Volltext (verifizierbarer Originaltext)
l'rozessrecht. No 79.
V. PROZESSRECHT
PROCEDURE
79. Arrit de 1a Ire Section civile c1u sa c1ecembre 1987
dans la cause Graf contre Banque popu1aire auisae.
Recot.rs. Delai. Il incombe a. l'avocat d'organiser son bureau de
maniere qua, meme en son absence, las communications
puissent lui parvenir et las delais Iegaux f.tre observes.
Par jugel1lent du 27 octobre 1937, la Cour civile vau-
doise a admis la demande de la Banque et condamne le
defendeur Graf a lui payer la somme de 5864 fr. 90 avec
interets.
Le dispositif de ce jugement a eM envoye a l'avocat du
defendeur par .la voie postale une premiere fois le 27 octo-
bre, puis, faute d'accuse de reception, le 5 novembre,
sans plus de sucOOs, et enfin le 12 novembre 1937, pli que
l'avocat reconnait avoir re\lu selon l'acte du recolP'S qu'il
a forme le 2 decembre, longtemps apres l'expiration du
d6lai de 20 jours a partir du 27 octobre. Pour justifier
ce retard, l'avocat explique qu'il est aliM depuis plus de
deux mois, souffrant d'une fracture de jambe qui l'a oblige
a fermer son bureau, en sorte que les deux premieres com-
munications ne lui sont pas parvenues.
Cette excuse n'est cependant pas valable, car il incombe
a l'avocat d'organiser son bureau de maniere que, meme
en son absence, les delais legaux puissent etre observes
(RO 60 II p. 352; J. d. T. 1935 p. 338). TI eut d'ailleurs
ere facile dans le cas particulier de faire suivre la corres-
pondance a la clinique ou au domicile de l'avocat, et
celui-ci n'invoque aucune circonstance particuliere qui
puisse justifier une restitution de delai suivan.t l'art. 43 OJ
Markenschutz. N° 80.
423
'(cf. LEUCH, Die Zivilprozessordn.ung für den Kanton Bem,
art. 288, "rem. 4 p. 242).
Le recours a donc etC forme trop tard.
Par ces moti/s, le Tribunal/6Ural
declare le recours irrecevable.
Vgl. auch Nr. 75. -
Voir aussi n° 75.
VI. MARKENSCHUTZ
PROTECTION DES MARQUES DE FABRIQUE
80. A11IZ11g &111 c1em Urteil c1er I. Zivilabteilq
Tom a. November 1987 i. S. i'riIchauer Si Oie unc1 J'rico L-G.
gegen Bubenhofer.
1\1 a r k e n s c hut z,
Rev. Pariser Verbandsübereinkunft.
Schutzfiilrigkeit von Des k r i p t iv z ei c h e n; Voraus-
setzungen. Schutzunfiilrigkeit der Bezeichnung « H a m m e r -
sc h lag fa r ben» für Rostschutzfarben. Erw. 2-4.
UnIs uterer Wet t b ewerb. Die Verwendung das Wortes
11 Hammerschlag» ist nur zulässig für Farben, die wirklich
Hammerschlag enthalten. Erw.5.
Ä. -
Die Firma Frischauer & Cie in Asperg vor Stutt-
gart, Klägerin Nr. I, fabriziert und vertreibt Rostschutz-
farben. Sie hat dafür in Deutschland am 24. Mai 1921
die 'Marke « Hammerschlagfarbe » eintragen lassen.
Durch Vertrag vom Januar 1926 überliess die K.Iägerin
Nr. 1 der Firma Frico A.-G. in Brugg, Klägerin Nr.2, die
Rezepte zur Herstellung von Rostschutzfarben und gestat-
tete ihr die Benützung der Marke « Hammerschlagfarbe ».
Diese wurde am 3. Dezember 1935 zu Gunsten der Kläge-
rin Nr. 1 auch ins schweizerische Markenregister einge-
tragen.