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79_III_108

BGE 79 III 108

Bundesgericht (BGE) · 1953-01-01 · Français CH
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Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 24.

cela il est necessaire qu'un commandement de payer lui

soit notifie a lui aussi, toutes les fois que le creancier pour-

suivant entend s'en prendre a ces biens-Ia. Aussi longtemps

que l'opposition formee par l'enfant n'aura pas ete levee,

et cela a la suite d'une procedure judiciaire dans laquelle

il ne sera pas represente par ses parents, le creancier ne

pourra, dans l'hypothese la plus favorable, c'est-a-dire

meme si le detenteur de la puissance paternelle n'a pas

fait opposition, ou si son opposition a ete levee, faire

saisir que les biens dont l'administration est confiee a ses

parents.

II n'est pas douteux en l'espece que ce ne soit avec Ie

consentement de son pere que la recourante vit hors de

la maison paternelle. Le produit de son travail lui appar-

tient donc en propre et ne pouvait etre saisi tant qu'elle

n'avait pas ete prealablement mise en mesure de se deter-

miner sur l'existence de la dette en poursuite. II appar-

tiendra donc au creancier poursuivant, s'il entend s'en

prendre au salaire de la recourante, de faire notifier un

commandement de payer a cette derniere personnelle-

ment et, si elle fait opposition, d'agir directement contre

elle. Dans l'etat actuel des choses, la poursuite ne pourrait

tendre tout au plus qu'a la saisie de la part de l'immeuble

ou des droits qu'elle possede sur ledit.

La Ghambre des poursuites et des f aillites prononce :

Le recours est admis dans le sens des motifs.

24. Arri!t du 31 aout 1953 dans la cause Gasser et Gerber.

Le fait qu'un tiers partage avec le debiteur la possession des biens

saisis n'exclut pas necessairement la possibilite de les placer

sous la garde de l'office (art. 98 LP).

Der Umstand, dass ein Dritter den Gewahrsam an den gepfän-

deten Sachen mit dem Schuldner teilt, schliesst nicht unbedingt

aus, dass das Amt sie in Verwahru.gnimmt (Art. 98 SchKG).

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II fatto ehe un terzo condivide il possesso dei beni pignorati non

impedisce senz'altro all'ufficio di prenderli in custodia (art. 98

LEF).

A. -

A la requisition de Me Claude Gauthier, l'office

des poursuites de Geneve a saisi, le 30 juin 1952, au pre-

judice de Theo Gerber, une automobile sport Simca,

modele 1950. Delle Gasser, qui vit avec Gerber, a reven-

dique la propriete de cette voiture. Me Gauthier a conteste

cette revendication et obtenu un jugement faisant droit

a ses conclusions. Ce jugement a ete frappe d'appel.

L'office des poursuites ayant alors invite Gerber a lui

remettre !'automobile saisie a la demande de Me Gauthier,

Gerber et Delle Gasser ont porte plainte, en concluant a

l'annulation de cette decision. Par decision du 27 juillet

1953, l'Autorite de surveillance a rejete la plainte.

Gerber et Delle Gasser ont recouru a la Chambre des

poursuites et des faillites du Tribunal föderal en reprenant

leurs conclusions.

Gonsiderant en droit :

Selon les termes memes de l'art. 98 al. 3 LP, la question

de savoir s'il y a lieu d'ordonner la remise a l'office des

biens saisis est une question qui est du ressort du prepose

et des autorites cantonales de surveillance. La Chambre

des poursuites et des faillites du Tribunal fäderal ne sau-

rait intervenir en ce domaine que dans le cas ou l'autorite

cantonale aurait excede les limites de son pouvoir d'appre-

ciation. Or tel n'est pas le cas en l'espece. Le motif par

lequel l'autorite cantonale a juge opportun d'inviter le

debiteur a remettre l'automobile litigieuse a l'office, a

savoir que ce vehicule dont le debiteur se servait constam-

ment depuis la saisie, c'est-a-dire pendant plus d'un an,

se depreciait chaque jour davantage, justifie pleinement

la decision attaquee.

Le second moyen des recours, consistant a dire que

!'automobile etait en la possession de Delle Gasser, autre-

ment dit en la possession d'un tiers, et que ce fait suffisait

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Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 24.

a empecher l'office de la prendre SOUS Sa garde tant que la

revend.ication de Delle Gasser n'avait pas ete rejetee defi-

nitivement, n'est pas fonde. II le serait, il est vrai, selon

l'art. 98 al. 4 LP, s'il fallait considerer Delle Gasser comme

etant effectivement le possesseur de ce vehicule (cf. JAEGER,

art. 98 note 13 et RO 39 I 294), mais cela n'est pas le cas.

La decision attaquee constate en effet que le debiteur s'est

constamment servi de !'automobile depuis le moment de

la saisie et, selon le rapport de l'office, si le permis de circu-

lation est bien au nom de Delle Gasser, cette derniere ne

possede pas de permis de conduire et elle n'a d'ailleurs pas

pretendu utiliser personnellement le vehicule ou en avoir

besoin pour l'exercice d'une profession. Elle n'en a donc

pas en taut cas la possession exclusive; taut au plus ne

l'utilise-t-elle qu'avec le debiteur. Or le'tiers revend.iquant

qui met de la sorte le debiteur en mesure d'exercer un

pouvoir de fait aussi etendu sur le bien saisi peut etre tenu,

lorsque sont realisees les conditions prevues par l'art. 98

al. 3 LP, de remettre ce bien a l'office tant que dure la

saisie.

Peu importe que l'office ait introduit la procedure de

l'art. 109 LP. C'est peut-etre a tort; il suffisait cependant,

pour l'application de l'art. 109 LP, que Delle Gasser put

etre consideree comme copossesseur de l'automobile, la

copossession n'excluant pas l'application de l'art. 98 CP,

ainsi qu'on vient de le dire. A premiere vue cela pourrait

paraitre illogique, mais dans les circonstances du cas, il se

justifie, pour ce qui est de l'application de l'art. 98, et a la

d.ifference de celle des art. 106 a 109 LP, de ne pas assi-

miler le cas ou le tiers est copossesseur du bfon saisi a celui

ou il en est seul possesseur. Le fait que c'est au tiers qui

partage avec le debiteur la possession du bien saisi que la

loi confie le röle de defendeur dans le proces en revend.ica-

tion n'est pas une raison pour exclure l'application de

l'art. 98 LP dans le cas, ou, comme en l'espece, le tiers

autorise le debiteur a se servir librement du bien en ques-

tion. On ne saurait, en effet, en pareil cas, faire supporter

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 25.

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au creancier les inconvenients et les risques qu'un tel

etat de chose peut comporter.

Le Tribunal föderal, dans l'arret Kiefer (RO 39 I consid. 2

p. 148) semble, il est vrai, avoir admis implicitement que

le bien saisi ne pouvait etre place SOUS la garde de l'o:ffice

lorsque le tiers revendiquant en partageait la possession

avec le debiteur. Quoi qu'il en soit, cette opinion ne sau-

rait etre maintenue, c'ar elle aurait pour consequence, par

exemple, qu'il su:ffirait que la femme du debiteur mariee

SOUS le regime de l'union des biens et faisant menage

commun avec lui revendiquat la propriete de la chose

saisie pour empecher l'o:ffice de la prendre saus sa garde,

et cela meme dans le cas ou l'on aurait affaire a un debiteur

ind.igne de confiance.

La Chambre des poursuites et des faillites prononce :

Les recours sont rejetes.

25. Estratto della sentenza 29 luglio 1953

nella causa Leuthold S.A.

1. Circos~anze in cui. l 'ufficiale esecutore puo ricorrere alla forza

pubbhca per obbhgare un terzo, ehe detiene dei beni dell'e-

scusso, a consegnarli all'ufficio (consid. lett. a).

2. Per garantire una procedura conforme alla legge l'ufficiale

esecutore puo usare tutti i mezzi amministrativi di cui dispone

e, se ricorrono i presupposti degli art. 163 sgg. o 292 CP, provo-

care altresi delle sanzioni penali contro coloro ehe illecitamente

intralciano il corso della procedura (consid. lett. b).

I. Umstän~e, unter denen der Betreibungsbeamte die öffentliche

Gewalt m Anspruch nehmen kann, um einen Dritten, der Sa-

chen des Schuldners in Gewahrsam hat, zu veranlassen, sie dem

Amte abzuliefern (Erw. a}.

2. Um ein gesetzmässiges Verfahren zu sichern, kann der Betrei-

bungsbeamte alle ihm zur Verfügung stehenden Massnahmen

administrativer Art ergreifen und, wenn die Voraussetzungen

von Art. 163 ff. oder 292 StGB zutreffen, auch Strafsanktionen

gl'.gen diejenigen verhängen lassen, die den Verfahrensgang

widerrechtlich stören (Erw. b).

1. Circonstances dans lesquelles le prepose a l'office des poursuites

a le droit de recourir a l'aide de la force publique pour obliger