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MKGE 5 Nr. 115

MKGE 5 Nr. 115 — Stossel e. D. G. 6

Mkg · 1950-06-14 · Deutsch CH
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

No. 115 -180- d en Beschwerdeführer, da die Strafandrohungen bei d en Art. 172, Ziff. l und 173 MStG die gleichen sind. Es ist lediglich im Dispositiv noch die letztere Bestimmung beizufügen. In keinem Punkt fãllt somit Anstiftung etwa deshalh ausser Betracht, weil es an der Haupttat gehrechen "\vürde. E s ist unbestritten, das s si eh l(p l. Stõssel sowohl d er Schiesspflicht für 1949 als auch dem Nachschiesskurs für 1949 entziehen wollte. Er wird als Inf. l(p l. von üherdurchschnittlicher Intelligenz geschildert. Er war langjãhriges Vorstandsmitglied des Feldschützenvereins Oberengst- ringen. Er hat einen Schützenmeisterkurs besucht und ist als Schützen- meister tãtig gewesen. Er war somit im Schiesswesen hewandert. In der l(assationsheschwerde wird auch nicht bestritten, dass l(pl. Stõssel das einem gewõhnlichen Schützen nicht gelãufige Formular Nr. 8b ge- kannt habe. Nach seinen Angahen vor dem Vorstand des Feldschützen- vereins Oberengstringen und in der Voruntersuchung, die er in der Hauptverhandlung hestãtigte, hatte er auch erwartet, dass l(pl. Nyffen- egger die 24 Gewehrpatronen heziehen werde, die von diesem nicht ordnungsgemãss verschossen werdén kõnnten. Stõssel giht zu, . dem N yffenegger gesagt zu hahen, dieser kõnne di e Munition verschiessen. Nyffenegger hat die Munition erst zurückgegeben, als die Sache ausge- kommen war. Stõssel wusste auch, dass der unberechtigte Bezug von JVIunition einen falschen Eintrag in der Munitionskontrolle hedingte. Wie das angefochtene Urteil richtig feststellt, hat somit l(pl. Stõssel alle Mittel ·gekannt, die l(pl. Nyffenegger anwenden musste, um den er- wünschten Erfolg zu erreichen. In voller l(enntnis dieser Mittel hat Stõssel den letzteren zu seine1n Tun hestimmt. Sein V orsatz erstreckte sich daher nicht nur auf Fãlschung dienstlicher Aktenstücke, sondern auch auf Urkundenfãlschung, Erschleichen einer falschen Beurkundung und V erschleuderung von Material. V on einem Exzess des Haupttãters kõnnte nur ge.sprochen werden, wenn der Ablauf der Dinge einen für l(pl. Stõssel ganz unerwarteten Weg genommen hãtte, was nicht der Fali ist. Das Divisionsgericht 6 hat die Art. 22 und 15 MStG nicht verletzt, was zur Abweisung der l(assationsheschwerde in diesem Punkte führen muss. (14. Juni 1950, Stossel e. D. G. 6) 115. Art. 49, Ziff. 2 MStG (Zusatzstrafe) ist auch hei Vorliegen auslau- discher Strafurteile anzuwenden (Erw. 2 und 3). L'art. 49, eh. 2 CPM (peine additionnelle) est aussi applicable lors- qu'on se trouve en présence de condamnations pénales prononcées à r étranger (cons. 2 e t 3). Art. 49, cif. 2 CPM (pena suppletiva) e applicabile anche quando ricorrono condanne penali pronunciate all'estero (cons. 2 e 3).

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2. IÍ s'agit de savoir si, dans l'applieation de l'art. 49, eh. 2 CPM, respeetivement de l'art. 68, eh. 2 CP S, le J uge doit tenir eompte ou no n des eondamnations prononeées à r étranger. La doetrine ne s'est, semhle .. t-il, p as prononeée eatégoriquement s ur ee point. Quant à la jurisprudenee, elle est tres rare en la matiere. Mais ee qu'il faut relever d'emblée, e'est que le texte même de l'art. 49, eh. 2 CPM ne fait aueune distinetion entre les eondamnations prononeées en Suisse et à l'étranger. Cette simple eonsidération permet déjà d'affirmer qu'en prineipe rien ne s'oppose à ee que le Juge suisse fasse applieation de l'art. 49, eh. 2 CPM, même lorsqu'il s'agit de eondamnations anté- rieui~es prononeées p ar un tribunal ét1·anger.

3. D'autre part, si l'on examine de façon approfondie les arguments que ron peut faire valoir en faveur de la these eontraire tendant à dire que seuls les jugements rendus par des tribunaux suisses doivent être pris en eonsidération dans le eadre de rart. 49, eh. 2 CPM, on arrive à la eonelusion que les dits arguments ne sont pas déterminants. En effet, le premier argument suivant lequelle Juge suisse ne eon- naitrait pas de façon assez préeise les eonditions dans lesquelles le Tri- bunal étranger a appréeié r état de fai t qui a motivé la eondamnation n'est pas exaet dans la plupart des eas, notamment lorsqu'il s'agit de pays avee lesquels la Suisse entretient des relations politiques normales. Un arrêt non publié de la Cour de eassation de la République et du ean- ton de Geneve dit: «Ün ne saurait d'autre part objeeter la diffieulté ou l'impossibilité qu'il y aurait eu d'obtenir à temps, avant raudience de la Cour eorreetionnelle, les renseignements essentiels des autorités fran- çaises. Les observations faites à ee propos par le Ministere Publie à l'audienee de la Cour de cassation ne sont pas déeisives. 11 n'y a pas lieu d'examiner dans le présent arrêt la situation qui se présenterait dans rhypothese ou la distance ou r obstacle des communications ne permet- trait pas d'obtenir de rétranger les indications indispensables, puis- qu'aucun empêchement de ce genre n'existait et puisque cette hypo .. these ne s'est pas réalisée dans le cas particulier .... Même en l'absence des dossiers, la Cour correctionnelle avee jury aurait pu statuer en con- naissance de eause suffisante, ainsi qu'elle en avait l'obligation, contrai .. rement à ee qui a sans nul doute été le cas au vu de ce qui précede. Elle a, de ce fait, été dans l'impossibilité de faire de l'art. 68, eh. 2 CPS une s ain e application, conforme à la lettre e t à l'esprit de la lo i. Ce motif de cassation doit donc être admis et le jugement annulé sur ce point.» Que des difficultés d'ordre pratique puissent surgir, c'est évident. Mais elles peuvent exister également dans d'autres situations présentant de l'analogie avec la présente espece, ainsi dans le eas de l'applicatíon de l'art. 6 CPS, lorsqu'il s'agit de savoir si ce sont- bien les mêmes actes qui ont fait l'objet d'une décision étrangere et que le Juge suisse devra avoir connaissanee des actes de la procédure instruits à l'étranger.