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59_III_132

BGE 59 III 132

Bundesgericht (BGE) · 1933-01-01 · Français CH
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Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 31.

creance resultant du contrat de bail, comme ce serait le

cas, s'il s'agissait d'une poursuite en realisation des

invecta.

POU1' ces motifs, 1e Trib1tnal fediral prononce:

Le recours est admis.

31. Arrit du 19 mai 1933 dans la cause Sommer.

Les autorites de surveillance sont competentes pour annuler ou

modifier la designation d'une commission de suTveillance par

l'assemblee des creanciers, lorsque cette decision leur parait

inopportune (art. 239 LP).

Toutefois elles ne peuvent choisir les membres de la commission

que parmi les creanciers presents Oll representes a l'assembl€e

(art. 237 LP).

Die Aufsichtsbehärde ist befugt, die Bestellung eines GI ä u b i-

ger aus s c h u s ses durch die Gläubigerversammlung auf-

zuheben oder den Ausschuss anders zu besetzen, wenn sie es

für angezeigt erachtet (Art. 239 SchKG).

Sie kann jedoch nur solche Gläubiger zu Mitgliedern des Aus-

schusses ernennen, die an der Gläubigerversammlung anwesend

oder vertreten waren (Art. 237 SchKG).

La autorita di vigilanza sono competenti per annullare 0 modi-

ficare la nomina di una commissione di sorveglianza fatta

dall'assemblea dei creditori quando questa decisione loro

sembri inopportuna (art. 239 LEF).

Tuttavia esse possono designare membrii delIa commissione solo tra

i creditoripresenti 0 rappresentati all'assemblea (art. 237 LEF).

A. -

Le 11 janvier 1933, le President du Tribunal du

district de Nyon a prononce la faillite de la Distillerie du

Leman S. A., a Nyon.

Le 27 janvier, a la premiere assemblee des creanciers,

l'agent d'affaires Jean Sommer, a Nyon, disant agir au

nom de 23 creanciers, proposa de nommer une commission

de surveillance. La majoriM des creanciers presents ou

representes a l'assemblee accepta cette proposition et,

sur une nouvelle proposition de l'agent d'affaires Sommer,

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 31.

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designa MM. H. Bonnard, avocat, Cherpillod, agent de

la Banque cantonale vaudoise, et Jean Sommer, tous a

Nyon. L'agent d'affaires Genton, mandataire de la Regie

federale des Alcools, fit, seance tenante, les plus expresses

reserves au sujet de cette decision (art. 239 LP).

B. -

La Regie federale des Alcools porta plainte aupres

de l'Autorite inferieure de surveillance en vertu de

I 'art. 239 LP, demandant que le nombre des membres de

la commission de surveillance fUt porte de trois a cinq

par la nomination de M. Genton, mandataire de la Regie,

et d'une autre personne designee par le President du

Tribunal. La plaignante faisait valoir qu'elle etait la

principale creanciere de la Distillerie du Leman, qu'elle

dMendait les interets de la. Confederation, du' Canton de

Vaud et de la Commune de Nyon et qu'elle avait par

consequent le droit d'etre representee dans la commission

de surveillance.

Le President du Tribunal de N yon se rangea a cette

maniere de voir et, par decision du 8 fevrier 1933, designa

MM. Genton, mandataire de la Regie, et Albert Gervaix,

receveur de l'Etat, en qualite de membres de la commis-

sion de surveillance.

O. -

Sommer recourut contre cette decision a l'Autorite

cantonale de surveillance des offices de poursuites et de

faillites en concluant au rejet de la plainte en ce qui

concernait la commission de surveillance, la decision de

la premiere assemblee des creanciers etant maintenue.

Le recourant faisait en resume valoir ce qui suit : l'assem-

blee a eM regulierement constituee; la Regie des alcools,

ne s'etant pas opposee aux decisions prises, a perdu le

droit de se plaindre.

L'autorite cantonale de surveillance a rejete le recours

par decision du 30 mars 1933. Relativement a la ques-

tion litigieuse de la composition de la commission de

surveillance, l'autorite considere que la Regie des alcools

etant la plus importante creanciere de la socieM en

faillite, il est juste qu'elle soit. representee dans la

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Schuldootreibungs- und Konkursrecht_ Xo 31.

cOlnmission de surveillance. Elle estime que l'Etat doit

egalement y etre represente.

D. -

Sommer a recouru au Tribunal federal en concluant

a ce que le prononce de I'Autorite cantonale soit annule

« en ce qui concerne la commission de surveillance, la

decision prise au cours de la premiere assemblee des

creanciers etant maintenue». Le recourant fait observer

que sellie la question de la commission de surveillance est

encore en suspens. 11 reprend les moyens invoques devant

l'autoriM cantonale : 1. la Regie a perdu le droit de porter

plainte; 2. les autorites de surveillance ne sauraient

augmenter le nombre des membres de la commission de

surveillance d'une faillite; 3. il n'est pas non plus en

leur pouvoir de deroger a l'art. 237 al. 3 LP et de designer

M. Gervaix, une personne qui n'etait ni presente, ni

representee a l'assembIee des creanciers.

Oonsiderant en droit :

1. -

La Regie federale des alcools n'est evidemment

pas dechue de son droit de recours. Le proces-verbal de

la premiere assemblee des creanciers n'etablit nullement

que cette creanciere ait adhere expressement, soit a la

decision de designer une commission de surveillance,

soit a la nomination des membres de cette commission

(cf. JAEGER, rem. 2 ad art. 239 LP). Au contraire, le

pro ces-verbal constate que le mandataire de la Regie a

reserve formellement -

c~ qui n'etait d'ailleurs pas

necessaire -

les droits conferes par l'art. 239 LP.

2. -

Quant au fond, on ne peut refuser a l'autorite

de surveillance la facllite d'annuler ou de modifier la desi-

gnation d'une commission de surveillance, lorsque cette

decision lui parait inopportune. Cela ressort de l'art. 239

combine avec l'art. 21 LP. Le Tribunal federal admet en

jurisprudence constante (cf. JAEGER, rem. 7 et 8 ad

an. 237 et rem. 4 ad art. 239) le droit de l'AutoriM de

surveillance d'annllier completement la nomination inop-

portune d'une administration speciale. Il doit en etre

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 31

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de meme pour l'institution d'une commission de surveil-

lance (cf. JAEGER, supplt. 1915 ad art. 237). Et si la

revocation totale de la commission est possible, l'autoriM

de surveillance doit egalement pouvoir dire que la com-

mission de surveillance est mal composee parce que,

par exemple, des creanciers importants n'y sont pas

representes. En consequence, il lui appartient de faire

en sorte que leurs inMrets soient sauvegardes. L'augmen-

tation du nombre des membres de Ja commission peut

lui en fournir le moyen. L'autoriM cantonale en a use et

l'on ne saurait Ie lui reprocher. Comme cette autoriM

ex amine a nouveau les circonstances dans leur ensemble

et decide en lieu et place de I'assemblee des creanciers

dont elle exerce les attributions (cf. JAEGER, rem. 4 sur

art. 239), il convient de lui reconnaitre en outre la com-

petence pour proceder d'emblee elle-meme a la nouvelle

nomination.

Toutefois, l'autoriM cantonale est liee par l'art. 237

al. 3, aux termes duquel on choisit la commission de

surveillance parmi les « membres» de l'assemblee. Cette

redaction est maladroite. Si l'on interpretait a la lettre

le texte legal, il restreindrait, le cas echeant, d'une maniere

tout a fait inopportune le choix des membres de la com-

mission. Aussi a-t-on, dans la pratique, interprete exten-

sivement l'art. 237 al. 3 et entendu par « membres)} de

l'assemblee non selliement Ies creanciers presents, mais

encore les creanciers representes (cf. JAEGER, rem. 8 ad

art. 237). La designation du mandataire de la Regie se

revele des lors inattaquable. Quant au receveur de I'Etat,

le recourant soutient que M. Gervaix n'etait ni present,

ni represente a l'assembIee des ereanciers. Si eette alle-

gation est exacte, la designation de ce membre de la

commission serait en effet eontraire a la loi. Il y a done

lieu de renvoyer la cause a l'autoriM cantonale pour

qu'elle elucide ee point et, au besoin, procede a une autre

nomination.

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Schuldbetreibungs. und Konkursrer:ht N° 32

La ChambTe des Poursuites et des Faillites prononce:

Le recours est admis et la cause est renvoyee a l'autorite

cantonale dans le sens des motifs.

32. Entscheid vom 30. Mai 1933 i. S. lianhart-Müller.

Zulässigkeit des

« R Ü c k zug es)) ein erB e t r e i b u n g,

selbst wenn die in Betreibung gesetzte Forderung verpfändet

war und der Pfandgläubiger dem Rückzug nicht zustimmt.

Der Rückzug ist jedoch vom Betreibungsamt nur zu beachten,

wenn der betreibende Gläubiger selbst oder eine von ihm dazu

(schriftlich) ermächtigte Person ihn dem Amt zur Kenntnis

bringt; es genügt nicht, dass der Schuldner eine Urkunde

vorlegt, in welcher sich der Gläubiger dem Schuldner gegen-

über zum Rückzug verpflichtete.

La renonciation a la poursuite est valable, meme si la creance qui

en fait l'objet a eM donnoo en nantissement et si le creancier

gagiste n'y a pas donne son assentiment.

Voffice ne doit toutefois tenir compte de la renonciation que si

elle lui a 13M signifioo par le creancier lui-meme ou par une

personne en possession d'un mandat ecrit du creancier; il ne

suffit pas que le debiteur produise un acte par lequelle creancier

se serait simplement oblige envers lui arenoncer a la poursuite.

La rinuncia all'esecuzione e valida, anche quando il credito,

oggetto dell'esecuzione, e stato dato in pegno e il creditore

pignoratizio non vi lla acconsent.ito.

Tuttavia l'ufficio prendera c3iffatta rinuncia in cOl,sideTazione

solo ove gli sia stata comllllicata 0 dal creditore stesso 0 da

chi vi sia legittimato da rnandato scritto deI creditore; non

basta che il debitore produca un atto col quale il creditore si

sarebbe semplicemente ob"lig'dto -ver~o di lui a rinu.'lciare

all'csecuzione.

A. -

Am 20. August 1932 wurde dem Anton Rutzer

der Zahlungsbefehl No. 6323 für eine Forderung der

Rekurrentin von 3899 Fr. 25 Cts. nebst Zinsen zugestellt.

Da er dagegen Recht vorschlug, wurde er von der Rekur-

rentin vor Vermittleramt geladen, wo er am Vorstand vom

29. Dezember 1932 laut Protokollauszug von der in

Betreibung gesetzten und eingeklagten Forderung einen

Schuldbetreibungs. und Konkllrsrecht. Xo :i2.

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Teilbetrag von 1000 Fr. anerkannte. Nunmehr verlangte

die Rekurrentin Fortsetzung der Betreibung für 1000 Fr.,

worauf das Amt am 9. Januar 1933 die Pfändung vollzog.

B. -

Am 25. Februar 1933 führte der Schuldner Be-

schwerde wegen Rechtsverweigerung mit dem Antrag, das

Amt anzuweisen, die Verwertung sofort einzustellen; er

führte aus, das Amt weigere sich, die Betreibung einzu-

stellen, obwohl er ihm einen von der Gläubigerin am

21. Februar 1933 unterzeichneten Vergleich vorgelegt

habe, durch welchen sie sich verpflichtete, die Betreibung

No. 6323 und die Pfändung vorbehaltlos zurückzuziehen.

Die Rekurrentin machte demgegenüber geltend, der

Vergleich vom 21. Februar 1933 sei für sie gemäss Art. 21

und 28 OR unverbindlich; er sei auch deswegen anfechtbar,

weil der Pfandgläubiger, dem die in Betreibung gesetzte

Forderung seit Ende Dezember 1932 verpfändet sei, ihm

nicht zugestimmt habe.

C. -

Mit Entscheid vom 18. April 1933 hat die untere

kantonale Aufsichtsbehörde « das Begehren um Einstellung

der Betreibung geschützt)) und die obere kantonale Instanz

hat dieses Urteil im Wesentlichen aus folgenden Gründen

bestätigt: Die Gläubigerin bestreite nicht, dass sie im

Vergleich vom 21. Februar 1933 die Erklärung abgegeben

habe, die Betreibung No. 6323 zurückzuziehen; mit

dieser Erklärung habe der Schuldner Anspruch darauf

erhalten, dass das Amt vom Rückzug Vormerk nehme und

weiteren Begehren auf Fortsetzung nicht mehr Folge

leiste, da die Betreibung mit allen ihren Wirkungen

gemäss der Willenserklärung der Gläubigerin aufgehoben

worden sei. Dass der Gläubiger eine solche Erklärung

selbst auf das Amt tragen müsse, sei nirgends gesagt. Auf

die Einrede des Irrtums beim Vergleichsabschluss und

der Verpfändung der Forderung könne die Aufsichts-

behörde nicht eintreten.

D. -

Diesen Entscheid hat die Rekurrentin rechtzeitig

an das Bundesgericht weitergezogen mit dem Antrag,

ihn aufZuheben.