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54_I_207

BGE 54 I 207

Bundesgericht (BGE) · 1928-01-01 · Deutsch CH
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Staatsrecht.

auch den Religionsunterricht in Kirchberg besucht

haben, so würde dies höchstens einen gewissen Beitrag

Rickenbachs an Kirchberg für diesem daraus allenfalls

erwachsende Mehrlasten rechtfertigen, nicht die Auf-

hebung der bestehenden kirchlichen Zuteilung des

Gebietes überhaupt. Auch von einer besonderen Gefähr-

lichkeit der Wegstrecke Lampertswil-Rickenbach über-

haupt und insbesondere im Vergleich mit der Strecke

Lampertswil-Kirchberg kann nach den Ergebnissen des

Augenscheins nicht gesprochen werden. Die vereinzelten

Überfälle auf Frauen und Kinder, die in den Vernehm-

lassungen des katholischen Administrationsrates erwähnt

werden, bilden dafür umsoweniger einen Beweis, als,

wie durch den eingelegten Auszug aus dem Urteil. des

Bezirksgerichts Alttogg~nburg dargetan wird, zwei Vor-

fälle gleicher Art sich auch auf der Strassenstrecke

zwischen Lampertswil und Kirchberg ereignet haben

(unsittliche Handlungen vor Rosa Kunz und den Kindern

Hürlimann). Auch die Behauptung, dass die Bewohner

von Lampertswil seit geraumer Zeit wenn nicht aus-

schliesslich so doch überwiegend in Kirchberg und

nicht in Rickenbach zur Kirche gehen, ist durch das

Beweisverfahren nicht bestätigt worden : wenn einzelne

unter ihnen den Kirchweg nach Kirchberg vorgezogen

haben mögen, so hat doch die Einvernahme der betei-

ligten Personen, deren Zeugnis als durchaus unver-

dächtig angesehen werden darf, für die Mehrzahl eher

das Gegenteil dargetan. Es kann deshalb unerörtert

bleiben, ob dieser Tatsache überhaupt irgendwie ent-

scheidendes Gewicht hätte beigelegt werden können.

Was St. Gallen anstrebt, ist denn auch in Wirklichkeit

nicht sowohl seine Befreiung von der bestehenden

Staatsdienstbarkeit wegen Wegfalls der Voraussetzungen,

auf denen sie beruhte, als eine Neuordnung des Ver-

hältnisses aus dem anderen Grunde, dass die Vereinigung

des Hofes mit Kirchberg auch in kirchlicher Hinsicht

den Verhältnissen und Bedürfnissen der Hofbewohner

Internationales Auslieferungsrecht. N° 29.

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besser entsprechen würde (s. Ziff. 11 am Eingang der

Vernehmlassung des kath. Administrationsrates Act. 9).

Diese Erwägung kann aber für sich allein sowenig wie

der Wunsch des gegenwärtigen Hofeigentümers aus-

reichen, um St. Gallen das Recht einfachen Rücktrittes

von einer entgegenstehenden zwischenstaatlichen Ver-

pflichtung zu geben, die es einmal eingegangen, bezw~

bei Gründung des Kantons von seinem Vorfahren in

der Gebietshoheit mitübernommen hat. Ob Thurgau

allenfalls verhalten werden könnte, sich eine Ablösung

der betreffenden Staatsdienstbarkeit gegen Entschädi-

gung gefallen zu lassen, ist heute nicht zu erörtern,

weil ein solches Begehren nicht ans Recht gestellt worden

ist. Da es sich um ein interkantonales Rechtsverhältnis

. handelt, könnte auch darüber verbindlich für Thurgau

mangels einer gütlichen Einigung nur die zur Erledigung

solcher Anstände eingesetzte Bundesbehörde und nicht

das im Kanton St. Gallen zu derartigen Abkurungen

intern zuständige landeskirchliche Organ verfügen, wie

es der Administrationsrat nach den Äusserungen seines

Vertreters am Rechtstage vom 4. April 1927 anzunehmen

.scheint.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Klage wird im Sinne der Erwägungen gutgeheissen.

VIII. INTERNATIONALES AUSLIEFERUNGS-

RECHT

EXTRADITION AUX ETATS ETRANGERS

29. Arr&t du 15 juin 1928 dans la cause Pavan.

Extradition aux Etats etrangers. Crime poliiique. L'homicide,

crime de droit commun, peut constituer un crime po~itique

relatif en raison de ses mobiles, de son but et des Clrcons-

tances' dans lesqueUes il a etecommis (consid. 2).

AS 54 I _ 1928

15

208

Staatsrecht.

Le caractere politique de ce crime n'est predominant que si

l'acte est en rapport direct et etroit avec le but politique vise,

soit qu'il constitue un moyen efficace pour .atteindre ce but,

soit qu'il fasse partie integrante d'actes propres a y conduire

ou constitue un incident d'un mouvement politique general

dans lequel les parties ont recours ades moyens semblables

(consid. 5).

Il faut enfin que le dommage cause soit proportionne au

resultat eherehe (consid. 6).

A. -

Le 14 mars 1928, vers 13 heures, un homme

venait sonner a la porte de Joseph Serracchioli (123,

Boulevard Magenta, a Paris) qui ce jour-la recevait

la visite d'Angelo Savorelli. Au moment Oll ce dernier

ouvrit la porte, la personne qui avait sonne tira sur lui

trois coups de revolver. Atteint par une balle qui laboura

la masse cerebrale, Savorelli succombait sur le champ.

Les soup~ons se porterent sur Alviso Pavan, ne le

10 aout 1903 a Treviso (!talie), journaliste qui prit la

fuite aussitöt apres le meurtre et se refugia en Suisse Oll

il fut arrete le 20 mars 1928 a Birsfelden, canton de

Bäle-Campagne, sous l'inculpation d'avoir franchi sans

droit la frontiere suisse et falsifie un document en indi-

quant un faux nom sur l'avis d'arrivee destine a la police.

Pavan, interroge, reconnut qu'il Hait bien la personne

recherchee par les autorites fran~ises sous la prevention

du meurtre de Savorelli. n niait d'ailleurs avoir commis

le crime et dores et deja s'opposait a son extradition

aux autorites fran~aises.

B. -

Par note du 5 avril1928, l'Ambassade de France.

a Berne, demanda du Gouvernement federall'extradition

de Pavan poursuivi du chef d 'homicide volontaire.

'. L'Ambassade joignait a sa note un mandat d'arret

,!lecerne par le Tribunal de premiere instance du Depar-

tement de la Seine le 21 mars 1928. Le mandat expose

les faits qu'on vient de relater et cite les art. 295, 296"

297, 298, 302 et 304 du code penal fran,

proeurer quelque securite et tranquillite aux emigrants

politiques et aleurs proches. Il ne pretend pas que son

acte fut propre a amener, häter ou preparer la chute du

214

Staatsrecht.

regime fasciste en Italie; c'est son avocat qui l'a allegue

dans son memoire du 4 mai 1928. On ne voit toutefois

point c~~~e~t,l,e meurtre d'un agent fasciste qui deploie

son acbvIte aletranger pourrait contribuer a la modifi-

cation de I'ordre politique instaure en ItaHe. L'avocat

~e !'opposant invoque en vain les arrets Ragni et Campo-

rIm. Dans ces dem" cas, il s'agissait d'actes commis en

It~lie au cours de la lutte sanglante dans laquelle s'affron-

talent les partis politiques; c'etaient des incidents du

mouvem:n~ revolutionnaire general, des episodes de

guerre. clvIle. Le fascisme cherchait a s'emparer du

pouvOlr, et, l'ayant conquis, a s'y maintenir. Pour

arriver a ses fins, il a brise les resistances en recourant

au besoin, a la violence, et ses adversaires en ont fai;

autant. Les atteintes aux droits prives, qui datent de

cette periode troublee, so nt en relation directe et etroite

avec ~es visees politiques des partis. L'opposant n'a pas

fourm la preuve que l'Italie soit encore dans un etat

analogue a la guerre civile; et, en' fut-il meme ainsi

le lien entre cet etat de choses et le crime commis sur l~

personne ~e, Sa.vorelli n: serait pas assez etroit pour que

:a conne~lt~ ?lrecte eXIgee par la jurisprudence puisse

etre conSlderee comme existante. L'acte n'a pas ete

pe,~etr~ en, Italie a l'o?casion de troubles' politiques, il

a ete prepare et accomph en France, par un individu isole

soit loin du pays et en marge du combat des faseistes e;

des antifascistes. Refuser l'extradition aurait pour conse-

quence. de pe~ettre aces adversaires politiques de

poursmvre aletranger leurs menees et leurs actes de

terrorisme. Or, la Suisse ne saurait y preter la main en

accordant asile aux auteurs de pareils actes, de meme

qu'elle ne saurait toIerer qu'on transporte chez elle cette

lutte qui se livre avec des armes illegales.

6: -

Pour que, d'apres la jurisprudence, l'eIement de

drOlt commun ne l'emporte pas sur le caractere politique

du deIit, il faut en outre que le dommage cause soit

proportion ne au resultat cherche, de teIle sorte que,

Internationales Auslieferungsrecht. 1\0 29.

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« bien qu'illegitimes, les atteintes aux droits prives

apparaissent comme excusables» (RO 50 I p. 259;

34 I, p. 572/3).

L'homicide -

assassinat ou mem'tre -

est un des

crimes les plus odieux. Il ne peut s'expliquer et, le cas

echeant, s'excuser que s'il constitue l'ultime moyen de

proteger les interets superieurs de l'humanite. (Voir

Message du Conseil fMeral du 9 juin 1890, d. Feuille

officielle fMerale 1890 vol. III p. 215 et suiv.; WALKER

Über politische Verbrechen und das Asylrecht, Zeit~

schrift für öffentliches Recht, vol. IV p. 343 et suiv.;

RO 27 I p. 67/86; 34 I p. 548 et 573). Or, l'acte de

Pavan n'apparait pas comme l'unique et dernier moyen

de mettre les refugies politiques italiens et leurs proches

a l'abri du service d'espionnage fasciste. Des journaux

verses au debat par l'avocat de l'opposant, il resulte

que l'antifasciste Giannini a fourni a la police fran!;aise

des informations sur l'activite de Serracchioli et de

Savorelli. Pavan en avait connaissance, puisque, a son

dire, ces articles de journaux I'ont precisement pousse

a commettre l'homicide. Sans attendre le resultat de

l'enquete des autorites, il prit quelques jours plus tard

la resolution de « juger » Serracchioli. Cette decision est

d'autant moins comprehensible et excusable que l'atti-

tude des autorites fran!;aises a d'autres occasions (p. ex.

l'affaire Garibaldi) n'etait nullement dc nature a faire

supposer que la France tolererait sur son territoire les

agissements d'espions et d'agents provocateurs fascistes.

L'opposant releve lui-meme que le gouvernement franc;ais

s'est refuse a dissoudre les organisations antifascistes

(v. p. 210 ci-dessus). Pavan eut certes ete mieux inspire et

eut mieux servi la cause des fugitifs italiens en suivant

les voies legales qu'en s'erigeant en justicier et en recou-

rant aux moyens terroristes qui, l'experience le prouve,

vont le plus souvent a fin contraire du but vise.

En l'espece, l'extradition doit etre accordee avec

d'autant moins d'hesitation qu'elle n'est pas demandee

216

Staatsrecht.

par l' !talie, OU les opinions antifascistes de Pavan

risqueraient de constituer une circonstance aggravante~

mais par la France, dont les tribunaux offrent toutes

garanties d'impartialite et sauront tenir compte des

motifs politiques desinteresses auxquels l'inculpe pretend

avoir obei.

.

Par ces molils, le Tribunal /ideral

ecarte l'opposition formee par Alvise Pavan et accorde

l'extradition demandee par la France.

IX. STAATSVERTRÄGE

TRAITES INTERNATIONAUX

30. 'Orteil vom a9. Juni 19a5 i. S. Epp gegen St. Gallen.

1. Art. 87 Abs. 2 OG : Zivilrechtliche Beschwerde in Gerichts-

standsfragen (Erw. 1).

2. Art. 5 : Gerichtsstandsvertrag mit Frankreich : Zuständig-

keit der schweizerischen Heimatbehörden eines in Frank-

reich verstorbenen Erblassers zur Aufnahme des öffentlichen

Inventars (Erw. 2).

A. -

Am 16. Dezember 1927 verstarb in Paris Eugen

Heinrich Epp unter Hinterlassung einer Witwe (der

heutigen Rekurrentin), zweier Schwestern und von vier

Nachkommen eines vorverstorbenen Bruders. Der Erb-

I asser hatte ein Testament errichtet, in welchem er seine

leiblichen Erben auf den Pflichtteil herabsetzte. Dieses

Testament wurde am 10. Januar 1928 vom Waisenamt

S1. Gallen eröffnet und den gesetzlichen Erben, mit

Einschluss der Rekurrentin, in Abschrift zugestellt.

Am 10. Januar 1928 verlangte eine der Schwestern des

Erblassers die Aufnahme eines öffentlichen Inventars

über dessen Nachlass. Das Bezirksamt St. Gallen ent-

sprach diesem Begehren nach Unterhandlung mit der

Staatsverträge. N° 30.

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schweizerischen Gesandtschaft in Paris und veröffent-

lichte am 8. Februar 1928 im Amtsblatt und in den

st. gallischen Tagesblättern die öffentliche Inventar-

aufnahme und den Rechnungsruf.

Zugleich ersuchte

das Amt die schweizerische Gesandtschaft in Paris,

auch dort für die Durchführung des öffentlichen Inven-

tars besorgt zu sein.

Dagegen beschwerte sich die Rekurrentin am 23. Fe-

bruar 1928 beim Regierungsrat von St. Gallen mit dem

Begehren um Einstellung des Inventarverfahrens über

den Nachlass ihr es verstorbenen Ehemannes. Der Re-

gierungsrat wies aber am 3. April 1928 die Beschwerde

ab mit der Begründung : Die Beantwortung der Frage,

ob das Bezirksamt St. Gallen zur Anordnung des öffent-

lichen Inventars über den Nachlass des Epp zuständig

sei, entscheide sich in erster Linie nach den Bestim-

mungen des französisch-schweizerischen Gerichtsstands-

vertrages vom 15. Juni 1869. Nach dessen Art. 5 sei die

Erbschaft eines in Frankreich verstorbenen Schweizers

an seinem Heimatort zu eröffnen. Damit seien aber die

Heimatbehörden für die Vornahme aller den Gang des

Erbteilungsverfahrens beeinflussenden amtlichen Hand-

lungen zuständig. Die Erbschaft eines in Frankreich

verstorbenen Schweizers unterstehe in ihrer Gesamtheit

dem heimatlicheu Recht und der Zuständigkeit der

heimatlichen Behörden. Epp sei St. Galler Bürger ge-

wesen. Die Kompetenz des Bezirksamtes St. Gallen zum

Erlass des öffentlichen Inventars über dessen Nachlass

sei damit gegeben.

Nach Art. 28 Ziff. 2 NAG unterständen die im Ausland

wohnenden Schweizer, wenn sie nach Massgabe der

ausländischen Gesetzgebung dem ausländischen Recht

nicht unterworfen seien, dem Recht und der Gerichts-

barkeit des Heimatkantons.

Infolge des bestehenden

Staatsvertrages seien die Schweizer in Frankreich inbezug

auf ihre erbrechtlichen Verhältnisse nicht dem fran-

zösischen Rechte unterworfen. Es gelte demnach nach