Volltext (verifizierbarer Originaltext)
220
Obligationenrecht. N° 38.
der Unfall stelle eine :neuartige Erfahrung dar ~ . Indessen
vermag diese Feststellung die Beklagte nicht ganz zu ent.-
lasten. Denn auf die Frage, ob in der Duldung von Zu-
sch8.uern· in der Wandelhalle ein Mangel an· Vorsicht liege,
antwortete der Sachverständige gleichwohl, « auf Grund
der frühern Erfahrungen » habe diese Duldung « nicht als
besonders unvorsichtig erscheinen» können. Trotz der
Neuheit der Erfahrung schloss er somit nicht schlechthin
jeden Mangel an Vorsicht aus. Es ist deshalb anzunehmen,
ein Ereignis wie das vorgekommene habe auch schon vor
dem 1. August 1942 nicht ganz ausserhalb jeder Voraus-
sicht gelegen. Diese Annahme wird überdies durch das
Ergänzungsgutachten in eindeutiger Weise bestätigt ...
Steht demnach fest, dass nicht alle gebotene Vorsicht
angewandt wurde, so ist der der Beklagten in seiner ganzen
Strenge obliegende Beweis, dass ihr keinerlei Verschulden
zur Last falle, misslungen. Die Haftung der Beklagten ist
somit gegeben.
Der gleiche Schluss ergibt sich, wenn man annimmt,
die Beklagte habe die Sorge für die Einhaltung der nötigen
Abstände den mit dem Feuerwerk Beauftragten jibertra-
gen und diese würden den Abstand von 11· m selbst dann
eingehalten haben, wenn ihnen der Aufenthalt von Zu-
schauern in der Wandelhalle· bekannt gewesen . wäre. In
diesem Fall ist der Schaden durch das Verhalten einer
Hilfsperson entstanden, sodass Art. 101 OR anzuwenden
ist. Denn zweifellos war der Arbeite; der Feuerwerkfirma
eine Hilfsperson im. Sinne dieser Bestimmung, da er, was
für Art. 10lgenjigt, mit Wissen und Willen der Schuld-
nerin bei der Erbringung der· Vertragsleistung -. der Vor-
stellung -
tätig war. Ein Unterordn.ungsvl:lHlitltilis wie
im Falle des Art. 55 OR ist nicht erfordert, soiläSS auch
ein selbständiger Geschäftsmann oder der ArbeiWf. eines
solchen ohne weiteres Hilfsperson . sein kann (BEOKER,
Komm. 2. Au:ß. Note 9 zu Art. 101; VON Tmm-Sti:GWART
S.564 Ziff.I~).
Nach Art. 101 hat die Beklagte für den von der Hilfs-
Obliga.tionenrecht. N° 39.
221
person verursachten ~haden einzustehen. Sie kann sich
nicht in gleicher Weise befreien wie der nach Art. 55 OR
ins Recht gefasste Geschäftsherr. Ob sie ihre Sorgfalts-
p:ßicht erfüllt hat und ob der Schaden trotz Erfüllung
dieser Pflicht eingetreten wäre, ist unerheblich. Die Be-
klagte kann sich auch nicht darauf berufen, dass die Hilfs-
person sachverständiger war als sie selbst. Da sie Vertrags-
schuldnerin ist,hat sie· vielmehr für diejenige Sorgfalt der
Hilfsperson einzustehen,· die man nach . dem Vertragsver-
hältnis von ihr selbst zu erwarten berechtigt ist (BGE 46 II
130,53 II 240). Das Verschulden der HilfsperSon ist ihr
demnach als eigenes anzurechnen. Die Beklagte . könnte
sich nur entlasten mit dem Beweis, dass die Hilfsperson
jene fachtechnisch gebotene Vorsicht angewandt habe, die
ihr selbst oblag. Diesen Beweis hat sie aber nicht erbracht,
da der Schluss, der aus dem Gutachten für den Fall; der
Anwendung von Art. 97 OR gezogen wurde; . nach dem
Gesagten in gleicher Weise auch für die Hilfspe:rson gilt.
39. Extrait de rauft de la Ie Seetioneivile du 13novembre·1944
dans'la cause X. c. P.
Ruponsabüite des notaireil: Competenoo de droit publicd~~ can-
tons pour imposer parvoie legislative a~notaires une diligence
particuijere dans l'ensexnble de leur activite (art. 6, al. le~CC).
VemntworlUch1ceit des Notars.OOentlichrechtliche Befugnis der
Kantone, durch die Gesetzgebung den Notaren für ihre gesamte
Tätigkeit besondere Sorgfaltsplli.chten aufzuerlegen; Art. 6
Abs.l ZGB.
R~bilita dei notai. Competenza di diritto P"!lbb~co dei
cantoni per imporre ai notai mediante no~~ le~sla.tlve una
. speciale diIigenza nell'esercizio deUa loro attlVlta m complesso.
Ä. -,,-Dlle P.,urle personne modeste ne se connaissant
pas eli affaires, est entree en relations· avec l'architecte S.
qui tdietchait un pi'eteur. Sur le conseil·de S., quiaftirmait
que 1e notaire X le connaissaitbien, Dlle P." s'entretint
de l'äftaire avecce dernier.
222
Obligationenrecht. :No 39.
Le 17 octobre 1941, X redigea une conventionaux
termes de laquelle S. vendait a Dlle P. « les vingt actions
formant l'entier du capital de la ~ciete anonyme Le
Bar S. A.». bette socieM possedait alom un immeuble
greve d'hypothequas pour un total de25976 fr. Les
parties astimaient a 36000 fr. la valeur du «bien-fonds
avec tous ses accessoires et partias integrantes ». La.
difference de 10023 fr. constituait le prix a payer par
Dlle P. Elle s'en acquitta comptant. Le cedant s'engageait
d'autre part a. racheter las actions et creances et la cession-
naire s'obligeait a. les lui retroeeder. Le rachat 'devait
intervenir jusqu'a. la fi.n de l'annoo au plus tard, avec
, une plus-value de 2500 fr.
S. ne s'executa point. Les poureuites exereoos contre
lui aboutirent a. la delivranoe d'un acte de dMaut de
biens.
B. -
Dlle P. a actionne le notaire devant la Cour civile
vaudoise en payement de 10023 fr,. 41.
La demanderesse reproche au defendeur de ne pas
l'avoir rendue attentive aux risques de l'operation finan-
eiere, notamment a l'insolvabilite de S.
La Cour oivile. a condamne le defendeur a payer a la
demanderesse la' somme reclamee, Dlle P. etant tenne de
remettre en toute propriete au defendeur las actions de
la societe anonyme. Le Bar S. A. etde Iui ceder fuu~ les
autres droits qu'elle pourrait faire valoir dans cette
societe, ainsi que ceux qu'elle posaede contre S. en vertu
de 10. convention du 17 octobre 1941.
Les motüs de ce prononee sont en resume las suivants :
a) Le defendeur n'a pas agi en l'espece en so. qualite
d'officier public, mais comme simple mandataire . des
partias, notamment de 10. demanderesse. Sa responsabilite
est donc regie par le Code fed6ral des obligations. las
« modalites» en etant toutefois determinees par la loi
vaudoise Sur le notariat, du 18 novembre 1940, quifixe
d'une fa9Qn generale les devoirs des notaires dans toute
leur activite professionnelle. L'art. 45 0.1. 2 de rette loi
Obligationenrecht. N0 39.
223
leur enjoint d'« eclairer las parties sur 18. portee et'les
consequences de leure engagements en,s'effotyant de
sauvegarder las interets de ohacune d'elles ».
b) Le defendeur 0. failli a ce devoir. 11 0. ete consulte
par une personne 'inexperlment6e en affaires, qui,s'en
remettait compIetement a lui. Le defendeur aurait done
dl1 faire toute diligence pour sauvegarder las interets de',
so. mandante. Or il n'a pas etabli lui a.voir donne las
conseils et les avertissements qui s'imposaient, vu le
caractere sp6culatif suspect et dangereux de l'afiaire.
Le Tribunal federal a rejete le recours forme' par le
defendeur contre ce jugement.
Extrait dea moti/8 :
1. --.:.. La Cour eivile vaudoise oonstate en vertu du droit
cantonal, dont l'application oohappe au oontröle du
Tribunal federal, que le defendeur n'afaitpour la deman-
deresse aueUll aote d'officierpublic, mais execute un
mandat prive regi' par·les an. 398 et sv .• CO; ias devoirs
de diligence du mandata.ire . etant toutefois aocrus 'par
suite de sa qualite de nota.ire, asavoird'homme de confianoe
tenu; selon l'art.·· 45 de la loi vaudoise sur le notariat,
d'6clairerle mandant sur la portee et les consequenoos
de ses engagements.
Du moment qu'en 1'esp6ce le defendeur n'apa8 rempli
de fonctiohs officielles, so.' responsabilite sp6ciale Re' peut
se fonder sur rart. 6100, qui reserve aux cantons,le
droit de deroger aux dispositions' de ce code quant a la
reparation du ptejudice que des fonotionnairespublios
eausent dans l'exercice de leur charge (cf. RO 23 I 487,
49 11 434, 50 11 48). '
Eu vertu da l'art. 51 tit. fin. ce, toutes las lois civilas
das oantons SOllt abrogees a partir du lerjanvier 1912,
sauf dispOsition oontraire du droitfederal. O'est l&oonse-
quence du pouvoir attribue a la Confederation de 16giferer
dans tout le dolnaine du droit civil; ce pouvoir exclut
celui des cantons, hormis les exoeptions prevues par,le
}5
AS 70 II -
1944
{)bligationenrecht. N° 39.
legislateur federal. En revanche; ··Ie droit civil federal
J8isse 'subsister; le pouvoir legislatif cantonal dans le
domaine du droitpublio (art. 6 al.1 00). Les cantons
ont la· faculte . da promulguer des regles de' droit pub~o
en des matieres pour lesquelles le 16gislateur fed6ral ·a
ediotedes regles dedroit civ;il, et ilspeuvent ainsi limiter
l'applioationdu droit civil federalen.faveur du droit
public oantonal (cf. BO 63 I 173). Cettecompetenoon'est
cependant, pas absolue. Nonseulement las cantons ne
peuvent 16giferer da la sorte qu,e·pour des motifs d'ordre
public pertinents, maisils ne doivent userque demoyens
de droit public, en se gardantd'eluder le droit oivil f6d6ral
Oll, d'en violer la lettre ou l'esprit. Une disp~sition can-
tonale sera notammeI1t contraire au droit civil federal
lorsque le .Iegislateur federallJ. entendu exclure complete-
ment l'appli~tion, de ~les cantonales a une matiere
oetermmee, ces r6g1es fussent;,elles de droit public (RO
63 I 175i.f. et 176; 6.4 I 26 et sv. consid.7; 65 I 80).
L'~tivita des notaires presente . oe(li de partiouijer
que,gri.ce a lews etudea speoiales. et. a. l'autarisation
officielle d'exeroer Jeur profession, ilsont le monopole de
certains aotes dans Je domaine de la juridiction non. con,-
tentieuse. Cela leur donne le ·caractere d'hommes de
oonfiance allXquels le public, l'experienoe leprouve, s'e~
:remet volontiere meme pour des affaires qui sortent de
lamissionnotariale',pl"oprement dite,. telle que la preoise
par exemple l'art. 2 de la loi vaudoise' du, 18 novembre 1940
(reQevoir des ac~esau,thentiques, assurer leur date,·dresser
des vidimus et des actes de notoriete,prooeder aux . par-
tages successoraux,delivrer des certificats depropri6t6,
etc.). Lors donc que l'Etat oantonalinstitue une respon-
sabilit6 oivile partioulierement. stiicte des no~non
seulement pourleure actes d'officiers publios; mais aussi
P01l1' leur activite. professionnelle en . general, on ne peut
dire d 'emblee que, par des motifs de droit pu,blic non
vaIables, le canton empiete sur le terrain reserve au droit
oivil federal.Il ex1ste au contra.ire UR interet general
Obligationenrtlcbt. N0 39.
·225
certain a. une pareille protection du pu,blic (au sujet de
l'interet public a. voir la garantie e:xigee des notaires
couvrir Mur responsabilite sans depart des actes minis-
tariels et des actes de simple mandat, v. entre autres
BLUMENSTEIN, dans Monatsschrift für harnisches Verwal-
tungs~cht, 15 p. 1 et s~., 32 p. 209 et sv.). D'autre part,
lea moyens' employes ne sortent point du cadre dudtoit
public. Sans doute les dispositions rigoureuses edictees
par le canton reviennent-elles pratiquement a. regler la
responsabilite contractuelle du notaire autrement quene
1e fait le <hoit civil federal. Ma.is, en tant qu'elles augmen-
tent ootte· respo~bilite, elles constituent des regles de
conduite que le canton est en droit de dicteraux notaires,
et lorsque ceux~ci les en:freignen.t, ils n'engagent. pas,
dans cette mesure, leur responsabiliie parce qu'ils mecon-
naissent 1eure obligationscontractuelles, mais parcequ'ils
transgressent des prescriptions du droft cantonal .. Enfin,
on ne saurait dire qu'en accentuant Ies dev{)irs du notaire
le canton paralyse le droit oivil federa1 ou en viole la
lettre on l'esprit .. La reglementation cantonale tient
simplement· compte de Jaqualite d'homme· de confia.nce
reconnueau notaire et en raison de Iaquelle elle Iui impose
une' diligence. speciale. pour la· sauvegarde -des interets
deses clients.
On pourrait a. la verita se demander silE; I~ateur
vaudois areellement voulu. soumettre meme i~~ i$cte8
non ministeriels du notaire a. I'art. 45 de la loi du 18n8~
vembre 1940. Mais o'est la. une question d'interpretatiort
du droit cantoilal qui eohappe au contröle du Tribunal
federal (&0 48 II4J8).
Quanta. savoir si, en l'espece, le defendeura neglige
Jas devoirs partiouliers . que lui imposait l'art. 45, o'est
egaIemelit tth@ question qu'iJ appartenait a. la Cour civile
vaudoise de ~soudre. en vertu du droitoantonal, dont
l'applicationne donnepasouverture au recours en reforme.