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54_III_231

BGE 54 III 231

Bundesgericht (BGE) · 1928-01-01 · Deutsch CH
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Schuldbetreibungs- und I{onkursrecht. N° 52.

Es ist richtig, dass gemäss Art. 96 Abs. 2 SchKG

Verfügungen des Schuldners über gepfändete Vermögens-

stücke ungültig sind, soweit dadurch die aus der Pfän-

dung erwachsenen Rechte verletzt werden, dies jedoch

nur unter Vorbehalt der Wirkungen des Besitzerwerbes

durch gutgläubige Dritte. Aus dieser letztgenannten

Einschränkung folgt somit, dass auch solche Dritte,

die erst n ach erfolgter Pfändung in den Besitz eines

Pfändungsobjektes gelangt sind, einen Anspruch auf

die Durchführung des Widerspruchsverfahrens besitzen,

sofern sie behaupten, bei der Übernahme im guten Glau-

ben gewesen zu sein; und es ist dann im Bestreitungs-

falle Sache des Richters zu entscheiden, ob der gute

Glaube tatsächlich vorhanden war. Allerdings hat das

Bund,esgericht in einem' neueren Entscheide (vgI. BGE

54 IU S. 33 f. Erw. 2) festgestellt, dass ein während der

Pendenz des Widerspruchsverfahrens erfolgter Verkauf

des betreffenden Pfändungsobjektes an einen Dritten,

wenn dieser Dritte schon vorher von der Pfändung

Kenntnis hatte, nicht zu hindern verlT!öge, dass das

bezügliche Objekt, nachdem die dem ursprünglichen

Anspreeher gemäss Art. 107 SchE:G gesetzte Frist unbe-

nützt verstrichen sei, verwertet werde, d. h. dass ein

solcher Käufer nicht die Einleitung eines neuen Wider-

spruchsverfahrens ihm gegenüber verlangen könne.

Diese zur Verhütung unredlkher Machenschaften an-

erkannte Regel gilt jedoch nur dann, wenn die Über-

zeugung, dass der betreffende Drittansprecher schon

vor der auf ihn erfolgten übertragung über die beste-

hende Pfändung orientiert war, sich den Betreibungs-

behörden in unzweifelhafter Weise und ohne dass hier-

über komplizierte und weitläufige Erhebungen anzu-

stellen waren (wozu sich das Betreibungsverfahren

seiner ganzen Struktur nach gar nicht eignet) geradezu

aufdrängt.

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 53.

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53. Arlit du Slaott 1928 dans Ia cause Bome WuUleret.

Celui qui, en raison d'une somme versee pour son compte

au failli par un tiers, pretend avoir une creance contre ~e

faiIli, doit proceder par voie d'intervention et non par VOle

de revendication.

La revendication d'une somme d'argent pour Iaquelle un tiers

est intervenu dans la faillite comme creancier peut etre

interpretee par l'administration de la faillite comme une

contestation de la creance produite et conduire au rejet de

Ia production (Art. 248 LP).

Wer eine Forderung gegen den Gemeinschuldner daraus her-

leitet dass für seine Rechnung ein Dritter Geld beim Ge-

mein~chuldner einbezahIt habe, hat eine Konkursforderung

anzumelden und nicht eine Eigentumsansprache bezüglich

der vom Dritten angemeldeten Konkursforderung .. Indessen

kann eine f-olche Eigentumsansprache als Bestreitung der

vom Dritten angemeldeten Konkursforderung angesehen

werden und die Konkursverwaltung zur Abweisung der-

selben veranlassen (Art. 248 SchKG).

Chi pretende che gli spetta . una somma da un terzo versa~a

, al fallito, deve insinuare 1a sua pretesa e non proc.edere In

via di rivendicazione.

La rivendicazione di una somma in contanti, per la quale u~

terzo e intervenuto nel fallimento come creditore, p1l0

essere interpretata dall'amministrazione come una con-

testazione deI ~redito insinuato che essa qumdi, a1 caso,

potra respingere (Art. 248 LEF).

A. -

Le 6 juin 1922, l'hoirie recourante est intervenue

dans Ia faillite de la Societe Hoffmann & Oe, banquiers

a Fribourg. L'etat de collocation fut depose Ie 27 octobre

1923 avec avis du delai de 10 jours pour former oppo-

sition.Cet etat indique sous N0 28: (Creanciers, cause

de Ia creance: Hoirie Charles de 'Vuilleret, Fribourg

et Paris. Compte courant, valeur 4. IV. 1922, montant

de Ia production: 7083 fr. 40; montant a~mis, p~r

l'administration: 7083 fr. 40; montant admls defim-

tivement: 7083 fr. 40» et dans Ia colonne « observa-

tions »:

« Revendique par l'Etat de Fribourg.» En

effet le 7 fevrier 1923, le Procureur general du canton

de Fribourg avait ecrit a l'office des faillites:

({ Au

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Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N°. 53.

nom de l'Etat de Fribourg j'ai l'honneur de vous aviser

que les hoirs Wuilleret ont depose ä: la banque Hoff-

mann un ~ontant de 7000 fr. pour un legs fait ä: l'Etat

par M. Charles Wuilleret defunt. Ce montant estpar-

faitement reserve et mis ä: part dans hi comptabilite

Hoffmann; les hoies Wuilleret ne le contestent pas

Nous le revendiquons ...... »

Le tableau de distribution provisoire, depose en jan-

vier 1927, prevoit une distribu.tion de 58 % et porte sous

No 28: «Hoirie Ch. Wuilleret, Fribourg. Production :

7083 fr. 40, somme admise: 7083 fr. 40. Dividende:

4108 fr. 35 » et dans la colonne « observations »: « Paye

ä: la Recette ». Le 16 mars 1927, l'avocat de l'hoirie

invita l'administration de la faillite ä: lui remettre une

assignation sur la Banq!le de I'Etat, lui pennettant de

toucher le dividende de 58 % afferent ä: la creance de

7083 fr. 40. Et par lettre adressee ä: l'admnistrateur

le 24 mars, le m~meavocat contestait le droit de l'Etat

audit dividende. Le 27 avril il reclamait ä: nouveau le

paiement des 4108 fr. 35. Le 7 janvier 1928, l'adminis-

trateur de la faillite versa neanmoins ä: la Recette gene-

rale ledit montant contre quittance portant la mention :

« Legs de M. Ch~rles Wuilleret.-» L'hoirie ayant exige

derechef le paiement du divideude le 28 mars 1928,

l'administrateur s'y refusa oralement le 30 mars.

B. -

Le 2 avrill928, les heritiers de Charles Wuilleret

ont porte plainte ä: I'Autorite' de surveillance des offices

de poursuite et de faillite du canton de Fribourg en

concluant ä: l'annulation de la decision du 30 mars et a

ce qu'il soit ordonne a l'administrateur de la faHlite :

de tenir a la disposition de l'avocat Dupraz, manda-

taire des recourants, au nom de qui il agit, au bureau

de l'administrateur de la masse et en especes le montant

de 4108 fr. 35, dividende provisoire de 58% afferent

a la creance de 7083 fr. 40 de l'hoirie, colloquee detini-

tivement dans la faHlite Hoffmann & Oe, selon avis

de depötdu tableau de distribution, du 10 jimvier 1027,

Schuldbetre!bungs- und· Konkursrecht. N° 53.

233

que cette mise ä disposition intervienne dans un deIai

de deux jours des la communication de la decision de

la Chambre sur la pre~ente plainte, le dividende devant

etre envoye au soussigne par la poste sous deduction des

frais, s'il· n'est pas preleve a l'expiration du delai de

deux jours, cette mise ä disposition ne devant pas

dependre de la restitution des sommes versees par

Me Seydoux sans droit a l'Etat de· Fribourg.

L'iustance cantonale a admis la plainte dans ce sens

qu'elle a invite l'administrateur de la faHlite Hoffmann

& Oe a consigner le dividende litigieux de 4108 fr. 35,

l'Etat devant fournir ä l'administrateur cette somme,

sous reserve de ses droits eventuels au dividende.

Cette decision est motivee en resurne comme suit :

On est dans l'hypothese OU un tiers, I'Etat de Fribourg,

prHend etre l'ayant droit, le veritable titulaire d'une

creance pour laquelle une autre personne, l'hoirie, est

intervenue dans la faillite. Ce conflit' ne saurait ~tre

tranche par les autorites de poursuite, il ressortit au juge.

Jusqu'ä. droit connu, la masse ne peut verser le dividende

ni a l'une ni a l'autre des personnes en cause, elle doit

se liberer en consignant le montant litigieux.

C. -

Les hoirs de Ch. Wuilleret ont recouru contre

cette decision au Tribunal federal, en reprenant les

conclusions de lenr plainte au 2 avril 1928.

Considerant en droit:·

L'Etat de Fribourg n'est pas intervenu dans la faillite

comme creancier du legs de 7000 fr., et il n'a pas He

colloque comme tel. L'Etat ne prHend pas, d'autre part,

avoir droit au dividende afferent ä. la creance colloquee

au nom des heritiers recourants, par le motif qu'une fois

l'etat de collocation devenu detinitif, il aurait ete subroge

aux droits des creanciers colloques. Sa these consiste

a soutenir qu'il est directement creancier de la banque

eil faillite parce que les 7000 fr. en question auraient

ete deposes aupres dudit etablissement en paiement

234

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 53.

d'un legs fait a l'Etat par Ch. Wuilleret, depöt qui

aurait conf{m~ une creance directe au U~gataire contre

la banque. L'Etat a cru devoir faire valoir cette pre-

tention en revendiquant la somme de 7000 fr. Mais a

tort. Si sa these etait juste, il aurait du faire valoir sa

creance par voie de production et en demander la collo-

cation. Il n'y avait pas matiere a revendication, celle-ci

ne pouvant avoir pour objet que des biens en possession

de la masse; les creances contre le failli ne peuvent

donner lieu qu'a une intervention et une collocation a

titre de creanciers de la masse (v. JAEGER, notes 4 et 6

sur art. 197 LP). La revendication de l'Etat n'avaitdonc

pratiquement aucune portee, de meme la mention

de cette revendication dans l'etat de collocation.

Les hoirs Wuilleret ayant produit une creance de

7083 fr. 40 dans la faillite, l'administration devait

examiner le bien-fonde de cette production, et dans cet

examen elle aurait pu tenir compte de la revendication

formuIee par l'Etat, en l'interpretent dans ce sens que

le revendiquant contestait la creance des hoirs WuiIleret.

Si l'administration partageait cette maniere de yoir,

elle aurait du ecarter la production des recourants.

Elle n'en arien fait. Au. contraire, elle a admis l'inter-

vention et a colloque definitivement le creance pro-

duite. L'etat de collocation, passe en force, reconnait

les heritiers de Ch. 'VuiIIel:et comme creanciers de la

masse en failIite.

Cet etat de collocation constitue en faveur des recou-

rants un titre equivalent a un jugement et leur donne

envers l'administration de la faillife le droit d'exiger le

paiement du dividende provisoire de 58 %, sans egard

a la pretention de I'Etat qui tend en realite a remettre

en question l'etat de collocation devenu inattaquable

et a faire declarer que la creance a ete inscrite a

tort au nom des recourants, ·le veritable titulaire etant

l'Etat.

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 54.

235

Par ces motits,

la Chambre des Poursuites et des Faillites

declare le recours bien fonde, annule la decision attaquee

et admet les conclusions de la plainte du 2 avril 1928.

54. Auszug aus dem Entscheide vom 1a. September 19a8

i. S. Hürlimann.

Loh n p f ä n dun g,

B e r e c h nun g

des

E x i -

s t e n z m i n i m ums.

S c h K GAr t. 9 3.

Die Betreihungsbehörden haben diejenigen Elemente, die

für die Festsetzung der dem Betreibungsschuldner als

unpfändbar zu belassenden Lohnquote von Bedeutung sind,

von Amt e s weg e n zu' eruieren.

Ein von der Ehefrau des Betreibungsschuldners in die Ehe

gebrachtes une hel ich e sKi n d ist als zur {(Familie .>

des Betreibungsschuldners gehörig zu zählen, wem' es

von diesem in die Familiengemeinschaft aufgenommen

worden ist. Dessen Unterhaltskosten sind daher bei der

Berechnung des Existenzminimums des Betreibungsschuld-

ners mitznberücksichtigen. Doch hat sich der Betreibungs-

schuldner diejenigen Beträge anrechnen zu lassen, die er

vom ausserehelichen Vater des Kindes oder allenfalls von

der bezüglichen Armenbehörde effektiv bezieht.

Saisie de salaire. Calcul de La quollt!! insaisissable. Art. 93 LP.

Les preposes aux poursuites doivent faire d'office les investi-

gations voulues po ur determiner la qualite insaisissable

du salaire du debiteur.

L'enfant illegitime de la feInme du debiteur fait partie de

la « famille » de ce dernier si le debiteur a accueilli l'enfant

dans son menage. Les frais d'entretien de l'enfant entrent

alors en ligne de compte dans le calcul du montant insaisis-

sable; par contre le prepose doit aussi prendre eu conside-

ration la somme que le debiteur re!:oit effectivement du

pere naturel de l'enfant ou, le cas echeant, de l'assistance.

Pignoramento di salari. -

Minimo pignorabile. Art. 93 LEF.

Gli ufficiali di esecuzione debbono procedere d'uflicio alle

indagini necessarie per determinare la quota di salario

impignorabile.