Sachverhalt
déterminants pour la solution du litige; il administre les preuves nécessaires et les apprécie librement;
d.le tribunal nest pas lié par les conclusions des parties; il peut réformer, au détriment du recourant, la décision attaquée ou accorder plus que le recourant navait demandé; il doit cependant donner aux parties loccasion de se prononcer ou de retirer le recours;
e.si les circonstances le justifient, les parties peuvent être convoquées aux débats;
f.le droit de se faire assister par un conseil doit être garanti; lorsque les circonstances le justifient, lassistance judiciaire gratuite est accordée au recourant;
g.le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens dans la mesure fixée par le tribunal; leur montant est déterminé sans égard à la valeur litigieuse daprès limportance et la complexité du litige;
h.les jugements contiennent les motifs retenus, lindication des voies de recours ainsi que les noms des membres du tribunal et sont notifiés par écrit;
i. les jugements sont soumis à révision si des faits ou des moyens de preuve nouveaux sont découverts ou si un crime ou un délit a influencé le jugement.
1RS172.021
Erwägungen (7 Absätze)
E. 1 Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est recevable.
E. 2 a) Aux termes de l'article 30 al. 1 let. d LACI, le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi que celui-ci n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de l’autorité compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à une mesure de marché du travail ou l’interrompt sans motif valable, ou encore compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la réalisation de son but. En vertu de l'obligation qui lui incombe de diminuer le dommage causé à l'assurance-chômage, l'assuré est tenu, en règle générale, d'accepter immédiatement le travail convenable qui lui est proposé (art. 16 al. 1 et 17 al. 3 1 re phrase LACI). Selon la jurisprudence, il y a refus d'une occasion de prendre un travail convenable non seulement lorsque l'assuré refuse expressément un travail convenable qui lui est assigné, mais également déjà lorsque l'intéressé s'accommode du risque que l'emploi soit occupé par quelqu'un d'autre ou fait échouer la perspective de conclure un contrat de travail (ATF 122 V 34 cons. 3b; arrêt du TFA du 08.06.2001 [C 436/00] cons. 1; cons. 1 de l'arrêt ATF 130 V 125, publié dans SVR 2004 ALV n°11, p. 31; cf. aussi arrêts du TF des 28.03.2011 [8C_616/2010] cons. 3.2, 13.10.2009 [8C_379/2009] cons. 3, 11.05.2009 [8C_950/2008] cons. 2 et 11.07.2008 [8C_746/2007 ] cons. 2). Les éléments constitutifs d’un refus de travail convenable sont réunis également lorsque le chômeur ne se donne pas la peine d’entrer en pourparlers avec l’employeur ou d'accepter l’emploi bien que, selon les circonstances, il eût pu faire cette déclaration (arrêts du TF des 14.12.2011 [8C_38/2011 ], 28.03.2011 [8C_616/2010] et 22.02.2007 [C 17/07 ] ainsi que les références citées; arrêt du TFA du 08.06.2001 [C 436/00 ],
p. 58). Des manifestations peu claires, un manque d'empressement faisant douter de la réelle volonté du chômeur d'être engagé (arrêt du TF du 05.11.2004 [C 293/03 ]), voire un désintérêt manifeste (arrêts du TF des 24.03.2003 [C 81/02] et 03.09.2002 [C 72/02]) constituent déjà des comportements assimilés, selon la jurisprudence, à un refus d'emploi.
b) Dans le droit des assurances sociales, la règle du degré de vraisemblance prépondérante est généralement appliquée. Dans ce domaine, le juge fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus probables (ATF 130 III 321 cons. 3.2 et 3.3, 126 V 353 cons. 5b, 125 V 193 cons. 2 et les références citées; arrêt du TF du 09.04.2008 [8C_704/2007] cons. 2). Aussi n'existe-t-il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 319 cons. 5a).
E. 3 Le
litige porte en premier lieu sur le point de savoir si l’intimé était fondé à
suspendre le droit de X.________ à l’indemnité chômage.
En l’espèce, le
recourant ne conteste pas que son dossier ait été transmis à Y.________ SA, en
relation avec un poste à repourvoir de cuisinier. Il admet également avoir eu
un contact avec dite société et avoir fait part à cette occasion de son souhait
de vivre dans le canton de Vaud, dans un avenir proche ("
par soucis
d’intégrité en vers mon futur employeur potentiel, je lui ai juste informé la
possibilité que dans un avenir proche mon souhait et de vivre dans le canton de
Vaud
" - prise de position du 25.10.2018). Ce point coïncide avec le
courriel du 5 octobre 2018 de Y.________ SA, lequel stipule notamment que "
X.________
(…) souhaite déménager et changer de canton
". La conclusion tirée par
dite société, à savoir que le prénommé ne pouvait dès lors pas s’engager à long
terme, respectivement qu’il ne souhaitait qu’un travail temporaire, est en
revanche contestée par le recourant ("
je ne souhaite pas uniquement un
travail temporaire
" - prise de position du 25.10.2018).
Il découle de
manière concordante de ce qui précède que l’hypothèse d’un déménagement de
l’assuré hors canton a été abordée entre les parties, le recourant évoquant
même une possibilité de déménagement dans un avenir proche. Ce fait, non
litigieux, doit ainsi être considéré comme établi. Quoi qu’en dise le
recourant, le cadre dans lequel s’est déroulé cet échange, conversation
téléphonique ou entretien d’embauche, n’a pas d’influence, le Tribunal fédéral
ayant admis un comportement assimilable à un refus d’emploi dans un cas où un
assuré n’avait eu que des entretiens téléphoniques avec un employeur potentiel
(arrêt du TF du
28.03.2011
[8C_616/2010]
.
Au vu de la
jurisprudence sévère du Tribunal fédéral (cf. cons. 2a ci-dessus), la Cour de
céans estime que, quelle qu’ait été son intention, l’assuré, en faisant
d’emblée part à Y.________ SA de son souhait de déménagement dans un autre
canton, a adopté un comportement qui doit être assimilé à un refus d’emploi. Si
l’on ne peut pas retenir que l’intéressé a expressément indiqué, à la société
précitée, n’être disponible que de façon temporaire pour le poste offert, il ne
fait pas de doute que Y.________ SA, redoutant un engagement de courte durée au
vu du déménagement éventuel mentionné, a préféré ne pas se lier au recourant.
Ainsi que l’indique le courriel du 5 octobre 2018 envoyé à l’ORP, c’est en
effet précisément le changement de canton annoncé qui a exclu la candidature du
recourant pour le poste de cuisinier à repourvoir. Dans ces circonstances, il y
a lieu d’admettre, en application de la règle du degré de la vraisemblance
prépondérante, que les réserves émises par l’intéressé, ou à tout le moins le
manque de clarté de celui-ci, en lien avec son possible déménagement, ont
suscité des interrogations chez Y.________ SA quant à la réelle disponibilité
de celui-ci pour le poste offert, qui pourtant correspondait à ses
qualifications professionnelles et à ses critères de recherche (taux d’activité
de 100 %, contrat de durée indéterminée), et ont fait échouer les pourparlers
engagés avec cette société. Cela étant, l’intimé était fondé à sanctionner dit
comportement, qui a fait perdre au recourant une occasion de conclure un
contrat de travail, par une suspension du droit à l’indemnité de chômage.
Par ailleurs,
on relèvera que le fait que le possible déménagement évoqué ne se soit à ce
jour pas concrétisé et qu’au surplus le recourant ait désormais trouvé un
emploi dans le canton de Vaud, ne permet aucunement de justifier son
comportement.
E. 4 Il reste à examiner la question de la durée de la suspension.
a) Selon l'article 30 al. 3 LACI, la durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute. En vertu de l'article 45 al. 3 OACI, elle est de 1 à 15 jours en cas de faute légère (let. a), de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne (let. b) et de 31 à 60 jours en cas de faute grave (let. c). Il y a faute grave, notamment, lorsque l'assuré refuse un emploi réputé convenable sans motif valable (art. 45 al. 4 OACI). L'inobservation de l'obligation d'accepter un emploi convenable est en effet considérée comme une faute grave à moins que l'assuré ne puisse se prévaloir de circonstances laissant apparaître la faute comme étant de gravité moyenne ou légère (art. 30 al. 1 let. d 1 re partie de la phrase LACI en liaison avec l'art. 45 al. 3 et 4 OACI). Il peut s'agir, dans le cas concret, d'un motif lié à la situation subjective de la personne concernée ou à des circonstances objectives (ATF 130 V 125). Cette jurisprudence ‑ rendue à propos de l'ancien droit ‑ reste valable après l'entrée en vigueur, le 1 er juillet 2003, de l'article 30 al. 1 let. d LACI actuel (cf. arrêts du TF du 24.05.2007 [C 141/06] cons. 5 et du 30.10.2006 [C 20/06]). L'article 45 al. 4 OACI (anciennement al. 3) pose une règle dont l'administration et le juge peuvent s'écarter lorsque des circonstances particulières le justifient (eu égard, notamment, au type d'activité proposé, au salaire offert ou à l'horaire de travail); dans ce sens, leur pouvoir d'appréciation n'est pas limité par la durée minimum de suspension fixée par cette disposition pour les cas de faute grave (DTA 2000 no 9, p. 49 ss cons. 4b/aa; arrêts du TF des 28.03.2011 [8C_616/2010] cons. 6 et 30.10.2006 [C 20/06] cons. 4.3 et 4.4; cf. également Rubin, Commentaire de la loi sur l’assurance-chômage, 2014, n. 117 ad art. 30 LACI et les références citées). Les tribunaux cantonaux des assurances peuvent contrôler à la fois les faits, le droit et l’opportunité. Ils peuvent donc contrôler l’exercice, par les organes d’exécution compétents, du pouvoir d’appréciation dont ils jouissent lors de la fixation du nombre de jours de suspension. Mais, en l’absence d’un excès ou d’un abus du pouvoir d’appréciation (constitutif d’une violation du droit), les tribunaux cantonaux des assurances ne peuvent, sans motif pertinent, substituer leur propre appréciation à celle de l’administration. Ils doivent s’appuyer sur des circonstances de nature à faire apparaître leur propre appréciation comme la mieux appropriée (ATF 137 V 71 cons. 5.2; arrêt du TF du 22.08.2011 [8C_285/2011] cons. 3.1; Rubin, op. cit. n.110 ad art. 30 LACI).
b) En tant qu'autorité de surveillance, le SECO a adopté un barème indicatif à l'intention des organes d'exécution. Un tel barème constitue un instrument précieux pour ces organes d'exécution lors de la fixation de la sanction et contribue à une application plus égalitaire des sanctions dans les différents cantons. Cela ne dispense cependant pas les autorités décisionnelles d'apprécier le comportement de l'assuré compte tenu de toutes les circonstances – tant objectives que subjectives – du cas d'espèce et de fixer la sanction en fonction de la faute. Le barème susmentionné, dans sa version la plus récente, prévoit une suspension de 31 à 45 jours (faute grave) en cas de premier refus d’un emploi convenable à durée indéterminée, assigné à l’assuré ou qu’il a trouvé lui-même.
c) En l'occurrence, l'intimé a prononcé la suspension du droit du recourant à l'indemnité de chômage durant 31 jours, en retenant une faute grave. Rien, ni au regard du poste à repourvoir (poste de cuisinier, à 100 %, de durée indéterminée), ni en lien avec la situation personnelle de l’assuré, ne justifie de s’écarter de la règle posée par l’article 45 al. 4 OACI . Par conséquent, la sanction prononcée, qui constitue la durée minimale en cas de faute grave, ne prête pas flanc à la critique et doit également être confirmée.
E. 5 Se
pose encore la question de l’octroi de l’assistance juridique gratuite,
sollicitée par le recourant pour la procédure d’opposition.
a) Dans la
procédure administrative en matière d’assurances sociales, l’assistance gratuite
d’un conseil juridique est accordée au demandeur lorsque les circonstances
l’exigent (art.
37 al. 4 LPGA
). La LPGA a ainsi
introduit une réglementation légale de l’assistance juridique dans la procédure
administrative. La jurisprudence y relative rendue dans le cadre de l’article 4
aCst. féd. (actuellement : art. 29 al. 3 Cst. féd.) sur les conditions de
l’assistance judiciaire en procédure d’opposition (partie dans le besoin,
conclusions non dépourvues de toute chance de succès, assistance objectivement
indiquée d’après les circonstances concrètes) continue de s’appliquer,
conformément à la volonté du législateur. L’assistance par un avocat s’impose
uniquement dans les cas exceptionnels où il est fait appel à un avocat parce
que des questions de droit ou de fait difficiles rendent son assistance
apparemment nécessaire et qu’une assistance par le représentant d’une
association - un assistant social, d’autres professionnels ou personnes de
confiance d’institutions sociales - n’entre pas en considération. A cet égard,
il y a lieu de tenir compte des circonstances du cas d’espèce, de la
particularité des règles de procédure applicables, ainsi que des spécificités
de la procédure administrative en cours. En particulier, il faut mentionner, en
plus de la complexité des questions de droit et de l’état de fait, les
circonstances qui tiennent à la personne concernée, comme sa capacité de
s’orienter dans une procédure. Dès lors, le fait que l’intéressé puisse
bénéficier de l’assistance de représentants d’association, d’assistants sociaux
ou encore de spécialistes permet d’inférer que l’assistance d’un avocat n’est
ni nécessaire ni indiquée (arrêt du TF du
13.11.2007
[9C_105/2007]
cons. 1.2 et 1.3 et les références citées). En règle générale, l’assistance
gratuite est nécessaire lorsque la procédure est susceptible d’affecter d’une
manière particulièrement grave la situation juridique de l’intéressé. Sinon,
une telle nécessité n’existe que lorsqu'à la relative difficulté du cas
s’ajoute la complexité de l’état de fait ou des questions de droit, à laquelle
le requérant n’est pas apte à faire face seul (arrêt du TF du
23.09.2008
[8C_297/2008
]
cons. 3.3 et les références citées).
b) En l’espèce,
le recourant s’est vu notifier une décision de suspension de son droit à
l’indemnité de chômage, pour une durée de 31 jours. Dite décision, du 26 novembre
2018, pouvait être attaquée par opposition écrite, la forme écrite étant exigée
conformément à l'article 10 al. 2 OPGA (décision ayant pour objet une
prestation de l'assurance-chômage). Il ressort du dossier que lorsqu'il a été
invité à répondre aux questions de l’ORCT (courrier du 15.10.2018), le
recourant a parfaitement été à même de se déterminer dans le délai imparti et
par écrit, au moyen d’un courrier structuré, clair et adéquat (prise de
position du 25.10.2018). Les faits remis en question dans l’opposition ne sont
pas d’une complexité telle que l’assuré avait à ce stade déjà besoin de
l’assistance d’un avocat. Au contraire, il avait manifestement les aptitudes
nécessaires pour agir lui-même. Cela étant, on relèvera que s’il mentionne se
trouver dans une situation financière précaire, le recourant n’étaye aucunement
ses allégations et ne produit aucune pièce justificative permettant de statuer
sur son éventuelle indigence, condition pourtant également requise pour
l’octroi d’une assistance juridique au stade de la procédure d’opposition. Bien
plus, l’intéressé indique, à l’allégué 13 de son opposition, avoir
vraisemblablement trouvé un emploi pour 2019 et qu’"
il ne devrait donc
plus, d’ici quelques semaines/mois, avoir besoin du soutien de l’Office chômage
".
Les conditions de l'article
37 al. 4 LPGA
n'étant en
l’occurrence pas remplies, c’est donc à bon droit que l’ORCT a refusé d’allouer
une assistance juridique gratuite au recourant.
E. 6 Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision querellée confirmée.
a) Il est statué sans frais (art. 61 let. a LPGA). En outre, vu l’issue du litige, il n’est pas alloué de dépens (art. 61 let. g LPGA, a contrario).
b) Le recourant, représenté par un mandataire, sollicite l’assistance judiciaire pour la présente procédure. Les conditions d'octroi de l'assistance judiciaire gratuite sont en principe remplies si les conclusions ne paraissent pas d'emblée vouées à l'échec, si le requérant est dans le besoin et si l'assistance d'un avocat est nécessaire ou du moins indiquée (art. 61 let. f LPGA; ATF 127 I 202 cons. 3b). Une partie est indigente lorsqu'elle ne peut assumer les frais liés à la défense de ses intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa famille (ATF 128 I 225 cons. 2.5.1; 127 I 202 cons. 3b). Pour déterminer l'indigence, il convient de prendre en considération l'ensemble de la situation financière du requérant au moment où la demande est présentée, celui-ci devant indiquer de manière complète et établir autant que faire se peut ses revenus, sa situation de fortune et ses charges. Il y a lieu de mettre en balance, d’une part, la totalité des ressources effectives du requérant et, d’autre part, l’ensemble de ses engagements financiers (ATF 135 I 221 cons. 5.1, 120 Ia 179 cons. 3a). Applicable à la procédure portant sur l’octroi ou le refus de l’assistance judiciaire, la maxime inquisitoire est limitée par le devoir de collaborer des parties. Ce devoir de collaborer ressort en particulier de l’article 119 al. 2 CPC (applicable en l’espèce par renvoi de l’art. 2 al. 2 LAJ /NE), qui prévoit que le requérant doit justifier de sa situation de fortune et de ses revenus et expose l'affaire et les moyens de preuve qu'il entend invoquer. L’autorité saisie de la requête d’assistance judiciaire n’a pas à faire de recherches approfondies pour établir les faits ni à instruire d’office tous les moyens de preuve produits. Il doit ressortir clairement des écritures de la partie requérante qu’elle entend solliciter le bénéfice de l’assistance judiciaire et il lui appartient de motiver sa requête s’agissant des conditions d’octroi de l’article 117 CPC et d’apporter à cet effet tous les moyens de preuve nécessaire et utiles. En application de l’article 97 CPC, le tribunal doit renseigner la partie non assistée d’un mandataire professionnel sur les conditions de l’octroi de l’assistance judiciaire gratuite et sur les informations requises pour pouvoir trancher cette question (ATF 120 Ia 179 cons. 3a). Le juge doit en conséquence inviter la partie non assistée d’un mandataire professionnel dont la requête d’assistance judiciaire est lacunaire à compléter les informations fournies et les pièces produites afin de pouvoir vérifier si les conditions de l’article 117 CPC sont valablement remplies. Ce devoir d’interpellation du tribunal, déduit de l’article 56 CPC, vaut avant tout pour les personnes non assistées et juridiquement inexpérimentées. Il est en effet admis que le juge n’a pas, de par son devoir d’interpellation, à compenser le manque de collaboration qu’on peut raisonnablement attendre des parties pour l’établissement des faits, ni à pallier les erreurs procédurales commises par ces dernières. Or, le plaideur assisté d’un avocat ou lui-même expérimenté voit son obligation de collaborer accrue dans la mesure où il a connaissance des conditions nécessaires à l’octroi de l’assistance judiciaire et des obligations de motivation qui lui incombent pour démontrer que celles-ci sont remplies. Le juge n’a de ce fait pas l’obligation de lui octroyer un délai supplémentaire pour compléter sa requête d’assistance judiciaire lacunaire ou imprécise (arrêt du TF du 02.08.2017 [5A_327/2017 ] cons. 4 et les références citées). En l’espèce, et comme au stade de l’opposition d’ailleurs, le recourant n’a aucunement motivé sa requête d’assistance judiciaire. S’il relève, dans son recours, que les deux conditions principales pour bénéficier d’une telle assistance sont que les conclusions ne paraissent pas vouées à l’échec et que le requérant a besoin de l’assistance d’un mandataire professionnel, il semble perdre de vue qu’il n’y a aucune aide financière si la condition de l’indigence n’est pas également remplie. Or, il ne fournit ni formulaire officiel, ni pièce justificative à l’appui de sa requête, de sorte que la Cour de céans ne dispose d’aucun élément pour établir sa situation financière et statuer sur cette question. Bien plus, la seule indication ressortant du dossier découle du contrat de travail conclu par le recourant avec l’EMS B.________, lequel fait état d’un revenu mensuel brut de 5'500 francs, soit ne suggère pas un état d’indigence. Dès lors qu’il était assisté d’un avocat, supposé connaître les conditions nécessaires à l’octroi de l’assistance judiciaire et les obligations de motivation en découlant, il ne pouvait prétendre à un délai supplémentaire pour compléter sa requête et la Cour de céans n’avait pas à l’interpeller sur ce point. Faute de collaboration du recourant, la requête d’assistance judiciaire, dépourvue de toute information quant aux ressources et charges de l’intéressé, doit être rejetée.
E. 45 jours (faute grave) en cas de premier refus dun emploi convenable à durée indéterminée, assigné à lassuré ou quil a trouvé lui-même.
c) En l'occurrence, l'intimé a prononcé la suspension du droit du recourant à l'indemnité de chômage durant 31 jours, en retenant une faute grave. Rien, ni au regard du poste à repourvoir (poste de cuisinier, à 100 %, de durée indéterminée), ni en lien avec la situation personnelle de lassuré, ne justifie de sécarter de la règle posée par larticle45 al. 4 OACI. Par conséquent, la sanction prononcée, qui constitue la durée minimale en cas de faute grave, ne prête pas flanc à la critique et doit également être confirmée.
5.Se pose encore la question de loctroi de lassistance juridique gratuite, sollicitée par le recourant pour la procédure dopposition.
a) Dans la procédure administrative en matière dassurances sociales, lassistance gratuite dun conseil juridique est accordée au demandeur lorsque les circonstances lexigent (art.37 al. 4 LPGA). La LPGA a ainsi introduit une réglementation légale de lassistance juridique dans la procédure administrative. La jurisprudence y relative rendue dans le cadre de larticle 4 aCst. féd. (actuellement : art. 29 al. 3 Cst. féd.) sur les conditions de lassistance judiciaire en procédure dopposition (partie dans le besoin, conclusions non dépourvues de toute chance de succès, assistance objectivement indiquée daprès les circonstances concrètes) continue de sappliquer, conformément à la volonté du législateur. Lassistance par un avocat simpose uniquement dans les cas exceptionnels où il est fait appel à un avocat parce que des questions de droit ou de fait difficiles rendent son assistance apparemment nécessaire et quune assistance par le représentant dune association - un assistant social, dautres professionnels ou personnes de confiance dinstitutions sociales - nentre pas en considération. A cet égard, il y a lieu de tenir compte des circonstances du cas despèce, de la particularité des règles de procédure applicables, ainsi que des spécificités de la procédure administrative en cours. En particulier, il faut mentionner, en plus de la complexité des questions de droit et de létat de fait, les circonstances qui tiennent à la personne concernée, comme sa capacité de sorienter dans une procédure. Dès lors, le fait que lintéressé puisse bénéficier de lassistance de représentants dassociation, dassistants sociaux ou encore de spécialistes permet dinférer que lassistance dun avocat nest ni nécessaire ni indiquée (arrêt du TF du13.11.2007 [9C_105/2007]cons. 1.2 et 1.3 et les références citées). En règle générale, lassistance gratuite est nécessaire lorsque la procédure est susceptible daffecter dune manière particulièrement grave la situation juridique de lintéressé. Sinon, une telle nécessité nexiste que lorsqu'à la relative difficulté du cas sajoute la complexité de létat de fait ou des questions de droit, à laquelle le requérant nest pas apte à faire face seul (arrêt du TF du23.09.2008 [8C_297/2008] cons. 3.3 et les références citées).
b) En lespèce, le recourant sest vu notifier une décision de suspension de son droit à lindemnité de chômage, pour une durée de 31 jours. Dite décision, du 26 novembre 2018, pouvait être attaquée par opposition écrite, la forme écrite étant exigée conformément à l'article 10 al. 2 OPGA (décision ayant pour objet une prestation de l'assurance-chômage). Il ressort du dossier que lorsqu'il a été invité à répondre aux questions de lORCT (courrier du 15.10.2018), le recourant a parfaitement été à même de se déterminer dans le délai imparti et par écrit, au moyen dun courrier structuré, clair et adéquat (prise de position du 25.10.2018). Les faits remis en question dans lopposition ne sont pas dune complexité telle que lassuré avait à ce stade déjà besoin de lassistance dun avocat. Au contraire, il avait manifestement les aptitudes nécessaires pour agir lui-même. Cela étant, on relèvera que sil mentionne se trouver dans une situation financière précaire, le recourant nétaye aucunement ses allégations et ne produit aucune pièce justificative permettant de statuer sur son éventuelle indigence, condition pourtant également requise pour loctroi dune assistance juridique au stade de la procédure dopposition. Bien plus, lintéressé indique, à lallégué 13 de son opposition, avoir vraisemblablement trouvé un emploi pour 2019 et qu"il ne devrait donc plus, dici quelques semaines/mois, avoir besoin du soutien de lOffice chômage". Les conditions de l'article37 al. 4 LPGAn'étant en loccurrence pas remplies, cest donc à bon droit que lORCT a refusé dallouer une assistance juridique gratuite au recourant.
6.Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision querellée confirmée.
a) Il est statué sans frais (art. 61 let. a LPGA). En outre, vu lissue du litige, il nest pas alloué de dépens (art. 61 let. g LPGA, a contrario).
b) Le recourant, représenté par un mandataire, sollicite lassistance judiciaire pour la présente procédure. Les conditions d'octroi de l'assistance judiciaire gratuite sont en principe remplies si les conclusions ne paraissent pas d'emblée vouées à l'échec, si le requérant est dans le besoin et si l'assistance d'un avocat est nécessaire ou du moins indiquée (art.61 let. f LPGA;ATF 127 I 202cons. 3b).
Une partie est indigente lorsqu'elle ne peut assumer les frais liés à la défense de ses intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa famille(ATF 128 I 225cons. 2.5.1;127 I 202cons. 3b). Pour déterminer l'indigence, il convient de prendre en considération l'ensemble de la situation financière du requérant au moment où la demande est présentée, celui-ci devant indiquer de manière complète et établir autant que faire se peut ses revenus, sa situation de fortune et ses charges. Il y a lieu de mettre en balance, dune part, la totalité des ressources effectives du requérant et, dautre part, lensemble de ses engagements financiers (ATF 135 I 221cons. 5.1,120 Ia 179cons. 3a).
Applicable à la procédure portant sur loctroi ou le refus de lassistance judiciaire, la maxime inquisitoire est limitée par le devoir de collaborer des parties. Ce devoir de collaborer ressort en particulier de larticle119 al. 2 CPC(applicable en lespèce par renvoi de lart. 2 al. 2LAJ/NE), qui prévoit que le requérant doit justifier de sa situation de fortune et de ses revenus et expose l'affaire et les moyens de preuve qu'il entend invoquer. Lautorité saisie de la requête dassistance judiciaire na pas à faire de recherches approfondies pour établir les faits ni à instruire doffice tous les moyens de preuve produits. Il doit ressortir clairement des écritures de la partie requérante quelle entend solliciter le bénéfice de lassistance judiciaire et il lui appartient de motiver sa requête sagissant des conditions doctroi de larticle117 CPCet dapporter à cet effet tous les moyens de preuve nécessaire et utiles. En application de larticle 97 CPC, le tribunal doit renseigner la partie non assistée dun mandataire professionnel sur les conditions de loctroi de lassistance judiciaire gratuite et sur les informations requises pour pouvoir trancher cette question (ATF 120 Ia 179cons. 3a). Le juge doit en conséquence inviter la partie non assistée dun mandataire professionnel dont la requête dassistance judiciaire est lacunaire à compléter les informations fournies et les pièces produites afin de pouvoir vérifier si les conditions de larticle117 CPCsont valablement remplies. Ce devoir dinterpellation du tribunal, déduit de larticle 56 CPC, vaut avant tout pour les personnes non assistées et juridiquement inexpérimentées. Il est en effet admis que le juge na pas, de par son devoir dinterpellation, à compenser le manque de collaboration quon peut raisonnablement attendre des parties pour létablissement des faits, ni à pallier les erreurs procédurales commises par ces dernières. Or, le plaideur assisté dun avocat ou lui-même expérimenté voit son obligation de collaborer accrue dans la mesure où il a connaissance des conditions nécessaires à loctroi de lassistance judiciaire et des obligations de motivation qui lui incombent pour démontrer que celles-ci sont remplies. Le juge na de ce fait pas lobligation de lui octroyer un délai supplémentaire pour compléter sa requête dassistance judiciaire lacunaire ou imprécise (arrêt du TF du02.08.2017 [5A_327/2017] cons. 4 et les références citées).
En lespèce, et comme au stade de lopposition dailleurs, le recourant na aucunement motivé sa requête dassistance judiciaire. Sil relève, dans son recours, que les deux conditions principales pour bénéficier dune telle assistance sont que les conclusions ne paraissent pas vouées à léchec et que le requérant a besoin de lassistance dun mandataire professionnel, il semble perdre de vue quil ny a aucune aide financière si la condition de lindigence nest pas également remplie. Or, il ne fournit ni formulaire officiel, ni pièce justificative à lappui de sa requête, de sorte que la Cour de céans ne dispose daucun élément pour établir sa situation financière et statuer sur cette question. Bien plus, la seule indication ressortant du dossier découle du contrat de travail conclu par le recourant avec lEMS B.________, lequel fait état dun revenu mensuel brut de 5'500 francs, soit ne suggère pas un état dindigence. Dès lors quil était assisté dun avocat, supposé connaître les conditions nécessaires à loctroi de lassistance judiciaire et les obligations de motivation en découlant, il ne pouvait prétendre à un délai supplémentaire pour compléter sa requête et la Cour de céans navait pas à linterpeller sur ce point. Faute de collaboration du recourant, la requête dassistance judiciaire, dépourvue de toute information quant aux ressources et charges de lintéressé, doit être rejetée.
Par ces motifs,la Cour de droit public
1.Rejette le recours.
2.Rejette la requête dassistance judiciaire.
3.Statue sans frais.
4.Nalloue pas de dépens.
Neuchâtel, le 28 avril 2020
Une personne a droit à lassistance judiciaire aux conditions suivantes:
a.elle ne dispose pas de ressources suffisantes;
b.sa cause ne paraît pas dépourvue de toute chance de succès.
1La requête dassistance judiciaire peut être présentée avant ou pendant la litispendance.
2Le requérant justifie de sa situation de fortune et de ses revenus et expose laffaire et les moyens de preuve quil entend invoquer. Il peut indiquer dans sa requête le nom du conseil juridique quil souhaite.
3Le tribunal statue sur la requête en procédure sommaire. La partie adverse peut être entendue. Elle le sera toujours si lassistance judiciaire porte sur la fourniture des sûretés en garantie du paiement des dépens.
4Lassistance judiciaire est exceptionnellement accordée avec effet rétroactif.
5Lassistance judiciaire doit faire lobjet dune nouvelle requête pour la procédure de recours.
6Il nest pas perçu de frais judiciaires pour la procédure dassistance judiciaire, sauf en cas de mauvaise foi ou de comportement téméraire.
1En règle générale, lassuré doit accepter immédiatement tout travail en vue de diminuer le dommage.
2Nest pas réputé convenable et, par conséquent, est exclu de lobligation dêtre accepté, tout travail qui:
a.nest pas conforme aux usages professionnels et locaux et, en particulier, ne satisfait pas aux conditions des conventions collectives ou des contrats-type de travail;
b.ne tient pas raisonnablement compte des aptitudes de lassuré ou de lactivité quil a précédemment exercée;
c.ne convient pas à lâge, à la situation personnelle ou à létat de santé de lassuré;
d.compromet dans une notable mesure le retour de lassuré dans sa profession, pour autant quune telle perspective existe dans un délai raisonnable;
e.doit être accompli dans une entreprise où le cours ordinaire du travail est perturbé en raison dun conflit collectif de travail;
f.nécessite un déplacement de plus de deux heures pour laller et de plus de deux heures pour le retour et qui noffre pas de possibilités de logement appropriées au lieu de travail, ou qui, si lassuré bénéficie dune telle possibilité, ne lui permet de remplir ses devoirs envers ses proches quavec de notables difficultés;
g.exige du travailleur une disponibilité sur appel constante dépassant le cadre de loccupation garantie;
h.doit être exécuté dans une entreprise qui a procédé à des licenciements aux fins de réengagement ou à de nouveaux engagements à des conditions nettement plus précaires, ou
i.procure à lassuré une rémunération qui est inférieure à 70 % du gain assuré, sauf si lassuré touche des indemnités compensatoires conformément à lart. 24 (gain intermédiaire); loffice régional de placement peut exceptionnellement, avec lapprobation de la commission tripartite, déclarer convenable un travail dont la rémunération est inférieure à 70 % du gain assuré.
3Lal. 2, let. a, ne sapplique pas à lassuré dont la capacité de travail est réduite.2Lassuré ne peut être contraint daccepter un travail dont la rémunération est inférieure à ce quelle devrait être compte tenu de la réduction de sa capacité de travail.
3bisLal. 2, let. b, ne sapplique pas aux personnes de moins de 30 ans.3
1Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).2Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 19 mars 2010, en vigueur depuis le 1eravr. 2011 (RO20111167;FF20087029).3Introduit par le ch. I de la LF du 19 mars 2010, en vigueur depuis le 1eravr. 2011 (RO20111167;FF20087029).
1Lassuré qui fait valoir des prestations dassurance doit, avec lassistance de loffice du travail compétent, entreprendre tout ce quon peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou labréger. Il lui incombe, en particulier, de chercher du travail, au besoin en dehors de la profession quil exerçait précédemment. Il doit pouvoir apporter la preuve des efforts quil a fournis.
2En vue de son placement, lassuré est tenu de se présenter à sa commune de domicile ou à lautorité compétente aussitôt que possible, mais au plus tard le premier jour pour lequel il prétend à lindemnité de chômage; il doit ensuite se conformer aux prescriptions de contrôle édictées par le Conseil fédéral.2
3Lassuré est tenu daccepter tout travail convenable qui lui est proposé. Il a lobligation, lorsque lautorité compétente le lui enjoint, de participer:3
a.4aux mesures relatives au marché du travail propres à améliorer son aptitude au placement;
b.5aux entretiens de conseil, aux réunions dinformation et aux consultations spécialisées visées à lal. 5;
c.de fournir les documents permettant de juger sil est apte au placement ou si le travail proposé est convenable.
4Le Conseil fédéral peut partiellement libérer de leurs obligations les assurés âgés frappés par un chômage de longue durée.
5Loffice du travail peut, dans des cas particuliers, diriger les assurés sur des institutions publiques ou dutilité publique adéquates pour des consultations dordre psycho-social, professionnel ou en rapport avec la migration pour autant que cette mesure se révèle utile après examen du cas. Ces institutions perçoivent une indemnité dont le montant est fixé par lorgane de compensation.6
1Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).2Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).3Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).4Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).5Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).6Nouvelle teneur selon lannexe ch. 6 de la LF du 16 déc. 2016 (Intégration), en vigueur depuis le 1erjanv. 2019 (RO20176521,20183171;FF20132131,20162665).
1Le droit de lassuré à lindemnité est suspendu lorsquil est établi que celui-ci:2
a.est sans travail par sa propre faute;
b.a renoncé à faire valoir des prétentions de salaire ou dindemnisation envers son dernier employeur, cela au détriment de lassurance;
c.ne fait pas tout ce quon peut raisonnablement exiger de lui pour trouver un travail convenable;
d.3nobserve pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de lautorité compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à une mesure de marché du travail ou linterrompt sans motif valable, ou encore compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la réalisation de son but;
e.a donné des indications fausses ou incomplètes ou a enfreint, de quelque autre manière, lobligation de fournir des renseignements spontanément ou sur demande et daviser, ou
f.a obtenu ou tenté dobtenir indûment lindemnité de chômage;
g.4a touché des indemnités journalières durant la phase délaboration dun projet (art. 71a, al. 1) et nentreprend pas, par sa propre faute, dactivité indépendante à lissue de cette phase délaboration.
2Lautorité cantonale prononce les suspensions au sens de lal. 1, let. c, d et g, de même quau sens de lal. 1, let. e, lorsquil sagit dune violation de lobligation de fournir des renseignements à ladite autorité ou à loffice du travail, ou de les aviser. Dans les autres cas, les caisses statuent.5
3La suspension ne vaut que pour les jours pour lesquels le chômeur remplit les conditions dont dépend le droit à lindemnité. Le nombre dindemnités journalières frappées de la suspension est déduit du nombre maximum dindemnités journalières au sens de lart. 27. La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute et ne peut excéder, par motif de suspension, 60 jours, et dans le cas de lal. 1, let. g, 25 jours.6Lexécution de la suspension est caduque six mois après le début du délai de suspension.7
3bisLe conseil fédéral peut prescrire une durée minimale pour la suspension.8
4Lorsquune caisse ne suspend pas lexercice du droit du chômeur à lindemnité, bien quil y ait motif de prendre cette mesure, lautorité cantonale est tenue de le faire à sa place.
1Introduit par le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).2Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).3Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).4Introduite par le ch. I de la LF du 23 juin 1995 (RO1996273; FF1994I 340). Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).5Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).6Nouvelle teneur de la phrase selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).7Nouvelle teneur de la phrase selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).8Introduit par le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).
1Le délai de suspension dans lexercice du droit à lindemnité prend effet à partir du premier jour qui suit:
a.la cessation du rapport de travail lorsque lassuré est devenu chômeur par sa propre faute;
b.lacte ou la négligence qui fait lobjet de la décision.
2Les jours de suspension sont exécutés après le délai dattente ou une suspension déjà en cours.
3La suspension dure:
a.de 1 à 15 jours en cas de faute légère;
b.de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne;
c.de 31 à 60 jours en cas de faute grave.
4Il y a faute grave lorsque, sans motif valable, lassuré:
a.abandonne un emploi réputé convenable sans être assuré dobtenir un nouvel emploi, ou quil
b.refuse un emploi réputé convenable.
5Si lassuré est suspendu de façon répétée dans son droit à lindemnité, la durée de suspension est prolongée en conséquence. Les suspensions subies pendant les deux dernières années sont prises en compte dans le calcul de la prolongation.
1Nouvelle teneur selon le ch. I de lO du 11 mars 2011, en vigueur depuis le 1eravr. 2011 (RO20111179).
1Une partie peut, en tout temps, se faire représenter, à moins quelle ne doive agir personnellement, ou se faire assister, pour autant que lurgence dune enquête ne lexclue pas.
2Lassureur peut exiger du mandataire quil justifie ses pouvoirs par une procuration écrite.
3Tant que la partie ne révoque pas la procuration, lassureur adresse ses communications au mandataire.
4Lorsque les circonstances lexigent, lassistance gratuite dun conseil juridique est accordée au demandeur.
Sous réserve de lart. 1, al. 3, de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative1, la procédure devant le tribunal cantonal des assurances est réglée par le droit cantonal. Elle doit satisfaire aux exigences suivantes:
a.elle doit être simple, rapide, en règle générale publique, ainsi que gratuite pour les parties; des émoluments de justice et les frais de procédure peuvent toutefois être mis à la charge de la partie qui agit de manière téméraire ou témoigne de légèreté;
b.lacte de recours doit contenir un exposé succinct des faits et des motifs invoqués, ainsi que les conclusions; si lacte nest pas conforme à ces règles, le tribunal impartit un délai convenable au recourant pour combler les lacunes, en lavertissant quen cas dinobservation le recours sera écarté;
c.le tribunal établit avec la collaboration des parties les faits déterminants pour la solution du litige; il administre les preuves nécessaires et les apprécie librement;
d.le tribunal nest pas lié par les conclusions des parties; il peut réformer, au détriment du recourant, la décision attaquée ou accorder plus que le recourant navait demandé; il doit cependant donner aux parties loccasion de se prononcer ou de retirer le recours;
e.si les circonstances le justifient, les parties peuvent être convoquées aux débats;
f.le droit de se faire assister par un conseil doit être garanti; lorsque les circonstances le justifient, lassistance judiciaire gratuite est accordée au recourant;
g.le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens dans la mesure fixée par le tribunal; leur montant est déterminé sans égard à la valeur litigieuse daprès limportance et la complexité du litige;
h.les jugements contiennent les motifs retenus, lindication des voies de recours ainsi que les noms des membres du tribunal et sont notifiés par écrit;
i. les jugements sont soumis à révision si des faits ou des moyens de preuve nouveaux sont découverts ou si un crime ou un délit a influencé le jugement.
1RS172.021
Volltext (verifizierbarer Originaltext)
A.X.________, né en 1984, a été employé par la A.________ en qualité de cuisinier du 1erjanvier 2011 au 31 octobre 2017. En date du 1ernovembre 2017, il sest inscrit en tant que demandeur demploi pour une activité à un taux doccupation de 100 %, auprès de lOffice du marché du travail du Service de lemploi, ORP ProEmployés (ci-après : ORP). Il est au bénéfice dun délai-cadre dindemnisation depuis cette date (01.11.2017-31.10.2019) et perçoit des indemnités de chômage de la caisse Syna.
En date du 23 août 2018, lORP a transmis le dossier du prénommé à Y.________ SA, pour un poste vacant de cuisinier à 100 %, de durée indéterminée. X.________ a été convoqué par dite société, pour un entretien prévu le 4 octobre 2018.
Par courriel du 5 octobre 2018, Y.________ SA a informé lORP que le prénommé nétait pas retenu, car ce dernier souhaitait uniquement un travail temporaire. Dit courriel précisait : "Il souhaite déménager et changer de canton donc il ne pourra pas sengager à long terme chez nous. Nous avons besoin de personnel qui sengage uniquement sur le long terme ()".
Par courrier du 11 octobre 2018, X.________ a été informé que son dossier était transmis à lOffice des relations et des conditions de travail du Service de lemploi (ci-après : ORCT), en vue dune éventuelle sanction pour refus dun travail convenable. Dans le cadre de linstruction de son dossier et en réponse aux questions posées par lORCT (courrier du 15.10.2018), le prénommé a fait valoir sa position par courrier du 25 octobre 2018. Il a indiqué que lentretien du 4 octobre 2018 avait été annulé, en raison de labsence du chef-cuisinier, et navait jamais été reconduit. Niant avoir refusé le poste offert et contestant les faits qui lui étaient reprochés, il a notamment précisé : "par souci dintégrité en vers mon futur employeur potentiel, je lui ai juste informé la possibilité que dans un avenir proche mon souhait et de vivre dans le canton de Vaud, et ne souhaite pas uniquement un travail temporaire ()". Il a en outre confirmé être pleinement disponible pour prendre un emploi à plein temps.
Par décision du 26 novembre 2018, lORCT a prononcé une suspension de 31 jours indemnisables à lencontre de X.________ (faute grave), suite à léchec de son engagement pour le poste de cuisinier proposé par lentreprise Y.________ SA. Dans son appréciation, il a notamment considéré que la société précitée navait pas retenu la candidature du prénommé en raison du fait que celui-ci avait indiqué vouloir partir sétablir dans le canton de Vaud et quil ne pouvait donc pas sengager à long terme. Il a estimé quen adoptant un tel comportement, lintéressé avait fait échouer son engagement.
Par décision sur opposition du 16 avril 2019, faute déléments nouveaux, lORCT a rejeté lopposition formée par lassuré et confirmé sa décision du 26 novembre 2018. En outre, considérant que le dossier ne présentait pas de complexité particulière en droit ou en fait et niant des difficultés personnelles, qui auraient nécessité lintervention dun mandataire professionnel, il a refusé lassistance juridique administrative demandée par lassuré.
B.X.________ interjette recours devant la Cour de droit public du Tribunal cantonal contre cette décision sur opposition, dont il demande lannulation, concluant, sous suite de frais et dépens pour lensemble de la procédure, à ce quaucune suspension ne lui soit imputée. A titre préalable, de manière subsidiaire à loctroi de dépens, il demande en outre que lassistance administrative gratuite avec effet au 6 décembre 2018 lui soit accordée et que son mandataire soit désigné en qualité davocat doffice. En substance, il reproche à lORCT davoir statué sur la base dun état de fait erroné. Il fait notamment valoir quil ne peut être tenu pour responsable de son non-engagement pour un poste qui ne lui a jamais été proposé et pour lequel il na même pas eu dentretien dembauche. Il relève quil réside toujours dans le canton de Neuchâtel et quil a par ailleurs trouvé un emploi à temps complet, pour une durée indéterminée, à lEMS B.________ à Z.________, dans le canton de Vaud. Il nie que son comportement puisse être considéré comme un refus de travail convenable et conteste avoir fait échouer une perspective de conclusion de contrat. Enfin, il allègue avoir contacté un mandataire qualifié en raison de la complexité de laffaire et des divergences relatives aux faits et soutient que jusquà ce quil retrouve un travail, sa situation financière ne lui permettait pas de payer les frais et honoraires de son avocat. Avec son recours, il dépose notamment son contrat de travail, conclu avec lEMS B.________ en février 2019, ainsi que deux mémoires dhonoraires et frais exposant lactivité déployée par son mandataire, lun au tarif usuel ("dépens") et lautre, subsidiaire, au tarif de lassistance judiciaire.
C.Renonçant à formuler des observations, lORCT conclut au rejet du recours.
C O N S I D E R A N T
en droit
1.Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est recevable.
2.a) Aux termes de l'article30 al. 1 let. d LACI, le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi que celui-ci n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de lautorité compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à une mesure de marché du travail ou linterrompt sans motif valable, ou encore compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la réalisation de son but. En vertu de l'obligation qui lui incombe de diminuer le dommage causé à l'assurance-chômage, l'assuré est tenu, en règle générale, d'accepter immédiatement le travail convenable qui lui est proposé (art.16 al. 1et17 al. 3 1rephrase LACI).
Selon la jurisprudence, il y a refus d'une occasion de prendre un travail convenable non seulement lorsque l'assuré refuse expressément un travail convenable qui lui est assigné, mais également déjà lorsque l'intéressé s'accommode du risque que l'emploi soit occupé par quelqu'un d'autre ou fait échouer la perspective de conclure un contrat de travail (ATF 122 V 34cons. 3b; arrêt du TFA du08.06.2001 [C 436/00]cons. 1; cons. 1 de l'arrêtATF 130 V 125, publié dans SVR 2004 ALV n°11, p. 31; cf. aussi arrêts du TF des28.03.2011 [8C_616/2010]cons. 3.2,13.10.2009 [8C_379/2009]cons. 3,11.05.2009 [8C_950/2008]cons. 2 et11.07.2008 [8C_746/2007] cons. 2). Les éléments constitutifs dun refus de travail convenable sont réunis également lorsque le chômeur ne se donne pas la peine dentrer en pourparlers avec lemployeur ou d'accepter lemploi bien que, selon les circonstances, il eût pu faire cette déclaration (arrêts du TF des14.12.2011 [8C_38/2011],28.03.2011 [8C_616/2010]et22.02.2007 [C 17/07] ainsi que les références citées; arrêt du TFA du08.06.2001 [C 436/00],
p. 58). Des manifestations peu claires, un manque d'empressement faisant douter de la réelle volonté du chômeur d'être engagé (arrêt du TF du05.11.2004 [C 293/03]), voire un désintérêt manifeste (arrêts du TF des24.03.2003 [C 81/02]et03.09.2002 [C 72/02]) constituent déjà des comportements assimilés, selon la jurisprudence, à un refus d'emploi.
b) Dans le droit des assurances sociales, la règle du degré de vraisemblance prépondérante est généralement appliquée. Dans ce domaine, le juge fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus probables(ATF 130 III 321cons. 3.2 et 3.3,126 V 353cons. 5b, 125 V 193 cons. 2 et les références citées; arrêt du TF du09.04.2008 [8C_704/2007]cons. 2). Aussi n'existe-t-il pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 319cons. 5a).
3.Le litige porte en premier lieu sur le point de savoir si lintimé était fondé à suspendre le droit de X.________ à lindemnité chômage.
En lespèce, le recourant ne conteste pas que son dossier ait été transmis à Y.________ SA, en relation avec un poste à repourvoir de cuisinier. Il admet également avoir eu un contact avec dite société et avoir fait part à cette occasion de son souhait de vivre dans le canton de Vaud, dans un avenir proche ("par soucis dintégrité en vers mon futur employeur potentiel, je lui ai juste informé la possibilité que dans un avenir proche mon souhait et de vivre dans le canton de Vaud" - prise de position du 25.10.2018). Ce point coïncide avec le courriel du 5 octobre 2018 de Y.________ SA, lequel stipule notamment que "X.________ () souhaite déménager et changer de canton". La conclusion tirée par dite société, à savoir que le prénommé ne pouvait dès lors pas sengager à long terme, respectivement quil ne souhaitait quun travail temporaire, est en revanche contestée par le recourant ("je ne souhaite pas uniquement un travail temporaire" - prise de position du 25.10.2018).
Il découle de manière concordante de ce qui précède que lhypothèse dun déménagement de lassuré hors canton a été abordée entre les parties, le recourant évoquant même une possibilité de déménagement dans un avenir proche. Ce fait, non litigieux, doit ainsi être considéré comme établi. Quoi quen dise le recourant, le cadre dans lequel sest déroulé cet échange, conversation téléphonique ou entretien dembauche, na pas dinfluence, le Tribunal fédéral ayant admis un comportement assimilable à un refus demploi dans un cas où un assuré navait eu que des entretiens téléphoniques avec un employeur potentiel (arrêt du TF du28.03.2011 [8C_616/2010].
Au vu de la jurisprudence sévère du Tribunal fédéral (cf. cons. 2a ci-dessus), la Cour de céans estime que, quelle quait été son intention, lassuré, en faisant demblée part à Y.________ SA de son souhait de déménagement dans un autre canton, a adopté un comportement qui doit être assimilé à un refus demploi. Si lon ne peut pas retenir que lintéressé a expressément indiqué, à la société précitée, nêtre disponible que de façon temporaire pour le poste offert, il ne fait pas de doute que Y.________ SA, redoutant un engagement de courte durée au vu du déménagement éventuel mentionné, a préféré ne pas se lier au recourant. Ainsi que lindique le courriel du 5 octobre 2018 envoyé à lORP, cest en effet précisément le changement de canton annoncé qui a exclu la candidature du recourant pour le poste de cuisinier à repourvoir. Dans ces circonstances, il y a lieu dadmettre, en application de la règle du degré de la vraisemblance prépondérante, que les réserves émises par lintéressé, ou à tout le moins le manque de clarté de celui-ci, en lien avec son possible déménagement, ont suscité des interrogations chez Y.________ SA quant à la réelle disponibilité de celui-ci pour le poste offert, qui pourtant correspondait à ses qualifications professionnelles et à ses critères de recherche (taux dactivité de 100 %, contrat de durée indéterminée), et ont fait échouer les pourparlers engagés avec cette société. Cela étant, lintimé était fondé à sanctionner dit comportement, qui a fait perdre au recourant une occasion de conclure un contrat de travail, par une suspension du droit à lindemnité de chômage.
Par ailleurs, on relèvera que le fait que le possible déménagement évoqué ne se soit à ce jour pas concrétisé et quau surplus le recourant ait désormais trouvé un emploi dans le canton de Vaud, ne permet aucunement de justifier son comportement.
4.Il reste à examiner la question de la durée de la suspension.
a) Selon l'article30 al. 3 LACI, la durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute. En vertu de l'article45 al. 3 OACI, elle est de 1 à 15 jours en cas de faute légère (let. a), de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne (let. b) et de 31 à 60 jours en cas de faute grave (let. c). Il y a faute grave, notamment, lorsque l'assuré refuse un emploi réputé convenable sans motif valable (art.45 al. 4 OACI). L'inobservation de l'obligation d'accepter un emploi convenable est en effet considérée comme une faute grave à moins que l'assuré ne puisse se prévaloir de circonstances laissant apparaître la faute comme étant de gravité moyenne ou légère (art.30 al. 1 let. d 1repartie de la phrase LACIen liaison avec l'art.45 al. 3 et 4 OACI). Il peut s'agir, dans le cas concret, d'un motif lié à la situation subjective de la personne concernée ou à des circonstances objectives (ATF 130 V 125). Cette jurisprudence ‑ rendue à propos de l'ancien droit ‑ reste valable après l'entrée en vigueur, le 1erjuillet 2003, de l'article30 al. 1 let. d LACIactuel (cf. arrêts du TF du24.05.2007 [C 141/06]cons. 5 et du30.10.2006 [C 20/06]).
L'article45 al. 4 OACI(anciennement al. 3) pose une règle dont l'administration et le juge peuvent s'écarter lorsque des circonstances particulières le justifient (eu égard, notamment, au type d'activité proposé, au salaire offert ou à l'horaire de travail); dans ce sens, leur pouvoir d'appréciation n'est pas limité par la durée minimum de suspension fixée par cette disposition pour les cas de faute grave (DTA 2000 no 9, p. 49 ss cons. 4b/aa; arrêts du TF des28.03.2011 [8C_616/2010]cons. 6 et30.10.2006 [C 20/06]cons. 4.3 et 4.4; cf. égalementRubin, Commentaire de la loi sur lassurance-chômage, 2014, n. 117 ad art. 30 LACI et les références citées).
Les tribunaux cantonaux des assurances peuvent contrôler à la fois les faits, le droit et lopportunité. Ils peuvent donc contrôler lexercice, par les organes dexécution compétents, du pouvoir dappréciation dont ils jouissent lors de la fixation du nombre de jours de suspension. Mais, en labsence dun excès ou dun abus du pouvoir dappréciation (constitutif dune violation du droit), les tribunaux cantonaux des assurances ne peuvent, sans motif pertinent, substituer leur propre appréciation à celle de ladministration. Ils doivent sappuyer sur des circonstances de nature à faire apparaître leur propre appréciation comme la mieux appropriée (ATF 137 V 71cons. 5.2; arrêt du TF du22.08.2011 [8C_285/2011]cons. 3.1;Rubin, op. cit. n.110 ad art. 30 LACI).
b) En tant qu'autorité de surveillance, le SECO a adopté un barème indicatif à l'intention des organes d'exécution. Un tel barème constitue un instrument précieux pour ces organes d'exécution lors de la fixation de la sanction et contribue à une application plus égalitaire des sanctions dans les différents cantons. Cela ne dispense cependant pas les autorités décisionnelles d'apprécier le comportement de l'assuré compte tenu de toutes les circonstances tant objectives que subjectives du cas d'espèce et de fixer la sanction en fonction de la faute.
Le barème susmentionné, dans sa version la plus récente, prévoit une suspension de 31 à 45 jours (faute grave) en cas de premier refus dun emploi convenable à durée indéterminée, assigné à lassuré ou quil a trouvé lui-même.
c) En l'occurrence, l'intimé a prononcé la suspension du droit du recourant à l'indemnité de chômage durant 31 jours, en retenant une faute grave. Rien, ni au regard du poste à repourvoir (poste de cuisinier, à 100 %, de durée indéterminée), ni en lien avec la situation personnelle de lassuré, ne justifie de sécarter de la règle posée par larticle45 al. 4 OACI. Par conséquent, la sanction prononcée, qui constitue la durée minimale en cas de faute grave, ne prête pas flanc à la critique et doit également être confirmée.
5.Se pose encore la question de loctroi de lassistance juridique gratuite, sollicitée par le recourant pour la procédure dopposition.
a) Dans la procédure administrative en matière dassurances sociales, lassistance gratuite dun conseil juridique est accordée au demandeur lorsque les circonstances lexigent (art.37 al. 4 LPGA). La LPGA a ainsi introduit une réglementation légale de lassistance juridique dans la procédure administrative. La jurisprudence y relative rendue dans le cadre de larticle 4 aCst. féd. (actuellement : art. 29 al. 3 Cst. féd.) sur les conditions de lassistance judiciaire en procédure dopposition (partie dans le besoin, conclusions non dépourvues de toute chance de succès, assistance objectivement indiquée daprès les circonstances concrètes) continue de sappliquer, conformément à la volonté du législateur. Lassistance par un avocat simpose uniquement dans les cas exceptionnels où il est fait appel à un avocat parce que des questions de droit ou de fait difficiles rendent son assistance apparemment nécessaire et quune assistance par le représentant dune association - un assistant social, dautres professionnels ou personnes de confiance dinstitutions sociales - nentre pas en considération. A cet égard, il y a lieu de tenir compte des circonstances du cas despèce, de la particularité des règles de procédure applicables, ainsi que des spécificités de la procédure administrative en cours. En particulier, il faut mentionner, en plus de la complexité des questions de droit et de létat de fait, les circonstances qui tiennent à la personne concernée, comme sa capacité de sorienter dans une procédure. Dès lors, le fait que lintéressé puisse bénéficier de lassistance de représentants dassociation, dassistants sociaux ou encore de spécialistes permet dinférer que lassistance dun avocat nest ni nécessaire ni indiquée (arrêt du TF du13.11.2007 [9C_105/2007]cons. 1.2 et 1.3 et les références citées). En règle générale, lassistance gratuite est nécessaire lorsque la procédure est susceptible daffecter dune manière particulièrement grave la situation juridique de lintéressé. Sinon, une telle nécessité nexiste que lorsqu'à la relative difficulté du cas sajoute la complexité de létat de fait ou des questions de droit, à laquelle le requérant nest pas apte à faire face seul (arrêt du TF du23.09.2008 [8C_297/2008] cons. 3.3 et les références citées).
b) En lespèce, le recourant sest vu notifier une décision de suspension de son droit à lindemnité de chômage, pour une durée de 31 jours. Dite décision, du 26 novembre 2018, pouvait être attaquée par opposition écrite, la forme écrite étant exigée conformément à l'article 10 al. 2 OPGA (décision ayant pour objet une prestation de l'assurance-chômage). Il ressort du dossier que lorsqu'il a été invité à répondre aux questions de lORCT (courrier du 15.10.2018), le recourant a parfaitement été à même de se déterminer dans le délai imparti et par écrit, au moyen dun courrier structuré, clair et adéquat (prise de position du 25.10.2018). Les faits remis en question dans lopposition ne sont pas dune complexité telle que lassuré avait à ce stade déjà besoin de lassistance dun avocat. Au contraire, il avait manifestement les aptitudes nécessaires pour agir lui-même. Cela étant, on relèvera que sil mentionne se trouver dans une situation financière précaire, le recourant nétaye aucunement ses allégations et ne produit aucune pièce justificative permettant de statuer sur son éventuelle indigence, condition pourtant également requise pour loctroi dune assistance juridique au stade de la procédure dopposition. Bien plus, lintéressé indique, à lallégué 13 de son opposition, avoir vraisemblablement trouvé un emploi pour 2019 et qu"il ne devrait donc plus, dici quelques semaines/mois, avoir besoin du soutien de lOffice chômage". Les conditions de l'article37 al. 4 LPGAn'étant en loccurrence pas remplies, cest donc à bon droit que lORCT a refusé dallouer une assistance juridique gratuite au recourant.
6.Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision querellée confirmée.
a) Il est statué sans frais (art. 61 let. a LPGA). En outre, vu lissue du litige, il nest pas alloué de dépens (art. 61 let. g LPGA, a contrario).
b) Le recourant, représenté par un mandataire, sollicite lassistance judiciaire pour la présente procédure. Les conditions d'octroi de l'assistance judiciaire gratuite sont en principe remplies si les conclusions ne paraissent pas d'emblée vouées à l'échec, si le requérant est dans le besoin et si l'assistance d'un avocat est nécessaire ou du moins indiquée (art.61 let. f LPGA;ATF 127 I 202cons. 3b).
Une partie est indigente lorsqu'elle ne peut assumer les frais liés à la défense de ses intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa famille(ATF 128 I 225cons. 2.5.1;127 I 202cons. 3b). Pour déterminer l'indigence, il convient de prendre en considération l'ensemble de la situation financière du requérant au moment où la demande est présentée, celui-ci devant indiquer de manière complète et établir autant que faire se peut ses revenus, sa situation de fortune et ses charges. Il y a lieu de mettre en balance, dune part, la totalité des ressources effectives du requérant et, dautre part, lensemble de ses engagements financiers (ATF 135 I 221cons. 5.1,120 Ia 179cons. 3a).
Applicable à la procédure portant sur loctroi ou le refus de lassistance judiciaire, la maxime inquisitoire est limitée par le devoir de collaborer des parties. Ce devoir de collaborer ressort en particulier de larticle119 al. 2 CPC(applicable en lespèce par renvoi de lart. 2 al. 2LAJ/NE), qui prévoit que le requérant doit justifier de sa situation de fortune et de ses revenus et expose l'affaire et les moyens de preuve qu'il entend invoquer. Lautorité saisie de la requête dassistance judiciaire na pas à faire de recherches approfondies pour établir les faits ni à instruire doffice tous les moyens de preuve produits. Il doit ressortir clairement des écritures de la partie requérante quelle entend solliciter le bénéfice de lassistance judiciaire et il lui appartient de motiver sa requête sagissant des conditions doctroi de larticle117 CPCet dapporter à cet effet tous les moyens de preuve nécessaire et utiles. En application de larticle 97 CPC, le tribunal doit renseigner la partie non assistée dun mandataire professionnel sur les conditions de loctroi de lassistance judiciaire gratuite et sur les informations requises pour pouvoir trancher cette question (ATF 120 Ia 179cons. 3a). Le juge doit en conséquence inviter la partie non assistée dun mandataire professionnel dont la requête dassistance judiciaire est lacunaire à compléter les informations fournies et les pièces produites afin de pouvoir vérifier si les conditions de larticle117 CPCsont valablement remplies. Ce devoir dinterpellation du tribunal, déduit de larticle 56 CPC, vaut avant tout pour les personnes non assistées et juridiquement inexpérimentées. Il est en effet admis que le juge na pas, de par son devoir dinterpellation, à compenser le manque de collaboration quon peut raisonnablement attendre des parties pour létablissement des faits, ni à pallier les erreurs procédurales commises par ces dernières. Or, le plaideur assisté dun avocat ou lui-même expérimenté voit son obligation de collaborer accrue dans la mesure où il a connaissance des conditions nécessaires à loctroi de lassistance judiciaire et des obligations de motivation qui lui incombent pour démontrer que celles-ci sont remplies. Le juge na de ce fait pas lobligation de lui octroyer un délai supplémentaire pour compléter sa requête dassistance judiciaire lacunaire ou imprécise (arrêt du TF du02.08.2017 [5A_327/2017] cons. 4 et les références citées).
En lespèce, et comme au stade de lopposition dailleurs, le recourant na aucunement motivé sa requête dassistance judiciaire. Sil relève, dans son recours, que les deux conditions principales pour bénéficier dune telle assistance sont que les conclusions ne paraissent pas vouées à léchec et que le requérant a besoin de lassistance dun mandataire professionnel, il semble perdre de vue quil ny a aucune aide financière si la condition de lindigence nest pas également remplie. Or, il ne fournit ni formulaire officiel, ni pièce justificative à lappui de sa requête, de sorte que la Cour de céans ne dispose daucun élément pour établir sa situation financière et statuer sur cette question. Bien plus, la seule indication ressortant du dossier découle du contrat de travail conclu par le recourant avec lEMS B.________, lequel fait état dun revenu mensuel brut de 5'500 francs, soit ne suggère pas un état dindigence. Dès lors quil était assisté dun avocat, supposé connaître les conditions nécessaires à loctroi de lassistance judiciaire et les obligations de motivation en découlant, il ne pouvait prétendre à un délai supplémentaire pour compléter sa requête et la Cour de céans navait pas à linterpeller sur ce point. Faute de collaboration du recourant, la requête dassistance judiciaire, dépourvue de toute information quant aux ressources et charges de lintéressé, doit être rejetée.
Par ces motifs,la Cour de droit public
1.Rejette le recours.
2.Rejette la requête dassistance judiciaire.
3.Statue sans frais.
4.Nalloue pas de dépens.
Neuchâtel, le 28 avril 2020
Une personne a droit à lassistance judiciaire aux conditions suivantes:
a.elle ne dispose pas de ressources suffisantes;
b.sa cause ne paraît pas dépourvue de toute chance de succès.
1La requête dassistance judiciaire peut être présentée avant ou pendant la litispendance.
2Le requérant justifie de sa situation de fortune et de ses revenus et expose laffaire et les moyens de preuve quil entend invoquer. Il peut indiquer dans sa requête le nom du conseil juridique quil souhaite.
3Le tribunal statue sur la requête en procédure sommaire. La partie adverse peut être entendue. Elle le sera toujours si lassistance judiciaire porte sur la fourniture des sûretés en garantie du paiement des dépens.
4Lassistance judiciaire est exceptionnellement accordée avec effet rétroactif.
5Lassistance judiciaire doit faire lobjet dune nouvelle requête pour la procédure de recours.
6Il nest pas perçu de frais judiciaires pour la procédure dassistance judiciaire, sauf en cas de mauvaise foi ou de comportement téméraire.
1En règle générale, lassuré doit accepter immédiatement tout travail en vue de diminuer le dommage.
2Nest pas réputé convenable et, par conséquent, est exclu de lobligation dêtre accepté, tout travail qui:
a.nest pas conforme aux usages professionnels et locaux et, en particulier, ne satisfait pas aux conditions des conventions collectives ou des contrats-type de travail;
b.ne tient pas raisonnablement compte des aptitudes de lassuré ou de lactivité quil a précédemment exercée;
c.ne convient pas à lâge, à la situation personnelle ou à létat de santé de lassuré;
d.compromet dans une notable mesure le retour de lassuré dans sa profession, pour autant quune telle perspective existe dans un délai raisonnable;
e.doit être accompli dans une entreprise où le cours ordinaire du travail est perturbé en raison dun conflit collectif de travail;
f.nécessite un déplacement de plus de deux heures pour laller et de plus de deux heures pour le retour et qui noffre pas de possibilités de logement appropriées au lieu de travail, ou qui, si lassuré bénéficie dune telle possibilité, ne lui permet de remplir ses devoirs envers ses proches quavec de notables difficultés;
g.exige du travailleur une disponibilité sur appel constante dépassant le cadre de loccupation garantie;
h.doit être exécuté dans une entreprise qui a procédé à des licenciements aux fins de réengagement ou à de nouveaux engagements à des conditions nettement plus précaires, ou
i.procure à lassuré une rémunération qui est inférieure à 70 % du gain assuré, sauf si lassuré touche des indemnités compensatoires conformément à lart. 24 (gain intermédiaire); loffice régional de placement peut exceptionnellement, avec lapprobation de la commission tripartite, déclarer convenable un travail dont la rémunération est inférieure à 70 % du gain assuré.
3Lal. 2, let. a, ne sapplique pas à lassuré dont la capacité de travail est réduite.2Lassuré ne peut être contraint daccepter un travail dont la rémunération est inférieure à ce quelle devrait être compte tenu de la réduction de sa capacité de travail.
3bisLal. 2, let. b, ne sapplique pas aux personnes de moins de 30 ans.3
1Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).2Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 19 mars 2010, en vigueur depuis le 1eravr. 2011 (RO20111167;FF20087029).3Introduit par le ch. I de la LF du 19 mars 2010, en vigueur depuis le 1eravr. 2011 (RO20111167;FF20087029).
1Lassuré qui fait valoir des prestations dassurance doit, avec lassistance de loffice du travail compétent, entreprendre tout ce quon peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou labréger. Il lui incombe, en particulier, de chercher du travail, au besoin en dehors de la profession quil exerçait précédemment. Il doit pouvoir apporter la preuve des efforts quil a fournis.
2En vue de son placement, lassuré est tenu de se présenter à sa commune de domicile ou à lautorité compétente aussitôt que possible, mais au plus tard le premier jour pour lequel il prétend à lindemnité de chômage; il doit ensuite se conformer aux prescriptions de contrôle édictées par le Conseil fédéral.2
3Lassuré est tenu daccepter tout travail convenable qui lui est proposé. Il a lobligation, lorsque lautorité compétente le lui enjoint, de participer:3
a.4aux mesures relatives au marché du travail propres à améliorer son aptitude au placement;
b.5aux entretiens de conseil, aux réunions dinformation et aux consultations spécialisées visées à lal. 5;
c.de fournir les documents permettant de juger sil est apte au placement ou si le travail proposé est convenable.
4Le Conseil fédéral peut partiellement libérer de leurs obligations les assurés âgés frappés par un chômage de longue durée.
5Loffice du travail peut, dans des cas particuliers, diriger les assurés sur des institutions publiques ou dutilité publique adéquates pour des consultations dordre psycho-social, professionnel ou en rapport avec la migration pour autant que cette mesure se révèle utile après examen du cas. Ces institutions perçoivent une indemnité dont le montant est fixé par lorgane de compensation.6
1Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).2Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).3Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).4Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).5Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).6Nouvelle teneur selon lannexe ch. 6 de la LF du 16 déc. 2016 (Intégration), en vigueur depuis le 1erjanv. 2019 (RO20176521,20183171;FF20132131,20162665).
1Le droit de lassuré à lindemnité est suspendu lorsquil est établi que celui-ci:2
a.est sans travail par sa propre faute;
b.a renoncé à faire valoir des prétentions de salaire ou dindemnisation envers son dernier employeur, cela au détriment de lassurance;
c.ne fait pas tout ce quon peut raisonnablement exiger de lui pour trouver un travail convenable;
d.3nobserve pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de lautorité compétente, notamment refuse un travail convenable, ne se présente pas à une mesure de marché du travail ou linterrompt sans motif valable, ou encore compromet ou empêche, par son comportement, le déroulement de la mesure ou la réalisation de son but;
e.a donné des indications fausses ou incomplètes ou a enfreint, de quelque autre manière, lobligation de fournir des renseignements spontanément ou sur demande et daviser, ou
f.a obtenu ou tenté dobtenir indûment lindemnité de chômage;
g.4a touché des indemnités journalières durant la phase délaboration dun projet (art. 71a, al. 1) et nentreprend pas, par sa propre faute, dactivité indépendante à lissue de cette phase délaboration.
2Lautorité cantonale prononce les suspensions au sens de lal. 1, let. c, d et g, de même quau sens de lal. 1, let. e, lorsquil sagit dune violation de lobligation de fournir des renseignements à ladite autorité ou à loffice du travail, ou de les aviser. Dans les autres cas, les caisses statuent.5
3La suspension ne vaut que pour les jours pour lesquels le chômeur remplit les conditions dont dépend le droit à lindemnité. Le nombre dindemnités journalières frappées de la suspension est déduit du nombre maximum dindemnités journalières au sens de lart. 27. La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute et ne peut excéder, par motif de suspension, 60 jours, et dans le cas de lal. 1, let. g, 25 jours.6Lexécution de la suspension est caduque six mois après le début du délai de suspension.7
3bisLe conseil fédéral peut prescrire une durée minimale pour la suspension.8
4Lorsquune caisse ne suspend pas lexercice du droit du chômeur à lindemnité, bien quil y ait motif de prendre cette mesure, lautorité cantonale est tenue de le faire à sa place.
1Introduit par le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).2Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).3Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).4Introduite par le ch. I de la LF du 23 juin 1995 (RO1996273; FF1994I 340). Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).5Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).6Nouvelle teneur de la phrase selon le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).7Nouvelle teneur de la phrase selon le ch. I de la LF du 22 mars 2002, en vigueur depuis le 1erjuil. 2003 (RO20031728;FF20012123).8Introduit par le ch. I de la LF du 23 juin 1995, en vigueur depuis le 1erjanv. 1996 (RO1996273; FF1994I 340).
1Le délai de suspension dans lexercice du droit à lindemnité prend effet à partir du premier jour qui suit:
a.la cessation du rapport de travail lorsque lassuré est devenu chômeur par sa propre faute;
b.lacte ou la négligence qui fait lobjet de la décision.
2Les jours de suspension sont exécutés après le délai dattente ou une suspension déjà en cours.
3La suspension dure:
a.de 1 à 15 jours en cas de faute légère;
b.de 16 à 30 jours en cas de faute de gravité moyenne;
c.de 31 à 60 jours en cas de faute grave.
4Il y a faute grave lorsque, sans motif valable, lassuré:
a.abandonne un emploi réputé convenable sans être assuré dobtenir un nouvel emploi, ou quil
b.refuse un emploi réputé convenable.
5Si lassuré est suspendu de façon répétée dans son droit à lindemnité, la durée de suspension est prolongée en conséquence. Les suspensions subies pendant les deux dernières années sont prises en compte dans le calcul de la prolongation.
1Nouvelle teneur selon le ch. I de lO du 11 mars 2011, en vigueur depuis le 1eravr. 2011 (RO20111179).
1Une partie peut, en tout temps, se faire représenter, à moins quelle ne doive agir personnellement, ou se faire assister, pour autant que lurgence dune enquête ne lexclue pas.
2Lassureur peut exiger du mandataire quil justifie ses pouvoirs par une procuration écrite.
3Tant que la partie ne révoque pas la procuration, lassureur adresse ses communications au mandataire.
4Lorsque les circonstances lexigent, lassistance gratuite dun conseil juridique est accordée au demandeur.
Sous réserve de lart. 1, al. 3, de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative1, la procédure devant le tribunal cantonal des assurances est réglée par le droit cantonal. Elle doit satisfaire aux exigences suivantes:
a.elle doit être simple, rapide, en règle générale publique, ainsi que gratuite pour les parties; des émoluments de justice et les frais de procédure peuvent toutefois être mis à la charge de la partie qui agit de manière téméraire ou témoigne de légèreté;
b.lacte de recours doit contenir un exposé succinct des faits et des motifs invoqués, ainsi que les conclusions; si lacte nest pas conforme à ces règles, le tribunal impartit un délai convenable au recourant pour combler les lacunes, en lavertissant quen cas dinobservation le recours sera écarté;
c.le tribunal établit avec la collaboration des parties les faits déterminants pour la solution du litige; il administre les preuves nécessaires et les apprécie librement;
d.le tribunal nest pas lié par les conclusions des parties; il peut réformer, au détriment du recourant, la décision attaquée ou accorder plus que le recourant navait demandé; il doit cependant donner aux parties loccasion de se prononcer ou de retirer le recours;
e.si les circonstances le justifient, les parties peuvent être convoquées aux débats;
f.le droit de se faire assister par un conseil doit être garanti; lorsque les circonstances le justifient, lassistance judiciaire gratuite est accordée au recourant;
g.le recourant qui obtient gain de cause a droit au remboursement de ses frais et dépens dans la mesure fixée par le tribunal; leur montant est déterminé sans égard à la valeur litigieuse daprès limportance et la complexité du litige;
h.les jugements contiennent les motifs retenus, lindication des voies de recours ainsi que les noms des membres du tribunal et sont notifiés par écrit;
i. les jugements sont soumis à révision si des faits ou des moyens de preuve nouveaux sont découverts ou si un crime ou un délit a influencé le jugement.
1RS172.021