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MKGE 6 Nr. 96

MKGE 6 Nr. 96 — R. e. D. G. 6

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Nr. 96 238 klagte V erhalten ricl1tigerweise unter Art. 80 Ziff. 2 MStG suhsumierte. Das Militarkassationsgericht muss davon ausgehen, dass der Beschwerde- führer in eine1n durch selbstverschuldete Trunkenheit hervorgerufenen Zustand võlliger Unzurechnungsfãhigkeit handelte und dass auch kein Fali von actio libera in causa vorliegt.

2. Bei der Bemessung der Strafe nach Art. 80, Ziff. 2 MStG ist vorah auf das Verschulden des Taters an der Herheiführung seiner Un- zurechntmgsfãhigkeit, sodann aher auch auf den ohjektiven Tathestand abzustellen. Letzteres ergiht sich ohne weiteres aus Abs. 2 von Art. 80, Ziff. 2 MStG und ist darauf zurückzuführen, dass man mit dieser Straf- bestimmung eine l(onzession an die Erfolgsl1aftung machen wollte (Haf- ter, Lehrhuch, Besonderer Teil S. 483; MI(GE 3 N r. 39). Es hedeutet für einen l(orporal, wie den Beschwerdeführer, eine schwere Pflichtver- letzung, sich dermassen zu hetrinken, wie er es am 23. April 1955 nach der Entlassung in den Sonntagsurlauh getan hat. Mit Recht hat das Divisionsgericht 6 ein schweres V erschulden angenommen. Auch wiegen die im Zustand der Unzurechnungsfahigkeit vom Beschwerdeführer be- gangenen Vergehen: Erregung von õffentlichem Ã.rgernis durch Trun- kenheit, Führen eines Motorfahrzeugs in angetrunkenem Zustand, Stõ- rung des õffentlichen Verkehrs schwer. Wenn das Divisionsgericht 6 unter diesen Un1standen zu einer Gefangnisstrafe von 4 Monaten kam, hat es weder den Strafrahn1en des Art. 80, Ziff. 2, Abs. l MStG noch sein Ern1essen üherschritten. V on Willkür kanu keine Rede sein. Die l(assationsheschwerde muss in diesem Punkt ahgewiesen werden. (21. Dezemher 1955, R. e. D. G. 6) 96. L'art. 192 OJPPM n'empêche par le TMC d'examiner si les in- fractions pour lesquelles le recourant a été condamné sont réalisées ou non'J même si le recourant n'a pas contesté leur existence (cons. l) . - Le cours spécial sans solde auquel son t appelés les tireurs qui ne font pas les exercices réglementaires est la seule con- séquence attachée par laloi à l'inexécution des tirs ohligatoires hors service., laquelle ne peut des lors pas être réprimée comme inohser- vation de prescriptions de service (art. 72 CPM., art. 124 OM) (cons. 2). - Le défaut au cours spécial est en revanche punissahle comme insoumission (art. 82 CPM)., de même que le fait de s'y présenter en civil et de se mettre ainsi dans l'impossihilité d'y par- ticiper (cons. 3). Das MI(G kann trotz Art. 192 MStGO auch dann prüfen., oh die dem Beschwerdeführer zur Last gelegten Vergehen vorliegen~ wenn

239 Nr. 96 dieser sie nicht hestreitet (Erw. l). - Für Nichtbefolgung der Schiesspflicht ausser Dienst sieht das Gesetz nur den besondern Schiesskurs ohne Sold vor; sie kann nicht als Nichtbefolgung von Dienstvorschriften bestraft werden (Art. 72 MStG~ Art. 124 MO) (Erw. 2). - W er zum besonderen l(urs überhaupt ni eh t o d er in Zivilkleidung einrückt und sich damit ausserstand setzt~ ihn zu be- stehen., ist wegen Dienstversaumnis zu hestrafen (Art. 82 MStG) (Erw. 3). L'art. 192 OGPPM non vieta al TMC di esaminare se i fatti penali per i quali il ricorrente e stato condannato sussistono o no; e questo anche se detto ricorrente non ne ha contestata l'esistenza (cons. l). - P er la mancata esecuzione del tiro ohbligatorio fuori del servizio, la legge impone solo il corso speciale senza soldo; no n puo quindi essere perseguita quale inosservanza di prescrizioni di servizio (art. 72 CPM, art .. 124 OM) (cons. 2).- Chi, al contrario, no n si presenta al corso speciale, o si presenta in abiti civili (ponen- dosi cosi nell'inlpossihilità di frequentare il corso)' e punihile per omissione del servizio (art. 82 CPM) (cons. 3). Le sdt. e., par mauvaise volonté évidente, n'a pas fai t ses tirs obli- gatoires hors service en été 1954. Malgré les rappels et avertissements répétés du Département militaire cantonal et les indications figurant sur les affiches, sur lesquelles son attention avait été expressément attirée,

e. se présenta en civil au cours spécial de tir pour retardataires et dut être licencié. lJe TD l'a condamné pour inobservation de prescriptions de service et insoumission. Le TMC n'a retenu que l'insoumission.

l. Le recourant a conclu principale1nent à sa condan1nation à une peine disciplinaire p o ur n'avoir p as accompli ses tirs militaires ohliga- toires en 1954, et pour avoir négligé de consulter les affiches et s'être en conséquence présenté en civil au cours spécial des 26 et 27 novembre 1954. 11 n'a donc pas contesté l'existence de deux délits, n1ais ses ·conclu- sions tendent à obtenir une diminution de la peine, les infractions com- ntises étant, à son avis, de peu de gravité. Aux termes de l'art. 192 OJPPM, le Tribunal de cassation ne doit connaitre que des conclusions présentées. Cette disposition n'a, cepen- dant, pas pour effet d'empêcher le Tribunal de cassation d'examiner si les délits pour lesquels le recourant a été condamné existent ou non.

2. L'art. 124 de la Loi fédérale sur l'Organisation militaire de la Confédération suisse du 12 avril 1907 prévoit que: « Celui qui ne fai t pas son tir ou ne remplit pas les conditions requises est appelé à un cours de tir spécial, sans solde. >>