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No. 61 128 Tat zugunsten des Tãters nach dem Sachverhalt, den sich der Tãter vorgestellt hat, beurteilen muss. Diebstahl la_g also nicht vor. Die Ansichnahme des Beutels stellt überhaupt keinen Straftatbestand dar. Das strafbare Verhalten folgte erst nach. Es liegt darin, dass R., nachdem ihm sein Irrtum offenbar geworden war, keine Meldung erstattete, seinen Gewahrsam verheim- lichte und den Beutel nicht herausgab. Das Divisionsgericht hat daraus den zutreffenden Schluss gezogen, dass der Angeklagte sich Beutel und Geld des Kameraden M. aneignen wollte. D. Die Tat des R. stellt einen typischen, von Art. 132, Abs. 2, zu erfassenden Fali d ar. Das s, wie d er Auditor in sein er V ernehmlassung meint, es zweifelhaft ist, ob der vom Gesetz genannte Irrtum sich auch auf den eigenen Irrtum des Tãters und nicht nur auf fremden Irrtum beziehen kann, ist nicht zutreffend. Das Gesetz trifft Fãlle beider Art. Eine Warensendung wird irrtümlich bei jemanden abgegeben, eine Geld- zahlung erfolgt irrtümlich, uud der Empfãnger behãlt Ware und Geld. Oder anderseits: durch einen an sich entschuldbaren Missgriff gelangt eine Sache in die Verfügungsgewalt einer sich über das Eigentum irrenden Person, die darüber wie über eine eigene verfügt. In allen Fãllen ist die Sache durch Irrtum in den Gewahrsam der Person geraten. In der Anwendung des Art. 132 einen Unterschied zu machen, rechtfertigt sich nicht (vgl. Hafter: Strafrecht, Besonderer Teil, 1, S. 234). Das Urteil der Vorinstanz verletzt daher das Gesetz nicht. (20. Dezember 1939, Rohner e. D. G. 5.) 61. Wiederaufnahmeverfahren (l\IIStGO Art. 167) im Falle. des Zu- sammentreffens von Delilíten, für welcl1e durch ·den BRB vom 18 .. Septembe1· 1939 Amnestie gewabrt wurde, mit ande1·n: es sind zwei verschiedene U rteile zu fali en, das e ine, dessen V ollstreckung sistiert wird, mit Bezug auf die von der Amnestie un1fassten Ver- gehen, das andere binsichtlich der übrigen Delilíte. Réouverture de la procédure (a1·t. 167 PPl\1) dans un cas ou le prévenu est, en même temps que pour d'autres infractions, pour- 1 suivi pour des délits en faveu1· desquels l'arrêté du CF du 18 sep- tembre 1939 a prévu une amnistie; il faut, en pareil cas, rendre deux jugements distincts, un premier don t l'exécution s era suspendue et qui portera sur les délits compris dans l'amnistie, un second qui aura trait aux aut1·es délits. Riapertura della procedura (art. 167 OGM), allorche altri de- litti concorrono con quelli, per i quali il decreto 18 settembre 1939 del Consiglio federale ha previsto la sospensione della procedura.
-. 129 No. Ql In detti c.asi si devono pronunciare d ne giudizii: un primo, la cui eseeuzione viene sospesa, per i delitti al beneiieio del succitato deeret~; un seeondo p er g li altri. A. L'Au diteur demande la eassation du jugement en vertu de l'art. 188, eh. l, PPM·. . Il soutient qu'en eas de eumul de délits, dont les uns sont visés par l'arrêté du Conseil fédéral du 18 septembre 1939, tandis que les autres, de earaetere plus grave, n'y sont pas mentionnés, 'l'aeeusé doit être. jugé, eonformément à l'art. 49 CPM, p o ur l'ensemble des· délits commis. L'Auditeur reeourant voit un e violation de la lo i dans le fai t qu'en l'espeee le Tribunal de division n'a pas agi de la -sorte. Le Tribunal militaire de eassation a déjà, à propos de l'affaire Collet et Matti (arrêt du 24 ·novembre 1939) 1), eu l'oeeasion de préeiser la portée de l'arrêté du Conseil fédéral dans une hypothese de ee genre. De eet arrêt du Tribunal militaire de eassation, aux eonsidérants duquel o n se réfere, il résulte que l'o n doit eonsidérer eomme no n fondé le grief don t l'Auditeur reeourant a fai t iei état. B. Le reeours doit, par eontre, être admis en vertu de l'art. 188, eh. 5, PPM. En effet, l'arrêté du Conseil fédéral du 18 septembre 1939 ne modifie pas l'art. 167, PPM. Celui qui a été eondamné par eontumaee eonserve le droit de demander le. relief du jugement re n du eontre lui; s'il le de- mande, non seulement ee jugement doit être mis à néant, mais la pro- eédure ordinaire doit être ouverte et elle doit aboutir à un nouveau jugement. Mais si ee nouveau jugement prononee un e peine, l'exéeution de la dite peine doit être suspendue en vertu de l'arrêté du Conseil fédéral. C'est ee que eonfirment les instruetions que le Département militaire fédéral a émises, à titre d' > eoncernant ~es modalités d'application de l'arrêté (v. instruetions ad 3, al. 3). Le Tribunal de division a procédé d'une autre maniere; il a bien reeonnu au eondamné le droit au relief, mais au lieu de donner suite à sa demande, e'est-à-dire au lieu d'instruire et de statuer à nouveau s ur son absenee au eours de répétition en 1936, il s'est borné à mettre à néant le jugement eontumaeial, tout en prononçant la suspension de la poursuite. Ce faisant, le Tribunal de division a violé une disposition essentielle de la proeédure (art. 167 PPM) et, d'autre part, l'Auditeur ne pouvait pas recourir en cassation pour ce motif avant de eonna1tre le jugement. . Il eonvient d'ajouter que le délit donnant lieu à la demande de relief (défaut au eours de répétition ·de .1936) et, d'autre part, le délit d'engagemen.t au service étranger (art. 94 CPM) aurait dft ·faire l'objet
1) Voir ci-dessus No. 55. 9