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MKGE 3 Nr. 70

MKGE 3 Nr. 70

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Volltext (verifizierbarer Originaltext)

- 153 No. 70 eines allgemeinen, offentlich bekanntgemachten Befehles geschehen. W ohl hat der Gemeinderat von Oberhipp, wie dies allgemein üblich ist, eine Liste der als Pferdebegleiter vorgesehenen Personen angelegt. Diese ljste \vurde jedoch nicht publiziert, und es wurde kein allgemeiner Befehl erlassen, dass die als Pferdebegleiter bestimmten Personen sich am ersten l\1ohilmachungstage zu stellen und die ihnen übertragenen Funktionen auszuüben haben. Man beschrãnkte sich vielmehr darauf, die in der Liste aufgeführten Pferdebegleiter durch personliche Mitteilung auf- zubieten und sie von den ihnen zugedachten Funktionen zu unterrichten. Bei dieser Sachlage kann aber von einen1 allgemeinen, offentlich bekannt- gemachten Befehl des Inhaltes, dass die als Pferdebegleiter bezeichneten und aufgebotenen Personen ihren Dienst auszuüben haben, nicht die Rede sein. B. hat somit ausschliesslich die Ausführung des von Gemeinde- rat Sch. an ihn persõnlich erteilten Befehles, die beiden ihm zugewiesenen J:>ferde abzuführen, verweigert. Die Zuwiderhandlung gegen eine beson- dere Weisung ist aber nach Art. 108 MStG nur strafbar, sofern sie von einer militiirischen Stelle o d er Militãrperson erlassen 'vurde 1). Das trifft für qen Gemeinderat von Oberbipp als Zivilbehorde nicht zu. Das an- · gefochtene lJrteil muss daher aufgehoben wetden. D. Eine Rückweisung des Falles an die Vorinstanz, wie sie vom Verteidiger beantragt vvird, ist nicht notwendig, da das Kassationsgericht nacp Art. 194 MStGO, wenn die Kassation lediglich wegen falscher An- wendung des Gesetzes erfolgt, das dem Gesetz entsprechende Urteil gleichzeitig selbst zu fallen hat. Da der Tatbestand des Art. 107 lVIStG nicht erfüllt ist, muss B. von der Anschuldigung des Ungehorsams gegen allgemeine Anordnungen freigesprochen werden. Gleichzeitig sind aber die Akten der bürgerlichen Strafbehorde zu überweisen, welche darüber z u entscheiden haben wird, o b im V erhalten des Beschwerdeführers allen- falls ein Vergehen nach bürgerlichem Strafrecht liegt. (20. Mãrz 1940, Bürki e. T. G. 2.) 70. lJnzucht Init Kindern (1\IIStG Art. 156). - Begriff der bei- schlafsabnliclien Handlung. Attentat à la pudeur (les enfants (art. 156 CPl\11). - Notion de l'acte analogue à l'acte sexuel. i\tti di libidine su fanciulli (art. 156 CPl\1). - Nozioue llell' at to simile alia eongiunzione earnale.

1) V gl. nu n aber Art. 108 in d er Fassung d er Verordnung betr. Abãnderung und Ergãnzung des l\ISt G vom 28. l\Iai 1940.

No. 70 154 A. (Art. 16 et 17 CPJ\;1). Le condamné_ fait valoir à l'appui du recours qu'il aurait ignoré l'âge de sa victime. Il soutient qu'il a agi sous l'empire d'une erreur de fait et il demande à être libéré de toute peine en application de I'art. 16 CP1\II. Ce moyen doit être écarté. Le Tribunal de division s'est en effet prononcé sur ce point. D'une façon qui lie le Tribunal de cassation, il a constaté que l'accusé avait été averti, avant le 4 octobre 1939 déj à, qu'Irma P. n'avait pas quatorze ans. Quant à l'erreur de droit également invoquée p ar le recourant, elle ne pourrait, en vertu de l'art. 17 CPM, constituer un motif d'atténuation ou d'exemption de peine que si l'accusé avait eu des raisons suffisantes d'agir comme il l'a fait, ce qui n'est évidemment pas le cas et ce qu'il ne prétend pas lui-même. B. (Art. 156 CPM.) En revanche, le recours est fondé dans la mesure oú l'accusé fait état d'une violation de la loi par le jugement attaqué. Le Tribunal de division a estimé qu'en introduisant un doigt da,!fns le vagin d'Irma P., l'accusé avait commis un acte > à l'acte sexuel (art. 156, eh. 1, CPM). I.e Tribunal de division est parti de l'idée que le législateur avait voulu réprimer d'une façon particulierement sévere > entre un adulte et la personne d'un enfant et il a estimé qu'en l'espece l'analogie envisagée par l'art. 156, eh. 1, CPJ\;1 était réalisée. Cette argu1nentation est 1nanifestement erronée. Sans cloute le légis- lateur a-t-il voulu protéger l'cnfant; mais eettc observation s'applique à l'art. 156 CPl\1: tout cntier et elle n'offre aucun critere propre à clistinguer les hypotheses visées au ehiffre premier ele celles qu'envisage le chiffre seconcl de eet artiele. l..'art. 156, eh. 1, CPlYI met à part le cas spécial oú l'auteur a fait subir à un enfant de n1oins de sei z e an s, avec ou sans violence (v. l{ e e. 1926--1935, No. 61), l'acte sexuel ou un acte >. Pour des raisons cl'ordre soeial et moral et, surtout, en considération de la jeunesse ele la victime - peut-être encore incapable ele rapports sexuels --, le légis- lateur a assimilé à l'actc scxuel propre1nent clit, eertains actes qui, sans aboutir au rapport sexuel effcctif et complet, présentent néanmoins des caraeteres analogues. L'acte sexucl cornporte l'introcluction du membre viril dans le vagin. flour qu'un acte puisse être qualifié cl' > au sens de l'art. 15G, eh. 1, CPlVI, il faut, avec ou sans éjaculation, soit l'application du membre viril contre le vagin (notamment dans la tentative ele com1nettre l'acte sexuel), soit l'introduction du membre viril entre les cuisses ou clans quelque ouverture du corps ele la vietime. Tous autres agissements con- traires à la pudeur et, en particulier, l'introcluction du cloigt dans le vag1n d'une fillette, tombent sous le coup ele l'art. 156, eh. 2, CPl\I.