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58 Strafgesetzbuch. No H. rücksichtigt man indessen, dass diese sich zwar an Leser der gaRzen Schweiz richtet, dass jenes Gedicht aber haupt- sächlich für solche im Kanton Bern bestimmt war, so wider- spricht es dem mit Art. 347 StGB verfolgten Zwecke nicht, wenn die in der Veröffentlichung in dieser Zeitung angeb- lich liegende Ehrverletzung nicht in Zürich verfolgt und beurteilt wird. Demnach erkennt die Anklagekammer : Die Behörden des Kantons Bern werden berechtigt und verpflichtet erklärt, die Ehrverletzung, die durch die Ver- öffentlichung des Gedichtes in der > begangen worden sein soll, zu verfolgen und zu beurteilen.
14. Extrait de l'arret de la Cour de eassation du 21 mai 1953 dans la cause B. contre A. Del.ai de plainte, art. 29 OP: Le delai commence a courir des le moment ou le lese a connu les elements objectifs et l'auteur de l 'infraction. Fris~ zur Stellung des Strafantrags, Art. 29 StGB. Die Frist läuft rmt dem Tage, an dem der Verletzte den objektiven Tatbestand und den Täter kennt. Termine di querela, art. 29 OP: Il termine comincia a correre dal momento in cui la parte lesa ha conoscenza degli estremi oggettivi e dell'autore del reato. C'est le 14 septembre 1951 deja que A., s'adressant a B. lui-meme en presence d'autres personnes, a porte les accu- sations qui ont donne lieu a la plainte. Le juge cantonal en a conclu que B. avait eu connaissance, des cette date, a la fois de l'infraction pour laquelle il a porte plainte, le 5 mars 1953, et de l'auteur de cette infraction, que, par consequent, la plainte etait irrecevable, le delai de l'art. 29 CP n'ayant pas ete respecte. B. pretend au contraire que le delai de l'art. 29 n'a commence a courir que le 6 decembre Strafgesetzbuch. No 14. 59 1952, jour Oll il a appris que A. etait a l'origine des accusa- tions portees et n'avait pas simplement repris a son compte des a:ffirmations emanant de ses subordonnes. Il estime donc n'avoir eu connaissance du delit et de son auteur que le jour oll il a su que A. avait sciemment porte contre lui des accusations fausses. · Par cette interpretation de l'art. 29 CP, le recourant meconnait la nature du droit de plainte. Ce droit est accorde a la personne privee, du fäit de la Iesion qu'elle a subie. Or, cette Iesion existe des que les elements objec- tifs de l'infraction sont realises et il est normal que le lese porte plainte des lors qu'il connait l'existence de ces ele- ments, ainsi que l'auteur. Quant aux elements subjectifs, le lese n'est en general pas a meme de les constater aise- ment. Il ne pourra guere, le plus souvent, qu'apprecier les indices qu'il possede a cet egard pour determiner si sa plainte a des chances de succes et si eile est abusive ou non. Mais il doit, en definitive, s'en remettre au juge pour la constatation des elements subjectifs; la connaissance qu'il peut en avoir ne saurait determiner le point de depart du delai de plainte. II s'ensuit que le delai de trois mois, tel que le fixe l'art. 29 CP commence a courir des le moment ou le lese a connu les elements objectifs et l'auteur de l'infraction. En matiere de calomnie et de di:ffamation, les elements objectifs de l'infraction sont reunis des que l'auteur, s'adressant a un tiers, a tenu des propos de nature a porter atteinte a l'honneur ou a la consideration d'autrui. B. devait donc porter plainte dans les trois mois des le jour ou A. avait tenu de tels propos en sa presence et devant des tiers. Passe ce delai, il ne pouvait plus porter plainte contre A. Peu importe, a cet egard, que A. ait ete a l'origine des accusations ou qu'il n'ait fait que rapporter celles de ses subordonnes : cela etait sans consequence du point de vue des elements objectifs de la diffamation et de la calomnie, car dans un cas comme dans l'autre, l'auteur avait tenu des' propos de nature a porter atteinte a l'honneur ou a la
60 Strafgesetzbuch. N• 15. consideration de B. Peu importe, de meme, que B. ait cru tout d'abord que A. n'avait fait que rapporter des propos de tiers, et avait des raisons serieuses de tenir de bonne foi ces propos pour vrais, vu leur souroo. Au surplus, B. a su, des le 14 septembre 1951, que les elements subjectifs du delit de diffamation tout au moins etaient reunis, car il etait manifeste que A. l'avait, avec conscience et volonte, accuse en presenoo de tiers d'avoir eu une conduite contraire a l'honneur ou propre a porter atteinte a sa consideration.
15. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 26 • .Juni 1953 i. S. Eimer gegen Staatsanwa1tsehaft des Kantons Sehwyz.
l. Art. 21 ff., 68 StGB. Gilt die Strafe für das vollendete Verbre- chen die vorausgegangenen Versuche mit ab ? (Erw. l).
2. Art. 156 StGB setzt nicht voraus, dass der Täter dem andern die angedrohten Nachteile im Falle der Nichtgewährung des verlangten Vermögensvorteils wirklich zufügen wolle (Erw. 2). L Art. 21 88. et 68 OP. La peine inßigee pour l'infraction consom- mee reprime-t-elle en meme temps les tentatives anMrieures ~ (consid. 1).
2. L'art. 156 OP n'exige pas que l'auteur veuille vraiment causer a la victime les dommages dont il l'a menacee pour le cas ou elle ne lui accorderait pas l'avantage pecuniaire demande (consid. 2).
l. Art. 21 8gg. e 68 OP. Con la pena infiitta pel reato consumato sono puniti anche i tentativi anteriori ? (consid. 1).
2. L'art. 156 OP non esige ehe l'autore intenda veramente recare alla vittima il danno di cui l'ha minacciata pel caso in cui non dovesse concedergli il vantaggio pecuniario chiesto (consid. 2). A. - Regina Eimer nahm an der schwangeren Öster- reicherin Anna Feilhammer am 27. April 1952 mit deren Einverständnis einen Eingriff vor, in der Absicht, ihr die Leibesfrucht abzutreiben. Sie erteilte der Schwangeren den Rat, sich neuerdings zu melden, wenn innert kurzer Zeit keine Blutungen einträten. Sie ersuchte sie, dem Johann Bunzenberger zu schreiben, wenn etwas nicht stimmen sollte, und ihm die vereinbarte Vergütung von Fr. 400.- zu schicken. Strafgesetzbuch. N<> 15. 61 Da der Eingriff nicht Erfolg hatte, wandte sich Anna Feilhammer an Bunzenberger und vereinbarte hierauf mit Frau Elmer telefonisch, sie nochmals aufzusuchen. Am
7. Mai 1952 nahm Frau Elm er an ihr einen zweiten Ein- griff vor. Er führte am folgenden Tage zum Abgang der Leibesfrucht. Auf Veranlassung von Frau Eimer ersuchte Bunzenber- ger Anna Feilhammer am 4. Juni 1952 schriftlich, umge- hend ihre Schuld für die Eingriffe in Ordnung zu bringen, ansonst wegen Betruges Anzeige erstattet und die Fremden- polizei benachrichtigt werde, was zur Folge hätte, dass Anna Feilhammer ausgewiesen würde. Diese leistete der Aufforderung nicht Folge. B. - Am 7. Oktober 1952 verurteilte das Kriminalge- richt des Kantons Schwyz Regina Elmer wegen aktiver Abtreibung (Art. 119 Ziff. 1 Abs. 1 StGB}, vollendeten Versuchs der Abtreibung (Art. 119 Ziff. 1 Abs. 1 und 22 Abs. l StGB) und Anstiftung zu vollendetem Erpressungs- versuch (Art. 156 Ziff. 1 Abs. 1, 22 Abs. 1 und 24 StGB) zu vierzehn Monaten Gefängnis, unter Anrechnung der Unter- suchungshaft. Auf Appellation der Verurteilten wurde das Urteil am
23. Februar 1953 vom Kantonsgericht von Schwyz be- stätigt.
0. - Regina Elmer führt Nichtigkeitsbeschwerde ge- mäss Art. 268 ff. BStP mit den Anträgen : « 1. die Angeklagte sei von der Anklage des vollendeten Ver- suchs der Abtreibung im Sinne von Art. 119 Ziff. 1 Abs. 1 und 22 Abs. 1 StGB freizusprechen bzw. die Angeklagte sei für ihre Hand- lungen vom 27. April und 7. Mai 1952 in Ta:teinheit wegen vollen- deter Abtreibung im Sinne von Art. 119 Ziff. 1 zu.bestrafen;
2. die Angeklagte sei von der Anklage der Anstiftung zu ver- suchter Erpressung freizusprechen. • Der Kassationshof zieht in Erwägung :
1. - Die Beschwerdeführerin macht geltend, sie dürfe nur wegen vollendeter Abtreibung, nicht ausserdem wegen Abtreibungsversuchs bestraft werden, weil die beiden Ein- griffe eine Tateinheit bildeten, da beide auf ein und dem-