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No.ll8 - 258 -- guerre, ou lui a ura prêté assistanee p o ur s'évader, s era p uni de l'em- prisonnement)). Une interprétation grammatieale de ee texte pourrait à premiere vue eonduire à la eonelusion que l'usage de la violenee, de· menaee ou de ruse est un élément du délit aussi bien pour eelui qui «fait évader)) un interné ou un prisonnier que p o ur eelui cc qui prête assistance)) à l'éva- sion. Mais une telle interprétation ne serait pas eompatible avec la ccratio legis)). En punissant l'assistanee à l'évasion, le législateur a érigé en délit <(sui generis)) un eas de eomplicité e t l'o n ne voit p as pourquoi il aurait ici subordonné la répression à une eondition de violenee, de menaee ou de ruse. Il faut done admettre au eontraire qu'en réalité, dans l'art. 105, eh. l, al. l, eette condition ne s'applique qu'au premier des deux délits visés, soi t seulement au délit de eelui « qui fai t évader)) un interné ou un prisonnier de guerre. F. Le reeours de l'Auditeur doit néanmoins être éearté. L'évasion, à laquelle il peut être prêté assistanee, au sens de l'art. 105, eh. 1, al. l, dure jusqu'au moment ou l'interné, ou le prisonnier, est hors de l'atteinte des autorités suisses, e' est-à-dire jusqu'à ee qu'il ai t franehi la frontiere suisse. Tant qu'p n'a pas franchi la frontiere, les personnes qui l'aident intentionnellement à éehapper aux autorités suisses eo1nmettent le délit d'assistanee à l'évasion. On ne saurait done, eomme le Grand-Juge l'a fait dans sa réponse au reeours de l'Auditeur, soutenir qu'en l'espece, to u t a ete d'assistanee à l'évasion était exelu paree que l'« évasion)) au rai t été déjà eonsommée au moment ou Chabbez prit les internés sur sa ea- mionnette à Saxon. En revanche, Chabbez n'a pas eommis le délit d'assis- tance à l'évasion pour le motif retenu par le jugement, à savoir l'absenee ehez Chabbez de l'intention de eommettre ee délit. Le délit d'assistance à l'évasion su p p ose en effet, de la part de son auteur, l'intention d'aider l'évadé à recouvrer sa liherté. Le délit n'existe que si l'inculpé a v o ulu ce résultat (ef. Logoz, Commentaire CPS ad art. 18, note 5, p. 63). Or Chabbez, loin d'avoir voulu aider 'Tuszynski et consorts à recouvrer leur liberté, a au conttaire agi exelusivement dans le dessein de les faire arrêter par les autorités suisses. (29 juin 1943, Chabbez et auditcur e. T. T'. 1.) 118. Scliul<lttafte Unterlassung de1~ Rüge von Verfalirensinangeln wahrend der llauptvei~handlung (Art. 186, Abs. 2, MStGO). Faute de la partie <tui a négligé de signale1·, à l'audience pi~inci pale, des iri~égulai~ités de procédure (at~t. 188, al. 2, Plll\1.).
')r;g - .-..u - No. 118 Eccezione dedotta da un' irregolarità di proccdura non rilevata valere per negligenza, al dibattimento (art. 188, cp. 2, OGPPM). B. Gemãss Art. 188, Abs. 2, MStGO kann die Kassation aus den in Art. 188, Abs. l, Ziff. 2-6, MStGO genannten Gründen nur dann begehrt werden, wenn die Partei wãhrend der Hauptverhandlung einen bezüglichen Antrag gestellt oder den Mangel gerügt hat. Der Beschwerde- führer und sein amtlicher Verteidiger haben an der Hauptverhandlung keine Rüge wegen der angeblichen Mãngel erhoben, die der private Ver- teidiger im Kassationsyerfahren geltend machen will. N a eh d er Praxis des Kassationsgerichtes ist di e Vorschrift von Art. 188, Abs. 2, MStGO dann nicht anwendbar, wenn eine Partei ohne ihr Ver- schulden nicht in der Lage war, den l\1angel rechtzeitig zu rügen (Ent- scheidungen Bel. 3, No. 59, No. 132). Diese Voraussetzung ist jedoch in casu nicht erfüllt. C. Im Schlussverhor durch den Untersuchungsrichter ist de1n 13e- schwerdeführer am 6. N ovember l 942 (act. 19) genau z ur l{_enntnis ge- bracht worden, welche Tatbestãnde ihm zur Last gelegt vvurden. Er erklãrte damals, dass er einen amtlichen Verteidiger wünsche. Ein solcher ist ihm bestellt worden. Zur Hauptverhandlung, die am 29. April 1943 begann, wurde der Beschwerdeführer durch das 'T'erritorialgericht am 2_2. April 1943 schriftlich (durch Formular 5) aufgeboten. Entgegen der Darstellung des privaten Verteidigers stand auf dem Aufgebot nicht, dass der Beschwerdeführer >, sondern dass er <<Ín der Eigenschaft als Angeklagter>> zu erscheinen habe. An der Hauptverhand- lung vor Territorialgericht wurde die Anklageschrift in Anwesenheit des Beschwerdeführers und seines amtlichen Verteidigers verlesen. Der Beschwerdeführer wurde zur Person und zur Sache einvernommen (Pro- tokoll S. 11). Am 30. April l 943 fan d en in An,vesenheit des Beschwerde- führers die Parteivortrãge statt. Der amtliche Verteidiger des Beschwerde- führers beantragte, diesen milde zu beurteilen und ihm clen bedingten Strafvollzug zu gewãhren. Der Beschwerdeführer verzichtete auf das Schlusswort (Protokoll S. 15). Am 4. Mai 1943 wurde in Anwesenheit des Beschwerdeführers und seines amtlichen Verteidigers das Urteil eroffnet (Protokoll S. 20). Der amtliche Verteidiger hat keine Rüge erhoben, weil er offenbar det Auffassung war, dass ein Anlass dazu nicht bestehe. l)er Beschwerdeführer selbst hãtte wãhrend der 1nehrere 1'age clauern- den I-Iauptverhandlung reichlich Gelegenheit gehabt, eine Rüge anzu- bringen, wenn er der Meinung war, dass seine Verteidigung in einem für die Entscheidung wesentlichen Punkte unzulãssig beschrãnkt worden sei, o d er dass das Ciericht wesentliche V erfahrensvorschriften verletzt habe. Er hãtte ohne weiteres auch die Moglichkeit gehabt, seinen amt- lichen Verteidiger, der ja an der ganzen l-Iauptverhandlung teilnah1n,