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276 Obligationenrecht. N0 46. Grund zwingender oder ergänzender gesetzlicher Vor- schriften eintreten, nicht zum Geschäftsinhalt. Vorliegend ist der Kreditvertrag als solcher, d. h. der Geschäftstatbestand, auch von den Genossenschaftern durchaus gewollt. Der Irrtum betrifft die Wirkungen der abgegebenen Erklärung, nicht das Geschäft selber. Und er war nach dem kantonalen Urteil höchstens mitbestim- mend für den Entschluss des Klägers, den Vertrag zu unterzeichnen. In ihren Untersuchtmgen hiezu bemerkt die Vorinstanz, dass sich die Genossenschafter in einer gewissen Zwangslage befanden, und fährt dann bezüglich der dem Sicherungsbestreben der Beklagten dienenden Übernahme der Solidarhaftung für den Kreditbetrag von Fr. 60,000.- fort: « Ob der Kläger diese Verpflichtung mitunterzeichnet hätte, wenn er darüber im klaren gewesen wäre, dass seine statutarische Haftung bestehen blieb, ist schwer zu sagen.» Nachher bejaht die Vorinstanz trotzdem den Kausal- zusammenhang zwischen Irrtum und Vertragsschluss, weil « es dem Kläger keineswegs gleichgültig war, ob die statutarische Nachschusspflicht in Wegfall kam oder nicht ». Als Feststellung tatsächlicher Art muss das hin- genommen werden. Aber dass ein Irrtum ursächlich war. schliesst seine Eigenschaft als blosser Irrtum im Motiv nicht aus. Den hier gegebenen Irrtum als etwas anderes zu behandeln, verbietet sich schon angesichts der ver- zeichneten Angabe der Vorinstanz. Ist es sogar für den anfechtenden Kläger ungewiss, ob er ohne die irrige Vorstellung den Vertrag nicht doch abgeschlossen hätte, so erscheint es als schlechtweg unverträglich mit dem Begriff, den Gegenstand solcher Vorstellung objektivierend zu einer nach Treu und Glauben im Geschäftsverkehr notwendigen Grundlage zu erheben. Obligationenrecht. N0 47. 277
47. Extrait de I'arr@t de Ja Ire Cour eivile du 19 mai 1953 daus Ia cause Fournitures eommereiales et industrielles S. a r. J. contre Galante. Art. 82 CO. Lo:s9-ue le defendeur souleve l'exceptio non adimpleti contractus 11 meo,:.;nbe.au demandeur d\Stablir qu'il a exeeuM sa prestatio~ ou q,: 11 falt une offre reelle. Si eette preuve n'est pas apporMe, le defe.ndeur peut seulement atre condamne a executer sa prestatlOn eontre celle du demandeur. Art. 820R. Erhebt der B.~klagte die E~nrede des nichterfüllten Vertrages, so hat der ~lag~r nachzuweIsen, dass er seine Leistung erbracht oder tatsachlich angeboten hat. Fehlt dieser Beweis, so kann d~r. B~klagte nur dazu verurteilt werden, seine Leistung gegen dieJemge des Klägers zu erbringen. Art. 82 CO. Qu.ando il co~venuto solleva l'exceptio non adimpleti contractus, n~eombe all attore di provare ehe ha adempiuto la sua presta- ~lOne 0 ha fatt-o ~'offerta reale. Se questa prova non e fornita, il eonvenuto puo s<?lamente essere eondannato ad adernpiere Ia sua prestazlOne dietro adempimento di quella dell'attore. A. - Par contrat du 13 aout 1948, Galante et Schaufel- berger ont donne a la S.a r.l. Fournitures commerciales et industrielles (ci-apres FeI) l'exclusivite pour la Suisse de la vente de leurs appareils a moleter « Perfecta ». FeI s'obligeait a commander au moins deux cents appareils par an. La convention etait passee pour la duree d'une annee. . Le 10 juin 1949, FeI resilia le contrat avec effet imme- diat, en accusant ses cocontractants de l'avoir viole. Jusqu'au 15 aout 1949, FeI ne prit livraison que de 48 appareils. B. - Le 4 fevrier 1950, Galante - a qui Schaufelberger avait cede ses droits - a assigne FeI devant les tribunaux genevois en formulant les conclusions suivantes : « Donner acte au demandeur de ce qu'il tient a disposition les appareils faisant l'objet de la facture du 15 aout 1949 . Condalllller la defenderesse a payer au demandeur ~vee inte- rats a 5 % des le 15 aout 1949, la somme de 6213 fr. 60. )) FeI a conclu au rejet de l'action. Rejetee par le Tribunal de premiere instance, la demande 278 Obligationenrecht. N° 47. fut admise par 180 Cour de justice, qui, le II novembre 1952, 80 rendu l'arret suivant: «La Cour Donne acte a Galante de ce qu'il offre de livrer a la SocieM a responsabilite limitee Fournitures commerciales et industrielles '152 appareils Perfecta' suivant contrat du 13 aout 1948 . Condamne ladite SocieM a payer a Galante 6213 fr. 60 avec interets a 5 % du 26 octobre 1949; , ..... }) G. - Contre cet arret, FCI 80 recouru en reforme en reprenant ses conclusions liberatoires et en soutenant notamment que les appareils litigieux n'etaient pas prets a etre livres. L'intime 80 conclu au rejet du recours. A 180 demande du Tribunal federal, le President de 180 Cour de justice de Geneve 80 precise, le 27 fevrier 1953, que, par l'arret attaque, 180 juridiction cantonale avait entendu prononcer contre FCI « une condamnation pecu- niaire executoire ... , quitte a la debitrice, apres qu'elle aurait paye, a se prevaloir de l'ofIre de livraison de Galante et a faire valoir eventuellement tous les droits que 180 loi pourrait lui eonfier en raison de retards dans eette livrai- son, de defauts de 180 marchandise, ou de tous autres moyens juridiques, et a reclamer, si elle s'y croyait fondee, restitution de tout ou partie de 180 somme prealablement versee, l'exigibilite de celle-ci ne devant pas etre condi- tionnelle ». Gonsiderant en droit :
l. - (La resiliation du 10 juin 1949 n'est pas valable.)
2. - L'intime poursuit l'execution d'un eontrat bila- teral. Faute de convention contraire, la recourante peut done, en vertu de l'art. 82 CO, refuser sa prestation si l'intime n'a pas execute ou offert d'executer sa propre obligation. Sans doute, on ne saurait considerer la prestation due par le demandeur comme une condition de son droit. 11 n'est done pas necessaire qu'il l'ofIre en actionnant 180 Obligationenrecht. No 47. 279 partie adverse et il n'appartient pas au juge de verifier d'office si le demandeur s'est deja acquitte de ses obli- gations ou si l'execution offerte par lui est reguliere. Mais l'art. 82 CO donne au defendeur la faculte de s'opposer a l'action en soulevant l'exceptio non adimpleti contractus. S'il fait usage de ce moyen, i1 incombe au demandeur de prouver qu'il a au prealable exeeute sa prestation ou qu'il l'offre au defendeur. Dans ce dernier cas, l'interet du defendeur exige qu'il s'agisse d'une ofIre reelle et que la prestation qui en est l'objet soit conforme au contrat. C'est seulement si ces conditions sont remplies que l'action peut etre admise sans reserve. En l'espece, la demande est fondee, puisque le contrat passe entre les parties n'a pas eM valablement resilie et que FCI a toujours l'obligation de prendre livraison de 152 appareils « Perfecta» et de payer en echange le mon- tant reclame par l'intime. Mais la recourante oppose avec succes a cette action l'exceptio non adimpleti contractus. En effet, il est constant que les appareils litigieux n'ont pas encore ete livres et Galante n'a pas etabli qu'il ait fait une ofIre reelle, en mettant a la disposition de la recou- rante des marchandises conformes au contrat. FCI ne peut donc etre condamnee a payer la somme de 6213 fr. 60 a l'intime que contre livraison par celui-ci de 152 appareils « Perfecta ». C'est a tort que la juridiction a prononce une condamnation inconditionnelle. Par eette derniere la , recourante perdait tous les droits qu'elle aurait pu tirer eventuellement du defaut de livraison, du retard dans la remise de la marchandise ou des vices de cette derniere. Car, contrairement a ce qu'admet la Cour de justice, FCI n'aurait pu obtenir la restitution de tout ou partie de la somme qu'elle etait condamnee a payer. En effet, eette condamnation ayant force de chose jugee, FCI n'aurait plus ete admise ni a soulever les exceptions en question dans la procedure de mainlevee definitive (cf. art. 81 al. I LP), ni a repeter le montant verse en se fondant sur les art. 62 et suiv. CO. 280 Obligationenrecht. N0 48. Par ce8 moti/8, le Tribunal fMAral prononce: Le recours est partiellement admis, l'arret attaque est annuIe et la recourante est condamnee a payer 6213 fr. 60 a l'intime, contre livraison par celui-ci de 152 appareils ({ Perfecta » suivant contrat du 13 aout 1948.
48. Urteil der I. ZiviIabteilung vom 19. Mai 1953
i. S. Füglistaler gegen Firma Möbel-Hurst. Aberkennungsklage. Ihr Wesen und ihre Wirkung. Voraussetzung für die Zwangsvollstreckung des Anspruches aus einem zweiseitigen Vertrage, der zur Leistung Zug um Zug verpflichtet. Action en liberation de dette. Notion et effets. Conditions auxquelles est soumise l'execution forcee d'une preten- tion fondee sur un eontrat bilateral en vertu duquel les presta- tions doivent etre simultanees. Azione di discono8cimento di debito. Nozione ed effetti. Condizioni cui e sottoposta l'esecuzione forzata d'nna pretesa fondata su un eontratto bilaterale ehe prevede prestazioni simultanee. A. - Am 24. Mai 1951 unterzeichneten Hans Füglis- taler und Ernst Grossert « für die in Gründung begriffene Aktiengesellschaft Interra » mit der Firma Möbel-Hurst einen Kaufvertrag über die Lieferung von Möbeln, die zur Ausstattung von Büro-, Arbeits- und Konferenzräumen hätten dienen sollen und von denen gewisse Stücke nach besonderen Plänen herzustellen waren. Am 3. Juni 1951 machte die Verkäuferin eine Teillieferung. Da weder An- zahlung noch Sicherheit geleistet wurde, nahm sie die Möbel am 4. Juli 1951 wieder zurück. In einem Schreiben vom gleichen Tage teilte sie Füglistaler mit, sie halte die Möbel bei ihr lagernd zur Verfügung und setze eine Frist von 5 Tagen zur Abnahme gegen Bezahlung. Schliesslich leitete sie am 11. Juli 1951 für den Fakturabetrag von Fr. 5241.- mit Zins und Kosten gegen Füglistaler Betrei- Obligationenrecht. N° 48. 281 bung ein und erwirkte auf Rechtsvorschlag hin die pro- visorische Rechtsöffnung durch Einzelrichterverfügung vom 8. August 1951. B. - Innert nützlicher Frist klagte Füglistaler auf Aberkennung der ganzen Forderung. Da die Beklagte einzelne Möbel aus der für den Kläger angefertigten Lieferung verkauft hatte, nahm das Bezirksgericht man- gelnde Erfüllungsbereitschaft an und schützte die Klage zur Zeit. Anhand nachträglichen Vorbringens der Beklag- ten ergab sich jedoch im zweitinstanzlichen Verfahren, dass die betreffenden Möbelstücke ersetzt worden und im Verkaufsgeschäft vorhanden waren. In Anbetracht dessen wies das Obergericht des Kantons Zürich die Klage mit Urteil vom 28. November 1952 ab. C. - Diesen Entscheid zog der Kläger mittels Beru- fung an das Bundesgericht. Er verlangt die Gutheissung des Aberkennungsbegehrens. Die Beklagte beantragt Abweisung. Da8 Bunde8gericht zieht in Erwägung :
1. - Als die Beklagte am 4. Juli 1951 im Einverständnis mit dem Kläger ihre Lieferung wieder abholte, beugte sie einer Auslegung dieser Massnahme als Rücktritt vom Vertrage durch schriftliche Erklärungen vor, in denen sie als Grund das Ausbleiben von Zahlung oder Sicher- heitsleistung nannte, die Möbel am Lager zur Verfügung stellte und unter Androhung von Zwangsvollstreckung Frist zur Abnahme gegen Bezahlung setzte. Die Berufung wendet ein, dass zur Zeit der Klagebeantwortung die Erfüllungsbereitschaft gefehlt habe, da die Möbel unmit- telbar nach der Rechtsöffnungsverhandlung durch Inserat zum Kaufe angeboten und wenigstens teilweise verkauft worden seien, und dass darin der Rücktritt vom Vertrage durch schlüssiges Verhalten liege. Allein die Vorinstanz hat zutreffend ausgeführt, der Kläger könne nichts daraus herleiten, dass der Kaufsgegenstand vorübergehend nicht übergabebereit war, nachdem er seinerseits die Beklagte