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76_I_183

BGE 76 I 183

Bundesgericht (BGE) · 1950-01-01 · Deutsch CH
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Staatsrecht.

führer sich vor ihr verteidigen kann. Gelegenheit zur

Rechtfertigung hätte ihm sodann auch geboten werden

sollen gegenüber dem Vorwurf, er habe zahlreiche, ihm

zur Behandlung' übertragene Übertretungsfälle zum Teil

bis zum Eintritt der Verjährung unerledigt liegen gelassen,

und zwar meistens aus Nachlässigkeit, in einem Falle

aber, wie es scheint, in der Absicht, den ihm nahe stehen-

den Beschuldigten straflos ausgehen zu lassen. Zu Unrecht

nicht angehört worden ist er schliesslich auch zu der ihm

zum Vorwurf gemachten Abfassung von Rechtsschriften für

Beschuldigte, die von ihm zugegeben wird, aber jedenfalls

im einen Fall nicht so leicht zu nehmen ist, wie der Be-

schwerdeführer glaubt, da es eine grobe Ungehörigkeit

ist, wenn der gleiche Beamte, der seinem Vorgesetzten

die AusIallung einer Busse beantragt, hinterher für den

Gebüssten ein Rechtsmittel ergreift.

Der Einwand des Regierungsrates, die Anhörung des

Beschwerdeführers hätte angesichts seines renitenten Ver-

haltens und seiner Lügereien keinen Sinn gehabt, ist

unbehelflich. Dass der Beschwerdeführer sich ungebührlich

benommen hätte, wenn ihm Gelegenheit geboten worden

wäre, sich im Hinblick auf die in Aussicht genommene

disziplinarische Entlassung zu den gegen ihn erhobenen

Anschuldigungen zu verantworten, kann nicht ohne

weiteres angenommen werden und vermag jedenfalls die

Nichtanhörung nicht zu rechtfertigen. Auch ist es keines-

wegs ausgeschlossen, dass seine Auskünfte seine Verfeh-

lungen in einzelnen Punkten in einem andern Lichte

erscheinen lassen. Der Anspruch auf rechtliches Gehör

ist zudem formeller Natur, d. h. es hat dessen Verletzung

die Aufhebung des angefochtenen Entscheides auch dann

zur Folge, wenn der Beschwerdeführer ein materielles

Interesse hieran nicht nachzuweisen vermag, weshalb

nichts darauf ankommt, ob irgendwelche Aussicht besteht,

dass der Regierungsrat, nachdem er den Beschwerde-

führer angehört und ihm Gelegenheit zur Verteidigung

gegeben hat, zu einer Änderung seines Entscheides gelangt

Rechtsgleichheit. N0 30.

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(BGE 64 I 148/49 und dort angeführte frühere Urteile,

75 I 227).

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Beschwerde wird im Sinne der Erwägungen gut-

geheissen und der Entscheid des Regierungsrates des

Kantons Schaffhausen vom 19. Juni 1950 aufgehoben.

30. Extrait de l'arret de Ia lIe Cour eivile statuant comme Cham-

bre de droit public, du 12 octobre 1950, dans la cause Vairoli

contre Communc ct Bourgeoisie d'Orsiercs.

Art. 4 Ost. L'aequisition d'une servitude par prescription extra-

ordinaire suppose l'observation de l'art. 662 al. 3 ce.

Art. 4 BV. Der Erwerb einer Dienstbarkeit durch ausserordent-

liehe Ersitzung setzt die Beachtung von Art. 6623 ZGB voraus.

Art. 40F. L'aequisto d'una servitu mediante la preserizione

straordinaria presuppone ehe l'art. 662 ep. 3 00 sia stato osser-

vato.

Resurne des faits :

La commune d'Orsieres a procede a l'abornement de

son territoire, en vue d'introduire le registre foneier.

Un delai expirant le 23 septembre 1944 a eM imparti

aux proprietaires de terrains dans la region de Champex

pour presenter leurs reclamations concernant l'emplace-

ment du piquetage. Joseph Vairoli s'est oppose, en temps

utile, a ce que le chemin qui separe son terrain de celui

des soours Pellouchoud filt ahorne comme chemin public.

Sa reclamation ayant eM repoussee, il actionna la com-

mune d'Orsieres, en concluant a l'annulation de cet

abornement. Il s'agissait, exposait-il, d'un sentier prive,

n'ayant jamais fait l'objet d'une inscription dans un

registre public et sur lequel, en l'absence de fonds domi-

nants « certains et determines» (art. 541 CC val.), 1&

commune n'a pu acquerir un droit de passage par pres-

cription.

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Staatsrecht.

Le Tribunal cantonal a admis que le chemin n'apparte-

nait . pas a la defenderesse, mais lui a reconnu un droit

de passage « a pieton et a char I). Son arret est, en bref,

motive comme il suit : De 1908 a 1945, le passage a ete

utilise par le public soit pour aller a la carriere ou dans

les forets, soit pour y conduire le betail. La prescription

aequisitive, qui avait eommenee de eourir sous l'empire

du code civil valaisan, a continue sous celui du code

eivil suisse. Meme si on la fait remonter a 1912, plus de

30 ans se sont ecouIes, de sorte que le delai prevu aux

art. 662 et 731 00 est respeote.

Contre eet arret, Vairoli a forme un recours de droit

public pour violation de l'art. 4 Ost. La commune d'Or-

sieres a concIu a. son rejet.

Extrait des motijs :

2. -

Aux termes de l'art. 731 al. 3 00, la prescription

aequisitive des servitudes n'est possible qu'a. l'egard des

immeubles dont la propriete elle-meme peut s'acquerir

de cette maniere. La jurisprudence ayant precise que

cette disposition ne devait pas etre prise a. la lettre et

que l'existence d'un legitime proprietaire n'excluait pas

l'acquisition de servitudes (RO 52 II 120 consid. 2), il

n'etait pas arbitraire, en l'espece, d'admettre que le

droit de passer sur le chemin separant les parcelles Vairoli

et Pellouchoud etait en principe susceptible d'usucapion.

Les conditions de la prescription extra tabulas, qui entre

seule en ligne de compte, sont regies par l'art. 662 00.

Le recourant reproche au Tribunal cantonal de les avoir

arbitrairement tenues pour remplies. Il a raison. La

possession ininterrompue et paisible pendant 30 ans ne

auffit pas, en effet, a. conferer la propriete. Elle permet

uniquement de requerir l'inscription a. titre de proprietaire.

O'est l'inscription qui est constitutive de propriete (art.

656 al. 1; cf. I'al. 2, qui, parmi les exceptions, ne mentionne

pas la prescription acquisitive). Or l'inscription n'est

operee que sur l'ordre du juge et si aucune opposition ne

Rechtsgleichheit. N° 3l.

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g'est produite pendant un delai fixe par sommatiqn

officielle, ou si les oppositions ont eM ecartees (art. 662

al. 3). Il en est de meme s'agissant de l'acquisition de

servitudes (art. 731 al. 2).

En l'occurrence, l'intimee n'a pas invite le juge a or-

donner l'inscription de la servitude dont elle se prevaut,

de sorte que la procedure d'opposition prescrite par l'art.

662 al. 3 n'a pas etß ouverte. En decidant neanmoins

qu'elle beneficiait d'un droit da passage sur le chemin

litigieux, les juridictions valaisannes ont entierement

meconnu cette disposition. Aussi leur decision viole-t-elle

l'art. 4 Ost.

31. Urteil der 11. ZiviJabteilung als staatsrechtlicher Kammer

vom 16. November 1950 i. S. Wyss gegen Appellationshof des

Kantons Dern.

Bei der Abonnentenversicherung ist Art. 20 VVG (Mahnpflicht des

Versicherers) gegenüber dem Versicherten nicht anwendbar.

En matiere d'a8surance-abonnement l'art. 20 LCA (sommation a

faire par l'assureur au debiteur) n'est pas applicable a l'egard

de l'assure.

In materia di assicurazione a dipendenza dell'abbonamento ad

un giornale l'art. 20 LCA (diffida da parte dell'assicuratore)

non e applicabile nei confronti dell'assicurato.

Vater Wyss war als Abonnent der Zeitschrift « Illustrier-

ter Familienfreund » (Verlag 0. J. Bucher A. G.,Luzem)

bei der ({ Basler » Lebensversicherungs-Gesellschaft gegen

Unfall versichert. Seine minderjährigen Kinder, darunter

der Beschwerdeführer, waren mitversichert. Am 2. März

1950 liess Vater Wyss eine Abonnementsnachnahme

uneingelöst an den Verlag zurückgehen. Als der Beschwer-

deführer am 16. April 1950 verunfallte, bestritt die «Basler))

deswegen ihre Entschädigungspflicht. Der Appellatbnshof

des Kantons Bem hat das Gesuch des Beschwerdeführers

um Bewilligung des Armenrechts im Prozesse gegen die

« Basler » wegen Aussichtslosigkeit der Klage abgewiesen.