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54_I_139

BGE 54 I 139

Bundesgericht (BGE) · 1928-01-01 · Deutsch CH
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138 Staatsrecht. Art. 69 der geltenden zugesichert worden ist. Diese Voraussetzung trifft jedoch offenbar nicht zu. Die Wah- rung weitergehender Rechte, die den Versicherten durch dIe frühern Statuten zugesichert worden sind, kann nicht darin bestehen, dass das in diesen Statuten enthaltene objektive Recht für die bisherigen Versicherten unbe- schränkt weiter gelten soll, soweit es ihnen jeweilen je nach ihren Verhältnissen günstiger ist als das neue. Indem Art. 69 der geltenden Statuten von der Wahrung von zug es ich e r te n Re c h te n spricht, gibt er zu erkennen, dass es sich dabei nur um subjektive Rechte handelt, die einem Versicherten - wenigstens bedingt, im Sinne einer Anwartschaft - auf Grund der alten Statuten zur Zeit ihrer Geltung bereits zustanden. Die Revision dieser Statuten erfolgte zum Zwecke der Anpasssung des Kassenrechts an veränderte Verhält- nisse oder Anschauungen; es ist daher klar, dass grund- sätzlich die neuen Statuten vom Zeitpunkt ihres Inkraft- tretens an die Rechtsverhältnisse der Kasse mit ihren Mitgliedern regeln müssen UIld sich elne-A.usnahmevon diesem Grundsatz im allgemeinen nur insofern recht- fertigen kann, als der Schutz bereits erworbener sub- jektiver Rechte in Frage kommt. Dass nun der Ehemann der Klägerin vor dem Inkrafttreten der neuen Statuten, als er noch gar nicht mit ihr verheiratet war, kein be- dingtes Recht oder keine Anwartschaft darauf hatte, dass ihr nach seinem Tode die volle Witwenpension zukomme, kann nicht zweifelhaft sein. Die Anwendung des Art. 32 Abs. 1 der neuen Statuten ist auch im vor- liegenden Falle nicht unbillig; denn die Klägerin und ihr Ehemann mussten bei ihrer Heirat wissen oder damit rechnen, dass jene nach der genannten, damals schon geltenden Statutenbestimmung allenfalls nur die Hälfte der 'Vitwenpension beanspruchen könne. Schon die alten Statuten bestimmten in Art. 52, dass die Vorschriften des Art. 28 Abs. 1 und 2 über die Herabsetzung und den Wegfall der 'Vitwenpension für von den Bundesbahnen Organisation der Bundesrechtspflege. N° 23. 139 übernommene versicherte Aktivmitglieder dann keine Geltung hätten, wenn diese zur Zeit der Übernahme verbeiratet waren und die Ehe zur Zeit des Inkraft- tretens der Statuten noch bestand. Für solche unter ihnen, die sich infolge Auflösung ihrer Ehe nach diesem Zeitpunkt nochmals verehelichten oder vorher überhaupt nicht verheiratet waren, galten demnach die erwähnten neuen Bestimmungen über die Einschränkung der Witwenpension. Das lässt ebenfalls darauf schliessen, dass Art. 69 der Statuten von 1921 das bisherige Recht über die Witwenpension nicht solchen Ehegatten zugute kommen lassen will, die sich erst nach ihrem Inkraft- treten verheiratet haben. Demnach erkennt das Bundesgericht: Die Klage wird abgewiesen. XII. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE ORGANSATION JUDICIAIRE FEDERALE

23. Ardt du 4 mai 1928 dans la cause Commission officielle de proteetion des mineurs du ca.nton de Geneve contre Autorite ca.ntona.1e de surveilla.nce des tutelles. N'a pas qualite pour former un recours de droit publie au Tribunal federal l'autorite instituee par le Canton pour assurer l'accomplissement des Hiehes imposees a la commu- naute par le CCS en matiere de tutelle. A. - Par requ~te du 21 novembre 1927, la Commis- sion recourante a demande a l' Autorite tutelaire cantonale de prononcer la decheance de la puissance paternelle de dame Winz, divorcee Menoud, sur sa fillette Henriette- 140 Staatsrecht. Marie (art. 283 et 285 CCS). La Chambre des tutelIes de Geneve a, par ordonnance du 10 janvier 1928, deboute Ia requerante, mais a retire au pere la garde d'un autre enfant, Anne-Leontine. Sur reeours de dame Winz, l' Autorite cantonale de surveillance des tutelIes a, par decisiondu 11 fevrier 1928, annule le prononee de rAuto- rite tutelaire par le motif que cette instance etait incom- petente pour connaitre d'une demande en decheanee dirigee contre un epoux divorce auquelle juge a attribue la puissance paternelle sur un enfant. B. - La Commission officielle de protection des mi- neurs a forme au Tribunal federal un reeours de droit public fonde sur l'art. 4 Const. fed. Elle conelut a l'annu- lation de ladecision du 11 fevrier 1928 et dit avoir qua- lite pour agir parce que, investie de la capacite juridique, elle est un organe charge par la loi genevoise d'introdue- tion du CCS (art. 21) d'obtenir de l'Autorite tutelaire les mesures prevues par les art. 283 et suivants CCS. Considirant en droit : . que la loi genevoise du 19 octobre 1912 sur la protec- tion des mineurs, « pour faciliter a l' Autorite tutelaire l'application des art. 283 et suivants CCS », a institue une Commission officielle de protection des mineurs qui pos- sede la personnalite juridique et qui peut notamment intenter l'action en decheance de la puissance paternelle {art. 1 et 2) ; . que, par les motifs indiques dans l'am~t du Tribunal federal du 26 octobre 1923 en la cause Bezirksral Zürich eontre Geissmann (RO 49 I p. 461 et sv.), la qualite pour exercer le present reeours de droit public n'appartient pas a ladite Commission ; qu'a teneur de l'art. 178 eh. 2 OJF, le recours de droit publie ne peut etre forme que par les personnes physiques et les personnes juridiques (particuliers et corporations) « lesees par des decisions ou arretes qui les concernent personnellement ou qui sont d'une portee generale » ; Organisation der Buu!lesrechtspflege. N° 23. 141 que si. a la verite, la Commission officielle de protection des mineurs a la capacite juridique, la personnalite morale ne lui a ete conferee que pour lui permettre d'ester en jnstice et lni faciliter l'accomplissement de sa mission; qn'elle n'en reste pas moins une autorite auxiliaire, dotee d'une partie de la souverainete et des attributions de fEtat pour assurer l'execution judicieuse des hiches impo- sees par le CCS ala communaute, en matiere de tutelle, et ne constitue pas une corporation de droit pubIic selon l'art. 178 eh. 2 CJF ; que e'est uniquement dans la mesure oula Commission aurait pouvoir d'agir comme organe de I'Etat au nom de celui-ci qu'elle aurait qualite egalement pour exercer le droit de l'Etat de former un recours de droit public contre une decision « qui le concerne personnellement I), mais que cette hypothese ne se rencontre pas ici, I'Etat n'etant pas lese dans ses droits ou interets individuels en tant que corporation de droit public ; que l'on ne peut pas dire non plus que la Commission ait qualite pour recourir parce qu'elle representerait le mineur; que la Commission defend assurement les interets de l'enfant et agit en consequence pour l'enfant, mais qu'elle n'agit pas au nom de l'enfant, qui est l'objet de la mesure protectrice prise a son egard par l'autorite ; le Tribunal jediral n'entre pas en m~tiere sur le recours. Vgl. auch Nr. 17. - Voir aussi N° 17. OFDAG Offset-, formular- und Fotodruck AG 3000 Sem