Sachverhalt
portés à sa connaissance, notamment par une plainte, ne justifient pas une poursuite pénale, le ministère public ordonne le classement de laffaire (art.8 CPP). Celui-ci est prononcé entre autres pour des motifs de droit, lorsque la situation juridique est parfaitement claire et que lon peut admettre avec une quasi-certitude que les faits dénoncés ne sont pas punissables ou, pour motifs de fait, lorsquil paraît certain que laction pénale conduirait à un non-lieu pour insuffisance de charges ou à un acquittement faute de preuves (RJN 7 II 200, 6 II 56, 5 II 60). Saisie dun recours, la Chambre daccusation examine librement en fait et en droit si le classement est fondé et elle substitue sa propre appréciation à celle du ministère public.
3.Largumentation initiale du plaignant H. se fondait essentiellement sur les mêmes éléments de fait et de droit que ceux qu'il avait développés devant la IèreCour civile du Tribunal cantonal, comme le démontrent les pièces auxquels font référence autant les magistrats civils que pénaux, et comme l'a voulu le plaignant lui-même, par exemple lorsqu'il a invité expressément le juge d'instruction de suspendre la procédure dans l'attente de pouvoir lui remettre une copie de ses conclusions en cause civiles (voir les lettres et annexe de Me Z., des 19 août et 20 septembre 1996). Le jugement civil étant maintenant rendu, l'argumentation du recourant repose dès lors sur la prémisse que linstruction et le jugement civil sur lesquels se sont fondés le juge dinstruction et le ministère public pour conclure au classement de laffaire, ne permettent pas dinfirmer ou de confirmer une éventuelle complicité de certains employés de la banque X. avec K., raison pour laquelle l'instruction pénale devrait être réouverte. Cette thèse ne peut cependant pas être suivie.
a) Sagissant tout dabord des virements effectués sur le compte M. de K., le recourant considère quen exécutant un ordre de virement sans réagir alors quelle avait reçu des informations contradictoires, la banque X. (plus précisément un de ses employés) sest rendue complice de lescroquerie commise par K..
Le recourant semble toutefois perdre de vue que si l'employé de la banque X. chargé dexécuter lordre précité - un ordre tenu pour clair - s'en était abstenu aux échéances fixées, il se serait alors manifestement exposé au grief d'avoir violé son devoir de diligence. La IèreCour civile, dans une argumentation que le recourant a déjà vainement attaquée devant le Tribunal fédéral, a largement examiné cette question et elle n'est pas parvenue à retenir une quelconque négligence de la banque X.. Certes, le juge civil a dû porter une appréciation sur la force probante des différents courriers échangés entre les parties (fax ou lettres) et se livrer à une interprétation de leur contenu pour trancher, ce qui fait dire au recourant que l'audition des divers intervenants doit encore menée par le juge d'instruction pour savoir exactement qui a fait quoi, et pour confondre ainsi la banque. On ne saurait cependant faire grief au ministère public de s'en être remis sur ces questions aux constatations des juges civils : la procédure civile a été menée avec soin et le juge d'instruction ne s'est pas contenté de s'y référer, mais a lui-même eu accès au même dossier, ce qui lui a permis de faire sa propre appréciation puis d'en tirer les mêmes conclusions.
b) Dautre part, sagissant de son prêt de 110'000 USD à K., le recourant fait valoir que l'employé de la banque X., G., a transmis cette somme en main du dénommé S. alors quil savait qu'elle était destinée à financer l'achat par K. dun appartement à Paris. Ce faisant, l'employé de la banque X. aurait sciemment accepté que ces 100'000 USD soient détournés au profit de S. .
L'argumentation n'est pas du tout fondée. Selon le jugement civil au contraire, les discussions qui ont eu lieu entre les intéressés se sont déroulées en partie tout au moins dans leur langue commune, l'arabe, inconnue de l'employé G.. Ainsi, il n'a pas été possible à la Cour de déterminer ce que ce dernier avait effectivement compris. On ne voit pas sur ce point de quelle manière le juge d'instruction pénal pourrait arriver à une autre conclusion. Au demeurant, le seul fait que le recourant ait exigé la présence de l'employé de la banque X., G., nest pas propre à amener la preuve de ce que ce dernier a ou non compris.
c) Enfin le recourant soutient que l'employé de la banque X., G., aurait dû réagir lorsque K. a donné en garantie du prêt un ordre de virement du dénommé S., puisqu'il savait pertinemment que S. venait de réclamer en vain à la banque X. lencaissement dun chèque dun montant très important au nom de K. alors que le compte de celui-ci nétait pas provisionné. Ce silence de G. prouverait sa complicité.
Le recourant ne peut pas non plus être suivi sur ce point. En effet, larticle 47 de la loi fédérale sur les banques et les caisses dépargne impose notamment aux banquiers un devoir de discrétion. Ce devoir aurait été violé si l'employé G., en admettant quil ait eu connaissance - le jour où le prêt a été consenti
- de la relation entre K. et S. telle que décrite par le recourant, avait attiré lattention de ce dernier sur ce fait. Aussi, même si le dossier ou un éventuel complément denquête permettaient détablir les faits tels quils sont présentés par le recourant, l'employé G. ne pourrait se voir reprocher une quelconque omission fautive et, en conséquence, une responsabilité pénale. A cela s'ajoute que le devoir de diligence n'a pas du tout la même intensité selon que le banquier agit comme gérant de fortune, comme bailleur de fonds ou comme dépositaire des fonds d'un client avec mandat ponctuel d'exécuter des ordres de virement (sur la distinction, voir RJN 1999 p.61 ss). Le jugement civil, confirmé en cela par le Tribunal fédéral (voir en particulier l'arrêt sur le recours en réforme, cons. 3), a largement examiné cette question dans le cas particulier, et le recourant ne présente pas une argumentation convainquante au point de renverser cette analyse.
On doit à cet égard ne pas perdre de vue que si une faute contractuelle - et encore moins délictuelle - n'a pas même été retenue à charge de la banque, de ses organes ou de ses auxiliaires (art. 55 CC, 55 ou 101 CO), alors qu'une telle responsabilité est assez vite engagée sur le plan civil (voir RJN 1998 p.102 ss cons.6 et 7 et les références), il est largement plus difficile de pouvoir établir une faute pénale sur la base des mêmes faits. En statuant - certes sommairement - comme il l'a fait, le ministère public n'a pas mal apprécié les éléments du dossier, et l'autorité de céans peut se rallier à son analyse. Dans ce contexte, on ne voit pas en quoi le recourant serait légitimé à se plaindre de violations du secret bancaire ou d'entraves à l'action pénale (p. 6 et 7 du recours), puisque d'une part l'éventuelle transmission erronée de courrier par la banque à K. n'a pas été la cause de l'infraction commise par ce dernier (voir notamment sur ce point l'arrêt du Tribunal fédéral sur le recours de droit public, cons. 3d), et que d'autre part la justice n'a pas été empêchée d'entendre qui bon lui a semblé ni de requérir les pièces jugées nécessaires pour pouvoir statuer en connaissance de cause.
4.Le recourant reproche également au ministère public de se fonder sur des interrogatoires réalisés dans le cadre de la procédure civile et sur un arrêt du Tribunal fédéral, alors quils ne figurent pas au dossier pénal. En lespèce, il faut reconnaître que les pièces précitées ne figurent pas (ou plus) au dossier officiel. Le recourant, en tant que principal intéressé (partie demanderesse) à la procédure civile d'où ces pièces sont tirées, en a pleine connaissance. En conséquence son nouveau mandataire, même sil nest intervenu pour la première fois que devant la Cour de céans, ne peut tirer argument de cette omission, d'autant qu'il aurait pu aisément demander qu'elle soit réparée. Au surplus et à juste titre, il ne prétend pas que le ministère public aurait statué sur la base d'un dossier qui n'aurait alors pas contenu les pièces en question. On voit au contraire qu'il a pris la peine d'en obtenir copie auprès du Tribunal cantonal avant de statuer. Partant, il n'y a pas de violation d'une règle essentielle de la procédure.
En revanche l'autorité de céans, qui ne dispose pas de ces arrêts dans le dossier et qui doit pouvoir s'y référer comme chacun, les a requis d'office de la IèreCC du TC, ce qui ne porte pas préjudice au recourant qui les connaît déjà.
5.Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté. Le recourant, qui succombe, supportera les frais de la cause (art.240 al.3 CPP).
Par ces motifs,LA CHAMBRE DACCUSATION
1.Rejette le recours.
2.Met à la charge du recourant les frais arrêtés à 660 francs.
Volltext (verifizierbarer Originaltext)
A.Le 31 octobre 1990, H. a déposé plainte pour faux dans les titres et escroquerie contre K.. Il lui reprochait de lavoir induit en erreur et déterminé à commettre des actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires en se faisant remettre différentes sommes. Le 26 mars 1997, K. a été condamné par défaut par le Tribunal correctionnel du district de Neuchâtel à la peine de 3 ans de réclusion.
B.En cours dinstruction, le 27 février 1993, H. sest plaint auprès du ministère public des agissements de collaborateurs de la banque X., considérant que K. ne pouvait avoir agi sans la complicité de certains représentants de la banque X.. Il a expliqué que, devant se porter acquéreur avec K., chacun en copropriété par moitié, dun lot de 14 appartements situés dans un apparthôtel dénommé M. à Y., aux Grandes Canaries, des virements avaient été effectués sur le compte M. de K. sans que les conditions quil avait posées ne soient satisfaites. Il a ajouté quultérieurement, ayant consenti, en présence dun collaborateur de la banque X., G., à un prêt de 110'000 USD en faveur de K. pour lachat dun appartement à Paris, ce montant avait été utilisé à dautres fins.
Une enquête préalable a été ordonnée le 23 mars 1993. Le 19 septembre 1996, le juge dinstruction chargé du dossier a proposé le classement de la plainte. Il a fondé son avis en bonne partie sur le dossier de la procédure civile opposant H. à la banque X. devant la IèreCour Civile du Tribunal cantonal de Neuchâtel, dossier auquel il a eu accès. Sachant cela et au vu des conclusions du magistrat enquêteur, le ministère public a suspendu la procédure jusquà droit connu sur le plan civil. Dans cette procédure civile, H. rend d'une part responsable la banque X. du dommage résultant de lescroquerie perpétrée par K. et lui réclame 329'990 francs de dommages-intérêts, et agit d'autre part en libération de dette suite à une décision de mainlevée pour un montant de 221'928 francs correspondant à lintérêt et au capital dus à la banque X. en vertu d'un prêt hypothécaire quelle lui avait accordé. Le demandeur a été débouté intégralement de sa demande en dommages-intérêts et pour l'essentiel de son action en libération de dette, par jugement du 5 mai 1997 de la IèreCour Civile du Tribunal cantonal. Ses recours au Tribunal fédéral ont été rejetés dans deux arrêts de la IèreCour civile du 18 décembre 1997.
C.Par ordonnance du 14 mars 2000, le suppléant du procureur général a classé le dossier pour motifs de droit et insuffisance de charges. Il a considéré pour lessentiel quaucune négligence nayant pu être reprochée aux représentants de la banque X. sur le plan civil, aucune infraction sur le plan pénal ne pouvait être retenue en lespèce.
D.Le 7 septembre 2000, H. recourt contre cette ordonnance de classement en concluant à son annulation et à ce que la Chambre daccusation invite le ministère public à réordonner une enquête préalable ou à ouvrir une instruction. Il soutient que lenquête préalable est inexistante, le juge dinstruction nayant entendu aucun représentant de la banque X. - contrairement à la réquisition du ministère public - sous prétexte que le dossier civil était suffisamment complet. Il ajoute à cet égard quaucune copie déventuels procès-verbaux daudition devant la Cour civile na été jointe au dossier pénal pour étayer lopinion du juge dinstruction et celle du ministère public. Pour le surplus, il reprend une argumentation déjà développée dans sa plainte notamment dans ses différents courriers adressés au juge dinstruction chargé du dossier- sur lexistence dune complicité entre des représentants de la banque X. et K.. En tant que besoin, ses arguments seront repris dans les considérants ci-dessous.
E.Le suppléant du procureur général conclut au rejet du recours sans formuler d'observations.
C O N S I D E R A N T
en droit
1.L'ordonnance attaquée a d'abord été notifiée le 14 mars 2000 au précédent mandataire du plaignant, qui l'a retournée au ministère public en invitant celui-ci à la renotifier directement à l'intéressé, ce qui fut fait le 26 juillet 2000. Interjeté dans le délai utile de 10 jours dès la réception de la décision attaquée, le recours est ainsi recevable (art.233, 236 CPP).
2.Si les faits portés à sa connaissance, notamment par une plainte, ne justifient pas une poursuite pénale, le ministère public ordonne le classement de laffaire (art.8 CPP). Celui-ci est prononcé entre autres pour des motifs de droit, lorsque la situation juridique est parfaitement claire et que lon peut admettre avec une quasi-certitude que les faits dénoncés ne sont pas punissables ou, pour motifs de fait, lorsquil paraît certain que laction pénale conduirait à un non-lieu pour insuffisance de charges ou à un acquittement faute de preuves (RJN 7 II 200, 6 II 56, 5 II 60). Saisie dun recours, la Chambre daccusation examine librement en fait et en droit si le classement est fondé et elle substitue sa propre appréciation à celle du ministère public.
3.Largumentation initiale du plaignant H. se fondait essentiellement sur les mêmes éléments de fait et de droit que ceux qu'il avait développés devant la IèreCour civile du Tribunal cantonal, comme le démontrent les pièces auxquels font référence autant les magistrats civils que pénaux, et comme l'a voulu le plaignant lui-même, par exemple lorsqu'il a invité expressément le juge d'instruction de suspendre la procédure dans l'attente de pouvoir lui remettre une copie de ses conclusions en cause civiles (voir les lettres et annexe de Me Z., des 19 août et 20 septembre 1996). Le jugement civil étant maintenant rendu, l'argumentation du recourant repose dès lors sur la prémisse que linstruction et le jugement civil sur lesquels se sont fondés le juge dinstruction et le ministère public pour conclure au classement de laffaire, ne permettent pas dinfirmer ou de confirmer une éventuelle complicité de certains employés de la banque X. avec K., raison pour laquelle l'instruction pénale devrait être réouverte. Cette thèse ne peut cependant pas être suivie.
a) Sagissant tout dabord des virements effectués sur le compte M. de K., le recourant considère quen exécutant un ordre de virement sans réagir alors quelle avait reçu des informations contradictoires, la banque X. (plus précisément un de ses employés) sest rendue complice de lescroquerie commise par K..
Le recourant semble toutefois perdre de vue que si l'employé de la banque X. chargé dexécuter lordre précité - un ordre tenu pour clair - s'en était abstenu aux échéances fixées, il se serait alors manifestement exposé au grief d'avoir violé son devoir de diligence. La IèreCour civile, dans une argumentation que le recourant a déjà vainement attaquée devant le Tribunal fédéral, a largement examiné cette question et elle n'est pas parvenue à retenir une quelconque négligence de la banque X.. Certes, le juge civil a dû porter une appréciation sur la force probante des différents courriers échangés entre les parties (fax ou lettres) et se livrer à une interprétation de leur contenu pour trancher, ce qui fait dire au recourant que l'audition des divers intervenants doit encore menée par le juge d'instruction pour savoir exactement qui a fait quoi, et pour confondre ainsi la banque. On ne saurait cependant faire grief au ministère public de s'en être remis sur ces questions aux constatations des juges civils : la procédure civile a été menée avec soin et le juge d'instruction ne s'est pas contenté de s'y référer, mais a lui-même eu accès au même dossier, ce qui lui a permis de faire sa propre appréciation puis d'en tirer les mêmes conclusions.
b) Dautre part, sagissant de son prêt de 110'000 USD à K., le recourant fait valoir que l'employé de la banque X., G., a transmis cette somme en main du dénommé S. alors quil savait qu'elle était destinée à financer l'achat par K. dun appartement à Paris. Ce faisant, l'employé de la banque X. aurait sciemment accepté que ces 100'000 USD soient détournés au profit de S. .
L'argumentation n'est pas du tout fondée. Selon le jugement civil au contraire, les discussions qui ont eu lieu entre les intéressés se sont déroulées en partie tout au moins dans leur langue commune, l'arabe, inconnue de l'employé G.. Ainsi, il n'a pas été possible à la Cour de déterminer ce que ce dernier avait effectivement compris. On ne voit pas sur ce point de quelle manière le juge d'instruction pénal pourrait arriver à une autre conclusion. Au demeurant, le seul fait que le recourant ait exigé la présence de l'employé de la banque X., G., nest pas propre à amener la preuve de ce que ce dernier a ou non compris.
c) Enfin le recourant soutient que l'employé de la banque X., G., aurait dû réagir lorsque K. a donné en garantie du prêt un ordre de virement du dénommé S., puisqu'il savait pertinemment que S. venait de réclamer en vain à la banque X. lencaissement dun chèque dun montant très important au nom de K. alors que le compte de celui-ci nétait pas provisionné. Ce silence de G. prouverait sa complicité.
Le recourant ne peut pas non plus être suivi sur ce point. En effet, larticle 47 de la loi fédérale sur les banques et les caisses dépargne impose notamment aux banquiers un devoir de discrétion. Ce devoir aurait été violé si l'employé G., en admettant quil ait eu connaissance - le jour où le prêt a été consenti
- de la relation entre K. et S. telle que décrite par le recourant, avait attiré lattention de ce dernier sur ce fait. Aussi, même si le dossier ou un éventuel complément denquête permettaient détablir les faits tels quils sont présentés par le recourant, l'employé G. ne pourrait se voir reprocher une quelconque omission fautive et, en conséquence, une responsabilité pénale. A cela s'ajoute que le devoir de diligence n'a pas du tout la même intensité selon que le banquier agit comme gérant de fortune, comme bailleur de fonds ou comme dépositaire des fonds d'un client avec mandat ponctuel d'exécuter des ordres de virement (sur la distinction, voir RJN 1999 p.61 ss). Le jugement civil, confirmé en cela par le Tribunal fédéral (voir en particulier l'arrêt sur le recours en réforme, cons. 3), a largement examiné cette question dans le cas particulier, et le recourant ne présente pas une argumentation convainquante au point de renverser cette analyse.
On doit à cet égard ne pas perdre de vue que si une faute contractuelle - et encore moins délictuelle - n'a pas même été retenue à charge de la banque, de ses organes ou de ses auxiliaires (art. 55 CC, 55 ou 101 CO), alors qu'une telle responsabilité est assez vite engagée sur le plan civil (voir RJN 1998 p.102 ss cons.6 et 7 et les références), il est largement plus difficile de pouvoir établir une faute pénale sur la base des mêmes faits. En statuant - certes sommairement - comme il l'a fait, le ministère public n'a pas mal apprécié les éléments du dossier, et l'autorité de céans peut se rallier à son analyse. Dans ce contexte, on ne voit pas en quoi le recourant serait légitimé à se plaindre de violations du secret bancaire ou d'entraves à l'action pénale (p. 6 et 7 du recours), puisque d'une part l'éventuelle transmission erronée de courrier par la banque à K. n'a pas été la cause de l'infraction commise par ce dernier (voir notamment sur ce point l'arrêt du Tribunal fédéral sur le recours de droit public, cons. 3d), et que d'autre part la justice n'a pas été empêchée d'entendre qui bon lui a semblé ni de requérir les pièces jugées nécessaires pour pouvoir statuer en connaissance de cause.
4.Le recourant reproche également au ministère public de se fonder sur des interrogatoires réalisés dans le cadre de la procédure civile et sur un arrêt du Tribunal fédéral, alors quils ne figurent pas au dossier pénal. En lespèce, il faut reconnaître que les pièces précitées ne figurent pas (ou plus) au dossier officiel. Le recourant, en tant que principal intéressé (partie demanderesse) à la procédure civile d'où ces pièces sont tirées, en a pleine connaissance. En conséquence son nouveau mandataire, même sil nest intervenu pour la première fois que devant la Cour de céans, ne peut tirer argument de cette omission, d'autant qu'il aurait pu aisément demander qu'elle soit réparée. Au surplus et à juste titre, il ne prétend pas que le ministère public aurait statué sur la base d'un dossier qui n'aurait alors pas contenu les pièces en question. On voit au contraire qu'il a pris la peine d'en obtenir copie auprès du Tribunal cantonal avant de statuer. Partant, il n'y a pas de violation d'une règle essentielle de la procédure.
En revanche l'autorité de céans, qui ne dispose pas de ces arrêts dans le dossier et qui doit pouvoir s'y référer comme chacun, les a requis d'office de la IèreCC du TC, ce qui ne porte pas préjudice au recourant qui les connaît déjà.
5.Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté. Le recourant, qui succombe, supportera les frais de la cause (art.240 al.3 CPP).
Par ces motifs,LA CHAMBRE DACCUSATION
1.Rejette le recours.
2.Met à la charge du recourant les frais arrêtés à 660 francs.