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MKGE 3 Nr. 80

MKGE 3 Nr. 80

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171 No. 80 tacite entre eux ... >>, c'est-à-dire accord pour s'emparer du portefeuille par les moyens les plus appropriés. Cette constatation suffit. Du reste, le fait que Be. n'avait rien à objecter à l'opération, dont il n'a ignoré aucun détail, est confirmé par sa conduite subséquente, puisque, ainsi que l'indique le jugement, les accusés ont prélevé les 120 francs contenus dans le portefeuille et se sont partagé cette somme. Cela étant, c'est à juste titre que le Tribunal de division a con- damné Be. comme coauteur -- et non comme complice - du crime de brigandage. (8 mai 1940, Balet et Beytrison e. T. D. l a.) 80. Missbrauch von Material im Sinne von AI~t. 73 MStG ist líein Vei~mõgensdelilít, sondern eine besondere Art von Dienstverletzung. Der Tatbestand des Art. 73 ist dahei~ auch dann erfüllt, wenn líein materieller Scl1aden entstanden ist, lvie im Fali e des unerla ub te n Abtrennens von Gefreitenscl1nüren von einer fremden uud des un- erlaubten Verwendens auf der eigenen Uniform. L'abus de matériel de l'art. 73 CPM n'est pas un délit contre le patrimoine mais un cas spécial de violation des devoirs du sei~vice. L'art. 73 est par conséquent applicable même quand il n'y a pas en de dommage matériel, comme par exemJlle daus le cas ou un soldat enleve sans droit (l'une vareuse d'un l1omme licencié des galons d'appointé pour les fixer à sa propre tunique. L'abuso di materiale, nel seuso dell'art. 73 CPl\tl, non e un delitto contro il patrimonio, ma un caso speciale di violazione dei doveri del servizio. La fattispecie dell'art. 73 si verifica anche quando non si sia cagionato un danno materiale; cosi, ad esempio, quando si siano illecitamenti tolti i distintivi di appuntato da una uniforme altrui per applicarli alia propria.

l. Aux termes de l'art. 73 CPM, celui qui a utilisé abusivement des armes, des munitions, du matériel d'équipement, des chevaux, des véhicules ou d'autres choses à lui confiées ou remises à l'occasion du service, ou (al. 2) qui lui sont accessibles, est puni d'emprisonnement, si aucune autre disposition pénale n'est applicable. Vu les faits retenus par le jugement, l'accusé a, sans aucun doute, commis l'infraction ainsi définie. Il a, sans droit, détaché puis cousu sur sa propre tunique des galons d'appointé fixés sur la vareuse d'un appointé licencié de la compagnie.

No. 81 172 Le 'Tribunal de division n'a pas admis qu'il y eüt, en l'espece, abus de matériel punissable paree que des galons d'appointé sont >. >, dit le jugement (page 4 in fine), >. Cette façon de voir est erronée. Rien ne permet d'admettre que l'art. 73 CPl\1 réprime seulement l'utilisation abusive d'objets qui ont une eertaine valeur matérielle, ou bien l'utilisation abusive qui eause un dommage à l'unité ou à la Confédération. L'infraetion envisagée à eet artiele n'est pas un délit eontre le patrimoine, mais un eas spéeial de la violation des devoirs du serviee. L'emploi abusif de matériel1nilitaire est punissable paree qu'il comporte une atteinte à des intérêts militaires, et no n p as en raison du préjudiee matériel qui a p u en résulter (ef. arrêt TMC en la eause Salvini et Ruekstuhl, du 20 mars l 940) 1). Dans ees eonditions, J. s'est rendu eoupable du délit de l'art. 73 CPM; eomme, d'autre part, il s'est présenté eomme appointé et a déelaré mensongerement à ses ehefs qu'il avait été nommé à ee grade, il s'est rendu aussi eoupable de violation des devoirs du serviee (art. 72 CPl\1).

2. Le jugement du Tribunal de division doit done être eassé pour violation de la loi (art. 188, eh. l, PPM) et le Tribunal de eassation doit statuer à nouveau (art. l 94 PPM). Vu les eireonstanees de la eause, les infraetions retenues eontre l'aceusé son t de peu de gravité au sens des art. 72, al. 2, e t 73, eh,. 2, CPM. J. doit don e être aequitté et il apparait justifié de lui infliger un e peine diseiplinaire de vingt jours d'arrêts de rigueur. (8 mai l 940, Auditeur e. T. D. l b dans l'affaire Jaggi.) 81. Eine gesetzwidrige Ermessensüberschreitung li e g t ni eh t vor, wenn das Divisionsgericht, trotz Vorliegen der gesetzlicben Voraus- setzungen für de n bedingten Strafvollzug (M S t G Art. 32), diesen aus auf den besondet·n Umstanden berul1enden Erwãgungen im lionkreten Fali ver\veigert. UnzuHissig ware es, neben den in Art. 32 aufgeführten Voraussetzungen weitere Einschranliungen genereller Art vorzunel1men.

1) Ci-dessus No. 68.

- 173 No. 81 Il n'y a pas, de la part du Tribunal de division, abus de son pouvoir de libre appréciation lorsque, bien que les conditions légales en soient I'emplies, il I~efuse le sursis (art. 32 CPM) pour des raisons tirées des circonstances dtt cas particulier.. Ce qui serait inadmissiblc, ce serait d'ajouter atiX conditions énumérées à l'art. 32 d'autres exigences de caractere génét·al. Non esiste abuso della libera appreziazione quando un tribunale di divisione, pur ricorrendo gli estremi, voluti dalla legge, per l'am- missione della condanna condizionale (Art. 32 CP}lil), non la conceda per delle considerazioni relative al caso particolare. Sarebbe in- ammissibile lo stabilire, oltre alle condizioni dell'art. 32, dclle restri- zioni di natura generale. A. Das Divisionsgericht hat dem Beschwerdeführer den bedingten Strafvollzug im Hinhlick auf > versagt. Wãre eine > -. so führt das Divisionsgericht aus - unmittelbar na eh d em U nfall un d ein erster Anlauf zur Flucht noch psychologisch verstãndlich gewesen, so müsse dem Angeklagten sehr erschwerend angerechnet werden, dass er eine 24stündige Bedenkzeit vollig unbenützt gelassen habe. Seine weite Umfahrt nach liause bringe nach der Auffassung des Gerichtes die Absicht genügend zum Ausdruck, sich der Rechenschaftsablegung gãnz- lich zu entziehen. Das Bemühen, sich der Verantwortung zu entschlagen, komme auch darin zum Ausdruck, dass St. selbst nach Ermahnung durch seine Ehefrau sich immer noch nicht gestellt habe. l.ãge nur die fahr- lãssige Totung vor, ohne das weitere Delikt des pflichtwidrigen Verhaltens nach dem Unfall, so wãre dem Angeklagten ohne Bedenken der bedingte Strafvollzug gewãhrt worden. B. In diesen Erwãgungen erblickt de r V erteidiger eine Gesetzes- verletzung. Die in Art. 32 MStG für die Zubilligung des bedingten Strafvollzuges vorgeschriebenen Voraussetzungen seien gegeben. Es gehe aber nicht an, neben diesen Voraussetzungen noch weitere Ein- schrãnkungen genereller Art vorzunehmen. I)as habe aber das Divisions- gericht getan, indem es den Tatbestand der Führerflucht allgemein von dieser Rechtswohltat ausgeschlossen habe. l)ieser Auffassung kann nicht beigetreten werden. Zwar ist richtig, dass das Kassationsgericht schon mehrfach entschieden hat (vgl. Ent- scheidungen MKG 1926-1935, No. 11, S. 30 ff.; No. 31, S. 95 ff.), es widerspreche dem Gesetz, neben den in Art. 32 MStG aufgeführten Voraussetzungen noch weitere Einschrãnkungen genereller Art vor- zunehmen. Do eh hat das Kassationsgericht gleichzeitig d en Grundsatz ausgesprochen, die Zubilligung dieser Rechtswohltat sei auch beim Vorliegen der gesetzlichen Voraussetzungen immer noch Ermessensfrage,