opencaselaw.ch

MKGE 6 Nr. 106

MKGE 6 Nr. 106 — G. e~ D. G. 6

Mkg · 1956-10-02 · Français CH
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

263

Nr. 106

rechnungsfahigkeit n ur lei eh t herahgesetzt sei; auch eine n ur lei eh te

Beeintrachtigung d er Zurechnungsfahigkeit ist eine V erminderung, wie

sie nach Art. 12, Ahs. l MStG zum Ausschluss aus dem Heere genii.gt.

(2. Oktober 1956, G. e~ D. G. 6)

106.

L'exclusion de l'armée est une question qui releve de la lihre

appréciation du juge, sauf arbitraire. L'exclusion d'un jeune soldat

manifestant un penchant pour le vol n'est pas arhitraire, même si la

conduite militaire du condamné n'était pas mauvaise (art. 29, al. 2

CPM).

Ausschliessung atts dem Heere liegt im Ermessen des Richters.

Ausschliessung eines jungen Soldaten, der offensichtlich zu Dieh-

stahl neigt, ist nicht willkürlich, selbst wenn die ntilitarische Führung

des Verurteilten nicht schlecht war (Art. 29, Abs. 2 MStG).

L'esclusione dall'esercito e questione lasciata allihero apprez-

zamento del giudice, sotto riserva dell'arbitrio. L'esclusione d'un

giovane soldato che ha dimostrato una particolare inclinazione al

furto non e arbitraria, anche se la condotta militare del condan·

nato non era cattiva (art. 29, al. 2 CPM).

Aux termes de la jurisprudence constante du Tribunal n1ilitaire de

cassation, l'exclusion de l'armée est un e question qui releve de la libre

appréciation du juge auquel il appartient de décider si un condamné

doit être considéré comme définitivement incapable ou indigne de servir

dans l'armée, et qui ne peut être revue par le tribunal de cassation que

sous l'angle de l'arbitraire (ATMC 4 no 80).

En l'occurrence, le trihtmal de division a motivé de f açon précise e t

pertinente sa décision d'exclure le recourant de l'armée, en relevant

que B., en qui on ne peut avoir aucune confiance, constitue un réel

danger pour ses camarades qui risqueraient d'être tôt ou tard victimes

de son penchant pour le vol si ce jeune soldat était maintenu dans l'ar-

mée. A l'appui de cette appréciation, il y a lieu de mentionner les con-

clusions du rapport d'expertise du 3 juillet 1952 du médecin-directeur

de 1' établissement psychiatrique de Marsens sui v an t lequel i l était sou-

haitable, en vue de son redressement, de placer B. en apprentissage dans

la Suisse romande, de préférence dans une petite ville. '«Au cas, ajou-

tait-il, ou cette ntéthode échouerait, il ne resterait plus que l'interne-

ment dans une rnaison de sécurité et alors le pronostic pour son avenir

ser ai t sombre. » (cf. dossier n° 988 de la Chambre pénale des mineurs

du canton de Frihourg). Or jusqu'à maintenant toutes les méthodes