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79_II_277

BGE 79 II 277

Bundesgericht (BGE) · 1953-01-01 · Deutsch CH
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Obligationenrecht. N0 46.

Grund zwingender oder ergänzender gesetzlicher Vor-

schriften eintreten, nicht zum Geschäftsinhalt.

Vorliegend ist der Kreditvertrag als solcher, d. h. der

Geschäftstatbestand, auch von den Genossenschaftern

durchaus gewollt. Der Irrtum betrifft die Wirkungen der

abgegebenen Erklärung, nicht das Geschäft selber. Und

er war nach dem kantonalen Urteil höchstens mitbestim-

mend für den Entschluss des Klägers, den Vertrag zu

unterzeichnen. In ihren Untersuchtmgen hiezu bemerkt

die Vorinstanz, dass sich die Genossenschafter in einer

gewissen Zwangslage befanden, und fährt dann bezüglich

der dem Sicherungsbestreben der Beklagten dienenden

Übernahme der Solidarhaftung für den Kreditbetrag von

Fr. 60,000.- fort:

« Ob der Kläger diese Verpflichtung mitunterzeichnet

hätte, wenn er darüber im klaren gewesen wäre, dass

seine statutarische Haftung bestehen blieb, ist schwer

zu sagen.»

Nachher bejaht die Vorinstanz trotzdem den Kausal-

zusammenhang zwischen Irrtum und Vertragsschluss, weil

« es dem Kläger keineswegs gleichgültig war, ob die

statutarische Nachschusspflicht in Wegfall kam oder

nicht ». Als Feststellung tatsächlicher Art muss das hin-

genommen werden. Aber dass ein Irrtum ursächlich war.

schliesst seine Eigenschaft als blosser Irrtum im Motiv

nicht aus. Den hier gegebenen Irrtum als etwas anderes

zu behandeln, verbietet sich schon angesichts der ver-

zeichneten Angabe der Vorinstanz. Ist es sogar für den

anfechtenden Kläger ungewiss, ob er ohne die irrige

Vorstellung den Vertrag nicht doch abgeschlossen hätte,

so erscheint es als schlechtweg unverträglich mit dem

Begriff, den Gegenstand solcher Vorstellung objektivierend

zu einer nach Treu und Glauben im Geschäftsverkehr

notwendigen Grundlage zu erheben.

Obligationenrecht. N0 47.

277

47. Extrait de I'arr@t de Ja Ire Cour eivile du 19 mai 1953

daus Ia cause Fournitures eommereiales et industrielles S. a r. J.

contre Galante.

Art. 82 CO.

Lo:s9-ue le defendeur souleve l'exceptio non adimpleti contractus

11 meo,:.;nbe.au demandeur d\Stablir qu'il a exeeuM sa prestatio~

ou q,: 11 falt une offre reelle. Si eette preuve n'est pas apporMe,

le defe.ndeur peut seulement atre condamne a executer sa

prestatlOn eontre celle du demandeur.

Art. 820R.

Erhebt der B.~klagte die E~nrede des nichterfüllten Vertrages, so

hat der ~lag~r nachzuweIsen, dass er seine Leistung erbracht

oder tatsachlich angeboten hat. Fehlt dieser Beweis, so kann

d~r. B~klagte nur dazu verurteilt werden, seine Leistung gegen

dieJemge des Klägers zu erbringen.

Art. 82 CO.

Qu.ando il co~venuto solleva l'exceptio non adimpleti contractus,

n~eombe all attore di provare ehe ha adempiuto la sua presta-

~lOne 0 ha fatt-o ~'offerta reale. Se questa prova non e fornita,

il eonvenuto puo s<?lamente essere eondannato ad adernpiere

Ia sua prestazlOne dietro adempimento di quella dell'attore.

A. -

Par contrat du 13 aout 1948, Galante et Schaufel-

berger ont donne a la S.a r.l. Fournitures commerciales et

industrielles (ci-apres FeI) l'exclusivite pour la Suisse de

la vente de leurs appareils a moleter « Perfecta ». FeI

s'obligeait a commander au moins deux cents appareils

par an. La convention etait passee pour la duree d'une

annee.

.

Le 10 juin 1949, FeI resilia le contrat avec effet imme-

diat, en accusant ses cocontractants de l'avoir viole.

Jusqu'au 15 aout 1949, FeI ne prit livraison que de

48 appareils.

B. -

Le 4 fevrier 1950, Galante -

a qui Schaufelberger

avait cede ses droits -

a assigne FeI devant les tribunaux

genevois en formulant les conclusions suivantes :

« Donner acte au demandeur de ce qu'il tient a disposition les

appareils faisant l'objet de la facture du 15 aout 1949 .

Condalllller la defenderesse a payer au demandeur ~vee inte-

rats a 5 % des le 15 aout 1949, la somme de 6213 fr. 60.))

FeI a conclu au rejet de l'action.

Rejetee par le Tribunal de premiere instance, la demande

278

Obligationenrecht. N° 47.

fut admise par 180 Cour de justice, qui, le II novembre

1952, 80 rendu l'arret suivant:

«La Cour

Donne acte a Galante de ce qu'il offre de livrer a la SocieM a

responsabilite limitee Fournitures commerciales et industrielles

'152 appareils Perfecta' suivant contrat du 13 aout 1948 .

Condamne ladite SocieM a payer a Galante 6213 fr. 60 avec

interets a 5 % du 26 octobre 1949;

,

..... })

G. -

Contre cet arret, FCI 80 recouru en reforme en

reprenant ses conclusions liberatoires et en soutenant

notamment que les appareils litigieux n'etaient pas prets

a etre livres.

L'intime 80 conclu au rejet du recours.

A 180 demande du Tribunal federal, le President de 180

Cour de justice de Geneve 80 precise, le 27 fevrier 1953,

que, par l'arret attaque, 180 juridiction cantonale avait

entendu prononcer contre FCI « une condamnation pecu-

niaire executoire ..., quitte a la debitrice, apres qu'elle

aurait paye, a se prevaloir de l'ofIre de livraison de Galante

et a faire valoir eventuellement tous les droits que 180 loi

pourrait lui eonfier en raison de retards dans eette livrai-

son, de defauts de 180 marchandise, ou de tous autres

moyens juridiques, et a reclamer, si elle s'y croyait fondee,

restitution de tout ou partie de 180 somme prealablement

versee, l'exigibilite de celle-ci ne devant pas etre condi-

tionnelle ».

Gonsiderant en droit :

l. -

(La resiliation du 10 juin 1949 n'est pas valable.)

2. -

L'intime poursuit l'execution d'un eontrat bila-

teral. Faute de convention contraire, la recourante peut

done, en vertu de l'art. 82 CO, refuser sa prestation si

l'intime n'a pas execute ou offert d'executer sa propre

obligation.

Sans doute, on ne saurait considerer la prestation due

par le demandeur comme une condition de son droit. 11

n'est done pas necessaire qu'il l'ofIre en actionnant 180

Obligationenrecht. No 47.

279

partie adverse et il n'appartient pas au juge de verifier

d'office si le demandeur s'est deja acquitte de ses obli-

gations ou si l'execution offerte par lui est reguliere. Mais

l'art. 82 CO donne au defendeur la faculte de s'opposer

a l'action en soulevant l'exceptio non adimpleti contractus.

S'il fait usage de ce moyen, i1 incombe au demandeur de

prouver qu'il a au prealable exeeute sa prestation ou qu'il

l'offre au defendeur. Dans ce dernier cas, l'interet du

defendeur exige qu'il s'agisse d'une ofIre reelle et que la

prestation qui en est l'objet soit conforme au contrat.

C'est seulement si ces conditions sont remplies que l'action

peut etre admise sans reserve.

En l'espece, la demande est fondee, puisque le contrat

passe entre les parties n'a pas eM valablement resilie et

que FCI a toujours l'obligation de prendre livraison de

152 appareils « Perfecta» et de payer en echange le mon-

tant reclame par l'intime. Mais la recourante oppose avec

succes a cette action l'exceptio non adimpleti contractus.

En effet, il est constant que les appareils litigieux n'ont

pas encore ete livres et Galante n'a pas etabli qu'il ait

fait une ofIre reelle, en mettant a la disposition de la recou-

rante des marchandises conformes au contrat. FCI ne peut

donc etre condamnee a payer la somme de 6213 fr. 60 a

l'intime que contre livraison par celui-ci de 152 appareils

« Perfecta ». C'est a tort que la juridiction a prononce une

condamnation inconditionnelle. Par eette derniere la

,

recourante perdait tous les droits qu'elle aurait pu tirer

eventuellement du defaut de livraison, du retard dans la

remise de la marchandise ou des vices de cette derniere.

Car, contrairement a ce qu'admet la Cour de justice, FCI

n'aurait pu obtenir la restitution de tout ou partie de la

somme qu'elle etait condamnee a payer. En effet, eette

condamnation ayant force de chose jugee, FCI n'aurait

plus ete admise ni a soulever les exceptions en question

dans la procedure de mainlevee definitive (cf. art. 81 al. I

LP), ni a repeter le montant verse en se fondant sur les

art. 62 et suiv. CO.

280

Obligationenrecht. N0 48.

Par ce8 moti/8, le Tribunal fMAral prononce:

Le recours est partiellement admis, l'arret attaque est

annuIe et la recourante est condamnee a payer 6213 fr. 60

a l'intime, contre livraison par celui-ci de 152 appareils

({ Perfecta » suivant contrat du 13 aout 1948.

48. Urteil der I. ZiviIabteilung vom 19. Mai 1953

i. S. Füglistaler gegen Firma Möbel-Hurst.

Aberkennungsklage.

Ihr Wesen und ihre Wirkung.

Voraussetzung für die Zwangsvollstreckung des Anspruches aus

einem zweiseitigen Vertrage, der zur Leistung Zug um Zug

verpflichtet.

Action en liberation de dette.

Notion et effets.

Conditions auxquelles est soumise l'execution forcee d'une preten-

tion fondee sur un eontrat bilateral en vertu duquel les presta-

tions doivent etre simultanees.

Azione di discono8cimento di debito.

Nozione ed effetti.

Condizioni cui e sottoposta l'esecuzione forzata d'nna pretesa

fondata su un eontratto bilaterale ehe prevede prestazioni

simultanee.

A. -

Am 24. Mai 1951 unterzeichneten Hans Füglis-

taler und Ernst Grossert « für die in Gründung begriffene

Aktiengesellschaft Interra » mit der Firma Möbel-Hurst

einen Kaufvertrag über die Lieferung von Möbeln, die

zur Ausstattung von Büro-, Arbeits- und Konferenzräumen

hätten dienen sollen und von denen gewisse Stücke nach

besonderen Plänen herzustellen waren. Am 3. Juni 1951

machte die Verkäuferin eine Teillieferung. Da weder An-

zahlung noch Sicherheit geleistet wurde, nahm sie die

Möbel am 4. Juli 1951 wieder zurück. In einem Schreiben

vom gleichen Tage teilte sie Füglistaler mit, sie halte die

Möbel bei ihr lagernd zur Verfügung und setze eine Frist

von 5 Tagen zur Abnahme gegen Bezahlung. Schliesslich

leitete sie am 11. Juli 1951 für den Fakturabetrag von

Fr. 5241.- mit Zins und Kosten gegen Füglistaler Betrei-

Obligationenrecht. N° 48.

281

bung ein und erwirkte auf Rechtsvorschlag hin die pro-

visorische Rechtsöffnung durch Einzelrichterverfügung

vom 8. August 1951.

B. -

Innert nützlicher Frist klagte Füglistaler auf

Aberkennung der ganzen Forderung. Da die Beklagte

einzelne Möbel aus der für den Kläger angefertigten

Lieferung verkauft hatte, nahm das Bezirksgericht man-

gelnde Erfüllungsbereitschaft an und schützte die Klage

zur Zeit. Anhand nachträglichen Vorbringens der Beklag-

ten ergab sich jedoch im zweitinstanzlichen Verfahren,

dass die betreffenden Möbelstücke ersetzt worden und im

Verkaufsgeschäft vorhanden waren. In Anbetracht dessen

wies das Obergericht des Kantons Zürich die Klage mit

Urteil vom 28. November 1952 ab.

C. -

Diesen Entscheid zog der Kläger mittels Beru-

fung an das Bundesgericht. Er verlangt die Gutheissung

des Aberkennungsbegehrens.

Die Beklagte beantragt Abweisung.

Da8 Bunde8gericht zieht in Erwägung :

1. -

Als die Beklagte am 4. Juli 1951 im Einverständnis

mit dem Kläger ihre Lieferung wieder abholte, beugte

sie einer Auslegung dieser Massnahme als Rücktritt vom

Vertrage durch schriftliche Erklärungen vor, in denen

sie als Grund das Ausbleiben von Zahlung oder Sicher-

heitsleistung nannte, die Möbel am Lager zur Verfügung

stellte und unter Androhung von Zwangsvollstreckung

Frist zur Abnahme gegen Bezahlung setzte. Die Berufung

wendet ein, dass zur Zeit der Klagebeantwortung die

Erfüllungsbereitschaft gefehlt habe, da die Möbel unmit-

telbar nach der Rechtsöffnungsverhandlung durch Inserat

zum Kaufe angeboten und wenigstens teilweise verkauft

worden seien, und dass darin der Rücktritt vom Vertrage

durch schlüssiges Verhalten liege. Allein die Vorinstanz

hat zutreffend ausgeführt, der Kläger könne nichts daraus

herleiten, dass der Kaufsgegenstand vorübergehend nicht

übergabebereit war, nachdem er seinerseits die Beklagte