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70_II_221

BGE 70 II 221

Bundesgericht (BGE) · 1944-01-01 · Deutsch CH
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Obligationenrecht. N° 38.

der Unfall stelle eine :neuartige Erfahrung dar ~ . Indessen

vermag diese Feststellung die Beklagte nicht ganz zu ent.-

lasten. Denn auf die Frage, ob in der Duldung von Zu-

sch8.uern· in der Wandelhalle ein Mangel an· Vorsicht liege,

antwortete der Sachverständige gleichwohl, « auf Grund

der frühern Erfahrungen » habe diese Duldung « nicht als

besonders unvorsichtig erscheinen» können. Trotz der

Neuheit der Erfahrung schloss er somit nicht schlechthin

jeden Mangel an Vorsicht aus. Es ist deshalb anzunehmen,

ein Ereignis wie das vorgekommene habe auch schon vor

dem 1. August 1942 nicht ganz ausserhalb jeder Voraus-

sicht gelegen. Diese Annahme wird überdies durch das

Ergänzungsgutachten in eindeutiger Weise bestätigt ...

Steht demnach fest, dass nicht alle gebotene Vorsicht

angewandt wurde, so ist der der Beklagten in seiner ganzen

Strenge obliegende Beweis, dass ihr keinerlei Verschulden

zur Last falle, misslungen. Die Haftung der Beklagten ist

somit gegeben.

Der gleiche Schluss ergibt sich, wenn man annimmt,

die Beklagte habe die Sorge für die Einhaltung der nötigen

Abstände den mit dem Feuerwerk Beauftragten jibertra-

gen und diese würden den Abstand von 11· m selbst dann

eingehalten haben, wenn ihnen der Aufenthalt von Zu-

schauern in der Wandelhalle· bekannt gewesen . wäre. In

diesem Fall ist der Schaden durch das Verhalten einer

Hilfsperson entstanden, sodass Art. 101 OR anzuwenden

ist. Denn zweifellos war der Arbeite; der Feuerwerkfirma

eine Hilfsperson im. Sinne dieser Bestimmung, da er, was

für Art. 10lgenjigt, mit Wissen und Willen der Schuld-

nerin bei der Erbringung der· Vertragsleistung -. der Vor-

stellung -

tätig war. Ein Unterordn.ungsvl:lHlitltilis wie

im Falle des Art. 55 OR ist nicht erfordert, soiläSS auch

ein selbständiger Geschäftsmann oder der ArbeiWf. eines

solchen ohne weiteres Hilfsperson . sein kann (BEOKER,

Komm. 2. Au:ß. Note 9 zu Art. 101; VON Tmm-Sti:GWART

S.564 Ziff.I~).

Nach Art. 101 hat die Beklagte für den von der Hilfs-

Obliga.tionenrecht. N° 39.

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person verursachten ~haden einzustehen. Sie kann sich

nicht in gleicher Weise befreien wie der nach Art. 55 OR

ins Recht gefasste Geschäftsherr. Ob sie ihre Sorgfalts-

p:ßicht erfüllt hat und ob der Schaden trotz Erfüllung

dieser Pflicht eingetreten wäre, ist unerheblich. Die Be-

klagte kann sich auch nicht darauf berufen, dass die Hilfs-

person sachverständiger war als sie selbst. Da sie Vertrags-

schuldnerin ist,hat sie· vielmehr für diejenige Sorgfalt der

Hilfsperson einzustehen,· die man nach . dem Vertragsver-

hältnis von ihr selbst zu erwarten berechtigt ist (BGE 46 II

130,53 II 240). Das Verschulden der HilfsperSon ist ihr

demnach als eigenes anzurechnen. Die Beklagte . könnte

sich nur entlasten mit dem Beweis, dass die Hilfsperson

jene fachtechnisch gebotene Vorsicht angewandt habe, die

ihr selbst oblag. Diesen Beweis hat sie aber nicht erbracht,

da der Schluss, der aus dem Gutachten für den Fall; der

Anwendung von Art. 97 OR gezogen wurde; . nach dem

Gesagten in gleicher Weise auch für die Hilfspe:rson gilt.

39. Extrait de rauft de la Ie Seetioneivile du 13novembre·1944

dans'la cause X. c. P.

Ruponsabüite des notaireil: Competenoo de droit publicd~~ can-

tons pour imposer parvoie legislative a~notaires une diligence

particuijere dans l'ensexnble de leur activite (art. 6, al. le~CC).

VemntworlUch1ceit des Notars.OOentlichrechtliche Befugnis der

Kantone, durch die Gesetzgebung den Notaren für ihre gesamte

Tätigkeit besondere Sorgfaltsplli.chten aufzuerlegen; Art. 6

Abs.l ZGB.

R~bilita dei notai. Competenza di diritto P"!lbb~co dei

cantoni per imporre ai notai mediante no~~ le~sla.tlve una

. speciale diIigenza nell'esercizio deUa loro attlVlta m complesso.

Ä. -,,-Dlle P.,urle personne modeste ne se connaissant

pas eli affaires, est entree en relations· avec l'architecte S.

qui tdietchait un pi'eteur. Sur le conseil·de S., quiaftirmait

que 1e notaire X le connaissaitbien, Dlle P." s'entretint

de l'äftaire avecce dernier.

222

Obligationenrecht. :No 39.

Le 17 octobre 1941, X redigea une conventionaux

termes de laquelle S. vendait a Dlle P. « les vingt actions

formant l'entier du capital de la ~ciete anonyme Le

Bar S. A.». bette socieM possedait alom un immeuble

greve d'hypothequas pour un total de25976 fr. Les

parties astimaient a 36000 fr. la valeur du «bien-fonds

avec tous ses accessoires et partias integrantes ». La.

difference de 10023 fr. constituait le prix a payer par

Dlle P. Elle s'en acquitta comptant. Le cedant s'engageait

d'autre part a. racheter las actions et creances et la cession-

naire s'obligeait a. les lui retroeeder. Le rachat 'devait

intervenir jusqu'a. la fi.n de l'annoo au plus tard, avec

, une plus-value de 2500 fr.

S. ne s'executa point. Les poureuites exereoos contre

lui aboutirent a. la delivranoe d'un acte de dMaut de

biens.

B. -

Dlle P. a actionne le notaire devant la Cour civile

vaudoise en payement de 10023 fr,. 41.

La demanderesse reproche au defendeur de ne pas

l'avoir rendue attentive aux risques de l'operation finan-

eiere, notamment a l'insolvabilite de S.

La Cour oivile. a condamne le defendeur a payer a la

demanderesse la' somme reclamee, Dlle P. etant tenne de

remettre en toute propriete au defendeur las actions de

la societe anonyme. Le Bar S. A. etde Iui ceder fuu~ les

autres droits qu'elle pourrait faire valoir dans cette

societe, ainsi que ceux qu'elle posaede contre S. en vertu

de 10. convention du 17 octobre 1941.

Les motüs de ce prononee sont en resume las suivants :

a) Le defendeur n'a pas agi en l'espece en so. qualite

d'officier public, mais comme simple mandataire . des

partias, notamment de 10. demanderesse. Sa responsabilite

est donc regie par le Code fed6ral des obligations. las

« modalites» en etant toutefois determinees par la loi

vaudoise Sur le notariat, du 18 novembre 1940, quifixe

d'une fa9Qn generale les devoirs des notaires dans toute

leur activite professionnelle. L'art. 45 0.1. 2 de rette loi

Obligationenrecht. N0 39.

223

leur enjoint d'« eclairer las parties sur 18. portee et'les

consequences de leure engagements en,s'effotyant de

sauvegarder las interets de ohacune d'elles ».

b) Le defendeur 0. failli a ce devoir. 11 0. ete consulte

par une personne 'inexperlment6e en affaires, qui,s'en

remettait compIetement a lui. Le defendeur aurait done

dl1 faire toute diligence pour sauvegarder las interets de',

so. mandante. Or il n'a pas etabli lui a.voir donne las

conseils et les avertissements qui s'imposaient, vu le

caractere sp6culatif suspect et dangereux de l'afiaire.

Le Tribunal federal a rejete le recours forme' par le

defendeur contre ce jugement.

Extrait dea moti/8 :

1. --.:.. La Cour eivile vaudoise oonstate en vertu du droit

cantonal, dont l'application oohappe au oontröle du

Tribunal federal, que le defendeur n'afaitpour la deman-

deresse aueUll aote d'officierpublic, mais execute un

mandat prive regi' par·les an. 398 et sv .• CO; ias devoirs

de diligence du mandata.ire . etant toutefois aocrus 'par

suite de sa qualite de nota.ire, asavoird'homme de confianoe

tenu; selon l'art.·· 45 de la loi vaudoise sur le notariat,

d'6clairerle mandant sur la portee et les consequenoos

de ses engagements.

Du moment qu'en 1'esp6ce le defendeur n'apa8 rempli

de fonctiohs officielles, so.' responsabilite sp6ciale Re' peut

se fonder sur rart. 6100, qui reserve aux cantons,le

droit de deroger aux dispositions' de ce code quant a la

reparation du ptejudice que des fonotionnairespublios

eausent dans l'exercice de leur charge (cf. RO 23 I 487,

49 11 434, 50 11 48). '

Eu vertu da l'art. 51 tit. fin. ce, toutes las lois civilas

das oantons SOllt abrogees a partir du lerjanvier 1912,

sauf dispOsition oontraire du droitfederal. O'est l&oonse-

quence du pouvoir attribue a la Confederation de 16giferer

dans tout le dolnaine du droit civil; ce pouvoir exclut

celui des cantons, hormis les exoeptions prevues par,le

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AS 70 II -

1944

{)bligationenrecht. N° 39.

legislateur federal. En revanche; ··Ie droit civil federal

J8isse 'subsister; le pouvoir legislatif cantonal dans le

domaine du droitpublio (art. 6 al.1 00). Les cantons

ont la· faculte . da promulguer des regles de' droit pub~o

en des matieres pour lesquelles le 16gislateur fed6ral ·a

ediotedes regles dedroit civ;il, et ilspeuvent ainsi limiter

l'applioationdu droit civil federalen.faveur du droit

public oantonal (cf. BO 63 I 173). Cettecompetenoon'est

cependant, pas absolue. Nonseulement las cantons ne

peuvent 16giferer da la sorte qu,e·pour des motifs d'ordre

public pertinents, maisils ne doivent userque demoyens

de droit public, en se gardantd'eluder le droit oivil f6d6ral

Oll, d'en violer la lettre ou l'esprit. Une disp~sition can-

tonale sera notammeI1t contraire au droit civil federal

lorsque le .Iegislateur federallJ. entendu exclure complete-

ment l'appli~tion, de ~les cantonales a une matiere

oetermmee, ces r6g1es fussent;,elles de droit public (RO

63 I 175i.f. et 176; 6.4 I 26 et sv. consid.7; 65 I 80).

L'~tivita des notaires presente . oe(li de partiouijer

que,gri.ce a lews etudea speoiales. et. a. l'autarisation

officielle d'exeroer Jeur profession, ilsont le monopole de

certains aotes dans Je domaine de la juridiction non. con,-

tentieuse. Cela leur donne le ·caractere d'hommes de

oonfiance allXquels le public, l'experienoe leprouve, s'e~

:remet volontiere meme pour des affaires qui sortent de

lamissionnotariale',pl"oprement dite,. telle que la preoise

par exemple l'art. 2 de la loi vaudoise' du, 18 novembre 1940

(reQevoir des ac~esau,thentiques, assurer leur date,·dresser

des vidimus et des actes de notoriete,prooeder aux . par-

tages successoraux,delivrer des certificats depropri6t6,

etc.). Lors donc que l'Etat oantonalinstitue une respon-

sabilit6 oivile partioulierement. stiicte des no~non

seulement pourleure actes d'officiers publios; mais aussi

P01l1' leur activite. professionnelle en . general, on ne peut

dire d 'emblee que, par des motifs de droit pu,blic non

vaIables, le canton empiete sur le terrain reserve au droit

oivil federal.Il ex1ste au contra.ire UR interet general

Obligationenrtlcbt. N0 39.

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certain a. une pareille protection du pu,blic (au sujet de

l'interet public a. voir la garantie e:xigee des notaires

couvrir Mur responsabilite sans depart des actes minis-

tariels et des actes de simple mandat, v. entre autres

BLUMENSTEIN, dans Monatsschrift für harnisches Verwal-

tungs~cht, 15 p. 1 et s~., 32 p. 209 et sv.). D'autre part,

lea moyens' employes ne sortent point du cadre dudtoit

public. Sans doute les dispositions rigoureuses edictees

par le canton reviennent-elles pratiquement a. regler la

responsabilite contractuelle du notaire autrement quene

1e fait le <hoit civil federal. Ma.is, en tant qu'elles augmen-

tent ootte· respo~bilite, elles constituent des regles de

conduite que le canton est en droit de dicteraux notaires,

et lorsque ceux~ci les en:freignen.t, ils n'engagent. pas,

dans cette mesure, leur responsabiliie parce qu'ils mecon-

naissent 1eure obligationscontractuelles, mais parcequ'ils

transgressent des prescriptions du droft cantonal .. Enfin,

on ne saurait dire qu'en accentuant Ies dev{)irs du notaire

le canton paralyse le droit oivil federa1 ou en viole la

lettre on l'esprit .. La reglementation cantonale tient

simplement· compte de Jaqualite d'homme· de confia.nce

reconnueau notaire et en raison de Iaquelle elle Iui impose

une' diligence. speciale. pour la· sauvegarde -des interets

deses clients.

On pourrait a. la verita se demander silE; I~ateur

vaudois areellement voulu. soumettre meme i~~ i$cte8

non ministeriels du notaire a. I'art. 45 de la loi du 18n8~

vembre 1940. Mais o'est la. une question d'interpretatiort

du droit cantoilal qui eohappe au contröle du Tribunal

federal (&0 48 II4J8).

Quanta. savoir si, en l'espece, le defendeura neglige

Jas devoirs partiouliers . que lui imposait l'art. 45, o'est

egaIemelit tth@ question qu'iJ appartenait a. la Cour civile

vaudoise de ~soudre. en vertu du droitoantonal, dont

l'applicationne donnepasouverture au recours en reforme.