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66_II_175

BGE 66 II 175

Bundesgericht (BGE) · 1940-01-01 · Deutsch CH
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Obiigationenrecht. No 37.

die Veranlagung sich überhaupt erst infolge des fehler-

haften Verhaltens des Urhebers des Unfalles auswirken

konnte. Gerade' Grenzfälle dieser Art zeigen, dass die

Theorie vom adäquaten Kausalzusammenhang kein un-

trügliches Merkmal dafür zu geben vermag, welche Wir-

kungen in einer solchen Beziehung zur Ursache stehen,

dass der Zusammenhang noch als rechtserheblich bezeich-

net werden kann. Um zu einem billigen, der praktischen

Vernunft entsprechenden Ergebnis zu kommen, hat daher

der Richter die Frage der Adäquanz in Würdigung der

gesamten Umstände nach seinem freien Ermessen zu

entscheiden. Aus diesen Erwägungen heraus hat es daher

das Bundesgericht in der Regel abgelehnt, bei der Prä-

disposition als Mitursache, die sich als zufallartiges Moment

in den Ablauf der Unfallfolgen einschiebt, zur Abgrenzung

der Verantwortlichkeit des Unfallurhebers eine Ausschei-

dung der Unfallfolgen streng nach der Kausalität vorzu-

nehmen, wie dies rein logisch geboten wäre. Vielmehr ist

auch dort, wo es infolge besonderer Veranlagung zu

anormal schweren Reaktionen auf Unfallschädigungen

kam, die Adäquanz nicht von vornherein zu verneinen.

Wo 4ann infolge des Dazwischentretens des Zufallmomen-

tes zwischen der vom Haftpflichtigen gesetzten Ursache

und dem Enderfolg ein offensichtliches Missverhältnis

eintritt, so dass die Belastung des Haftpflichtigen mit dem

vollen Schaden als unbillig empfunden würde, ist eine

Reduktion des Haftungsbetrages gemäss Art. 43 und 44 OR

vorzunehmen, sofern die Prädisposition nicht schon die

Annahme einer geringeren als der normalen Lebenser-

wartung rechtfertigt (vgl. OFTINGER, S. 44 ff., 71 ff., und

die dort erwähnten bundesgerichtlichen Entscheidungen;

v. Tmm OR I S. 82 f.).

Im vorliegenden Falle ist durch die Rolle, welche der

Prädisposition der Frau Marx im Ablauf der Unfall-

folgen zukam, der Kausalzusammenhang zwischen der

vom Beklagten gesetzten Ursache und dem Tod der Frau

Mau nicht derart gelockert worden, dass deswegen die

Obligationenrecht. N0 38.

Adäquanz als nicht vorhanden zu betrachten wäre. Denn

wie die Vorinstanz mit Recht bemerkt, kommt es erfah-

rungsgemäss gelegentlich vor, dass ein zur Behebung oder

Linderung eines bestehenden Übels verabreichtes Heil-

mittel eine andere Krankheit auslöst, die dann tödlich

verläuft. Besonders bei schweren Verletzungen, wie sie

hier vorlagen, ist ein solcher Verlauf durchaus nicht aus-

serhalb des Rahmens der Wahrscheinlichkeit. Ferner ist

zu berücksichtigen, dass die Verletzung, die der Beklagte

zu verantworten hat, nach den Ausführungen des Experten

an sich geeignet. war, den Tod herbeizuführen. Diese

Folge trat lediglich dank der Widerstandsfähigkeit der

Verletzten nicht unmittelbar ein. Wie diese Widerstands-

fähigkeit dem Beklagten zu Gute gekommen wäre, wenn

sie die Oberhand behalten hätte, so hat er billigerweise

wenigstens in gewissem Umfange auch für die ungünstigen

Folgen der Konstitution der Verletzten einzustehen,

selbst wenn sie mit dem Unfallereignis nur in einem loseren

Zusammenhang stehen.

38. AlT~t de la Ire Seetion elvile du 26 novembre 1940

dans la cause Deereuze contre enlants Hnmbert-Droz.

Perle de 8Qutien. La perte que constitue pour le veuf et pour les

enfants le deces de la femme et da la mere doit etre calculee

separement pour chacun des demandeurs et les indemnites

fixees doivent aussi etre allouees a chacun d'eux personnelle-

ment.

Le juge doit tenir compte des faits survenus en cours d'instance

(p. ex. du deces de l'un des demandeurs).

Ver:wrgerschaden, Art. 45 Abs. 3 OR. Der Schadenersatza.ru;;pruch,

der sich aus dem Verlust der Ehefrau und Mutter fur den

Ehemann und die Kinder ergibt, muss für jeden Anspruchs-

berechtigten gesondert berechnet und zugesprochen werden.

Während des Prozesses eingetretene Ereignisse (z. B. Tod des

einen der Kläger) hat der Richter zu berücksichtigen.

Perdita del B08tegnO. TI danno derivante a! vedovo e ai figli dalla

morle dena moglie e madre dev'essere calcolato separat~ente

per ciascun attore e l'indennita va pure accordata a cmscuno

di essi personalmente.

.,

Fatti avvenuti nel corso deI processo (p. es. la morte di uno degh

attori) vanno presi in considerazione da! giudice.

17H

Obligationenrecht. N° 38.

Le 9 octobre 1938, vers neuf heures du soir, Emile

Humbert-Droz et sa femme se promenaient sur le trottoir

de la route cantonale qui va de Boudry a Colombier.

Louis Decreuze circulait en automobile sur la chaussee.

A un certain moment, il perdit la maitrise de sa voiture,

monta sur le trottoir et renversa les epoux Humbert-Droz.

Le mari s'en tira avec des lesions corporelles, sa femme

deceda peu apres a l'höpital.

Le Tribunal de Boudry, statuant sur les conclusions

civiles du veuf et de ses trois enfants, condamna le 8 aout

19401e d6fendeur Louis Decreuze a payer aux trois enfants

(Ie pere est d6c6d6 le 5 septembre 1939) la somme de

12 354 fr. 10 avec interet a 5 % des le 24 janvier 1939.

La somme de 12354 fr. 10 comprend, entre autres,

4332 fr. pour perte de soutien.

Le d6fendeur a recouru au Tribunal fed6ral. Celui -ci

a maintenu le chiffre total fixe par le premier juge, mais

a alloue a chacun des demandeurs personnellement l'in-

demnite que le defendeur lui doit.

Extrait des motils :

Perte de 8outien. -

Partant des principes jurispruden-

tiels du Tribunal federal, 1e premier juge a apprecie en

ces termes l'aide materielle que la defunte apportait a son

mari, a ses filles Claudine, nee en 1918, et Nelly, nee en

1919, ainsi qu'a son fils Gaston, ne en 1924 : « En tenant

compte de l'activite de la defunte dans son menage et

dans ses travaux de campagne, on pourrait fixer la valeur

de ses ressources a 100 fr. par mois ou 1200 fr. par an,

mais elle n'en affectait qu'une partie a l'entretien de son

mari et de ses enfants». En comparant les ressources du

mari (360 fr. par mois) et celles de la femme, poursuit-il,

« on constate que celles de 1a femme sont du quart de celles

du mari, de sorte que c'est le quart de cette somme qui

doit etre considere oomme dommage normal pour perte

de soutien. Etant donne l'age de la victime au moment

Obligationenrecht. N0 38.

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de l'accident (48 ans), 1e montant capitalise d'apres

Piccard serait de 4332 fr. »

Ce ca1cul, trop sommaire, ne tient pas compte des cir-

oonstances. Le juge atout simplement capitalise a 4 %

une rente de 300 fr. au deces d'une femme agee de 48 ans

et dont 1a probabilite de vie est de 23,26 ans (tables 2 et 4

de Piccard, facteur 1444). Or il saute aux yeux que le

soutien n'aurait pas eu la meme duree pour tous; sa duree

eut ete au contraire differente pour chacun des deman-

deurs.

Le mari est decede 11 mois apres sa femme. Le juge

devait tenir compte de ce fait bien qu'il se fUt produit en

cours d'instance, a plus forte raison meme qu'il doit,

d'apres la jurisprudence (RO 54 II p. 369 et sv.), prendre

en consideration le nouveau mariage oontracte au cours

du pro ces par la veuve de la victime de l'accident. La

mort de la personne assistOO fait evidemment cesser le

besoin d'assistance. Aussi, dans un cas ou la veuve etait

decedee deux ans apres son mari mort accidentellement,

le Tribunal federal n'a-t-il alloue aux enfants heritiers de

l'action pour perte de soutien que deux fois la somme

que le mari consacrait annuellement a sa femme (amt

non publie Schneider-Jetzer c. Maresia, du 9 decembre

1936, p. 9 et 10 lettre e; cf. RO 52 II p. 262; OFTINGER,

Schweiz. Haftpflichtrecht I p. 130 in fine et 131; G. GAUT-

SCHI, Bemerkungen zur Schadensberechnung bei Körper-

verletzung nach 46 CO, SJZ 1940/41 p. 119 premiere

colonne). Le defendeur a ainsi raison de limiter a 11 mois

Ja perte de soutien du mari Humbert-Droz et au meme

laps de temps 1e droit de ses Mritiers.

Quant aux enfants, ils n'auraient beneficie personnelle-

ment du soutien de 1eur mere que jusqu'a l'age ou ils

auraient ete en etat de gagner comp1etement 1eur vie. Cet

age peut etre fixe en l'espece a 20 ans, selon la jurispru-

dence du Tribunal federa1 dans des affaires recentes, du

moment qu'il n'y a pas de motifs particuliers de s'arreter

a un autre age (RO 65 II p. 256 et les arrets cites; JdT 1935

AB 66 II -

1940

12

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Obligationenrecht. No 38.

p. 102, 1940 p. 437). Claudine etait majeure a la mort de

sa mere; Nelly a atteint sa majorite neuf mois apres et

Gaston aura 20 "ans en 1944.

Le Juge de Boudry a evalue a 1200 fr. par an la valeur

pecuniaire de l'activite de Mme Humbert-Droz tant dans

son menage que dans son jardin. Cette appreciation lie

le Tribunal federal. En revanche, on ne saurait admettre

le raisonnement simpliste du juge suivant lequel, les

ressources de la femme atteignant le quart des ressources

du mari, « c'est le quart de cette somme (de 1200 fr.) qui

doit etre considere comme dommage normal pour perte

de soutien». Sans doute la comparaison entre le gain de

la femme et celui du mari fournit un element d'apprecia-

tion. Mais il y en a d'autres, comme l'age des enfants, la

mesure dans la quelle ils- ont besoin d'etre soutenus, celle

dans la quelle la mere les aurait vraisemblablement aides,

la question de savoir si elle etait econome ou depensiere,

la situation financiere des parents, etc. (RO 60 II p. 325;

57 II p. 180; JdT 1932 p. 39). Il n'est cependant pas

necessaire de renvoyer l'affaire au premier juge pour qu'il

procMe a. une nouvelle appreciation de tous les facteurs

entrant en consideration. Les panies proposent en effet

des chiffres a peu pres concordants. Dans ses conclusions

en cause, le defendeur ecrit : « ••• il y a lieu de s'arreter a

un montant intermediaire et de fixer, ex aequo et bono,

la diminution du revenu consecutive au deces de Mme Hum-

bert-Droz a 800 fr., dont 600 fr. profitent au man et

200 fr. au fils cadet, en age de scolarite ». Les deman~eurs,

de leur cöte, articulent le chiffre de 900 fr. dans leur.

recours-joint. C'est ce dernier chiffre qui parait le plus

pres de la realite, vu les preuves administrees. On peut se

rallier a ce que les demandeurs font observer en ces ter-

mes: « Etant donnes le milieu, la vie essentiellement

laborieuse de l'epouse, l'equilibrefinancier mainteilU dans

le menage malgre les lourdes charges financieres _ qui lui

incomberent, on doit admettre, contrairement a l'avis du

juge, que Mme Humbeit-Droz affectait a. l'entretien de

Prozessrecht. No 39.

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son mari et de ses enfants les 3/4 de ses ressources, ne

consacrant a ses depenses personnelles, qui se reduisaient

en fait a l'habiIlement, que le quart de son gain ».

Le tiers des 900 fr. peut etre considere comme affecre

aux enfants. De ces 300 fr., rien ne revient a la fille amee,

majeure 10rs du deces de sa mere (9 octobre 1938). Nelly

a droit a une part pendant neuf mois. Comme elle gagnait

60 fr. par mois, une somme de 100 fr. parait suffisante

pour cette courte periode. Le fils n'aurait donc pas tarde

a beneficier dela totalite des 300 fr. Le recourant admet

lui-meme ia reversibilite. En partant de l'age de 15 ans,

on obtient un capital de 1350 fr., chiffre rond (table 10

de Piccard). Quant au pere, sa perte de soutien pendant

11 mois equivaut a. 1l/12 de 600 fr. = 550 fr. Les deman-

deurs sont habilites a reclamer cette somme, chacun pour

un tiers, en vertu de leur droit successoral (arrets non

publies Schneider c. Maresia, du 9 decembre 1936; Roy

c. Morel, du 14. fevrier 1939; cf. RO 63 II p. 157).

Vgl. auch Nr. 34 und 45. -

Voir aussi n° 34 et 45.

VI. PROZESSRECHT

PROcEDURE

39. Urtell der I. Zivllabtellung vom 22. Oktober 1940

i. S. Ebner u. Kons. gegen Fen A.-G. u. Kons.

1. Zivüreehtliche Beschwerde nach Art. 87 Zill.;] OG kann erhoben

werden wegen Verletzung von Art. 42 PatG, nicht wegen

Verletzung von Art. 4, 58 u. 59 BV und nicht wegen Miss-

achtung einer Gerichtstandsvereinbarung. Erw. 1.

2. Ist für einen bundesrechtlichen Gerichtsstand die Natur des

streitigen Anspruches massgebend, so bestimmt sich diese

grundsätzlich nach dem Klagebegehren und dessen Begründung.

Erw.2.

3. Die Gültigkeit eines ausländischen Patentes kann von den

schweizerischen Gerichten vorfrageweise geprüft werden. Erw. 3.