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74_II_155

BGE 74 II 155

Bundesgericht (BGE) · 1948-01-01 · Deutsch CH
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Obligationenrecht. N° 25.

bestimmte Geschäfte abzuschliessen. Entscheidend fallt

indessen wiederum das von Rasier unterzeichnete Bestä-

tigungsschreiben der Klägerin ins Gewicht. Solchen Be-

stätigungsscb.reiben kommt im kaufmännischen Verkehr

erfahrungsgemäss eine erhebliche Bedeutung zu. Sie die-

nen freilich in Fällen wie dem vorliegenden in erster Linie

einer reirwn Beweissicherung hinsichtlich der einzelnen

Vertragsabreden; sie bezwecken aber nicht weniger, dem

Vertragspartner, namentlich wenn die Verhandlungen

durch Vertreter geführt worden sind, die Gewissheit zu

verschaffen, dass das Geschäft als rechtsgültig abge-

schlossen betrachtet werde. Dementsprechend pflegen sie

denn auch regelmässig von Personen unterschrieben zu

sein, die frei über Abschluss und Abänderung der in Frage

stehenden Verträge befinden können. Ist dem aber sb, und

hat die Beklagte, wie ausgeführt, in guten Trauen anneh-

men dürfen, RasIer habe das Bestätigungsschreiben mit

Duldung der Klägerin unterzeichnet, dann stand ihr auch

die weitere, sich aus der Natur dieses Schreibens ergebende

Folgerung offen, er sei ganz allgemein zu derartigen Ge-

schäftsabschlüssen bevollmächtigt, mithin in der Auswahl

der Käufer und damit auch in deren Auswechslung frei

gewesen. Die Klägerin muss deshalb die Schuldübernahme

gegen sich gelten lassen.

Daran vermag auch die Tatsache nichts zu ändern, dass

die Schuldübernahme im Gegensatz zur Bestellung nicht

bestätigt worden ist. Zwar hätte das Fehlen der Bestäti-

gung für die Frage ~edeutsam sein können, ob die Schuld-

übernahme ernst gemeint sei. Die Vorinstanz hat dies

letztere jedoch für das Bundesgericht verbindlich bejaht.

Im übrigen aber ist das Ausbleiben einer Bestätigung für

die allein noch zu beantwortende Frage, ob die Beklagte

RasIer gestützt auf sein Auftreten als bevollmächtigt habe

betrachten dürfen, belanglos.

Schliesslich steht der Schuldübernahme auch nicht die

Tatsache entgegen, dass die Ware auf den Namen der

ursprünglichen Käuferin geliefert und die Faktur auf die

Obligationenrecht. N° 26.

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Beklagte ausgestellt wurde. Nachdem die Vorinstanz die

vorbehaltlose und von RasIer genehmigte Schuldüber-

nahme durch S. Bollag feststellt, könnten diese Umstände

höchstens insoweit von Bedeutung sein, als sie auf eine

spätere Rückgängigmachung der Schuldübernahme durch

konkludentes Verhalten schliessen liessen. Hierfür fehlen

indessen jegliche anderweitigen Anhaltspunkte. Allerdings

hat die Beklagte keine Berichtigung der Faktur verlangt;

aber daraus allein lässt sich noch nicht ihr Verzicht auf die

Schuldbefreiung herleiten, zumal durchaus möglich ist,

dass sie die Faktur bloss versehentlich unwidersprochen

hingenommen hat.

26. Extrait de rarret de la Ire Cour civlle du 26 octobre 1948

dans la cause Commune d'Yverdon contre Jaeeard.

R88p()'f1,8abilit6 pOttir dea MtimentB et autres ou'lJ'l'agfJ8.

Circonstances dans lesquelles une personne, qui n'est pas pro-

prietaire du fonds sur lequel elle a construit un ouvrage et ne

possMe pas su,r ce fonds un droit reel, doit nOOnmoins etre

consideree, au sens de l'art. 58 CO, comme proprietaire dudit

ouvrage.

Werkhajtung.

Werkeigentümer i. S. von Art. 58 OR kann untel" Umständen

auch sein, wer ein Werk erstellt auf einem Grundstück, an dem

ihm weder das Eigentum, noch ein sonstiges dingliches Recht

zusteht.

R88ponBabilitd del P'l'opMeta'l'W di un'opera.

Circostanze in cui una persona, ehe non e proprietaria deI fondo

sul quale costruisce un'opera e non possiede su questo fondo

un diritto reale, dev'essere considerata. nondimeno come pro-

prietaria dell'opera a norma delI'art. 58 CO.

Jaccard a ete victime d'un accident en plongeant du

haut d'une passerelle faisant partie d'un etablissement de

bains que la Commune d'Yvei'don a amenage sur les rives

du lac de NeuchateI.

Dans l'action en dommages-interets que lui a intentee

Jaccard en vertu de l'art. 58 CO, la commune defenderesse

a notamment conteste que la passerelle, avan9ant dans le

156

Obligationenrecht. NO 26.

100, fUt sa propriete et qu'elle put etre tenue responsable

comme proprieta.ire d'un ouvrage.

La Cour cantonaJe a rejete ce moyen et 'Ie Tribunal

federal, sa.isi par voie de recours en reforme, a fait de meme

pour les motifs suivants (consid. 1 lit. b) :

La defenderesse persiste a contester que la commune

soit proprietaire de la passerelle. Le fond du lac, dit-elle,

appartient a l'Etat de Vaud. En consequence, la passerelle

est aussi propriete de l'Etat, non de la commune. On ne

saurait parler d'une construction legere, elevee « sans

intention de l'y etablir a demeure », au sens de I'art. 677 00.

On ne peut non plus considerer la passerelle comme une

partie integrante ou un accessoire de l'etablissement de

bains. En effet, sa destination est uniquement de rendre

service au maitre de natation des ecoles.

O'est le proprieta.ire'de l'ouvrage qui, d'apres I'art. 5800,

repond du dommage cause par une defectuosite de celui-ci.

Ce proprietaire est generalement le proprietaire du fonds

sur lequel se trouve l'ouvrage (cf. art. 667 00). TI en va

autrement an cas d'ouvrages empietant ou etablis sur le

fonds d'autrui lorsque I'auteur de ceux-ci est au b6ne:fice

d'un droit reel, legal ou conventionnel (art. 674, 675, 779

CO). Cette hypothese n'est pas realis6e en l'espece. On ne

peut guere non plus considerer la passerelle comme une

construction legere selon I'art. 677 CO. Mais la propriete

de l'ouvrage peut aussi etre distincte de celle du fonds

lorsque constructeur et proprietaire sont lies par une con-

vention de precarite (Revers), comme dans le cas on un

chalet est construit sur fonds d'autrUi, mais on le pro-

prietaire du terrain signe une declaration pal' laquelle il

reconnait que c'est bien le constructeur du chalet qui en a

la propriete. Du point de vue de l'art. 58 00 en tout cas,

on les notions des droits reels ne sont pas d6cisives (cf. RO

63 II 98), le b6ne:ficiaire d'une telle convention doit etre

tenu pour le proprietaire de l'ouvrage. Des situations

precaires de ce genre peuvent meme se pr6senter en

I'absence de convention, comme lorsqu'un particulier a

Obligationenrecht. N" 26.

l5T

construit une maison dontun balcbn empiete sur le fonds

du voisin, sans que celui-ci s'en apergoive ou s'en soueie,

et sans que I'une ou l'autre des parties fasse valoir les droits

que lui accordent les art. 674 sv. ce; dans un cas sembla-

ble, si le balcon appartient thooriquement au proprietaire

du fonds voisin, on ne concevrait pas que, le jour on il

s'effrondrerait par I'effet d'un vice de construction ou d'un

defaut d'entretien, le proprietaire de la maison put con-

tester d'entree de cause sa responsabilite. Le demandeur

serait atout le moins fonde a opposer a cette exception la

« replicatio doli».

En I'espece, la Commune d'Yverdon a construit la pas-

serelle sans songer un instant ~ la propriete de l'Etat de

Vaud sur le fond du lac. Quant a l'Etat, s'il n'ignore pas

l'existence de la passerelle, il ne s'en preoccupe nullement

et l'on peut tenir pour acquis que, s'il y avait eu une diffi-

culte quelconque a ce sujet, il aurait sans discussion trans-

fere a la Commune d'Yverdon la propriete du fonds

occupe par l'installation.

Mais, meme si on part de !'idee que la passerelle est la

propriete de l'Etat, on doit reconnaitre a la defenderesse

la qualite pour resister a I'action. En effet, quoi qu'il en

soit des circonstances qui ont amene l~ Commune d'Yver-

don a construire cette passerelle, il, n'est pas douteux

qu'elle fasse partie de l'etablissement de bains; en fait

en tout cas -

et c'est cequi compte -, elle ale caractere

d'une installation de la plage et elle est utilisee comme telle.

Or, lorsque deux choses juridiquement independantes,

c'est-a-dire dont l'une n'est pas partie integrante ou acces-

soire de l'autre, n'en forment pas moins une unite fonc-

tionnelle, on est en presence d'un seul et meme ouvrage,

de telle sorte que le defaut affectant celle de ces choses qui

est la moins importante se presente comme un defaut de

l'autre. Peu importe que les deux choses appartiennent a

des proprieta.ires differents, comme cela peut aussi etre

le cas pour la partie principale et un accessoire rattache

a elle de fagon stable (cf. RO 59 II 176) : la responsabilite

IllS

Obligationenrooht. N° 27.

est encourue ~r le proprietaire de Ja partie Ja plus impor-

tan~e, a savOIr de celle qui apparait comme constitutive

de I ouvrage dans son ensemble, les limites de celui-ci etant

alors censees ne point s'arreter la ou s'arrete Ja proprieM

«{ ... das ~

erk hö~ ... ~cht da auf, wo das Eigentum

daran aufhort », arret precite). Cela etant, la defenderesse

comme proprietaire de l'etablissement de bains d'Yverdo

e~t de t,oute fayon responsable de vices de constructiono~

d un defaut d entretien de la passerelle qui forme cor s

avec la plage.

P

~7. Auszug ~us dem Urteil der J. Zivllabtelluug vom 25. Mai 19-18

1. S. SchweIZ. Textil- und Fabrlkarbeiterverband gegen Soci6te

de la Viscose Suisse S.A.

Gesamtarbeitsvertrag.. V ~rletzung des Per .. l" h!--~

h

322 f. OR, 28 ZGB.

son W lGf7.tBrec ts. Art.

1. ~~t~ineskl_an einem ~A V nicht beteiligten Verbandes auf

"-5~ !ger arung der Emzelanschl"

.

Mi li

Rechtswidrigk 't V

us~e sel1ler

tg eder wegen

eI,

erstosses gegen die gut

S'tt

d

letzUlIg des Pers" lichk'ts

h

en len un Ver-

Mi{flie?e~ (E~. ~~5). ei rec ts des Verbandes sowie seiner

von d~t{fo~~~:n ~=e1a:c3i~se wegen Verletzung des

Arbeit~e~e~s f (Erw. 3).

angestrebten Schutzes des

UngültIgkeIt der Einzelanschl"

Tre~EJI?fficJ:t der Mitglieder gegenüi:~m:-~Ver::ietzung der

2. ZulassI&kelt der Erhebung sog. Solidaritätsbeit -

? (EE~' 4).

unterzeIchnern des GAV di "b ha

k'

rage von

mzel-

Vertrag nicht beteiligten: V:r~~ ~~!hö~!(E~~6)~em am

Oontrat collectij de travail,' atteinte aux droits de la

--, .•

Art: 322 sv. CO, 28 ce.

.

per8onnu",~te.

1. ActIon d'une association

"

.

co11ectif de t

il

' qUl ?1 a pas souscrit a un contrat

d

rava, en annulatIOn des adhesions . di . d

11

a:t s.e~ membJ:s. pour illiceite, faits contraires au~ :re= :

me~br~

a(:onsi~I:sa~).la personnalite de l'association et de ses

de N~~Ite i!es adh6~}ons !ndividue11es comme contraires au but

N

Pulli~t~tIdon oUdh~~:e VI~e par 1e contrat collectif ? (consid 3)

e

es a

"",IOns l1ldivid

Il

' la '

..

2. fi:~f:a=I~: d~~:~:6=es e~~e: r.:C:~iO!I~(C~~S~;blt

~ercept,ion d'UfleP contributi~n ~i~~n~r:~l~~~! ~e travail1la

sIgnataIres qm n'appartiennent a a

.,ue par es

appartiennent a

..

ucune assocmtlOn ou qui

(consid. 6).

une assoClatlon qui n'a pas adh6r6 au contrat

Obligationen:rooht. N° 27,

159

Oontratto collettivo di lavoro; leBione dei diritti della personalitd.

Art. 322 sgg. CO, art. 28 ce.

1. Azione di un'associazione, ehe non ha sottoscritto un contratto

collettivo di lavoro, volta ad ottenere l'annullamento delle

adesioni individuali . dei suoi membri per illiceita, atti contrari

ai buoni costumi e lesione della personaJita dell'associazione e

dei BUoi membri (consid. 3-5).

Nullita delle adesioni individuali siccome contrarie aHo scopo

di protezione dell'operaio perseguito da1 contratto collettivo ?

(consid. 3).

Nullita delle adesioni individuali per violazione deIl'obbIigo

di fede1ta dei soci verso l'associazione ? (consid. 4).

2. E' lecito prevedere in un contratto collettivo di lavoro la

riscossione di tm contributo detto di soIidarita dovuto dai

firroatari che non appartengono ad un'associazione 0 che appar-

tengono ad un 'associazione non aderente al contratto (consid. 6).

A U8 dem Tatbestand :

Die Societe de la Viscose Suisse SA. in Emmenbrücke

beschäftigte 1945/46 rund 1640 Arbeiter und Arbeiterin-

nen. Von diesen waren rund 630 Mitglieder des Schweiz.

Textil- und Fabrikarbeiterverbandes; rund 350 waren

Mitglieder eines der folgenden vier Verbände: Schweiz.

Verband christlicher Textil-

und Bekleidungsarbeiter,

Landesverband freier Schweizer Arbeiter, Schweiz. Metall-

und Uhrenarbeiterverband, Christlicher Metallarbeiterver-

band der Schweiz. Die restlichen 660 Arbeiter gehörten

keiner Organisation an.

Auf Veranlassung namentlich der zahlenmässig stärksten

Organisation, d. h. des Schweiz. Textilarbeiterverbands,

hatte die Viscose SA. ab Mitte November 1945 mit den

genannten fünf Verbänden schriftliche Vorverhandlungen

über den Abschluss eines Kollektivarbeitsvertrags geführt.

In deren Verlauf reichte der Schweiz. Textilarbeiterver-

band einen Vertragsentwurf ein, der von der Firma wegen

des Ausmasses der darin enthaltenen Forderungen als Dis-

kussionsgrundlage abgelehnt wurde. Mitte Mai 1946 trat

die Firma mit den übrigen vier Verbänden in mündliche

Verhandlungen ein, denen ein Vertragsentwurf des christ-

lichen Textilarbeiterverbandes als Grundlage diente. Der

Schweiz. Textilarbeiterverband nahm an diesen Verhand-

lungen trotz Einladung durch die Firma nicht teil.