Volltext (verifizierbarer Originaltext)
182 Staatsrecht. führer sich vor ihr verteidigen kann. Gelegenheit zur Rechtfertigung hätte ihm sodann auch geboten werden sollen gegenüber dem Vorwurf, er habe zahlreiche, ihm zur Behandlung' übertragene Übertretungsfälle zum Teil bis zum Eintritt der Verjährung unerledigt liegen gelassen, und zwar meistens aus Nachlässigkeit, in einem Falle aber, wie es scheint, in der Absicht, den ihm nahe stehen- den Beschuldigten straflos ausgehen zu lassen. Zu Unrecht nicht angehört worden ist er schliesslich auch zu der ihm zum Vorwurf gemachten Abfassung von Rechtsschriften für Beschuldigte, die von ihm zugegeben wird, aber jedenfalls im einen Fall nicht so leicht zu nehmen ist, wie der Be- schwerdeführer glaubt, da es eine grobe Ungehörigkeit ist, wenn der gleiche Beamte, der seinem Vorgesetzten die AusIallung einer Busse beantragt, hinterher für den Gebüssten ein Rechtsmittel ergreift. Der Einwand des Regierungsrates, die Anhörung des Beschwerdeführers hätte angesichts seines renitenten Ver- haltens und seiner Lügereien keinen Sinn gehabt, ist unbehelflich. Dass der Beschwerdeführer sich ungebührlich benommen hätte, wenn ihm Gelegenheit geboten worden wäre, sich im Hinblick auf die in Aussicht genommene disziplinarische Entlassung zu den gegen ihn erhobenen Anschuldigungen zu verantworten, kann nicht ohne weiteres angenommen werden und vermag jedenfalls die Nichtanhörung nicht zu rechtfertigen. Auch ist es keines- wegs ausgeschlossen, dass seine Auskünfte seine Verfeh- lungen in einzelnen Punkten in einem andern Lichte erscheinen lassen. Der Anspruch auf rechtliches Gehör ist zudem formeller Natur, d. h. es hat dessen Verletzung die Aufhebung des angefochtenen Entscheides auch dann zur Folge, wenn der Beschwerdeführer ein materielles Interesse hieran nicht nachzuweisen vermag, weshalb nichts darauf ankommt, ob irgendwelche Aussicht besteht, dass der Regierungsrat, nachdem er den Beschwerde- führer angehört und ihm Gelegenheit zur Verteidigung gegeben hat, zu einer Änderung seines Entscheides gelangt Rechtsgleichheit. N0 30. 183 (BGE 64 I 148/49 und dort angeführte frühere Urteile, 75 I 227). Demnach erkennt das Bundesgericht : Die Beschwerde wird im Sinne der Erwägungen gut- geheissen und der Entscheid des Regierungsrates des Kantons Schaffhausen vom 19. Juni 1950 aufgehoben.
30. Extrait de l'arret de Ia lIe Cour eivile statuant comme Cham- bre de droit public, du 12 octobre 1950, dans la cause Vairoli contre Communc ct Bourgeoisie d'Orsiercs. Art. 4 Ost. L'aequisition d'une servitude par prescription extra- ordinaire suppose l'observation de l'art. 662 al. 3 ce. Art. 4 BV. Der Erwerb einer Dienstbarkeit durch ausserordent- liehe Ersitzung setzt die Beachtung von Art. 6623 ZGB voraus. Art. 40F. L'aequisto d'una servitu mediante la preserizione straordinaria presuppone ehe l'art. 662 ep. 3 00 sia stato osser- vato. Resurne des faits : La commune d'Orsieres a procede a l'abornement de son territoire, en vue d'introduire le registre foneier. Un delai expirant le 23 septembre 1944 a eM imparti aux proprietaires de terrains dans la region de Champex pour presenter leurs reclamations concernant l'emplace- ment du piquetage. Joseph Vairoli s'est oppose, en temps utile, a ce que le chemin qui separe son terrain de celui des soours Pellouchoud filt ahorne comme chemin public. Sa reclamation ayant eM repoussee, il actionna la com- mune d'Orsieres, en concluant a l'annulation de cet abornement. Il s'agissait, exposait-il, d'un sentier prive, n'ayant jamais fait l'objet d'une inscription dans un registre public et sur lequel, en l'absence de fonds domi- nants « certains et determines» (art. 541 CC val.), 1& commune n'a pu acquerir un droit de passage par pres- cription. 184 Staatsrecht. Le Tribunal cantonal a admis que le chemin n'apparte- nait . pas a la defenderesse, mais lui a reconnu un droit de passage « a pieton et a char I). Son arret est, en bref, motive comme il suit : De 1908 a 1945, le passage a ete utilise par le public soit pour aller a la carriere ou dans les forets, soit pour y conduire le betail. La prescription aequisitive, qui avait eommenee de eourir sous l'empire du code civil valaisan, a continue sous celui du code eivil suisse. Meme si on la fait remonter a 1912, plus de 30 ans se sont ecouIes, de sorte que le delai prevu aux art. 662 et 731 00 est respeote. Contre eet arret, Vairoli a forme un recours de droit public pour violation de l'art. 4 Ost. La commune d'Or- sieres a concIu a. son rejet. Extrait des motijs :
2. - Aux termes de l'art. 731 al. 3 00, la prescription aequisitive des servitudes n'est possible qu'a. l'egard des immeubles dont la propriete elle-meme peut s'acquerir de cette maniere. La jurisprudence ayant precise que cette disposition ne devait pas etre prise a. la lettre et que l'existence d'un legitime proprietaire n'excluait pas l'acquisition de servitudes (RO 52 II 120 consid. 2), il n'etait pas arbitraire, en l'espece, d'admettre que le droit de passer sur le chemin separant les parcelles Vairoli et Pellouchoud etait en principe susceptible d'usucapion. Les conditions de la prescription extra tabulas, qui entre seule en ligne de compte, sont regies par l'art. 662 00. Le recourant reproche au Tribunal cantonal de les avoir arbitrairement tenues pour remplies. Il a raison. La possession ininterrompue et paisible pendant 30 ans ne auffit pas, en effet, a. conferer la propriete. Elle permet uniquement de requerir l'inscription a. titre de proprietaire. O'est l'inscription qui est constitutive de propriete (art. 656 al. 1 ; cf. I'al. 2, qui, parmi les exceptions, ne mentionne pas la prescription acquisitive). Or l'inscription n'est operee que sur l'ordre du juge et si aucune opposition ne Rechtsgleichheit. N° 3l. 185 g'est produite pendant un delai fixe par sommatiqn officielle, ou si les oppositions ont eM ecartees (art. 662 al. 3). Il en est de meme s'agissant de l'acquisition de servitudes (art. 731 al. 2). En l'occurrence, l'intimee n'a pas invite le juge a or- donner l'inscription de la servitude dont elle se prevaut, de sorte que la procedure d'opposition prescrite par l'art. 662 al. 3 n'a pas etß ouverte. En decidant neanmoins qu'elle beneficiait d'un droit da passage sur le chemin litigieux, les juridictions valaisannes ont entierement meconnu cette disposition. Aussi leur decision viole-t-elle l' art. 4 Ost.
31. Urteil der 11. ZiviJabteilung als staatsrechtlicher Kammer vom 16. November 1950 i. S. Wyss gegen Appellationshof des Kantons Dern. Bei der Abonnentenversicherung ist Art. 20 VVG (Mahnpflicht des Versicherers) gegenüber dem Versicherten nicht anwendbar. En matiere d'a8surance-abonnement l'art. 20 LCA (sommation a faire par l'assureur au debiteur) n'est pas applicable a l'egard de l'assure. In materia di assicurazione a dipendenza dell'abbonamento ad un giornale l'art. 20 LCA (diffida da parte dell'assicuratore) non e applicabile nei confronti dell'assicurato. Vater Wyss war als Abonnent der Zeitschrift « Illustrier- ter Familienfreund » (Verlag 0. J. Bucher A. G.,Luzem) bei der ({ Basler » Lebensversicherungs-Gesellschaft gegen Unfall versichert. Seine minderjährigen Kinder, darunter der Beschwerdeführer, waren mitversichert. Am 2. März 1950 liess Vater Wyss eine Abonnementsnachnahme uneingelöst an den Verlag zurückgehen. Als der Beschwer- deführer am 16. April 1950 verunfallte, bestritt die «Basler)) deswegen ihre Entschädigungspflicht. Der Appellatbnshof des Kantons Bem hat das Gesuch des Beschwerdeführers um Bewilligung des Armenrechts im Prozesse gegen die « Basler » wegen Aussichtslosigkeit der Klage abgewiesen.