarten fönnen, bau ein \.1on einem @;olbaten im
;Quartier begangener :!)iebfta~l ober ID'lorb u. bergl. nid}t a[~
~irfung ber @inquartirung be~eid)net \Verben tann, Wenn auet}
bie mege~ung beß mer6red;en~ burd) 'oie @inqllartirung ermög~
lid)t \Vurbe. @in
staufaI~ufammen~ang im ffied;tllfinne befte~t
nur bann, Wenn ber @;d}aben birett burd) bienftHd;e, aum
ßmecre ber ~u~fMrung mHitärifd)er ~norbnungen unternom,
mene ~anblungen \.10n ID'lHitä!l'erfonen \.1erurfad)t wurbe, wobet
bann allerbing~ barauf, ob bie betreffenben ~anblungen eine
ricf)tige
~u~fü~rung. ber gege6enen mefeT,le entbielten ober
nid)t, fein @e\uid)t \Virb gelegt Werben bürfen. ~enn nun in
easu 'oie tl)at[ äd)Itcf)e :l)arftellung ber stlage.\'artei ber
@nt~·
fd}eibung ~u @runbe gelegt wil'b, fo ift Hat, ban ber @;d)aben
VI. Ci vilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, ete. N° 10'1.
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l)ier nid)t burd) bien~nd)e ~anblungen in ?U:u~fü~rung gegebener
mefe~Ie, fonbern burd) freie, millfürHd}e ~anl)lungen einAeIner
@;olbaten (Da~ nid)t nur nicf)t befoblene, fonbern fid) offenbar
al~ reg{ement~wibrigen Unfug quaHfi3irenbe ~erfen bon @;trofp
bünbeln,
f.\'e~iell burd) ben strainfolbaten ~orrobi) T,er6eigefül)rt
\Vutbe. iJlimmt man tlagegen, morauf ber mefiagte a6ftellelt
~u wollen fcf)elnt, an, ber ~all ber $e±toleumlam.\'e fei Durd)
eine nid)t ermittelte Uriacf)e (urf.\'rünlllid) mangel~llfte mefelli,
gung u. f. w.) ~erbeigefü~rt worben, fo Hegt ein bloß geIe pute, dans la seance du Grand Conseil du 20 Novembre
» 1884, concernant l'activile deployee par !'ingenieur can-
» tonal;
)} Vu l'enquete administrative ouverte concernant ce fonc-
» tionnaire;
» Entendu le Departement des Travaux publics;
VI. CiviJstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N° 101.
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» Considerant qu'il resulte des renseignements nouveaux
:» qui sont parvenus au Conseil d'Etat, que le citoyen Henri
» Ladame a cause un prejudice a I'Etat de Neuchatel par sa
) maniere de concevoir et d'executer les travaux dont il
:» etait charge; que c'est notamment le cas POUf la correction
» superieure des eaux du Jura, dont il a ete l'ingenieur en
}) chef; que les erreurs commises par lui au sujet de l'acqui-
» sition de deux elevateurs, qui n'ont ete d'aueune utilite, et
') au sujet du ealeul du eube des moles, sont evidentes et
» ont eu pour effet d'augmenter d'une maniere considerable
» les frais de cette entreprise; qll'il en a ete de meme pour
») divers travaux exeeutes dans le canton, en particulier pour
}) la route des Cotes du Doubs et pour la Basse-Reuse;
}) Considt'lrant que le citoyen Henri Ladame a viole a diver-
» ses reprises les regles de la subordination hierarehique en-
}) vers son chef, Ie Conseiller d'Etat charge du Departement
» des Travaux publies, et qu'i1 a empiete sans droit sur ses
» attributions eonstitutionnelles et legales; que, par exem-
}) pIe, il s'est permis, sans l'autorisation de son chef et sans
» encheres publiques, de vendre plusieurs arbres bordant Ia
:).) route cantonale a Motiers, pour une somme bien inferieure
» a leur valeur;
» Considerant que, dans ces cireonstances, Ie citoyen Henri
» Ladame a perdu Ia confiance du Conseil d'Etat, comme il
}) s'est aliene eelle du public par les eonflits ineessants qu'il
j) a suscites, en sorte qu'il ne saurait continner a rempIir
}) Je poste qu'il occupe; qu'invite a de reiterees fois a don-
}) ner sa demission, il s'y est formellement refuse;
» Arrete:
» Le citoyen Henri Ladame est revoque des fonctions d'in-
) genieur cantonaJ.
}) Donne sous le sceau de la Chancellerie cl'Etat a Neu-
» chatel, le sept A vril mil hoit cent quatre-vingt-cinq (7 avril
}) 1885).
» Au nom du Conseil d'Etat :
}) Le president,
}) Signe: CORNAZ.
Le secretaire,
Signe: GEORGE GUILLAUME.»
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B, Civilrechtsptlege.
Dans son numero du 9 Avril '1885, la Feuille o{ficielle neu-
chateloise annonca que dans la seance du 7 Avril, Je Conseil
d'Etat avait revoque, a la suite d'une enquete administrative ..
]e citoyen Henri Ladame des fonctions d'ingenieur cantonal
et nomme a sa place le citoyen Antoine Hotz.
Par demande du 6l\-lai 1885, H. Ladame conclut ä ce qu'il
plaise an Tribunal federal prononcer que I'Etat de Neu-
chatel est son debiteur de la somme de dix mille francs, mo-
deration de justice reservee, a tÜre de dommages-interets,
pour le prejudice qui lui a ete cause par sa revocation injus-
tifiee de ses fonctions d'ingenieur cantonal neuchatelois, avec
interet au ö % des le depot de la demande.
A l'appui de cette conclusion, le demaQdeur fait valoir, en
resume, ce qui suit :
n existe entre l'Etat de Neuchatel et Henri Ladame un con-
trat bilateral de louage de services dont la duree s'etend
jusqu'au 16 Juin 1886; les articles 338 et 349 du code des
obligations Iui sont applicables, puisque son dernier renou-
vellement a eu lieu en Juin 1883, et que la loi cantonale' ne
cootient aucune disposition sur Ja revocation des fonction-
naires de l'Etat.
C'est rart. 346 C. O. qui prevoit le cas en question, mais
cet article n'est pas applicable a I'espece, car:
a) Les reprocbes adresses ä Ladame, en ce qui a trait a
la correction des eaux du Jura, sont sans fondement, d'ail-
leurs ils ont trait a, des actes anterieurs aux fonctions du
demandeur comme ingenieur cantonal;
b) En ce qui concerne la route des Cotes du Doubs, les
plans en etaient deja faits elles travaux en cours d'execu-
tion lors de l'entree en fonctions de Ladame. On s'apen;ut
plus tard que le devis primitif presentait une Iacune volontaire
de 94'7 metres de longueur dans le but evident de reduire
d'autaot le cout presume lors de la demande de credit. De-
puis son entree en fonctions, Ladame apporta une heureuse
modification au' trace, en supprimant deux lacets, ce qui
produisit une economie considerable et une diminution de
parcours; ceUe route est d'ailleurs etablie avec le plus grand
soin;
,
VI. Clvilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N° 101.
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c) Les travaux de la Basse-Reuse sont de simples travaux
{f'e~tretien executes pendant une serie d'annees, pour Ia pro-
tectlOn des berges; ils ont ete visiles et approuves a reite-
n3es fois par les chefs successifs du Departement des Tra-
vaux publies;
d) Le reproche d'insubordination et d'empietement sur les
attributions . du chef. du Departement n'est pas plns fonde;
Ladame aValt le drOlt de vendre les peupliers dont il s'agit,
"t ceUe vente a en lieu a un prix correspondant a leur va-
leur. Le demandenr a d'ailleurs toujours entretenu les meil-
!eurs rapports personneis avec le chef de son Departement;
Il a toujours rempli ses devoirs et ne peut avoir perdu 1a
confiance du Conseil d'Etat par des fautes commises dans
I'exercice de ses fonctions. Il est possible qu'en soutenant
-energiquement les inteft3ts de)'Etat contre ceux des commu-
nes et des particnliers, Ladame ait suscite contre lui quel-
.ques rancunes qui se sont fait jour dans l'interpellation du
depute Ducommun, mais c'etait 1a son devoir, et celui du
Conseil d'Etat aurait ete de couvrir et de dMendre le fonc-
tionnaire qui s'etait attire des inimities en Iuttant pour les
interets de I'Etat.
Ladame ne peut pas demander d'etre reinteare dans ses
fonctions, mais l'art. 346 C. 0., ainsi que I es'" art. HO et
suivants, 50 et suivants du meme code, lui accordent un
droit ades dommages-interets.
A cet egard il y a lien de remarquer, d'une part, que La-
{fame a ete prive du jour au lendemain de son poste et de son
traitement, et qu'il lui faudra du temps pour retrouver uue
posit.ion comme ingenieur, et, d'autre'part, qu'un prejudice
conslderable a ete cause a I'honneur et a la reputation du
demandeur par sa revocation injustifiee, attendu qu'une me-
sure aussi grave n'a jamais ete prise que dans des cas d'im-
moralite et en particulier de concussion ou d'incapacite
notoire.
'Dans sa replique, Ladame fait enCQre observer que si
r~tat s'etait borne,a le revoquer sans alleguer et rendre pu-
bhques d~s accusatlOns aussi graves que celles qu'il a portees
contre Im, la seule disposition applicable serait celle de I' ar-
70'4
B. Civilrechtsptlege.
ticle 346 C. O. Mais I'Etat est alle plus loin : il allegue faus-
sement des faits graves a la charge du demandeur (incapa-
eite, prejudice cause a I'Etat par des erreurs de calcul et par
des etudes insuffisantes). De pareilles accusations consti-
tuent a la charge de l'Etal un veritable quasi-delit, une faute
grave, une atteinte a l'honneur de Ladame, et ce dommage-
doit etre repare a teneur des art. 50 e1 suivants C. O.
Le Conseil d'Etat de Neuchätel a conclu en premiere ligne
a ce que le Tribunal federal se declare incompetent POUF
statuer sur la demande de Ladame, et, subsidiairement.
ecarter comme non justifiees les conclusions du dit deman-
deur.
Le dMendeur s'appuie, en fait, sur les considerations ci-
apres:
La derniere confirmation de Ladame ne fixe aucune duree
a ses fonctions.
Les reproches adresses a H. Ladame portent essentielle-
ment sur les points suivants :
fO En ce qui concerne la correction des eaux du Jura: .
a) La conslruction du pont de Thiete. -
Le tablier du
pont a ete place a un metre au moins trop haut. Il en est
resulte une surelevation correspondante de la route et des
indemnites a payer aux proprietaires riverains;
b) Achat de deux elevateurs qui, devises par Ladame a
80000 fr., ont coute en realite i33539 fr. 40 c. Ils n'ont
jamais pu fonctionner utilement, vu la nature du terrain. n
en est resulte une perte considerable qui aurait pu etre evi-
tee si Ladame avait mieux etudie la question;
c) Moles de la Broie et de la Thiete. -
Ils devaient com-
prendre, d'aprils les calculs de Ladame, 2 ~OO 000 pieds
cubes; or, quoique leur longueur ait ete diminuee de plus
d'un quart, I'entrepreneur a reclame le prix d'une fourni-
ture de plus de 4 000 000 de pieds cubes, chiffre qui fut ad-
mis par Ladame. L'entreprise fut entrai.nee par la dans un
proces qu'elle a p-erdu en partie. Les moles ont coüte 500000
francs de plus que ne ]e prevoyait le devis primitif. Cette perte
. aurait pu etre evitee si les devis avaient ete mieux etudies
et la convention avec L'entrepreneur Ritter mieux redigee;
VI. Civilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N0 101.
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d) Enfin Ladame cherchait continuellement a s'affranchir
du contröle de la commission intercantonale et il en est re-
suite une augmentation de depense et des fauK frais; La-
dame s'est d'ailleurs aliene tous les membres de la Commis-
sion appeles a avoirdes rapports avec lui.
2° Comme ingenieur cantonal, Ladame a ete charge de
divers travaux qui, par suite d'erreurs de calcul ou d'etudes
insuffisantes, ont occasionne a I'Etat des depenses beaucoup
trop considerables, entre autres :
a) La route des Cotes du Doubs, dont le devis primitif
etait de 420000 fr., a occasionne une depense effective de
594546 fr. 06 c., non compris le ponl de Biaufond, dont
la depense a ete de i 1432 fr. 70 c:
Ensuite d'eboulements, un mur de soutenement conside-
rable dut etre refait. L'ingenieur cantonal voulait mettre les
frais de reconstruction a la charge des entrepreneurs, mais
ceux-ci s'y refuserent en pretendantque l'eboulement etait
du a de faux calculs de l'ingenieur. Un tribunal arbitral fut
. constitue, et par jugement du 28 aou! 1877, il donna raison
aux entrepreneurs et condamna l'Etat de Neuchatel a suppor-
ter tous les frais de reconstruction de l'ouvrage.
b) Le Grand Conseil ayant decide de prolonger la butte de
tir de la place d'armes de Colombier, !'ingenieur cantonal,
fut charge de faire executer ces travaux; il les confia a la
Societe technique de Neuchitel. Lorsque celle-ci reclama le
paiement de son compte, se montant a t7 OB fr., l'ingenieur
cantonal en biffa plusieurs postes et n'admit la note que
pour f4 040 fr. 52 c. La difficulte fut soumise a un tribunal
arbitral qui, a la date du H Mai 1880, admit, a quelques
francs pres, les reclamations des entrepreneurs. Ce proces
aurait pu etre evüe, si Ladame avait calcuIe plus exactement
le cube des travaux executes.
c) EIl 1881 et 1882, l'ingenieur cantonaL fut charge d'exe-
cuter divers travaux de dMense dans la Reuse inferieure, du
pont de Cortaillod au lac. Ces travaux ont occasionne une
depense de 7 a 8000 fr. et n'ont eu aucun resultat utile .
d) Ladame avait ete charge en meme temps d'etudier un
projet de correetion de la riviere. Ce projet a ete etabli, mais-
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B. Civilrechtspflege.
eet ingenieur, au lieu de s'informer aupres de personnes
competentes de ce qu'il avait a faire, a donne a son projet
des proportions tellement couteuses, qu'il n'a pas pu meme
etre soumis au Grand Conseil, et la consequence de ce re-
tard a e!.e une destruction plus considerabJe des berges de Ja
riviere et des reclamations importantes formulees par les
proprietaires riverains, ce qui eftt pu etre evite moyennant
un peu de sens pratique et de travaiJ.
e) Ladame avait, vis-a-vis du chef du Departement, des
allures teiles qu'il a du etre rappele plusieurs fois a l'ordre
par son chef. II cherchait a se rendre independant; tantöt
il faisait des depenses depassant le budget, tantöt iI s'absen-
tait sans dire ou il allaH, tantöt il convoquait un tribunal
arbitral sans aviser son chef, ce qui empeehait eeJui-ci d'as-
sister aux seanees.
f) Sa maniere d'etre vis-a-vis des entrepreneurs, des ou-
vriers et du publie en general etait telle qu'elle provoquait
.a chaque instant des diffieultes et des reclamatiolls auxquel-
les Je Departement avait arepondre. .
g) La commission des eomptes de 1884 constata que dans
Je courant de luillet de la meme annee, Ladame avait vendu
a 1\1. Dromard, a J\ ie @ifen.
,
VI. Civilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. No tO'll.
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flba~ltgefellld)aft ift 'Oon ber @ntricqtung aller unb leber stan.
fltonal"
?Beöirf~. unb @emeinbefteuer befreit.
~iefe ?Befreiung
11 finbet je'ood) auf @ebiiuHd)feiten unb Eiegen ld)aften, Uleld)e
~,licq,
o~ne eine unmittelbare unb
not~",enbige ?Be~ie~ung ~u
,Iber @ill'nba~n ~u ~aben, in ilem @igentf)um ber @efellfd)aft
"befinben mi.h1}ten, feine lUnUlenbuug, unb ebenfo unterliegen
f,bie im stanton Ud
Ulo~neuben lUngeftetlten ber @efellfd)aft
I' ber gteid)en
@;teuer.p~id)t, Ulie bie übrigen @inUlof)ner beg
"stantou~./I,Sur,Seit ber @rtf)eHung iliefer stonöeffion 6e30g
ber stanton Ud nocq feine biretten @;taat~fteuer; eine lo1d)e
wurbe erft burd) ein uon 'oer Eanbggemein'oe am 6 . .3UU1 1875
om
27 • .3uni 1869. ?Bei ?Beratf)ung be~ ?Bubget~ unb ~eftfe6ung
ile~ Gteuerbetrageg für
'oa~ 3af)r 1881 nun aber faate 'oie
~an'o~gemeinbe am 2. IDlai 1880 auf einen
au~ if)rer IDlitte
geftellten lUntrag ben ?Bejd)lun:,,@g jei ber
~ortbeAug ber
flbi~f)erigen
stanton~fteuer nad) IDlaügabe beg
@;teuergefe~e~
,,\)om 6. mracqmonat 1875 mit lUu~naf)me je'oocq non lUrt. 12
1,beffeIben betreffeub @;teuerbefreiung 'oer @ottf)ar'oba~ngefellfcQaft,
f,Ulelcqer 3u ftreid)en ift, aucq für bag fünffige 3af)r 1881 be.
IIUlitligL/1 @eftü6t auf biefen Eani>~gemeiubebeld)lufi übermit.
teIte
ba~
stanton~fäc'felamt ber
@ottf)arbbaf)ubireftion ein
@;teuerformular Aur lUugfülluug. 1:lie
@ott~ar'oI;af)ubireftion
tdlärte inbeÜ am 9. 3uui 1880, baa lie geftü§t auf ~rt. 8
if)rer ston~eHion @;teuerfrei~eit 6eanf.\)rud)e unb eine @;teuer.
l'~icqt nur in ?Betreff 'oer nad) 'oer stonaeilion nou 'oer @;teul!r·
frei~eU auggefd)loffeuen Eiegenfd)aftenunb @ebäulid}feiten an·
tdenne. 1:lie @ott~arbba~ngefellfd)aft Ulur'oe benn aucq Ulirflid}
feit~er nur in ?Betreff fold)er Eiegenfcbaften im stanton Uri ~Ut
mefteuerung t~atfäcqlicq ~erangesogen. :!lagegen beauftragte ber
megierung~ratf) beg stantong Ud 'oie @;taatganUlcdtfcqaft
~u
wieber~olten IDlalen, bie nötf)igen red)tHcqeu @;cqritte gegen bie
@llttf)atbba~llgeiellfd)aft eiu3uleiteu, um ben EanDggemeinoebe~
fcqluU \)om 2. IDlai 1880 aUf lUnerfennu}!g AU bringen.
B. IDlit stfagelcqrift \lom 10./28. IDlai 1885 fteffte in ~olge
neffen 'oie
@;taat~anUlaltlcqaft "im lUuftrage ber)tU. megie::;
tun!'! \)on Uri, ~anbelnb 9lamen~ ber Ql'Qen
Ean'o~gemeinDe/l