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86 Verfahren. N° 13. domaine serait limite aux questions touchant les effets du contrat. D'une part, le statut normal de l'obligation peut aussi contenir a ce sujet des regles imperatives auxquelles il est au pouvoir des parties de se soustraire en optant pour une autre loi. D'autre part, cette option, en ce qui concerne tant la conclusion du contrat que ses effets, ne signifie pas que les parties echappent a toutes dispositions de droit absolu ; elles se soumettent a celles de la loi qu'elles e1isent. D'ailleurs, l'election par les parties de la loi com- petente n'est pas entierement abandonnee a leur discre- tion; il faut pour 1e moins, selon l'opinion commune en doctrine (cf. GUTZWILLER, Das Kaufsrecht, dans GUTZWIL- LER ET NIEDERER, Beiträge zum Haager Internationalen Privatrecht, 1951, p. 26, 44-45), que leur contrat ait des attaches naturelles et de quelque importance avec le pays dont elles choisissent la loi pour regir leurs rapports, sans compter que 1e juge du for n'appliquera cette loi que dans les limites de son ordre public. Sous ces reserves, la loi elue l'emporte, comme droit unique, sur la loi que designe le critere du lien territorialle plus etroit. Si cette derniere loi devait s'appliquer necessairement aux questions rele- vant de la formation de l'obligation, on risquerait de reintroduire, chaque fois que les parties seraient conve- nues du droit applicable, 1a coup ure entre la conclusion et les effets du contrat. L'abandon de ce systeme n'aura a vrai dire pas pour consequence qu'une meme loi s'appliquera sans exception a toutes les questions en rapport avec un contrat. C'est ainsi qu'en particulier la capacite de contracter et la forme des actes juridiques demeureront soumises comme par le passe aleurs regles de conflit propres. On conc;oit d'autres exceptions encore - sur 1esquelles il n'y a pas lieu de se prononcer aujourd'hui - en ce qui concerne par exemple le point de savoir si, d'une fac;on toute gene- rale, un accord que1conque s'est forme entre les parties ou si l'auteur d'une offre est lie par celle-ci. En revanche les questions concernant la validite intrinseque du contrat Verfahren. N° 14. 87 (liceite, possibilite, existence d'une cause) et les questions . relatives aux vices de la volonte et aleurs consequences seront desormais, sous reserve de l'ordre public suisse, jugees en principe d'apres la «lex obligationis» unique.
6. - En l'espece, faute par les parties d'avoir designe un autre droit par une convention expresse ou resultant d'actes concluants, le contrat dont se prevaut la deman- deresse est soumis, quant a sa conc1usion et a ses effets, au droit beIge (consid. 3 et 4 ci-dessus). Par ces motifs, le Tribunal fMAral prononce : L'arret attaque est annule et 1a cause renvoyee a la juridiction cantonale pour qu'elle statue a nouveau en appliquant le droit beIge.
14. Urteil der 11. Zivil abteilung vom 11. März 1952 i. S. Wasser- versorgungsgenossenschaft Bertiswil-Rothenburg gegen \Vasser- versorgungsgenossenschaft Heilbühl. Die Berufung an das Bundesgericht ist nicht zulässig gegen einen Entscheid über eine Besitze8schutzklage, der dem Entscheid in einem allfälligen Prozess über das Recht auf den Besitz nicht vorgreift (Art. 44 ff. OG). Le recours en reforme au Tribunal federal est irrecevable contra un jugement qui porte sur une action en '[YI"otection de la posse8sion et ne prejuge pas la decision qui pourrait intervenir clans un proces portant sur le droit a la possession (an. 44 et suiv. OJ). Il rworso per rijorma al Tribunale federale e irricevibile contra uns sentenza che concerne un'azione di '[YI"otezione deZ POSSe8S0 e non pregiudica la decisione che potrebbe essere pronunciata in uns causa riguardante il diritto al possesso (art. 44 e seg. OG). In einem Besitzesschutzverfahren entschied der Amts- gerichtspräsident von Hochdorf am 16. November 1951 in Anwendung von Art. 928 ZGB, die Beklagte sei gehal- ten, die (von ihr mittels eines Schiebers gesperrte) Wasser- leitung von Rothenburg-Station nach Wahligen für das Wasser de~ Klägerin (die sie bis zur Anbringung des Schiebers benutzt hatte) sofort freizugeben und in Zu- kunft jede Abtrennung dieser Leitung vom Wasserleitungs-
88 Verfahren. N0 14. netz der Klägerin zu unterlassen. Die Justizkommission des luzernischen Obergerichts hat diesen Entscheid am
20. Dezember 1951 bestätigt. Das Bundesgericht tritt auf die Berufung der Beklagten gegen diesen Entscheid nicht ein. Begrllndung : Die vorliegende, im summarischen Verfahren beurteilte Besitzesschutzklage bezweckt nur die Wiederherstellung und Bewahrung eines frühern tatsächlichen Zustandes. Der Entscheid über diese Klage greift dem Entscheid in einem allfälligen Prozess über die Rechtmässigkeit des in Frage stehenden Zustandes nicht vor. Der Amtsgerichts- präsident hat dtmn auch in seinen Erwägungen der Beklag- ten ausdrücklich das Recht vorbehalten, « ihre behaupteten Besitzes- und Eigentumsverhältnisse auf dem ordentlichen Prozessweg abklären und feststellen zu lassen. » Dass der Beklagten diese Möglichkeit gewahrt bleibt, ist zweifellos auch die Meinung der Vorinstanz, die es abgelehnt hat, im gegenwärtigen Verfahren die Frage zu erörtern, ob die Klägerin noch zur Benutzung der Leitung nach Wahligen berechtigt sei oder nicht. Es handelt sich also heute nicht um die endgültige, dauernde Regelung streitiger zivil- rechtlicher Verhältnisse, sondern nur um die einstweilige Wahrung der Interessen der Klägerin. Ein Entscheid über Massnahmen provisorisoher, vorsorglioher Natur ist naoh ständiger Rechtspreohung nicht ein in einer Zivilrechts- streitigkeit ergangener Endentscheid und unterliegt daher nach Art. 44 ff. OG nicht der Berufung an das Bundes- gericht (vgl. BGE 76 II 210 Erw. 7, 335,77 II 281 Erw. 3 und dort zit. Entscheide). Die vorliegende Berufung ist daher unzulässig. Soweit im Urteil vom 9. November 1943
i. S. Keller gegen Gebr. Keller A. G. betr. Exmission über die Frage der « Berufungsfähigkeit II von Besitzes- schutzentsoheiden beiläufig eine Auffassung geäussert wor- den ist, die zu einem andern Schlusse führen könnte, kann daran nicht festgehalten werden. Verfahren. N° 15. 89
15. Arr~t de Ia lle Cour eivile du 28 fevrier 1952 dans la cause Dame Vauthey contre Marins Vauthey. Une ordonnance de mesures provisoires peut faire l'objet d'un recours en nulliM pour les causes prevues par l'art. 68 OJ lorsqu'elle a eM rendue en derniere instance cantonale a 1'0coo- sion d'une contestation portant sur un rapport de droit prive. L'art.71 OJ n'exige pas que le recourant indique les modifiootions qu'il entend voir apporter a la decision attaquoo. Toute mesure destinee a. garantir le recouvrement d'une creance rentre dans la procooure d'execution et releve exclusivement du droit federal. L'art. 188 du code de procooure civile fribour- geois est par consequent inapplicable aux requetes tendant a l'octroi de mesures destinoos a. assurer le recouvrement d'une creance. Die Anordnung einer vorläufigen Massnahme kann Gegenstand einer Nichtigkeitsbeschwerde aus den in Art. 68 OG vorgese- henen Gründen bilden, falls sie in letzter kantonaler Instanz anlässlich eines Streites über ein Privatrechtaverhältnis getroffen worden ist. Art. 71 OG verlangt nicht, dass der Beschwerdeführer angebe, welche Änderungen der angefochtenen Entscheidung er an- strebt. .Tede auf Sicherung des Einzugs eines Forderungsbetrages abzie- lende Maasnahme betrifft das Vollstreckungsverfahren und untersteht ausachlieaslich dem Bundesrecht. Art. 188 der frei- burgischen Zivilprozessordnung ist somit nicht anwendbar auf Gesuche um Ergreifung von Massnahmen zur Sicherung des Forderungseinzuges. Un decreto di misure provvisionali puo essere impugnato mediante un ricorso per nullita. in base ai motivi previsti dall'art. 68 OG, quando e stato prolato dall'ultima ist~ ~anto~le in occasione d'nna lite vertent.c sn un rapporto d! dirltto prlvato. L'art. 71 OG non richiede che il ricorrente indichi le modificazioni deI decreto da lui volute. Ogni misura destinata a garantire l'incasso d'un credito fa parte della procedura esecutiva ed e aS8o~get~ta esclusiv~~nte ~ diritto federale. L'art. 188 deI codice di procedura mvile frl- burghese e quindi inapplicabile alle istanze di ~isure provvi- sionali destillate a garantire l'incasso d'un credito. Resume des faits: Au COUTS d'une procedure de divoroe, Vauthey a demande au juge d'interdire provisoirement a sa femme de disposer d'un immeuble dont elle etait proprietaire, jusqu'a droit connu sur les pretentions qu'il pourrait avoir a faire valoir