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Extrait des considérants:
3.a) Larticle 273 al. 1 CC prévoit que le père ou la mère qui ne détient pas lautorité parentale ou la garde ainsi que lenfant mineur ont réciproquement le droit dentretenir les relations personnelles indiquées par les circonstances. Lalinéa 3 de cette disposition précise que le père ou la mère peut exiger que son droit dentretenir des relations personnelles avec lenfant soit réglé.
b) Le droit aux relations personnelles est considéré comme un droit de la personnalité de l'enfant qui doit servir en premier lieu l'intérêt de celui-ci; dans chaque cas, la décision doit donc être prise de manière à répondre le mieux possible à ses besoins, l'intérêt des parents étant relégué à l'arrière-plan (arrêt du TF du 18.02.205 [5A_798/2024] cons. 5.2.2, avec les références). Il est unanimement reconnu que le rapport de lenfant avec ses deux parents est essentiel et quil peut jouer un rôle décisif dans le processus de recherche didentité de lenfant (cf. notamment arrêts du TF du 10.08.2018 [5A_478/2018] cons. 5.2 et du 13.08.2015 [5A_459/2015] cons. 6.2.1).
c) Selon larticle 274 al. 2 CC, si les relations personnelles compromettent le développement de lenfant, si les père et mère qui les entretiennent violent leurs obligations, sils ne se sont pas souciés sérieusement de lenfant ou sil existe dautres justes motifs, le droit dentretenir ces relations peut leur être refusé ou retiré. Cela signifie que le droit de visite peut aussi être restreint.
4.a) En lespèce, il faut dabord rappeler que lenfant a maintenant un peu plus de trois ans, que son autonomie augmente à certains égards, quil ne dépend plus autant quauparavant de celle qui en assume la garde et quil comprend de mieux en mieux lenvironnement dans lequel il évolue. Il est donc important quil puisse développer avec son père les rapports étroits auxquels il a droit, dans la mesure où cela paraît compatible avec son développement harmonieux, tout en conservant évidemment le lien très fort qui lunit à sa mère.
b) Globalement, le droit de visite, tel quil a été mis en place, puis a évolué depuis la première audience de lAPEA, sest très bien passé, comme cela résulte des différents rapports de lOPE, respectivement de la curatrice, ainsi que des observations faites au point-échange à Z.________(NE), puis à Y.________ (VS). Aucun incident sérieux ne sest produit. Quà loccasion, le père nait pas immédiatement changé son fils quand celui-ci était encore un bébé quil ne pouvait voir que pendant une heure ne peut pas constituer un signe que ledit père ne serait pas capable de soccuper convenablement de lenfant, pas plus quun incident unique, quand les visites ont passé à un point-échange, où lenfant aurait uriné dans son pantalon (étant relevé quil ne tenait quà la mère de faire remettre au père une culotte de rechange et quil serait sans doute prudent, pour le père, de ne pas compter sur elle et de se munir lui-même des effets qui pourraient être nécessaires). Que le père exige de lenfant quil lui donne la main quand ils sont à lextérieur, par exemple aux abords de routes, ceci en le tenant fermement, ne peut pas être retenu contre lui, comme on ne peut pas tirer de conclusions déterminantes du fait que le père aurait parfois grondé lenfant, peut-être en haussant le ton à loccasion. Quant aux aliments que le père donne à lenfant, ils ne méritent pas de grands développements, vu le temps très limité quil passe avec son fils : même avec ce qui est prévu par la décision entreprise, la mère aurait tout le temps, sauf quelques heures tous les quinze jours, pour assurer une alimentation équilibrée et il nest pas notoire que le fait de manger tous les quinze jours une banane et une glace, voire de la restauration rapide, pourrait nuire dune quelconque manière au développement dun enfant. Il apparaît en outre que, ces derniers temps, lenfant a pu, au début dune visite, manifester de la réticence à se trouver seul avec son père; cela peut se concevoir pour un enfant de cet âge, surtout si sa mère ne dit généralement pas de bien du père à son fils, mais le fait est que les visites semblent très bien se passer : une intervenante du point-échange de Y.________ a pu voir que lenfant avait trouvé une sortie« chouette »et que père et fils rigolaient ensemble quand ils étaient revenus de la sortie; rien de négatif na été signalé à la curatrice par les responsables des deux institutions qui ont eu à gérer les visites, puis les transitions de lenfant entre mère et père et vice-versa. Lenfant paraît content du temps quil passe avec son père. Rien, dans la manière dont les visites se sont passées jusquici, ne paraît donc sopposer à lélargissement prévu par lAPEA, ni amener à mettre en doute la volonté du père de cultiver sa relation avec son fils, et/ou sa capacité à sen occuper convenablement (sa formation dinfirmier et lexercice de ce métier font quil est dailleurs plus en mesure que beaucoup dautres de veiller au bien-être dune personne, notamment dun enfant).
c) On ne peut évidemment pas exclure quune certaine hostilité de la mère envers le père amène la première à exagérer lun ou lautre problème quelle pourrait constater avec leur fils. En tout cas, on ne peut pas considérer que le souhait, parfois, de lenfant trois ans, rappelons-le que sa mère reste un moment vers lui au moment du coucher constituerait un signe que lenfant serait perturbé par les relations avec son père. Il ny a rien dexceptionnel à ce quun enfant de cet âge réagisse à des changements ponctuels dans son emploi du temps et, par exemple, souhaite rester autant que possible avec sa mère quand il en a été séparé pendant quelques heures. On notera au demeurant que la mère admet elle-même, dans sa dernière détermination, que les manifestations émotionnelles quelle dit constater chez lenfant après les visites sont considérées comme transitoires et non préoccupantes par les professionnels concernés, auxquels elle en a parlé.
d) Depuis maintenant trois ans, le père sest conformé aux prescriptions de lAPEA et de la curatrice, même quand elles nallaient pas dans son sens et sans adopter une attitude inutilement revendicatrice. Il a ainsi fait la démonstration que son souci premier était lintérêt de son fils et quil savait faire preuve de la retenue qui simposait. On peut ainsi, en principe, lui faire confiance sur le fait quun élargissement du droit de visite ne conduira pas à des abus de sa part.
e) Le père est domicilié à X.________ (VD) et le point-échange se trouve à Y.________(VS). Il est important pour lenfant quil puisse évoluer aussi dans lenvironnement de son père, afin de mieux le connaître. Ce nest pas possible si le père, se déplaçant en transports publics, ne dispose que de deux heures ou même quatre heures de visite. Avec une journée, le père pourra emmener lenfant chez lui, ce qui permettra aussi à cet enfant délargir son horizon, à son profit.
f) Dans ces conditions, il faut retenir que lélargissement décidé par lAPEA ne prête en aucune manière le flanc à la critique. Il sagit dune mesure qui doit permettre un développement harmonieux de la relation père-fils, auquel lenfant a droit, étant relevé quil ne sagit au surplus que dune étape de plus vers létablissement dun droit de visite comprenant une nuit chez le père, que rien en létat ne paraît devoir empêcher, pour autant que les journées entières prévues se passent bien pendant quelques mois. Le recours est clairement mal fondé.
Par ces motifs,la Cour des mesures de protectionde l'enfant et de l'adulte
1.Rejette le recours et confirme la décision entreprise.
2.Arrête les frais judiciaires de la procédure de recours à 400 francs et les met à la charge de la recourante, qui les a avancés.
3.Dit quil ny a pas lieu à allocation de dépens.
Neuchâtel, le 5 février 2026