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Staatsrecht.
führer sich vor ihr verteidigen kann. Gelegenheit zur
Rechtfertigung hätte ihm sodann auch geboten werden
sollen gegenüber dem Vorwurf, er habe zahlreiche, ihm
zur Behandlung' übertragene Übertretungsfälle zum Teil
bis zum Eintritt der Verjährung unerledigt liegen gelassen,
und zwar meistens aus Nachlässigkeit, in einem Falle
aber, wie es scheint, in der Absicht, den ihm nahe stehen-
den Beschuldigten straflos ausgehen zu lassen. Zu Unrecht
nicht angehört worden ist er schliesslich auch zu der ihm
zum Vorwurf gemachten Abfassung von Rechtsschriften für
Beschuldigte, die von ihm zugegeben wird, aber jedenfalls
im einen Fall nicht so leicht zu nehmen ist, wie der Be-
schwerdeführer glaubt, da es eine grobe Ungehörigkeit
ist, wenn der gleiche Beamte, der seinem Vorgesetzten
die AusIallung einer Busse beantragt, hinterher für den
Gebüssten ein Rechtsmittel ergreift.
Der Einwand des Regierungsrates, die Anhörung des
Beschwerdeführers hätte angesichts seines renitenten Ver-
haltens und seiner Lügereien keinen Sinn gehabt, ist
unbehelflich. Dass der Beschwerdeführer sich ungebührlich
benommen hätte, wenn ihm Gelegenheit geboten worden
wäre, sich im Hinblick auf die in Aussicht genommene
disziplinarische Entlassung zu den gegen ihn erhobenen
Anschuldigungen zu verantworten, kann nicht ohne
weiteres angenommen werden und vermag jedenfalls die
Nichtanhörung nicht zu rechtfertigen. Auch ist es keines-
wegs ausgeschlossen, dass seine Auskünfte seine Verfeh-
lungen in einzelnen Punkten in einem andern Lichte
erscheinen lassen. Der Anspruch auf rechtliches Gehör
ist zudem formeller Natur, d. h. es hat dessen Verletzung
die Aufhebung des angefochtenen Entscheides auch dann
zur Folge, wenn der Beschwerdeführer ein materielles
Interesse hieran nicht nachzuweisen vermag, weshalb
nichts darauf ankommt, ob irgendwelche Aussicht besteht,
dass der Regierungsrat, nachdem er den Beschwerde-
führer angehört und ihm Gelegenheit zur Verteidigung
gegeben hat, zu einer Änderung seines Entscheides gelangt
Rechtsgleichheit. N0 30.
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(BGE 64 I 148/49 und dort angeführte frühere Urteile,
75 I 227).
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Die Beschwerde wird im Sinne der Erwägungen gut-
geheissen und der Entscheid des Regierungsrates des
Kantons Schaffhausen vom 19. Juni 1950 aufgehoben.
30. Extrait de l'arret de Ia lIe Cour eivile statuant comme Cham-
bre de droit public, du 12 octobre 1950, dans la cause Vairoli
contre Communc ct Bourgeoisie d'Orsiercs.
Art. 4 Ost. L'aequisition d'une servitude par prescription extra-
ordinaire suppose l'observation de l'art. 662 al. 3 ce.
Art. 4 BV. Der Erwerb einer Dienstbarkeit durch ausserordent-
liehe Ersitzung setzt die Beachtung von Art. 6623 ZGB voraus.
Art. 40F. L'aequisto d'una servitu mediante la preserizione
straordinaria presuppone ehe l'art. 662 ep. 3 00 sia stato osser-
vato.
Resurne des faits :
La commune d'Orsieres a procede a l'abornement de
son territoire, en vue d'introduire le registre foneier.
Un delai expirant le 23 septembre 1944 a eM imparti
aux proprietaires de terrains dans la region de Champex
pour presenter leurs reclamations concernant l'emplace-
ment du piquetage. Joseph Vairoli s'est oppose, en temps
utile, a ce que le chemin qui separe son terrain de celui
des soours Pellouchoud filt ahorne comme chemin public.
Sa reclamation ayant eM repoussee, il actionna la com-
mune d'Orsieres, en concluant a l'annulation de cet
abornement. Il s'agissait, exposait-il, d'un sentier prive,
n'ayant jamais fait l'objet d'une inscription dans un
registre public et sur lequel, en l'absence de fonds domi-
nants « certains et determines» (art. 541 CC val.), 1&
commune n'a pu acquerir un droit de passage par pres-
cription.
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Staatsrecht.
Le Tribunal cantonal a admis que le chemin n'apparte-
nait . pas a la defenderesse, mais lui a reconnu un droit
de passage « a pieton et a char I). Son arret est, en bref,
motive comme il suit : De 1908 a 1945, le passage a ete
utilise par le public soit pour aller a la carriere ou dans
les forets, soit pour y conduire le betail. La prescription
aequisitive, qui avait eommenee de eourir sous l'empire
du code civil valaisan, a continue sous celui du code
eivil suisse. Meme si on la fait remonter a 1912, plus de
30 ans se sont ecouIes, de sorte que le delai prevu aux
art. 662 et 731 00 est respeote.
Contre eet arret, Vairoli a forme un recours de droit
public pour violation de l'art. 4 Ost. La commune d'Or-
sieres a concIu a. son rejet.
Extrait des motijs :
2. -
Aux termes de l'art. 731 al. 3 00, la prescription
aequisitive des servitudes n'est possible qu'a. l'egard des
immeubles dont la propriete elle-meme peut s'acquerir
de cette maniere. La jurisprudence ayant precise que
cette disposition ne devait pas etre prise a. la lettre et
que l'existence d'un legitime proprietaire n'excluait pas
l'acquisition de servitudes (RO 52 II 120 consid. 2), il
n'etait pas arbitraire, en l'espece, d'admettre que le
droit de passer sur le chemin separant les parcelles Vairoli
et Pellouchoud etait en principe susceptible d'usucapion.
Les conditions de la prescription extra tabulas, qui entre
seule en ligne de compte, sont regies par l'art. 662 00.
Le recourant reproche au Tribunal cantonal de les avoir
arbitrairement tenues pour remplies. Il a raison. La
possession ininterrompue et paisible pendant 30 ans ne
auffit pas, en effet, a. conferer la propriete. Elle permet
uniquement de requerir l'inscription a. titre de proprietaire.
O'est l'inscription qui est constitutive de propriete (art.
656 al. 1; cf. I'al. 2, qui, parmi les exceptions, ne mentionne
pas la prescription acquisitive). Or l'inscription n'est
operee que sur l'ordre du juge et si aucune opposition ne
Rechtsgleichheit. N° 3l.
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g'est produite pendant un delai fixe par sommatiqn
officielle, ou si les oppositions ont eM ecartees (art. 662
al. 3). Il en est de meme s'agissant de l'acquisition de
servitudes (art. 731 al. 2).
En l'occurrence, l'intimee n'a pas invite le juge a or-
donner l'inscription de la servitude dont elle se prevaut,
de sorte que la procedure d'opposition prescrite par l'art.
662 al. 3 n'a pas etß ouverte. En decidant neanmoins
qu'elle beneficiait d'un droit da passage sur le chemin
litigieux, les juridictions valaisannes ont entierement
meconnu cette disposition. Aussi leur decision viole-t-elle
l'art. 4 Ost.
31. Urteil der 11. ZiviJabteilung als staatsrechtlicher Kammer
vom 16. November 1950 i. S. Wyss gegen Appellationshof des
Kantons Dern.
Bei der Abonnentenversicherung ist Art. 20 VVG (Mahnpflicht des
Versicherers) gegenüber dem Versicherten nicht anwendbar.
En matiere d'a8surance-abonnement l'art. 20 LCA (sommation a
faire par l'assureur au debiteur) n'est pas applicable a l'egard
de l'assure.
In materia di assicurazione a dipendenza dell'abbonamento ad
un giornale l'art. 20 LCA (diffida da parte dell'assicuratore)
non e applicabile nei confronti dell'assicurato.
Vater Wyss war als Abonnent der Zeitschrift « Illustrier-
ter Familienfreund » (Verlag 0. J. Bucher A. G.,Luzem)
bei der ({ Basler » Lebensversicherungs-Gesellschaft gegen
Unfall versichert. Seine minderjährigen Kinder, darunter
der Beschwerdeführer, waren mitversichert. Am 2. März
1950 liess Vater Wyss eine Abonnementsnachnahme
uneingelöst an den Verlag zurückgehen. Als der Beschwer-
deführer am 16. April 1950 verunfallte, bestritt die «Basler))
deswegen ihre Entschädigungspflicht. Der Appellatbnshof
des Kantons Bem hat das Gesuch des Beschwerdeführers
um Bewilligung des Armenrechts im Prozesse gegen die
« Basler » wegen Aussichtslosigkeit der Klage abgewiesen.