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79_II_285

BGE 79 II 285

Bundesgericht (BGE) · 1953-01-01 · Deutsch CH
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284 Obligationenrecht. N° 48. Verkäufers zur Zahlung verpflichtet sei, wie die Berufungs- antwort andeutet. Der Zahlungsbefehl, als bedingungslose Aufforderung zur Entrichtung des Kaufpreises, ist nicht begründet, und er kann nicht durch einen solchen Vorbe- halt hinterher zum begründeten gemacht werden. Dass für Zahlung gegen Lieferung im Betreibungsverfahren kein Raum ist, wurde bereits dargelegt. Aus dem Gesagten erhellt weiter, dass nicht etwa - sollte die Beklagte der- artige Vorstellungen hegen - eine so beschränkte Klage- abweisung die Rechtsöffnung in Abhängigkeit vom Real- angebot der Gegenleistung zu bringen vermöchte. An das Aberkennungsurteil schliesst sich kein zweites Rechts- öffnungsverfahren an, weil eben jenem vom Gesetz direkte Wirkung auf den Fortgang der Betreibung verliehen ist. Davon abgesehen könnte im Aberkennungsprozess die nach Zustellung des Zahlungsbefehls entstandene oder erst noch entstehende Begründetheit der Betreibungsforde- rung nicht beachtet werden. Wenn die neuere Rechtspre- chung zwar die frühere Praxis gelockert hat, dass im Aberkennungsstreit bloss darüber zu befinden sei, ob die Forderung und das Recht zur Durchsetzung im Betrei- bungswege bei Erlass des Zahlungsbefehls bestanden, so erachtet sie doch beides als notwendig für die Klageab- weisung, weshalb nachträglich eingetretener Schuldgrund nicht weniger als nachträglich eingetretene Fälligkeit unberücksichtigt zu bleiben hat (vgl. BGE 72 III 56, 68 III 87).

4. - Da durch einfachen Schutz der Aberkennungsklage die Schuld rechtskräftig verneint würde, das Urteil also auch einem neuen Zahlungsbefehl nach Hinterlegung der Möbel entgegenstände, ist die Gutheissung nur zur Zeit auszusprechen, wie es das Bezirksgericht getan hat. Was die Berufung hiegegen vorträgt, beruht auf Verkennung der Natur der Aberkennungsklage. Diese ist negative , Feststellungsklage, welche sich allerdings an Betreibungs- einleitung und Rechtsöffnung angliedert, aber nicht, wie die formell betreibungsrechtlichen Klagen, in der betrei- Obligationenreeht. N° 49. 285 bungsrechtlichen Auswirkung erschöpft, sondern auf Fest- stellung mit materieller Rechtskraft zielt. Wahr ist, dass im nämlichen Betreibungsverfahren nur eine Aberken- nungsklage angestrengt werden kann. Aber das ist Folge der Einfügung dieser materiellrechtlichen Klage in den Ablauf der Zwangsvollstreckung, liegt nicht in ihrem Wesen begründet und ist darum kein Argument gegen die Zulässigkeit einer Gutheissung zur Zeit. Demnach erkenrd das Bundesgericht: Es wird die Berufung gutgeheissen, das Urteil der H. Zivilkammer des Zürcher Obergerichtes vom 28. Dezember 1952 aufgehoben und die Aberkennungsklage zur Zeit geschützt, demzufolge die mit Einzelrichterverfügung vom

8. August 1951 in der Betreibung Nr. 15075 des Betrei- bungsamtes Zürich 2 für den Betrag von Fr. 5241.- nebst 5 % Zins ab 5. Juli 1951 sowie Betreibungs- und Rechts- öffnungskosten und Fr. 5.- Umtriebsentschädigung erteil- te provisorische Rechtsöffnung beseitigt.

49. Arr~t de la Ire Cour civile du 8 septembre 1953 dans la cause Clivaz contre de Hary ct consorts. En matiere d'o1;lig~ti0?J-sayant pour objet une somme d'argent, les mesures d executlOn prevues par la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite sont seules admissibles (art. 38 LP). Est par consequent illegale la decision qui ordonne a un debiteur a titre de mesure provisoire de restituer uue somme d'argent sous la menace de sanctions penales (art. 2 disp. trans. Ost.). Bei Verpflichtungen, deren Gegenstand in einer Geldsumme besteht, sind nur die im Schuldbetreibungs- und Konkursgesetze vorgesehenen Vollstreckungsmassnahmen zulässig (Art. 38 SchKG). Ungesetzlich ist daher die Entscheidung, die einem Schuldner im S!nn ei~er einstweiligen Verfügung unter Strafandro~1}Ilg auf- glbt, elle Geldsumme zurückzuerstatten (Art. 2 Ub.-Best. zur BV). In materia d'obbligazioni che hanno come oggetto uns. somma di denaro sono ammissibili soltanto le misure esecutive previste dalla legge sull'esecuzione e il fallimento (art. 38 LEF). 286 Obligationenrecht. N° 49. E quindi illegale la decisione che ordina ad un dehitore, a titolo provvisorio, la restituzione d'una somma di denaro sotto comminatoria di sanzioni penali (art. 2 disp. trans. CF). A. - Clivaz etait administrateur-directeur de la SocieM immobili(~re Vert-Vennes S.A. et da la SocieM La Messa- gere S.A., qui possedaient un seul et meme compte de cheques, n° II 15737 a Lausanne. A la demande de Ray- mond de Bary, principal sinon seul actionnaire des deux societes, il a donne, le 9 decembre 1952, sa demission tant de ses fonctions d'administrateur que des autres emplois qu'il exerc;ait dans lesdites societes. Alors que celles-ci avaient renouveIe leurs conseils d'administration, Clivaz a conteste la validite de sa demission pour cause de vices de volonte, a retire le carnet de cheques postaux du co:ffre ou il etait enferme et s'est fait remettre la somme de 2800 fr. sur le montant du compte. Par exploit du 23 decembre 1952, Raymond de Bary a demande au President de la Cour civile du Tribunal can- tonal d'ordonner notamment a Clivaz, a titre de mesures provisoires, « de verser immediatement au compte de cheques postaux n° II 15737 la somme de 2800 fr. prelevee indfunent», dire que {( sequestre est impose sur cette somme en quelques mains qu'elle se trouve et qu'illui est interdit d'en disposer sous les peines de droit», -la police Iocale etant d'ores et deja requise de preter main-forte pour l'execution de l'ordonnance. Le 10 janvier 1953, le President de la Cour civile a rendu une ordonnance ainsi conc;ue : ({ I. Interdiction est faite a Rene Clivaz d'engager par sa signa- ture Ia SocieM immobiliere Vert-Vennes S.A. et Ia Sociere La Mes- sagere S.A. »II. Defense est faite a Rene Clivaz de faire un preievement quelconque sur Ie compte de cheques postaux II 15737 et l'Office de Lausanne, ainsi que dans les banques detenant de l'argent pour le compte des deux societes precitees, notamment I'Union de banques suisses a Lausanne. »lII. Defense est faite a Rene Clivaz de penetrer dans Ie;; irmneubles propriete de deux societes preciMes. » IV. Rene CIivaz est tenu de consigner immooiatement au service des consignations juridiques de la Banque cantonale vau- doise a Lausanne Ia somme de 2800 fr. qu'il a prelevee le 22 decem- bre 1952 sur Ie compte de cheques postau..x II 15737. Obligationenrecht. N0 49. 287 » V. Faut.e par ~e~e Cliv~z ~e procooer a cette consignation dans le delal de trOls JOurs des slgnification du present prononce Ia somme precitoo sera sequestree ... » , Sur recours de Clivaz, la Cour civile du Tribunal cantonal a rendu la decision suivante : «I. Le recours est adrnis partiellement. II: L'ordonnance ~e mesures provisionnelles rendue par le Presldent de Ia PremIere Chambre de Ia Cour civile le 10 janvier 1953 est reformee en ce sens que les chiffres IV et V du dispositif sont annuIes ~t remplaces p~r les dispositions qui suivent :

a) Rene Chvaz est autorlse acharger a ses frais l'expert Bernard AJ.nstutz de dresser un inventaire sommaire des objets mobiliers 1m ~pparte~ant et de ceux qui sont Ia propriete des intimes ou de T tIers _ qu 'll a transportes. ~es etablissements « La Messagere » et ({ vert-vennes» a son domlCile personnel ou de celui-ci dans l'un ou l'autre desdits etablissements.

b) Acte est donne a Rene Clivaz de l' offre des intimes de lui remettre, des qu'il aura dünne a l'expert les moyens d'ouvrir les cüffre, secretäire et autres objets mobiliers dont il detient les clefs son livret de service, les deux passeports personnels et tous le~ autres papiers d'etat civil de lui-meme ou de sa famille qui peuvent s'y trouver.

c) ~ene Clivaz est tenu de reverser immediatement au compte de cheques postaux n° II 15737 dont sont titulaires la clinique «La Messagere)) et la TIIaison de convalescence «Vert-Vennes », Lausanne 10, la somme de 2800 fr. qu'il y a prelevee sans droit le 22 decembre 1952. Sitöt ladite somme reversee par Clivaz, l'office postal bloquera a co,:~urrence de 2800 fr. le compte precire jusqu'a jugement defimtlf ou accord de deblocage des deux parties. , d) F~u~e de. reverser ladite so~e dans le delai de six jours des Ia slgnlficatlOn du present arret, Rene Clivaz pourra etre puni des arrets ou de l'amende (an. 292 CPS). L'ordonnance du 10 janvier 1953 est maintenue pour le surplus. III. Toutes autres concIusions sont rejetees. » B. - Clivaz a interjete contre ce jugement un recours en nullite. Ce recours tend a la nullite des lettres c et d du chiffre II du dispositif du jugement. Le recourant soutient que l'ordre qui lui a ete intime de verser la somme de 2800 fr. au compte de cheques postaux et la decision de bIo quer cette somme une fois versee est en realite une mesure destinee a garantir le recouvrement d'une creance et qu'll s'agit la par conse- quent d'une matiere exclusivement regie par le droit federal. L'intime de Bary a conclu au rejet du recours. 288 Obligationenrecht. N0 49. Considerant en droit : Le Tribunal cantonal a admis que c'est sans aucun droit que le recourant a retire, le 22 decembre 1952, la somme de 2800 fr.· du compte de cheques postaux des deux societes, car i1 n'avait plus qualite pour disposer du compte a ce moment-la. Si les billets et les especes qu'il a retires avaient ete individualises et qu'ils se fussent trouves encore en sa possession, ils auraient pu, i1 est vrai, faire l'objet d'une mesure de sequestration de droit cantonal et la restitution en etre exigee sous peine de sanctions en cas d'inexecution. Mais tel n'est pas le sens de la decision attaquee, attendu que les billets et especes preleves par le recourant se trouvaient depuis longtemps melanges avec les siens. La decision tendait en realite a amener Clivaz a verser la somme de 2800 fr. au compte, autrement dit a la rembourser aux deux societes. Le droit federal ne s'op- pose pas a ce que cette restitution soit ordonnee par une decision provisionnelle, mais l'execution de cette mesure releve du droit federal tel qu'il est regie par la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite, celle-ci etant applicable a l'execution forcee qui a pour objet une somme d'argent, a l'exclusion de toute mesure d'execution de droit canto- nal. Le fait que l'art. 80 LP n'accorde la mainlevee qu'en vertu de decisions judiciaires tranchant definitivement une pretention de droit materiel et n'admet pas qu'une simple decision provisoire puisse constituer un titre propre a justifier la mainlevee ne saurait etre considere comme une raison de permettre aux cantons d'instituer des mesures d'execution particulieres'. En matiere d'obligations ayant pour objet une somme d'argent, les mesures d'execution prevues par la loi federale sont en effet seules admissibles et ne samaient etre compIetees par le droit cantonal. Il n'existe donc pas de moyens de contraindre un debiteur a executer une decision provisionnelle. Or la menace dont le recourant etait l'objet constituait indiscutablement un moyen de contrainte, et c'est en quoi justement la decision Obligationenrecht. N0 50. 289 attaquee viole le droit federal. En revanche, rien ne se serait oppose a ce que le Tribunal cantonal ordonnat le blocage du compte de cheques postaux une fois que le recour:mt et1t verse la somme de 2800 fr.; il n'est pas contrall'e au droit federal d'ordonner des mesmes desti- nees a prevenir des prelevements sur un compte. Le Tribunal f6Ural prononce: . Le :e.cours est admis partiellement, en ce sens que le disposltlf n° II lettre d du jugement attaque est annule. Il est rejete pour le surplus.

50. Auszug aus dem Urteil der I. Zivilabteiluug vom 29. April 1953 i. S. VOP-Stadtplan A.-G. gegen Hegner. Art. 181 und 176 OR. Bedeut'l!l1g des Hinweises auf ~ine Bilanz in der öffentlichen AnzeIge an die Gläubiger bei Übernahme eines Geschäftes mit Aktiven und Passiven. Übernahme von in der öffentlichen Verlautbarung erkennbar ausg~chlossenen Verpflichtungen durch Einzelkundgebung gegenuber dem betreffenden Gläubiger. Art. 181 et 176 CO. Port~e d~ Ia r~ference a. un bilan clans l'annonce publique aux creanClers falte en vue de la reprise d'une affaire avec I'actif et le passif. :Ma:mfe~tation partic~ere ~e ,;olo~te a l'egard d'un ereaneier, lIDphq~an~ Ia repr::,e d obhgatIOllS que l'annonee publique exelualt d une mamere reeonnaissable. Art. 181 e 176 CO. Porta~ d~l. rif~rinIento, ad m: bilaneio nell'avviso pubblieo ai ered~torl m VISta dell assunzIOne d'un'azienda eon l'attivo e il paSSIvo. Manifestazione partieolare di volonta. nei eonfronti d'un ereditore Ia. quale impliea I'assunzione di obbligazioni ehe l'avviso pub~ pheo escludeva in modo rieonoscibile. Sachverhalt. Am 13. Juni 1949 schloss Ernst Lüthi mit Emil Hegner « namens der in Gründung begriffenen VOP-Stadtplan A.-G. » einen Dienstvertrag fiir die Dauer von zunächst 2 Jahren ab. Darin wurde vereinbart, dass Hegner ein 19 AB 79 II - 1953