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Obligationenrecht. N0 46.
Grund zwingender oder ergänzender gesetzlicher Vor-
schriften eintreten, nicht zum Geschäftsinhalt.
Vorliegend ist der Kreditvertrag als solcher, d. h. der
Geschäftstatbestand, auch von den Genossenschaftern
durchaus gewollt. Der Irrtum betrifft die Wirkungen der
abgegebenen Erklärung, nicht das Geschäft selber. Und
er war nach dem kantonalen Urteil höchstens mitbestim-
mend für den Entschluss des Klägers, den Vertrag zu
unterzeichnen. In ihren Untersuchtmgen hiezu bemerkt
die Vorinstanz, dass sich die Genossenschafter in einer
gewissen Zwangslage befanden, und fährt dann bezüglich
der dem Sicherungsbestreben der Beklagten dienenden
Übernahme der Solidarhaftung für den Kreditbetrag von
Fr. 60,000.- fort:
« Ob der Kläger diese Verpflichtung mitunterzeichnet
hätte, wenn er darüber im klaren gewesen wäre, dass
seine statutarische Haftung bestehen blieb, ist schwer
zu sagen.»
Nachher bejaht die Vorinstanz trotzdem den Kausal-
zusammenhang zwischen Irrtum und Vertragsschluss, weil
« es dem Kläger keineswegs gleichgültig war, ob die
statutarische Nachschusspflicht in Wegfall kam oder
nicht ». Als Feststellung tatsächlicher Art muss das hin-
genommen werden. Aber dass ein Irrtum ursächlich war.
schliesst seine Eigenschaft als blosser Irrtum im Motiv
nicht aus. Den hier gegebenen Irrtum als etwas anderes
zu behandeln, verbietet sich schon angesichts der ver-
zeichneten Angabe der Vorinstanz. Ist es sogar für den
anfechtenden Kläger ungewiss, ob er ohne die irrige
Vorstellung den Vertrag nicht doch abgeschlossen hätte,
so erscheint es als schlechtweg unverträglich mit dem
Begriff, den Gegenstand solcher Vorstellung objektivierend
zu einer nach Treu und Glauben im Geschäftsverkehr
notwendigen Grundlage zu erheben.
Obligationenrecht. N0 47.
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47. Extrait de I'arr@t de Ja Ire Cour eivile du 19 mai 1953
daus Ia cause Fournitures eommereiales et industrielles S. a r. J.
contre Galante.
Art. 82 CO.
Lo:s9-ue le defendeur souleve l'exceptio non adimpleti contractus
11 meo,:.;nbe.au demandeur d\Stablir qu'il a exeeuM sa prestatio~
ou q,: 11 falt une offre reelle. Si eette preuve n'est pas apporMe,
le defe.ndeur peut seulement atre condamne a executer sa
prestatlOn eontre celle du demandeur.
Art. 820R.
Erhebt der B.~klagte die E~nrede des nichterfüllten Vertrages, so
hat der ~lag~r nachzuweIsen, dass er seine Leistung erbracht
oder tatsachlich angeboten hat. Fehlt dieser Beweis, so kann
d~r. B~klagte nur dazu verurteilt werden, seine Leistung gegen
dieJemge des Klägers zu erbringen.
Art. 82 CO.
Qu.ando il co~venuto solleva l'exceptio non adimpleti contractus,
n~eombe all attore di provare ehe ha adempiuto la sua presta-
~lOne 0 ha fatt-o ~'offerta reale. Se questa prova non e fornita,
il eonvenuto puo s<?lamente essere eondannato ad adernpiere
Ia sua prestazlOne dietro adempimento di quella dell'attore.
A. -
Par contrat du 13 aout 1948, Galante et Schaufel-
berger ont donne a la S.a r.l. Fournitures commerciales et
industrielles (ci-apres FeI) l'exclusivite pour la Suisse de
la vente de leurs appareils a moleter « Perfecta ». FeI
s'obligeait a commander au moins deux cents appareils
par an. La convention etait passee pour la duree d'une
annee.
.
Le 10 juin 1949, FeI resilia le contrat avec effet imme-
diat, en accusant ses cocontractants de l'avoir viole.
Jusqu'au 15 aout 1949, FeI ne prit livraison que de
48 appareils.
B. -
Le 4 fevrier 1950, Galante -
a qui Schaufelberger
avait cede ses droits -
a assigne FeI devant les tribunaux
genevois en formulant les conclusions suivantes :
« Donner acte au demandeur de ce qu'il tient a disposition les
appareils faisant l'objet de la facture du 15 aout 1949 .
Condalllller la defenderesse a payer au demandeur ~vee inte-
rats a 5 % des le 15 aout 1949, la somme de 6213 fr. 60.))
FeI a conclu au rejet de l'action.
Rejetee par le Tribunal de premiere instance, la demande
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Obligationenrecht. N° 47.
fut admise par 180 Cour de justice, qui, le II novembre
1952, 80 rendu l'arret suivant:
«La Cour
Donne acte a Galante de ce qu'il offre de livrer a la SocieM a
responsabilite limitee Fournitures commerciales et industrielles
'152 appareils Perfecta' suivant contrat du 13 aout 1948 .
Condamne ladite SocieM a payer a Galante 6213 fr. 60 avec
interets a 5 % du 26 octobre 1949;
,
..... })
G. -
Contre cet arret, FCI 80 recouru en reforme en
reprenant ses conclusions liberatoires et en soutenant
notamment que les appareils litigieux n'etaient pas prets
a etre livres.
L'intime 80 conclu au rejet du recours.
A 180 demande du Tribunal federal, le President de 180
Cour de justice de Geneve 80 precise, le 27 fevrier 1953,
que, par l'arret attaque, 180 juridiction cantonale avait
entendu prononcer contre FCI « une condamnation pecu-
niaire executoire ..., quitte a la debitrice, apres qu'elle
aurait paye, a se prevaloir de l'ofIre de livraison de Galante
et a faire valoir eventuellement tous les droits que 180 loi
pourrait lui eonfier en raison de retards dans eette livrai-
son, de defauts de 180 marchandise, ou de tous autres
moyens juridiques, et a reclamer, si elle s'y croyait fondee,
restitution de tout ou partie de 180 somme prealablement
versee, l'exigibilite de celle-ci ne devant pas etre condi-
tionnelle ».
Gonsiderant en droit :
l. -
(La resiliation du 10 juin 1949 n'est pas valable.)
2. -
L'intime poursuit l'execution d'un eontrat bila-
teral. Faute de convention contraire, la recourante peut
done, en vertu de l'art. 82 CO, refuser sa prestation si
l'intime n'a pas execute ou offert d'executer sa propre
obligation.
Sans doute, on ne saurait considerer la prestation due
par le demandeur comme une condition de son droit. 11
n'est done pas necessaire qu'il l'ofIre en actionnant 180
Obligationenrecht. No 47.
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partie adverse et il n'appartient pas au juge de verifier
d'office si le demandeur s'est deja acquitte de ses obli-
gations ou si l'execution offerte par lui est reguliere. Mais
l'art. 82 CO donne au defendeur la faculte de s'opposer
a l'action en soulevant l'exceptio non adimpleti contractus.
S'il fait usage de ce moyen, i1 incombe au demandeur de
prouver qu'il a au prealable exeeute sa prestation ou qu'il
l'offre au defendeur. Dans ce dernier cas, l'interet du
defendeur exige qu'il s'agisse d'une ofIre reelle et que la
prestation qui en est l'objet soit conforme au contrat.
C'est seulement si ces conditions sont remplies que l'action
peut etre admise sans reserve.
En l'espece, la demande est fondee, puisque le contrat
passe entre les parties n'a pas eM valablement resilie et
que FCI a toujours l'obligation de prendre livraison de
152 appareils « Perfecta» et de payer en echange le mon-
tant reclame par l'intime. Mais la recourante oppose avec
succes a cette action l'exceptio non adimpleti contractus.
En effet, il est constant que les appareils litigieux n'ont
pas encore ete livres et Galante n'a pas etabli qu'il ait
fait une ofIre reelle, en mettant a la disposition de la recou-
rante des marchandises conformes au contrat. FCI ne peut
donc etre condamnee a payer la somme de 6213 fr. 60 a
l'intime que contre livraison par celui-ci de 152 appareils
« Perfecta ». C'est a tort que la juridiction a prononce une
condamnation inconditionnelle. Par eette derniere la
,
recourante perdait tous les droits qu'elle aurait pu tirer
eventuellement du defaut de livraison, du retard dans la
remise de la marchandise ou des vices de cette derniere.
Car, contrairement a ce qu'admet la Cour de justice, FCI
n'aurait pu obtenir la restitution de tout ou partie de la
somme qu'elle etait condamnee a payer. En effet, eette
condamnation ayant force de chose jugee, FCI n'aurait
plus ete admise ni a soulever les exceptions en question
dans la procedure de mainlevee definitive (cf. art. 81 al. I
LP), ni a repeter le montant verse en se fondant sur les
art. 62 et suiv. CO.
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Obligationenrecht. N0 48.
Par ce8 moti/8, le Tribunal fMAral prononce:
Le recours est partiellement admis, l'arret attaque est
annuIe et la recourante est condamnee a payer 6213 fr. 60
a l'intime, contre livraison par celui-ci de 152 appareils
({ Perfecta » suivant contrat du 13 aout 1948.
48. Urteil der I. ZiviIabteilung vom 19. Mai 1953
i. S. Füglistaler gegen Firma Möbel-Hurst.
Aberkennungsklage.
Ihr Wesen und ihre Wirkung.
Voraussetzung für die Zwangsvollstreckung des Anspruches aus
einem zweiseitigen Vertrage, der zur Leistung Zug um Zug
verpflichtet.
Action en liberation de dette.
Notion et effets.
Conditions auxquelles est soumise l'execution forcee d'une preten-
tion fondee sur un eontrat bilateral en vertu duquel les presta-
tions doivent etre simultanees.
Azione di discono8cimento di debito.
Nozione ed effetti.
Condizioni cui e sottoposta l'esecuzione forzata d'nna pretesa
fondata su un eontratto bilaterale ehe prevede prestazioni
simultanee.
A. -
Am 24. Mai 1951 unterzeichneten Hans Füglis-
taler und Ernst Grossert « für die in Gründung begriffene
Aktiengesellschaft Interra » mit der Firma Möbel-Hurst
einen Kaufvertrag über die Lieferung von Möbeln, die
zur Ausstattung von Büro-, Arbeits- und Konferenzräumen
hätten dienen sollen und von denen gewisse Stücke nach
besonderen Plänen herzustellen waren. Am 3. Juni 1951
machte die Verkäuferin eine Teillieferung. Da weder An-
zahlung noch Sicherheit geleistet wurde, nahm sie die
Möbel am 4. Juli 1951 wieder zurück. In einem Schreiben
vom gleichen Tage teilte sie Füglistaler mit, sie halte die
Möbel bei ihr lagernd zur Verfügung und setze eine Frist
von 5 Tagen zur Abnahme gegen Bezahlung. Schliesslich
leitete sie am 11. Juli 1951 für den Fakturabetrag von
Fr. 5241.- mit Zins und Kosten gegen Füglistaler Betrei-
Obligationenrecht. N° 48.
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bung ein und erwirkte auf Rechtsvorschlag hin die pro-
visorische Rechtsöffnung durch Einzelrichterverfügung
vom 8. August 1951.
B. -
Innert nützlicher Frist klagte Füglistaler auf
Aberkennung der ganzen Forderung. Da die Beklagte
einzelne Möbel aus der für den Kläger angefertigten
Lieferung verkauft hatte, nahm das Bezirksgericht man-
gelnde Erfüllungsbereitschaft an und schützte die Klage
zur Zeit. Anhand nachträglichen Vorbringens der Beklag-
ten ergab sich jedoch im zweitinstanzlichen Verfahren,
dass die betreffenden Möbelstücke ersetzt worden und im
Verkaufsgeschäft vorhanden waren. In Anbetracht dessen
wies das Obergericht des Kantons Zürich die Klage mit
Urteil vom 28. November 1952 ab.
C. -
Diesen Entscheid zog der Kläger mittels Beru-
fung an das Bundesgericht. Er verlangt die Gutheissung
des Aberkennungsbegehrens.
Die Beklagte beantragt Abweisung.
Da8 Bunde8gericht zieht in Erwägung :
1. -
Als die Beklagte am 4. Juli 1951 im Einverständnis
mit dem Kläger ihre Lieferung wieder abholte, beugte
sie einer Auslegung dieser Massnahme als Rücktritt vom
Vertrage durch schriftliche Erklärungen vor, in denen
sie als Grund das Ausbleiben von Zahlung oder Sicher-
heitsleistung nannte, die Möbel am Lager zur Verfügung
stellte und unter Androhung von Zwangsvollstreckung
Frist zur Abnahme gegen Bezahlung setzte. Die Berufung
wendet ein, dass zur Zeit der Klagebeantwortung die
Erfüllungsbereitschaft gefehlt habe, da die Möbel unmit-
telbar nach der Rechtsöffnungsverhandlung durch Inserat
zum Kaufe angeboten und wenigstens teilweise verkauft
worden seien, und dass darin der Rücktritt vom Vertrage
durch schlüssiges Verhalten liege. Allein die Vorinstanz
hat zutreffend ausgeführt, der Kläger könne nichts daraus
herleiten, dass der Kaufsgegenstand vorübergehend nicht
übergabebereit war, nachdem er seinerseits die Beklagte