opencaselaw.ch

MKGE 8 Nr. 3

MKGE 8 Nr. 3 — J., D. et D. e. TD 10 A

Mkg · 1965-05-31 · Deutsch CH
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

Nr. 3, 4

4

no l, p. 202). Donner plus ample portée à cette relation écrite serait con-

traire au principe de l'oralité des débats, posé à l'article 151 de l'OJPPM.

P as p l us que le juge de premiere instance n'a loisir de donner lecture aux

débats de dépositions fai tes en cours d'enquête, sauf dans les cas prévus

(cf. ATMC l, no 103, cons. E), n'est-il tenu de coucher dans sonjugement

les > articulés p ar les témoins de moralité,

ainsi que le voudrait le recourant. L'essentiel est que le juge tienne compte

des renseignements généraux, en appréciant librement toutes les preuves,

don t les témoignages, d'apres la conviction qu'il a puisée dans le cours

des débats. En procédant de cette maniere, le tribunal de division lOA

en est arrivé à admettre que D. est dépeint comme menteur, rusé et dé-

nué de tout scrupule; le fait qu'il n'ait pas estimé utile de relater expres-

sément que des témoins de moralité se sont déclarés satisfaits de leurs

rapports avec D. ne joue des lors aucun rôle.

(31 mai 1965, J., D. et D. e. TD 10 A)

4.

Disziplinarstrafe; Strafzumessungsregeln; V erhãltnis zur kriminellen

Strafe (Art. 181 MStG).

La peine disciplinaire; sa mesure (art. 181 CPM) et son rapport avec

la peine infligée à titre de condamnation pénale.

Pena disciplinare; norme per la commisurazione; relazione con una

pena per crimine o delitto (art. 181 CPM).

Aus d en Erwãgungen:

l. -

...

2. -

Die Art und Hõhe der auszufãllenden Disziplinarstrafe hatte das

Divisionsgericht im Rahmen des Gesetzes nach seinem Ermessen zu he-

stimmen. In dieses kõnnte das Militãrkassationsgericht n ur beim V or-

liegen von Willkür eingreifen. Diese V oraussetzung trifft nicht zu, und

auch der Beschwerdeführer behauptet es nicht. Sein Einwand, dass ein

hlosser V erweis genüge, um ihn von weiteren ãhnlichen Handlungen ab-

zuhalten, weshalb scharfer Arrest nicht gerechtfertigt sei, ist schon des-

wegen nicht stichhaltig, weil die Strafe nicht allein den Zweck hat, den

Tãter zu bessern, sondern auch das begangene Unrecht sühnen soll. Die-

ses ist im vorliegenden Fali ni eh t gering; die U mstãnde d er T at mit d er

Wirkung, dass sie nach de!. Feststellung des Divisionsgerichts in erheb-

lichem Masse õffentliches Argernis erregt hat, lassen das V erhalten des

Beschwerdeführers als grobe Widerhandlung gegen die militãrische Zucht

und Ordnung erscheinen. Die Ausfãllung von scharfem Arrest und die

Bemessung seiner Dauer auf zehn Tage kann daher bei einem Strafrah-

men von 3 bis 20 Tagen keineswegs als willkürlich hart bezeichnet werden.