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131 Untergrabung der militãrischen Disziplin (Art. 99 MStG). Begriff. Sovvertire la disciplina militare (art. 99 CPM). Concetto. Extrait des faits: Nr. 79 Le 11 septembre 1975, le Tribunal militaire de division l OA a reconnu S t. coupable d'inobservation de prescriptions de service (art. 72 CP M), de mutinerie (art. 63 CP M) e t de menées contre la discipline militaire (art. 99 CP M). !l l'a condamné à six mois d'emprisonnement, so us déduction de 13 jours de détention préventive, avec sursis pendant cinq ans, e t à la moitié des frais de la cause, fixés à 450 francs. Dans le même jugement, le tribunal de division a reconnu L. coupable de désobéissance (art. 61 CP M) e t de menées contre la discipline militaire (art. 99 CP M). Ill'a condamné à quatre mois d'emprisonnement, so us déduction de 13 jours de détention préventive, avec sursis pendant trois ans, e t au tiers des frais de la cause, jixés à 300 francs. Extrait des motifs: 2.- L'article 99 CPM, qui réprime les menées contre la discipline mili- taire, s'exprime comme s uit: > Ainsi que le relevent les premiers juges, il n'est pas contesté que S t. ai t pour le moins adhéré au comité de caserne de Sa va tan, ni qu'il se soi t associé à l'activité de ce comité en prenant part à la rédaction du tract >. 11 n'est pas non plus contesté que L. se soi t asso- cié à la dite activité, en distribuant à des camarades des tracts émanant du comité. Les recourants alleguent qu'en ce faisant ils n'ont jamais eu d'intentions dolosives: selon eux, ils n'entendaient p as ruin er la discipline militaire mais seulement se défendre contre des abus d'autorité et des brimades, dans des circonstances telles qu'ils n'auraient pu imaginer que la discipline risquât d'en souffrir. Cette allégation n'est pas soutenable. Il n'est que de lire les écrits en pos- session du comité de caserne pour en être convaincu. En effet, ce qu'on y qualifie de brimades ne sont autres, pour la plupart, que les atteintes à la
Nr. 79, 80 132 liberté individuelle indispensables au fonctionnement d'une armée efficace, et l'appel à la désobéissance y apparait clairement. Les accusés, quijouissent d'une intelligence normale - les chefs de St. le dépeignent même comme habile, rusé et intelligent- ne pouvaient s'y tromper. Les recourants se prévalent aussi de dépositions de témoins, selon les- quelles ils n'auraient pas été des meneurs. Mais on peut participer à des menées (intrigues, machinations, manreu- vres) subversives sans être un meneur (personne qui prend la tête d'un mou- vement collectif). Au demeurant, d'autres témoins ont relevé que l'agitation se serait calmée à l'école de recrues apres l'élimination des recourants. Les premiers juges ont ainsi bien appliqué laloi en retenant à la charge des recourants le délit de l'article 99 CPM. 3.- ... (29 janvier 1976, St. et L. e. TD lOA) 80. Dienstverweigerung und vorsatzliche Dienstversaumnis (Art. 81 MStG) Der in dieser Vorschrift umschriebene Grundtatbestand setzt eine Dienst- und eine Einrückungspfticht des Taters voraus. Überprütbarkeit von V erwaltungsverfügungen durch den Militarstraf- richter darauf hin, ob der Tater überhaupt dienstpftichtig war und recht- massig aufgeboten wurde: bei vorgangig stattgefundener Kontrolle ihrer Rechtsbestandigkeit in einem verwaltungsgerichtlichen Verfahren; beim Fehlen der Kontrolle ihrer Rechtsbestandigkeit durch ein Ver- waltungsgericht. Refus de servir et insoumission intentionnelle (art. 81 CPM) L'infraction visée par cette disposition présuppose que l'auteur est astreint au service et qu'il a l'obligation d'entrer en service. Etendue du pouvoir d'examen du juge militaire à l'égard d'une décision administrative, s'agissant de contrôler avant tout si l'accusé est astreint au service, puis s'il a été régulierement convoqué: lorsqu'un tribunal administratif a déjà vérifié la légalité de la décision; lorsque pareille vérification est exclue. Rifiuto e omissione intenzionale del servizio (art. 81 CPM) 11 reato base previsto da questo disposto presuppone un obbligo del- l'agente di prestare servizio e di entrare in servizio. Potere di indagine del giudice penale militare in relazione a decisioni amministrative per sapere se il reo era prima di tutto obbligato a prestare servizio e se era stato convocato in modo regolare:
133 Nr. 80 quando il controllo della regolarità legale della decisione e già stato fatto da un tribunale amministrativo; quando detto controllo non e stato effettuato da parte di un tribunale amministra tivo. Aus den Erwãgungen:
l. - Gemãss dem in Art. 81 MStG für Dienstverweigerung und Dienst- versãumnis umschriebenen Grundtatbestand wird bestraft, wer einem Auf- gebot nicht gehorcht. Dieser Grundtatbestand setzt somit Dienstpfiicht und Einrückungspfiicht des Tãters voraus. Die Dienstpflicht wird durch einen verbindlichen V erwaltungsakt d er zustãndigen Behõrde begründet, wãhrend die Einrückungspfiicht aus einem von der zustãndigen Stelle in der richtigen Form erlassenen Aufgebot erwãclist. Diese Anordnungen von Amts- bzw. Dienststellen richten sich nach verwaltungsrechtlichen Vorschriften. Setzen Dienstverweigerung und Dienstversãumnis demnach im verwal- tungsrechtlichen Bereich festgelegte Pfiichten voraus, so ist im Einzelfall die Frage nach der Existenz solcher Pfiichten nicht Tat-, sondern Rechtsfrage, und zwar, wenn auch nur mittelbar, eine Frage des Strafgesetzes. Der Straf- richter muss daher grundsãtzlich befugt sein, nicht nur zu prüfen, ob der Tãter rechtmãssig aufgeboten wurde, sondern auch, o b er überhaupt dienst- pflichtig war. Es versteht sich, dass diese Rechtsfragen auch der freien Über- prüfung durch das Kassationsgericht unterliegen (MKGE 6 Nr. 39; Kom- mentar Haefliger, N. 2 zu Art. 188 MStGO). Nach der bisherigen Rechtsprechung des Militãrkassationsgerichts hat ein persõnliches Aufgebot, das von der zustãndigen Stelle in der richtigen Form ergangen ist, den Wehrmann verpfiichtet, diesem Aufgebot solange Folge zu leisten, als es nicht rückgãngig gemacht wurde. Es wurde mit der Wahrung der militãrischen Ordnung als unvereinbar betrachtet, die Ver- bindlichkeit d er Befehle jedesmal von ihrer materiellen Richtigkeit abhãngig zu machen (MKGE 7 Nr. 32; 9 Nr. 38). Diese Rechtsprechung des Militãr- kassationsgerichts stand mit der früheren Rechtsprechung im bürgerlichen Strafrecht auf gleichem Boden. Danach hatte der Strafrichter die von der zustãndigen Verwaltungsbehõrde formgerecht ergangenen Verfügungen, deren Nichtbeachtung mit Strafe bedroht ist, nicht auf ihre materielle Rich- tigkeit hin zu überprüfen, sondern betrachtete sich als gebunden, sofern ihr Inhalt nicht ganz offensichtlich rechtswidrig war (BGE 90 IV 82; Schwander, Das Schweizerische Strafgesetzbuch, S. 491/92). Diese frühere Rechtsauffas- sung bargjedoch die Gefahr in sich, dass jemand wegen Ungehorsams gegen eine ungesetzliche V erfügung bestraft werden konnte, un d führte zu einer berechtigten Kritik der Doktrin (M. Imboden, ZStR 75 39 ff; Noll, ZStR 72 366 ff; Roos ZBN 79 496; Stratenwerth li 590). Der Kassationshof des Bundesgerichts hat deshalb in neuerer Rechtspre- chung bei den Problemen der Anwendung der Art. 292 StGB (Ungehorsam