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52_II_184

BGE 52 II 184

Bundesgericht (BGE) · 1926-01-01 · Français CH
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11-1-1

Familienrecht. ~o 32.

I I. FAMILIENRECHT.

DROIT DE LA FAMILLE

32. Ixtrait da l'a.rret da 1a. ne Section civila du 26 mars 1926

dans la cause Gross contre Grass.

Art. 148 ai. 2 Ce. Demande de divorce consecutivc a une

separation de corps formuIee par Ie conjoint fautif ct basec

sur Ie fait que I'epoux innocent se serait refuse a rcprendrc

Ia vie commune. 11 ne suffit pas qu'une reconciliation des

epoux ne soit pas intervenue ct paraisse improbable, mais

il est necessaire qu'il y ait eu un refus de reprendre Ia vic

commune, ce qui suppose une offre sericuse de Ia part

du demandcur.

Resume des taUs:

Le recourallt, qui porte l'entiere respollsabilite dl'

la desumoll de sou menage, et vit legalement separe

de l'intimee depuis plus de trois ans, asomme par

earte postale sa femme, qui habite Lausanne, de vernr

le rejoindre dans les huit jours a M;arseille pour reprendre

Ia vie commune. L'intimee, qui s'etait dec1aree prete

anterieurement a recevoir sonmari chez elle s'il re-

grettait ses fautes, repondit qu'Hallt donne les circon-

stances, elle ne se croyait pas obligce de se rendre a

Marseille. Le recourant fit Hat de cette reponse negative

pour demander le divorce eu application de l'art. 148

a1. 2 Ce. Sa demande a He rejetee par l'instance cantonale,

dont le jugement a He confirme par le Tribunal federal.

Extraii des cansiderants :

2. -

La questiol1 se pose de savoir si le reeourant

est fonde ä. invoquer 1'art. 148 a1. 2 Cc et s'il peut

obtenir le divorce par le motif que sa femme aurait

refuse de reprendre la vie commune.

Farnllienrecht. N° 32.

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Dans le systeme de la loi, l'epoux inlloeent qui se trouvl'

separe de corps n'a pas le droit de demeurer indefiniment

dans cette situation. Le lcgislateur a donne ä. l'epoux

fautif la faeulte de requerir et de faire prononcer le di-

vorce, apres l'expiration du temps fixe pour Ia separation

de eorps, ou apres un delai de trois ans, lorsque 1'autre

conjoint ne veut pas eonselltir a reprendre Ia vie com-

mune. Il a estime que I'ordre publie exigeait, en pareil

eas, que le mariage put etre rlissous.

Le eonjoint innocent ne peut faire depelldre SOll

consentement de certaines conditions; en l'espece, la

defenderesse ne saurait done exiger, avant de reprendre

la vie commune, que son mari se repentit et amelldiil

sa conduite. Elle ne serait pas fondee 110n plus a refuser

de quitter Lausanne, eu pretendant que 1e domicile

conjugal serait demeure dans cette ville et que ee ne

serait done pas elle qui l'aurait quitte. Le recourant a

transfere son donneile en Franee depuis longtemps

dejä.; sa femme' devrait, eil prineipe, l'y suivre.

Mais le refus de rcprendre la vie commune suppose

llecessairement une altre serieuse de Ia part du demandeur.

Or, il parait certain en l'espece qu'Hellri Gross n'a

pas cu reellem~nt l'intention d'aceueillir sa femme ehez

lui et de recommeneer a vivre avec elle. Sa sommation

du 17 novembrc 1924 n'etait pas seriense. Il devait

savoir, cu effet, que sa femmc ne serait pas en mesure

de le rejoiudre a Marseille dans les huit jours; qu'elle

n'aurait non seulement pas le temps, dans un delai

si bref, dc remettre SOll baH ct de,ider SOll apparte-

ment, mais CIleore qu'elle ne pourrait sc proeurer im-

mediatement les ressources necessaires a un tel voyage.

De plus, la cireonstance que le demandeur a trouve,

de son propre aveu, une autre eompagne d'existellce,

mettait evidemment obstacle a une reprise de la vie

eonjugale.

Il est vrai que, de SOll cöte, la defenderesse n'a pas

demande quc le delai de In sommation fftt prolollg{~

186

FamiHenreeht. N° 33.

ni que SOll mari lui envoyät les fonds necessaires au

deplacement. Si elle avait tout lieu de considerer l'offre

dc son cpoux commc une simple manreuvre en vue du

divorce, il semble douteux toutefois qu'eUe soit animee

du desil' sincere de reprendre Ia vie a deux.

Quelque improbable que paraisse, au vu des circonstan-

ees, une l'econciliation des epoux, l'on ne saurait cepen-

<lant prolloncer Ie divorce a Ia demande du conjoint

fautif, par le senl motif que la vie commune n'a pas

l~te reprise et qu'elle ne le sera probablement point a

l'avenir. Une teHe interpretation de Ia loi serait con-

traire au texte clair de l'art. 148 al. Ce, qui exige un

relus de l'autre conjoint. nest impossible d'admettre

que la defellderesse se soit refusee a reprendre Ia vie

commune puisque le demandeur n'a point manifeste

serieusement Ia volonte de reconstituer le foyer conjugal.

C'est a bon droit, des lors, que l'instance cantonale

a deboute Henri Gross de ses conclusions.

33. Auszug aus dem Urteil der II. Zivilabteilung

vom 15. Sep~ember 1926 i. S. Xa.lt gegen Xalt.

Z G BAr t. 1 4 1, Ehe s ehe i dun g weg enG e i-

s t e s k r a n k h e i t: Die Klage darf erst nach Ablauf

der dreijährigen Dauer der Krankheit angebracht werden.

Bestimmung des Beginnes uieser Frist ..

Die Vorinstanz hat angenommen, dass die Voraus-

setzung dreijähriger Dauer der Geisteskrankheit mangle.

Dieser Auffassung ist zunächst nach der Richtung beizu-

stimmen, dass als Anfangspunkt der Dauer der Krankheit

der Beklagten in Übereinstimmung mit den Experten

nicht ein vor deren am 3. Juli 1923 erfolgter Versorgung

in der Anstalt Königsfelden liegender Zeitpunkt ange-

sehen werden kann. Nach dem klaren Wortlaut des

Art. 141 ZGB muss die « Krankheit ») drei Jahre gedauert

Familienrecht. N0 33.

187

haben. was von vorneherein die Anrechnung derjenigen

Zeit ausschliesst, während welcher sich die Krankheit

erst vorbereitete, ohne schon zum Ausbruch gelangt

zu sein. Ja es kommt sogar für die Bestimmung des

Anfangspunktes der dreijährigen Dauer erst ein solcher

Zustand von Geistesklankheit in Betracht, bei welchem

dem anderen Ehegatten die Fortsetzung der ehelichen

Gemeinschaft nicht zugemutet werden darf. Wenn

Art. 141 ZGB eingangs darauf abstellt, dass ein Ehegatte

in einen solchen Zustand von Geisteskrankheit ver-

fallen ist, dass dem andern die Fortsetzung der ehelichen

Gemeinschaft nicht zugemutet werden darf, so muss

daraus geschlossen werden, einerseits dass eine leichtere

Form der Krankheit für die Anwendung des Art. 141

ZGB überhaupt unbeachtlich ist, anderseits dass unter

der von der angeführten Vorschrift später verwendeten

Bezeichnung « Krankheit) nichts anderes als eben ein der-

art qualifizierter Krankheitszustand verstanden werden

darf. Zudem verbietet der Zweck der Befristung, we1cher

u. a. darin besteht, eine voreilige Feststellung der Sach-

verständigen über die Unheilbarkeit zu verhindern,

dass die Dauer der Geisteskrankheit schon von einem

Zeitpunkt an berechnet werde, da sie erst in einem

leichteren, für die Anwendung des Art. 141 ZGB ausser

Betracht fallenden Grade, ja vielleicht in einer leichteren

Art auftrat, während der Zustand, zufolge welchem

dem anderen Ehegatten die Fortsetzung der ehelichen

Gemeinschaft nicht zugemutet werden darf, vielleicht

erst seit verhältnismässig kurzer Zeit besteht. Ist die

Krankheit in ein derart qualifiziertes Stadium getreten

und hat infolgedessen die dreijährige Frist einmal zu

laufen begonnen, so steht dann freilich nichts entgegen.

dass auch solche Zeiträume in sie eingerechnet werden,

zu welchen sich in der Folge vorübergehend eine Besse-

rung des Krankheitszustandes bemerkbar machte. Da-

gegen ist nach dem Gesagten nicht erforderlich, dass die

Unheilbarkeit schon vom Anfang dieser Frist an erkenn-.