opencaselaw.ch

12_I_697

BGE 12 I 697

Bundesgericht (BGE) · 1886-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

696

B. Civilrechtspflege.

feiten~ he~ @igent~ümerß, wie haß merWaItungllregfement fk

\lerlangt, ~uerfe§en. :!)aß merwaltungllreglement wiff ja eben,.

haa binnen befUmmter fur3cr

~rlft hie

ID'lUitiirbe~ih:'oe bure{)

@ingabe her ffieflamattonen .barüber unterricf)tet werbe, nicf)t

ob ein t;'cf)aben \lerurfad)t worben fei, fonhern ob ein t;'cf)aben·

erfa§anf~rue{) gertenb gemacf)t werbe.

b. @ß tft aber im ~eitern in easu ~rinöi~tell eine @ntld)ä ..

bigung~~~irut ber ID'lHttär\.1erwaItung nad) § 279 eil. nid)t be-

grün'oet.;tlenn ber ftreitige @;cf)aben tft ieoenfallll nicf)t buret}

~ugfübrung miUtärifd)er ~norbnungen \.1eruriad)t Worben. ~enn

bie stlagel'artei meint,

o~ne bie mUitiitifd)e

~norbnung Der

.~antonnirung ber strnVl'en in @;mfee Wäre ber @;d)aben nid)t

entftanben unb beü~alb fei 'oer stauial3ufammen~ang ~wifd)e1t

bem @;d)aben unb einer militärifcf)en IHnorbnung gegeben, 10

fann bie~ nid)t a{~ rid)tig anerfannt Werben. iJlicf)t leber an-

lä[llicf) ber ~ugfü~rung einer mHitär\fd)en~norbnung einge-

tretene @;ct;aben, \Veld)er o~ne biefe ntd)t eingetreten wäre, fann

allS burd) Diefetbe \.1erurfad)t betracf)tet werben;

\.1teIme~r be~

fte~t ein staufal3ufammen~ang im iuriftifd)en @;inne bann nid)t,.

\Venn bfr @;d)aben nid)t bie birette ~irfung ber militärifd;e1t

?U:norbnung unb iE)rer ~ugfii~rung war, fonbem Durd) feIbftän~

bige ID'littelurfad)en

~erbeigefüE)rt wmbe, follte aud) ~a~ ~irf~

famwerben bieter ID'llttelurfacf)en 'ourd) 'oie militärifd)e ~norb~

nung erft ermögIicf)t worben fein. t;'o Wirb ~. m. fein ßweiTe!

oari't6er ob\uarten fönnen, bau ein \.1on einem @;olbaten im

;Quartier begangener :!)iebfta~l ober ID'lorb u. bergl. nid}t a[~

~irfung ber @inquartirung be~eid)net \Verben tann, Wenn auet}

bie mege~ung beß mer6red;en~ burd) 'oie @inqllartirung ermög~

lid)t \Vurbe. @in

staufaI~ufammen~ang im ffied;tllfinne befte~t

nur bann, Wenn ber @;d}aben birett burd) bienftHd;e, aum

ßmecre ber ~u~fMrung mHitärifd)er ~norbnungen unternom,

mene ~anblungen \.10n ID'lHitä!l'erfonen \.1erurfad)t wurbe, wobet

bann allerbing~ barauf, ob bie betreffenben ~anblungen eine

ricf)tige

~u~fü~rung. ber gege6enen mefeT,le entbielten ober

nid)t, fein @e\uid)t \Virb gelegt Werben bürfen. ~enn nun in

easu 'oie tl)at[ äd)Itcf)e :l)arftellung ber stlage.\'artei ber

@nt~·

fd}eibung ~u @runbe gelegt wil'b, fo ift Hat, ban ber @;d)aben

VI. Ci vilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, ete. N° 10'1.

697

l)ier nid)t burd) bien~nd)e ~anblungen in ?U:u~fü~rung gegebener

mefe~Ie, fonbern burd) freie, millfürHd}e ~anl)lungen einAeIner

@;olbaten (Da~ nid)t nur nicf)t befoblene, fonbern fid) offenbar

al~ reg{ement~wibrigen Unfug quaHfi3irenbe ~erfen bon @;trofp

bünbeln,

f.\'e~iell burd) ben strainfolbaten ~orrobi) T,er6eigefül)rt

\Vutbe. iJlimmt man tlagegen, morauf ber mefiagte a6ftellelt

~u wollen fcf)elnt, an, ber ~all ber $e±toleumlam.\'e fei Durd)

eine nid)t ermittelte Uriacf)e (urf.\'rünlllid) mangel~llfte mefelli,

gung u. f. w.) ~erbeigefü~rt worben, fo Hegt ein bloß geIe pute, dans la seance du Grand Conseil du 20 Novembre

» 1884, concernant l'activile deployee par !'ingenieur can-

» tonal;

)} Vu l'enquete administrative ouverte concernant ce fonc-

» tionnaire;

» Entendu le Departement des Travaux publics;

VI. CiviJstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N° 101.

699

» Considerant qu'il resulte des renseignements nouveaux

:» qui sont parvenus au Conseil d'Etat, que le citoyen Henri

» Ladame a cause un prejudice a I'Etat de Neuchatel par sa

) maniere de concevoir et d'executer les travaux dont il

:» etait charge; que c'est notamment le cas POUf la correction

» superieure des eaux du Jura, dont il a ete l'ingenieur en

}) chef; que les erreurs commises par lui au sujet de l'acqui-

» sition de deux elevateurs, qui n'ont ete d'aueune utilite, et

') au sujet du ealeul du eube des moles, sont evidentes et

» ont eu pour effet d'augmenter d'une maniere considerable

» les frais de cette entreprise; qll'il en a ete de meme pour

») divers travaux exeeutes dans le canton, en particulier pour

}) la route des Cotes du Doubs et pour la Basse-Reuse;

}) Considt'lrant que le citoyen Henri Ladame a viole a diver-

» ses reprises les regles de la subordination hierarehique en-

}) vers son chef, Ie Conseiller d'Etat charge du Departement

» des Travaux publies, et qu'i1 a empiete sans droit sur ses

» attributions eonstitutionnelles et legales; que, par exem-

}) pIe, il s'est permis, sans l'autorisation de son chef et sans

» encheres publiques, de vendre plusieurs arbres bordant Ia

:).) route cantonale a Motiers, pour une somme bien inferieure

» a leur valeur;

» Considerant que, dans ces cireonstances, Ie citoyen Henri

» Ladame a perdu Ia confiance du Conseil d'Etat, comme il

}) s'est aliene eelle du public par les eonflits ineessants qu'il

j) a suscites, en sorte qu'il ne saurait continner a rempIir

}) Je poste qu'il occupe; qu'invite a de reiterees fois a don-

}) ner sa demission, il s'y est formellement refuse;

» Arrete:

» Le citoyen Henri Ladame est revoque des fonctions d'in-

) genieur cantonaJ.

}) Donne sous le sceau de la Chancellerie cl'Etat a Neu-

» chatel, le sept A vril mil hoit cent quatre-vingt-cinq (7 avril

}) 1885).

» Au nom du Conseil d'Etat :

}) Le president,

}) Signe: CORNAZ.

Le secretaire,

Signe: GEORGE GUILLAUME.»

700

B, Civilrechtsptlege.

Dans son numero du 9 Avril '1885, la Feuille o{ficielle neu-

chateloise annonca que dans la seance du 7 Avril, Je Conseil

d'Etat avait revoque, a la suite d'une enquete administrative ..

]e citoyen Henri Ladame des fonctions d'ingenieur cantonal

et nomme a sa place le citoyen Antoine Hotz.

Par demande du 6l\-lai 1885, H. Ladame conclut ä ce qu'il

plaise an Tribunal federal prononcer que I'Etat de Neu-

chatel est son debiteur de la somme de dix mille francs, mo-

deration de justice reservee, a tÜre de dommages-interets,

pour le prejudice qui lui a ete cause par sa revocation injus-

tifiee de ses fonctions d'ingenieur cantonal neuchatelois, avec

interet au ö % des le depot de la demande.

A l'appui de cette conclusion, le demaQdeur fait valoir, en

resume, ce qui suit :

n existe entre l'Etat de Neuchatel et Henri Ladame un con-

trat bilateral de louage de services dont la duree s'etend

jusqu'au 16 Juin 1886; les articles 338 et 349 du code des

obligations Iui sont applicables, puisque son dernier renou-

vellement a eu lieu en Juin 1883, et que la loi cantonale' ne

cootient aucune disposition sur Ja revocation des fonction-

naires de l'Etat.

C'est rart. 346 C. O. qui prevoit le cas en question, mais

cet article n'est pas applicable a I'espece, car:

a) Les reprocbes adresses ä Ladame, en ce qui a trait a

la correction des eaux du Jura, sont sans fondement, d'ail-

leurs ils ont trait a, des actes anterieurs aux fonctions du

demandeur comme ingenieur cantonal;

b) En ce qui concerne la route des Cotes du Doubs, les

plans en etaient deja faits elles travaux en cours d'execu-

tion lors de l'entree en fonctions de Ladame. On s'apen;ut

plus tard que le devis primitif presentait une Iacune volontaire

de 94'7 metres de longueur dans le but evident de reduire

d'autaot le cout presume lors de la demande de credit. De-

puis son entree en fonctions, Ladame apporta une heureuse

modification au' trace, en supprimant deux lacets, ce qui

produisit une economie considerable et une diminution de

parcours; ceUe route est d'ailleurs etablie avec le plus grand

soin;

,

VI. Clvilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N° 101.

701

c) Les travaux de la Basse-Reuse sont de simples travaux

{f'e~tretien executes pendant une serie d'annees, pour Ia pro-

tectlOn des berges; ils ont ete visiles et approuves a reite-

n3es fois par les chefs successifs du Departement des Tra-

vaux publies;

d) Le reproche d'insubordination et d'empietement sur les

attributions . du chef. du Departement n'est pas plns fonde;

Ladame aValt le drOlt de vendre les peupliers dont il s'agit,

"t ceUe vente a en lieu a un prix correspondant a leur va-

leur. Le demandenr a d'ailleurs toujours entretenu les meil-

!eurs rapports personneis avec le chef de son Departement;

Il a toujours rempli ses devoirs et ne peut avoir perdu 1a

confiance du Conseil d'Etat par des fautes commises dans

I'exercice de ses fonctions. Il est possible qu'en soutenant

-energiquement les inteft3ts de)'Etat contre ceux des commu-

nes et des particnliers, Ladame ait suscite contre lui quel-

.ques rancunes qui se sont fait jour dans l'interpellation du

depute Ducommun, mais c'etait 1a son devoir, et celui du

Conseil d'Etat aurait ete de couvrir et de dMendre le fonc-

tionnaire qui s'etait attire des inimities en Iuttant pour les

interets de I'Etat.

Ladame ne peut pas demander d'etre reinteare dans ses

fonctions, mais l'art. 346 C. 0., ainsi que I es'" art. HO et

suivants, 50 et suivants du meme code, lui accordent un

droit ades dommages-interets.

A cet egard il y a lien de remarquer, d'une part, que La-

{fame a ete prive du jour au lendemain de son poste et de son

traitement, et qu'il lui faudra du temps pour retrouver uue

posit.ion comme ingenieur, et, d'autre'part, qu'un prejudice

conslderable a ete cause a I'honneur et a la reputation du

demandeur par sa revocation injustifiee, attendu qu'une me-

sure aussi grave n'a jamais ete prise que dans des cas d'im-

moralite et en particulier de concussion ou d'incapacite

notoire.

'Dans sa replique, Ladame fait enCQre observer que si

r~tat s'etait borne,a le revoquer sans alleguer et rendre pu-

bhques d~s accusatlOns aussi graves que celles qu'il a portees

contre Im, la seule disposition applicable serait celle de I' ar-

70'4

B. Civilrechtsptlege.

ticle 346 C. O. Mais I'Etat est alle plus loin : il allegue faus-

sement des faits graves a la charge du demandeur (incapa-

eite, prejudice cause a I'Etat par des erreurs de calcul et par

des etudes insuffisantes). De pareilles accusations consti-

tuent a la charge de l'Etal un veritable quasi-delit, une faute

grave, une atteinte a l'honneur de Ladame, et ce dommage-

doit etre repare a teneur des art. 50 e1 suivants C. O.

Le Conseil d'Etat de Neuchätel a conclu en premiere ligne

a ce que le Tribunal federal se declare incompetent POUF

statuer sur la demande de Ladame, et, subsidiairement.

ecarter comme non justifiees les conclusions du dit deman-

deur.

Le dMendeur s'appuie, en fait, sur les considerations ci-

apres:

La derniere confirmation de Ladame ne fixe aucune duree

a ses fonctions.

Les reproches adresses a H. Ladame portent essentielle-

ment sur les points suivants :

fO En ce qui concerne la correction des eaux du Jura: .

a) La conslruction du pont de Thiete. -

Le tablier du

pont a ete place a un metre au moins trop haut. Il en est

resulte une surelevation correspondante de la route et des

indemnites a payer aux proprietaires riverains;

b) Achat de deux elevateurs qui, devises par Ladame a

80000 fr., ont coute en realite i33539 fr. 40 c. Ils n'ont

jamais pu fonctionner utilement, vu la nature du terrain. n

en est resulte une perte considerable qui aurait pu etre evi-

tee si Ladame avait mieux etudie la question;

c) Moles de la Broie et de la Thiete. -

Ils devaient com-

prendre, d'aprils les calculs de Ladame, 2 ~OO 000 pieds

cubes; or, quoique leur longueur ait ete diminuee de plus

d'un quart, I'entrepreneur a reclame le prix d'une fourni-

ture de plus de 4 000 000 de pieds cubes, chiffre qui fut ad-

mis par Ladame. L'entreprise fut entrai.nee par la dans un

proces qu'elle a p-erdu en partie. Les moles ont coüte 500000

francs de plus que ne ]e prevoyait le devis primitif. Cette perte

. aurait pu etre evitee si les devis avaient ete mieux etudies

et la convention avec L'entrepreneur Ritter mieux redigee;

VI. Civilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. N0 101.

703

d) Enfin Ladame cherchait continuellement a s'affranchir

du contröle de la commission intercantonale et il en est re-

suite une augmentation de depense et des fauK frais; La-

dame s'est d'ailleurs aliene tous les membres de la Commis-

sion appeles a avoirdes rapports avec lui.

2° Comme ingenieur cantonal, Ladame a ete charge de

divers travaux qui, par suite d'erreurs de calcul ou d'etudes

insuffisantes, ont occasionne a I'Etat des depenses beaucoup

trop considerables, entre autres :

a) La route des Cotes du Doubs, dont le devis primitif

etait de 420000 fr., a occasionne une depense effective de

594546 fr. 06 c., non compris le ponl de Biaufond, dont

la depense a ete de i 1432 fr. 70 c:

Ensuite d'eboulements, un mur de soutenement conside-

rable dut etre refait. L'ingenieur cantonal voulait mettre les

frais de reconstruction a la charge des entrepreneurs, mais

ceux-ci s'y refuserent en pretendantque l'eboulement etait

du a de faux calculs de l'ingenieur. Un tribunal arbitral fut

. constitue, et par jugement du 28 aou! 1877, il donna raison

aux entrepreneurs et condamna l'Etat de Neuchatel a suppor-

ter tous les frais de reconstruction de l'ouvrage.

b) Le Grand Conseil ayant decide de prolonger la butte de

tir de la place d'armes de Colombier, !'ingenieur cantonal,

fut charge de faire executer ces travaux; il les confia a la

Societe technique de Neuchitel. Lorsque celle-ci reclama le

paiement de son compte, se montant a t7 OB fr., l'ingenieur

cantonal en biffa plusieurs postes et n'admit la note que

pour f4 040 fr. 52 c. La difficulte fut soumise a un tribunal

arbitral qui, a la date du H Mai 1880, admit, a quelques

francs pres, les reclamations des entrepreneurs. Ce proces

aurait pu etre evüe, si Ladame avait calcuIe plus exactement

le cube des travaux executes.

c) EIl 1881 et 1882, l'ingenieur cantonaL fut charge d'exe-

cuter divers travaux de dMense dans la Reuse inferieure, du

pont de Cortaillod au lac. Ces travaux ont occasionne une

depense de 7 a 8000 fr. et n'ont eu aucun resultat utile .

d) Ladame avait ete charge en meme temps d'etudier un

projet de correetion de la riviere. Ce projet a ete etabli, mais-

704

B. Civilrechtspflege.

eet ingenieur, au lieu de s'informer aupres de personnes

competentes de ce qu'il avait a faire, a donne a son projet

des proportions tellement couteuses, qu'il n'a pas pu meme

etre soumis au Grand Conseil, et la consequence de ce re-

tard a e!.e une destruction plus considerabJe des berges de Ja

riviere et des reclamations importantes formulees par les

proprietaires riverains, ce qui eftt pu etre evite moyennant

un peu de sens pratique et de travaiJ.

e) Ladame avait, vis-a-vis du chef du Departement, des

allures teiles qu'il a du etre rappele plusieurs fois a l'ordre

par son chef. II cherchait a se rendre independant; tantöt

il faisait des depenses depassant le budget, tantöt iI s'absen-

tait sans dire ou il allaH, tantöt il convoquait un tribunal

arbitral sans aviser son chef, ce qui empeehait eeJui-ci d'as-

sister aux seanees.

f) Sa maniere d'etre vis-a-vis des entrepreneurs, des ou-

vriers et du publie en general etait telle qu'elle provoquait

.a chaque instant des diffieultes et des reclamatiolls auxquel-

les Je Departement avait arepondre. .

g) La commission des eomptes de 1884 constata que dans

Je courant de luillet de la meme annee, Ladame avait vendu

a 1\1. Dromard, a J\ ie @ifen.

,

VI. Civilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, etc. No tO'll.

715

flba~ltgefellld)aft ift 'Oon ber @ntricqtung aller unb leber stan.

fltonal"

?Beöirf~. unb @emeinbefteuer befreit.

~iefe ?Befreiung

11 finbet je'ood) auf @ebiiuHd)feiten unb Eiegen ld)aften, Uleld)e

~,licq,

o~ne eine unmittelbare unb

not~",enbige ?Be~ie~ung ~u

,Iber @ill'nba~n ~u ~aben, in ilem @igentf)um ber @efellfd)aft

"befinben mi.h1}ten, feine lUnUlenbuug, unb ebenfo unterliegen

f,bie im stanton Ud

Ulo~neuben lUngeftetlten ber @efellfd)aft

I' ber gteid)en

@;teuer.p~id)t, Ulie bie übrigen @inUlof)ner beg

"stantou~./I,Sur,Seit ber @rtf)eHung iliefer stonöeffion 6e30g

ber stanton Ud nocq feine biretten @;taat~fteuer; eine lo1d)e

wurbe erft burd) ein uon 'oer Eanbggemein'oe am 6 . .3UU1 1875

om

27 • .3uni 1869. ?Bei ?Beratf)ung be~ ?Bubget~ unb ~eftfe6ung

ile~ Gteuerbetrageg für

'oa~ 3af)r 1881 nun aber faate 'oie

~an'o~gemeinbe am 2. IDlai 1880 auf einen

au~ if)rer IDlitte

geftellten lUntrag ben ?Bejd)lun:,,@g jei ber

~ortbeAug ber

flbi~f)erigen

stanton~fteuer nad) IDlaügabe beg

@;teuergefe~e~

,,\)om 6. mracqmonat 1875 mit lUu~naf)me je'oocq non lUrt. 12

1,beffeIben betreffeub @;teuerbefreiung 'oer @ottf)ar'oba~ngefellfcQaft,

f,Ulelcqer 3u ftreid)en ift, aucq für bag fünffige 3af)r 1881 be.

IIUlitligL/1 @eftü6t auf biefen Eani>~gemeiubebeld)lufi übermit.

teIte

ba~

stanton~fäc'felamt ber

@ottf)arbbaf)ubireftion ein

@;teuerformular Aur lUugfülluug. 1:lie

@ott~ar'oI;af)ubireftion

tdlärte inbeÜ am 9. 3uui 1880, baa lie geftü§t auf ~rt. 8

if)rer ston~eHion @;teuerfrei~eit 6eanf.\)rud)e unb eine @;teuer.

l'~icqt nur in ?Betreff 'oer nad) 'oer stonaeilion nou 'oer @;teul!r·

frei~eU auggefd)loffeuen Eiegenfd)aftenunb @ebäulid}feiten an·

tdenne. 1:lie @ott~arbba~ngefellfd)aft Ulur'oe benn aucq Ulirflid}

feit~er nur in ?Betreff fold)er Eiegenfcbaften im stanton Uri ~Ut

mefteuerung t~atfäcqlicq ~erangesogen. :!lagegen beauftragte ber

megierung~ratf) beg stantong Ud 'oie @;taatganUlcdtfcqaft

~u

wieber~olten IDlalen, bie nötf)igen red)tHcqeu @;cqritte gegen bie

@llttf)atbba~llgeiellfd)aft eiu3uleiteu, um ben EanDggemeinoebe~

fcqluU \)om 2. IDlai 1880 aUf lUnerfennu}!g AU bringen.

B. IDlit stfagelcqrift \lom 10./28. IDlai 1885 fteffte in ~olge

neffen 'oie

@;taat~anUlaltlcqaft "im lUuftrage ber)tU. megie::;

tun!'! \)on Uri, ~anbelnb 9lamen~ ber Ql'Qen

Ean'o~gemeinDe/l