Volltext (verifizierbarer Originaltext)
230
Schuldbetreibungs- und I{onkursrecht. N° 52.
Es ist richtig, dass gemäss Art. 96 Abs. 2 SchKG
Verfügungen des Schuldners über gepfändete Vermögens-
stücke ungültig sind, soweit dadurch die aus der Pfän-
dung erwachsenen Rechte verletzt werden, dies jedoch
nur unter Vorbehalt der Wirkungen des Besitzerwerbes
durch gutgläubige Dritte. Aus dieser letztgenannten
Einschränkung folgt somit, dass auch solche Dritte,
die erst n ach erfolgter Pfändung in den Besitz eines
Pfändungsobjektes gelangt sind, einen Anspruch auf
die Durchführung des Widerspruchsverfahrens besitzen,
sofern sie behaupten, bei der Übernahme im guten Glau-
ben gewesen zu sein; und es ist dann im Bestreitungs-
falle Sache des Richters zu entscheiden, ob der gute
Glaube tatsächlich vorhanden war. Allerdings hat das
Bund,esgericht in einem' neueren Entscheide (vgI. BGE
54 IU S. 33 f. Erw. 2) festgestellt, dass ein während der
Pendenz des Widerspruchsverfahrens erfolgter Verkauf
des betreffenden Pfändungsobjektes an einen Dritten,
wenn dieser Dritte schon vorher von der Pfändung
Kenntnis hatte, nicht zu hindern verlT!öge, dass das
bezügliche Objekt, nachdem die dem ursprünglichen
Anspreeher gemäss Art. 107 SchE:G gesetzte Frist unbe-
nützt verstrichen sei, verwertet werde, d. h. dass ein
solcher Käufer nicht die Einleitung eines neuen Wider-
spruchsverfahrens ihm gegenüber verlangen könne.
Diese zur Verhütung unredlkher Machenschaften an-
erkannte Regel gilt jedoch nur dann, wenn die Über-
zeugung, dass der betreffende Drittansprecher schon
vor der auf ihn erfolgten übertragung über die beste-
hende Pfändung orientiert war, sich den Betreibungs-
behörden in unzweifelhafter Weise und ohne dass hier-
über komplizierte und weitläufige Erhebungen anzu-
stellen waren (wozu sich das Betreibungsverfahren
seiner ganzen Struktur nach gar nicht eignet) geradezu
aufdrängt.
Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 53.
231
53. Arlit du Slaott 1928 dans Ia cause Bome WuUleret.
Celui qui, en raison d'une somme versee pour son compte
au failli par un tiers, pretend avoir une creance contre ~e
faiIli, doit proceder par voie d'intervention et non par VOle
de revendication.
La revendication d'une somme d'argent pour Iaquelle un tiers
est intervenu dans la faillite comme creancier peut etre
interpretee par l'administration de la faillite comme une
contestation de la creance produite et conduire au rejet de
Ia production (Art. 248 LP).
Wer eine Forderung gegen den Gemeinschuldner daraus her-
leitet dass für seine Rechnung ein Dritter Geld beim Ge-
mein~chuldner einbezahIt habe, hat eine Konkursforderung
anzumelden und nicht eine Eigentumsansprache bezüglich
der vom Dritten angemeldeten Konkursforderung .. Indessen
kann eine f-olche Eigentumsansprache als Bestreitung der
vom Dritten angemeldeten Konkursforderung angesehen
werden und die Konkursverwaltung zur Abweisung der-
selben veranlassen (Art. 248 SchKG).
Chi pretende che gli spetta . una somma da un terzo versa~a
, al fallito, deve insinuare 1a sua pretesa e non proc.edere In
via di rivendicazione.
La rivendicazione di una somma in contanti, per la quale u~
terzo e intervenuto nel fallimento come creditore, p1l0
essere interpretata dall'amministrazione come una con-
testazione deI ~redito insinuato che essa qumdi, a1 caso,
potra respingere (Art. 248 LEF).
A. -
Le 6 juin 1922, l'hoirie recourante est intervenue
dans Ia faillite de la Societe Hoffmann & Oe, banquiers
a Fribourg. L'etat de collocation fut depose Ie 27 octobre
1923 avec avis du delai de 10 jours pour former oppo-
sition.Cet etat indique sous N0 28: (Creanciers, cause
de Ia creance: Hoirie Charles de 'Vuilleret, Fribourg
et Paris. Compte courant, valeur 4. IV. 1922, montant
de Ia production: 7083 fr. 40; montant a~mis, p~r
l'administration: 7083 fr. 40; montant admls defim-
tivement: 7083 fr. 40» et dans Ia colonne « observa-
tions »:
« Revendique par l'Etat de Fribourg.» En
effet le 7 fevrier 1923, le Procureur general du canton
de Fribourg avait ecrit a l'office des faillites:
({ Au
232
Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N°. 53.
nom de l'Etat de Fribourg j'ai l'honneur de vous aviser
que les hoirs Wuilleret ont depose ä: la banque Hoff-
mann un ~ontant de 7000 fr. pour un legs fait ä: l'Etat
par M. Charles Wuilleret defunt. Ce montant estpar-
faitement reserve et mis ä: part dans hi comptabilite
Hoffmann; les hoies Wuilleret ne le contestent pas
Nous le revendiquons ...... »
Le tableau de distribution provisoire, depose en jan-
vier 1927, prevoit une distribu.tion de 58 % et porte sous
No 28: «Hoirie Ch. Wuilleret, Fribourg. Production :
7083 fr. 40, somme admise: 7083 fr. 40. Dividende:
4108 fr. 35 » et dans la colonne « observations »: « Paye
ä: la Recette ». Le 16 mars 1927, l'avocat de l'hoirie
invita l'administration de la faillite ä: lui remettre une
assignation sur la Banq!le de I'Etat, lui pennettant de
toucher le dividende de 58 % afferent ä: la creance de
7083 fr. 40. Et par lettre adressee ä: l'admnistrateur
le 24 mars, le m~meavocat contestait le droit de l'Etat
audit dividende. Le 27 avril il reclamait ä: nouveau le
paiement des 4108 fr. 35. Le 7 janvier 1928, l'adminis-
trateur de la faillite versa neanmoins ä: la Recette gene-
rale ledit montant contre quittance portant la mention :
« Legs de M. Ch~rles Wuilleret.-» L'hoirie ayant exige
derechef le paiement du divideude le 28 mars 1928,
l'administrateur s'y refusa oralement le 30 mars.
B. -
Le 2 avrill928, les heritiers de Charles Wuilleret
ont porte plainte ä: I'Autorite' de surveillance des offices
de poursuite et de faillite du canton de Fribourg en
concluant ä: l'annulation de la decision du 30 mars et a
ce qu'il soit ordonne a l'administrateur de la faHlite :
de tenir a la disposition de l'avocat Dupraz, manda-
taire des recourants, au nom de qui il agit, au bureau
de l'administrateur de la masse et en especes le montant
de 4108 fr. 35, dividende provisoire de 58% afferent
a la creance de 7083 fr. 40 de l'hoirie, colloquee detini-
tivement dans la faHlite Hoffmann & Oe, selon avis
de depötdu tableau de distribution, du 10 jimvier 1027,
Schuldbetre!bungs- und· Konkursrecht. N° 53.
233
que cette mise ä disposition intervienne dans un deIai
de deux jours des la communication de la decision de
la Chambre sur la pre~ente plainte, le dividende devant
etre envoye au soussigne par la poste sous deduction des
frais, s'il· n'est pas preleve a l'expiration du delai de
deux jours, cette mise ä disposition ne devant pas
dependre de la restitution des sommes versees par
Me Seydoux sans droit a l'Etat de· Fribourg.
L'iustance cantonale a admis la plainte dans ce sens
qu'elle a invite l'administrateur de la faHlite Hoffmann
& Oe a consigner le dividende litigieux de 4108 fr. 35,
l'Etat devant fournir ä l'administrateur cette somme,
sous reserve de ses droits eventuels au dividende.
Cette decision est motivee en resurne comme suit :
On est dans l'hypothese OU un tiers, I'Etat de Fribourg,
prHend etre l'ayant droit, le veritable titulaire d'une
creance pour laquelle une autre personne, l'hoirie, est
intervenue dans la faillite. Ce conflit' ne saurait ~tre
tranche par les autorites de poursuite, il ressortit au juge.
Jusqu'ä. droit connu, la masse ne peut verser le dividende
ni a l'une ni a l'autre des personnes en cause, elle doit
se liberer en consignant le montant litigieux.
C. -
Les hoirs de Ch. Wuilleret ont recouru contre
cette decision au Tribunal federal, en reprenant les
conclusions de lenr plainte au 2 avril 1928.
Considerant en droit:·
L'Etat de Fribourg n'est pas intervenu dans la faillite
comme creancier du legs de 7000 fr., et il n'a pas He
colloque comme tel. L'Etat ne prHend pas, d'autre part,
avoir droit au dividende afferent ä. la creance colloquee
au nom des heritiers recourants, par le motif qu'une fois
l'etat de collocation devenu detinitif, il aurait ete subroge
aux droits des creanciers colloques. Sa these consiste
a soutenir qu'il est directement creancier de la banque
eil faillite parce que les 7000 fr. en question auraient
ete deposes aupres dudit etablissement en paiement
234
Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 53.
d'un legs fait a l'Etat par Ch. Wuilleret, depöt qui
aurait conf{m~ une creance directe au U~gataire contre
la banque. L'Etat a cru devoir faire valoir cette pre-
tention en revendiquant la somme de 7000 fr. Mais a
tort. Si sa these etait juste, il aurait du faire valoir sa
creance par voie de production et en demander la collo-
cation. Il n'y avait pas matiere a revendication, celle-ci
ne pouvant avoir pour objet que des biens en possession
de la masse; les creances contre le failli ne peuvent
donner lieu qu'a une intervention et une collocation a
titre de creanciers de la masse (v. JAEGER, notes 4 et 6
sur art. 197 LP). La revendication de l'Etat n'avaitdonc
pratiquement aucune portee, de meme la mention
de cette revendication dans l'etat de collocation.
Les hoirs Wuilleret ayant produit une creance de
7083 fr. 40 dans la faillite, l'administration devait
examiner le bien-fonde de cette production, et dans cet
examen elle aurait pu tenir compte de la revendication
formuIee par l'Etat, en l'interpretent dans ce sens que
le revendiquant contestait la creance des hoirs WuiIleret.
Si l'administration partageait cette maniere de yoir,
elle aurait du ecarter la production des recourants.
Elle n'en arien fait. Au. contraire, elle a admis l'inter-
vention et a colloque definitivement le creance pro-
duite. L'etat de collocation, passe en force, reconnait
les heritiers de Ch. 'VuiIIel:et comme creanciers de la
masse en failIite.
Cet etat de collocation constitue en faveur des recou-
rants un titre equivalent a un jugement et leur donne
envers l'administration de la faillife le droit d'exiger le
paiement du dividende provisoire de 58 %, sans egard
a la pretention de I'Etat qui tend en realite a remettre
en question l'etat de collocation devenu inattaquable
et a faire declarer que la creance a ete inscrite a
tort au nom des recourants, ·le veritable titulaire etant
l'Etat.
Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 54.
235
Par ces motits,
la Chambre des Poursuites et des Faillites
declare le recours bien fonde, annule la decision attaquee
et admet les conclusions de la plainte du 2 avril 1928.
54. Auszug aus dem Entscheide vom 1a. September 19a8
i. S. Hürlimann.
Loh n p f ä n dun g,
B e r e c h nun g
des
E x i -
s t e n z m i n i m ums.
S c h K GAr t. 9 3.
Die Betreihungsbehörden haben diejenigen Elemente, die
für die Festsetzung der dem Betreibungsschuldner als
unpfändbar zu belassenden Lohnquote von Bedeutung sind,
von Amt e s weg e n zu' eruieren.
Ein von der Ehefrau des Betreibungsschuldners in die Ehe
gebrachtes une hel ich e sKi n d ist als zur {(Familie .>
des Betreibungsschuldners gehörig zu zählen, wem' es
von diesem in die Familiengemeinschaft aufgenommen
worden ist. Dessen Unterhaltskosten sind daher bei der
Berechnung des Existenzminimums des Betreibungsschuld-
ners mitznberücksichtigen. Doch hat sich der Betreibungs-
schuldner diejenigen Beträge anrechnen zu lassen, die er
vom ausserehelichen Vater des Kindes oder allenfalls von
der bezüglichen Armenbehörde effektiv bezieht.
Saisie de salaire. Calcul de La quollt!! insaisissable. Art. 93 LP.
Les preposes aux poursuites doivent faire d'office les investi-
gations voulues po ur determiner la qualite insaisissable
du salaire du debiteur.
L'enfant illegitime de la feInme du debiteur fait partie de
la « famille » de ce dernier si le debiteur a accueilli l'enfant
dans son menage. Les frais d'entretien de l'enfant entrent
alors en ligne de compte dans le calcul du montant insaisis-
sable; par contre le prepose doit aussi prendre eu conside-
ration la somme que le debiteur re!:oit effectivement du
pere naturel de l'enfant ou, le cas echeant, de l'assistance.
Pignoramento di salari. -
Minimo pignorabile. Art. 93 LEF.
Gli ufficiali di esecuzione debbono procedere d'uflicio alle
indagini necessarie per determinare la quota di salario
impignorabile.