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78_III_113

BGE 78 III 113

Bundesgericht (BGE) ·III · 1952-06-26 · Français CH
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24. Arret du 26 juin 1952 dans la cause Berdoz

contre Bucher S.A.

Art. 92 eh. 12 et 93 LP. Saisie de salaire au prejudice d'un debi-

teur qui touche des allocations familiales.

Art. 92 Z. 12 und Art. 93 SchKG. Lohnpfändung bei einem

Schuldner, der Familienzulagen bezieht.

Art. 92 cifra 12 e art. 93 LEF. Pignoramento del salario di un

debitore ehe percepisce delle indennita familiari.

Dans la poursuite lancee par Bucher S.A. contre Berdoz,

!'Office de Nyon a ordonne une retenue de 20 fr. par mois

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Sohuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 24.

sur le salaire du debiteur. Les deux parties lui ayant

defüre eette deeision, l'autorite inferieure de surveillanee

a, le 24 mars 1952, porte la saisie a 30 fr.

La Cour vaudoise des poursuites et faillites a, le 9 mai,

maintenu ee prononee. Elle expose que le debiteur re9oit

un traitement de 500 fr. par mois, plus 75 fr. d'alloeations

familiales; le minimum d'existenee pour une famille de

deux adultes et trois enfants atteint 515 fr., a quoi s'ajou-

tent 30 fr. de eharges diverses.

_

Berdoz reeourt au Tribunal föderal. 11 invoque l'art. 92

eh. 12 LP et soutient que l'insaisissabilite des alloeations

familiales ne saurait etre eludee par un artifiee eomptable.

Gonsiderant en droit :

Le reeourant tient les prestations des eaisses de compen-

sation pour alloeations familiales pour absolument insai-

sissables (art. 92 eh. 12 LP). 11 a raison. Elles eehappent

a la mainmise des ereaneiers meme si elles exeedent le

montant neeessaire a l'entretien du debiteur et de sa

famille. La situation est identique pour les rentes d'invali-

dite, de vieillesse, de veuves et d'orphelins (eh. 10 et 11).

Le Tribunal fäderal a toutefois juge que la proteetion

legale dont elles bene_fieient ne va pas plus loin. Par eonse-

quent, si le debiteur touche au surplus un salaire, ce dernier

n'est insaisissable, eonformement a l'art. 93 LP, qu'en tant

que le minimum vital n'est pas deja eouvert par la rente.

En e:ffet, e'est dans eette seule mesure que le debiteur ne

peut se passer de son salaire pour subsister (RO 65 III 131

<mnsid. 2; arret Piatti du 2 avril 1952).

n s'ensuit que l'arret attaque ne viole pas le droit fäde-

ral; les 75 fr. d'alloeations familiales reduisent les eharges

de Berdoz de 545 a 470 fr.; son traitement (500 fr.) depasse

-cette somme de 30 fr., qui represente la quotite saisissable.

Par ces motifs, la Ghambre des poursuites et des faillites:

rejette le reeours.

Sohuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 25.

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