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Obiigationenrecht. No 37.
die Veranlagung sich überhaupt erst infolge des fehler-
haften Verhaltens des Urhebers des Unfalles auswirken
konnte. Gerade' Grenzfälle dieser Art zeigen, dass die
Theorie vom adäquaten Kausalzusammenhang kein un-
trügliches Merkmal dafür zu geben vermag, welche Wir-
kungen in einer solchen Beziehung zur Ursache stehen,
dass der Zusammenhang noch als rechtserheblich bezeich-
net werden kann. Um zu einem billigen, der praktischen
Vernunft entsprechenden Ergebnis zu kommen, hat daher
der Richter die Frage der Adäquanz in Würdigung der
gesamten Umstände nach seinem freien Ermessen zu
entscheiden. Aus diesen Erwägungen heraus hat es daher
das Bundesgericht in der Regel abgelehnt, bei der Prä-
disposition als Mitursache, die sich als zufallartiges Moment
in den Ablauf der Unfallfolgen einschiebt, zur Abgrenzung
der Verantwortlichkeit des Unfallurhebers eine Ausschei-
dung der Unfallfolgen streng nach der Kausalität vorzu-
nehmen, wie dies rein logisch geboten wäre. Vielmehr ist
auch dort, wo es infolge besonderer Veranlagung zu
anormal schweren Reaktionen auf Unfallschädigungen
kam, die Adäquanz nicht von vornherein zu verneinen.
Wo 4ann infolge des Dazwischentretens des Zufallmomen-
tes zwischen der vom Haftpflichtigen gesetzten Ursache
und dem Enderfolg ein offensichtliches Missverhältnis
eintritt, so dass die Belastung des Haftpflichtigen mit dem
vollen Schaden als unbillig empfunden würde, ist eine
Reduktion des Haftungsbetrages gemäss Art. 43 und 44 OR
vorzunehmen, sofern die Prädisposition nicht schon die
Annahme einer geringeren als der normalen Lebenser-
wartung rechtfertigt (vgl. OFTINGER, S. 44 ff., 71 ff., und
die dort erwähnten bundesgerichtlichen Entscheidungen;
v. Tmm OR I S. 82 f.).
Im vorliegenden Falle ist durch die Rolle, welche der
Prädisposition der Frau Marx im Ablauf der Unfall-
folgen zukam, der Kausalzusammenhang zwischen der
vom Beklagten gesetzten Ursache und dem Tod der Frau
Mau nicht derart gelockert worden, dass deswegen die
Obligationenrecht. N0 38.
Adäquanz als nicht vorhanden zu betrachten wäre. Denn
wie die Vorinstanz mit Recht bemerkt, kommt es erfah-
rungsgemäss gelegentlich vor, dass ein zur Behebung oder
Linderung eines bestehenden Übels verabreichtes Heil-
mittel eine andere Krankheit auslöst, die dann tödlich
verläuft. Besonders bei schweren Verletzungen, wie sie
hier vorlagen, ist ein solcher Verlauf durchaus nicht aus-
serhalb des Rahmens der Wahrscheinlichkeit. Ferner ist
zu berücksichtigen, dass die Verletzung, die der Beklagte
zu verantworten hat, nach den Ausführungen des Experten
an sich geeignet. war, den Tod herbeizuführen. Diese
Folge trat lediglich dank der Widerstandsfähigkeit der
Verletzten nicht unmittelbar ein. Wie diese Widerstands-
fähigkeit dem Beklagten zu Gute gekommen wäre, wenn
sie die Oberhand behalten hätte, so hat er billigerweise
wenigstens in gewissem Umfange auch für die ungünstigen
Folgen der Konstitution der Verletzten einzustehen,
selbst wenn sie mit dem Unfallereignis nur in einem loseren
Zusammenhang stehen.
38. AlT~t de la Ire Seetion elvile du 26 novembre 1940
dans la cause Deereuze contre enlants Hnmbert-Droz.
Perle de 8Qutien. La perte que constitue pour le veuf et pour les
enfants le deces de la femme et da la mere doit etre calculee
separement pour chacun des demandeurs et les indemnites
fixees doivent aussi etre allouees a chacun d'eux personnelle-
ment.
Le juge doit tenir compte des faits survenus en cours d'instance
(p. ex. du deces de l'un des demandeurs).
Ver:wrgerschaden, Art. 45 Abs. 3 OR. Der Schadenersatza.ru;;pruch,
der sich aus dem Verlust der Ehefrau und Mutter fur den
Ehemann und die Kinder ergibt, muss für jeden Anspruchs-
berechtigten gesondert berechnet und zugesprochen werden.
Während des Prozesses eingetretene Ereignisse (z. B. Tod des
einen der Kläger) hat der Richter zu berücksichtigen.
Perdita del B08tegnO. TI danno derivante a! vedovo e ai figli dalla
morle dena moglie e madre dev'essere calcolato separat~ente
per ciascun attore e l'indennita va pure accordata a cmscuno
di essi personalmente.
.,
Fatti avvenuti nel corso deI processo (p. es. la morte di uno degh
attori) vanno presi in considerazione da! giudice.
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Obligationenrecht. N° 38.
Le 9 octobre 1938, vers neuf heures du soir, Emile
Humbert-Droz et sa femme se promenaient sur le trottoir
de la route cantonale qui va de Boudry a Colombier.
Louis Decreuze circulait en automobile sur la chaussee.
A un certain moment, il perdit la maitrise de sa voiture,
monta sur le trottoir et renversa les epoux Humbert-Droz.
Le mari s'en tira avec des lesions corporelles, sa femme
deceda peu apres a l'höpital.
Le Tribunal de Boudry, statuant sur les conclusions
civiles du veuf et de ses trois enfants, condamna le 8 aout
19401e d6fendeur Louis Decreuze a payer aux trois enfants
(Ie pere est d6c6d6 le 5 septembre 1939) la somme de
12 354 fr. 10 avec interet a 5 % des le 24 janvier 1939.
La somme de 12354 fr. 10 comprend, entre autres,
4332 fr. pour perte de soutien.
Le d6fendeur a recouru au Tribunal fed6ral. Celui -ci
a maintenu le chiffre total fixe par le premier juge, mais
a alloue a chacun des demandeurs personnellement l'in-
demnite que le defendeur lui doit.
Extrait des motils :
Perte de 8outien. -
Partant des principes jurispruden-
tiels du Tribunal federal, 1e premier juge a apprecie en
ces termes l'aide materielle que la defunte apportait a son
mari, a ses filles Claudine, nee en 1918, et Nelly, nee en
1919, ainsi qu'a son fils Gaston, ne en 1924 : « En tenant
compte de l'activite de la defunte dans son menage et
dans ses travaux de campagne, on pourrait fixer la valeur
de ses ressources a 100 fr. par mois ou 1200 fr. par an,
mais elle n'en affectait qu'une partie a l'entretien de son
mari et de ses enfants». En comparant les ressources du
mari (360 fr. par mois) et celles de la femme, poursuit-il,
« on constate que celles de 1a femme sont du quart de celles
du mari, de sorte que c'est le quart de cette somme qui
doit etre considere oomme dommage normal pour perte
de soutien. Etant donne l'age de la victime au moment
Obligationenrecht. N0 38.
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de l'accident (48 ans), 1e montant capitalise d'apres
Piccard serait de 4332 fr. »
Ce ca1cul, trop sommaire, ne tient pas compte des cir-
oonstances. Le juge atout simplement capitalise a 4 %
une rente de 300 fr. au deces d'une femme agee de 48 ans
et dont 1a probabilite de vie est de 23,26 ans (tables 2 et 4
de Piccard, facteur 1444). Or il saute aux yeux que le
soutien n'aurait pas eu la meme duree pour tous; sa duree
eut ete au contraire differente pour chacun des deman-
deurs.
Le mari est decede 11 mois apres sa femme. Le juge
devait tenir compte de ce fait bien qu'il se fUt produit en
cours d'instance, a plus forte raison meme qu'il doit,
d'apres la jurisprudence (RO 54 II p. 369 et sv.), prendre
en consideration le nouveau mariage oontracte au cours
du pro ces par la veuve de la victime de l'accident. La
mort de la personne assistOO fait evidemment cesser le
besoin d'assistance. Aussi, dans un cas ou la veuve etait
decedee deux ans apres son mari mort accidentellement,
le Tribunal federal n'a-t-il alloue aux enfants heritiers de
l'action pour perte de soutien que deux fois la somme
que le mari consacrait annuellement a sa femme (amt
non publie Schneider-Jetzer c. Maresia, du 9 decembre
1936, p. 9 et 10 lettre e; cf. RO 52 II p. 262; OFTINGER,
Schweiz. Haftpflichtrecht I p. 130 in fine et 131; G. GAUT-
SCHI, Bemerkungen zur Schadensberechnung bei Körper-
verletzung nach 46 CO, SJZ 1940/41 p. 119 premiere
colonne). Le defendeur a ainsi raison de limiter a 11 mois
Ja perte de soutien du mari Humbert-Droz et au meme
laps de temps 1e droit de ses Mritiers.
Quant aux enfants, ils n'auraient beneficie personnelle-
ment du soutien de 1eur mere que jusqu'a l'age ou ils
auraient ete en etat de gagner comp1etement 1eur vie. Cet
age peut etre fixe en l'espece a 20 ans, selon la jurispru-
dence du Tribunal federa1 dans des affaires recentes, du
moment qu'il n'y a pas de motifs particuliers de s'arreter
a un autre age (RO 65 II p. 256 et les arrets cites; JdT 1935
AB 66 II -
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p. 102, 1940 p. 437). Claudine etait majeure a la mort de
sa mere; Nelly a atteint sa majorite neuf mois apres et
Gaston aura 20 "ans en 1944.
Le Juge de Boudry a evalue a 1200 fr. par an la valeur
pecuniaire de l'activite de Mme Humbert-Droz tant dans
son menage que dans son jardin. Cette appreciation lie
le Tribunal federal. En revanche, on ne saurait admettre
le raisonnement simpliste du juge suivant lequel, les
ressources de la femme atteignant le quart des ressources
du mari, « c'est le quart de cette somme (de 1200 fr.) qui
doit etre considere comme dommage normal pour perte
de soutien». Sans doute la comparaison entre le gain de
la femme et celui du mari fournit un element d'apprecia-
tion. Mais il y en a d'autres, comme l'age des enfants, la
mesure dans la quelle ils- ont besoin d'etre soutenus, celle
dans la quelle la mere les aurait vraisemblablement aides,
la question de savoir si elle etait econome ou depensiere,
la situation financiere des parents, etc. (RO 60 II p. 325;
57 II p. 180; JdT 1932 p. 39). Il n'est cependant pas
necessaire de renvoyer l'affaire au premier juge pour qu'il
procMe a. une nouvelle appreciation de tous les facteurs
entrant en consideration. Les panies proposent en effet
des chiffres a peu pres concordants. Dans ses conclusions
en cause, le defendeur ecrit : « ••• il y a lieu de s'arreter a
un montant intermediaire et de fixer, ex aequo et bono,
la diminution du revenu consecutive au deces de Mme Hum-
bert-Droz a 800 fr., dont 600 fr. profitent au man et
200 fr. au fils cadet, en age de scolarite ». Les deman~eurs,
de leur cöte, articulent le chiffre de 900 fr. dans leur.
recours-joint. C'est ce dernier chiffre qui parait le plus
pres de la realite, vu les preuves administrees. On peut se
rallier a ce que les demandeurs font observer en ces ter-
mes: « Etant donnes le milieu, la vie essentiellement
laborieuse de l'epouse, l'equilibrefinancier mainteilU dans
le menage malgre les lourdes charges financieres _ qui lui
incomberent, on doit admettre, contrairement a l'avis du
juge, que Mme Humbeit-Droz affectait a. l'entretien de
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son mari et de ses enfants les 3/4 de ses ressources, ne
consacrant a ses depenses personnelles, qui se reduisaient
en fait a l'habiIlement, que le quart de son gain ».
Le tiers des 900 fr. peut etre considere comme affecre
aux enfants. De ces 300 fr., rien ne revient a la fille amee,
majeure 10rs du deces de sa mere (9 octobre 1938). Nelly
a droit a une part pendant neuf mois. Comme elle gagnait
60 fr. par mois, une somme de 100 fr. parait suffisante
pour cette courte periode. Le fils n'aurait donc pas tarde
a beneficier dela totalite des 300 fr. Le recourant admet
lui-meme ia reversibilite. En partant de l'age de 15 ans,
on obtient un capital de 1350 fr., chiffre rond (table 10
de Piccard). Quant au pere, sa perte de soutien pendant
11 mois equivaut a. 1l/12 de 600 fr. = 550 fr. Les deman-
deurs sont habilites a reclamer cette somme, chacun pour
un tiers, en vertu de leur droit successoral (arrets non
publies Schneider c. Maresia, du 9 decembre 1936; Roy
c. Morel, du 14. fevrier 1939; cf. RO 63 II p. 157).
Vgl. auch Nr. 34 und 45. -
Voir aussi n° 34 et 45.
VI. PROZESSRECHT
PROcEDURE
39. Urtell der I. Zivllabtellung vom 22. Oktober 1940
i. S. Ebner u. Kons. gegen Fen A.-G. u. Kons.
1. Zivüreehtliche Beschwerde nach Art. 87 Zill.;] OG kann erhoben
werden wegen Verletzung von Art. 42 PatG, nicht wegen
Verletzung von Art. 4, 58 u. 59 BV und nicht wegen Miss-
achtung einer Gerichtstandsvereinbarung. Erw. 1.
2. Ist für einen bundesrechtlichen Gerichtsstand die Natur des
streitigen Anspruches massgebend, so bestimmt sich diese
grundsätzlich nach dem Klagebegehren und dessen Begründung.
Erw.2.
3. Die Gültigkeit eines ausländischen Patentes kann von den
schweizerischen Gerichten vorfrageweise geprüft werden. Erw. 3.