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11-1-1 Familienrecht. ~o 32. I I. FAMILIENRECHT. DROIT DE LA FAMILLE
32. Ixtrait da l'a.rret da 1a. ne Section civila du 26 mars 1926 dans la cause Gross contre Grass. Art. 148 ai. 2 Ce. Demande de divorce consecutivc a une separation de corps formuIee par Ie conjoint fautif ct basec sur Ie fait que I'epoux innocent se serait refuse a rcprendrc Ia vie commune. 11 ne suffit pas qu'une reconciliation des epoux ne soit pas intervenue ct paraisse improbable, mais il est necessaire qu'il y ait eu un refus de reprendre Ia vic commune, ce qui suppose une offre sericuse de Ia part du demandcur. Resume des taUs: Le recourallt, qui porte l'entiere respollsabilite dl' la desumoll de sou menage, et vit legalement separe de l'intimee depuis plus de trois ans, asomme par earte postale sa femme, qui habite Lausanne, de vernr le rejoindre dans les huit jours a M;arseille pour reprendre Ia vie commune. L'intimee, qui s'etait dec1aree prete anterieurement a recevoir sonmari chez elle s'il re- grettait ses fautes, repondit qu'Hallt donne les circon- stances, elle ne se croyait pas obligce de se rendre a Marseille. Le recourant fit Hat de cette reponse negative pour demander le divorce eu application de l'art. 148 a1. 2 Ce. Sa demande a He rejetee par l'instance cantonale, dont le jugement a He confirme par le Tribunal federal. Extraii des cansiderants :
2. - La questiol1 se pose de savoir si le reeourant est fonde ä. invoquer 1'art. 148 a1. 2 Cc et s'il peut obtenir le divorce par le motif que sa femme aurait refuse de reprendre la vie commune. Farnllienrecht. N° 32. 185 Dans le systeme de la loi, l'epoux inlloeent qui se trouvl' separe de corps n'a pas le droit de demeurer indefiniment dans cette situation. Le lcgislateur a donne ä. l'epoux fautif la faeulte de requerir et de faire prononcer le di- vorce, apres l'expiration du temps fixe pour Ia separation de eorps, ou apres un delai de trois ans, lorsque 1'autre conjoint ne veut pas eonselltir a reprendre Ia vie com- mune. Il a estime que I'ordre publie exigeait, en pareil eas, que le mariage put etre rlissous. Le eonjoint innocent ne peut faire depelldre SOll consentement de certaines conditions; en l'espece, la defenderesse ne saurait done exiger, avant de reprendre la vie commune, que son mari se repentit et amelldiil sa conduite. Elle ne serait pas fondee 110n plus a refuser de quitter Lausanne, eu pretendant que 1e domicile conjugal serait demeure dans cette ville et que ee ne serait done pas elle qui l'aurait quitte. Le recourant a transfere son donneile en Franee depuis longtemps dejä. ; sa femme' devrait, eil prineipe, l'y suivre. Mais le refus de rcprendre la vie commune suppose llecessairement une altre serieuse de Ia part du demandeur. Or, il parait certain en l'espece qu'Hellri Gross n'a pas cu reellem~nt l'intention d'aceueillir sa femme ehez lui et de recommeneer a vivre avec elle. Sa sommation du 17 novembrc 1924 n'etait pas seriense. Il devait savoir, cu effet, que sa femmc ne serait pas en mesure de le rejoiudre a Marseille dans les huit jours; qu'elle n'aurait non seulement pas le temps, dans un delai si bref, dc remettre SOll baH ct de ,ider SOll apparte- ment, mais CIleore qu'elle ne pourrait sc proeurer im- mediatement les ressources necessaires a un tel voyage. De plus, la cireonstance que le demandeur a trouve, de son propre aveu, une autre eompagne d'existellce, mettait evidemment obstacle a une reprise de la vie eonjugale. Il est vrai que, de SOll cöte, la defenderesse n'a pas demande quc le delai de In sommation fftt prolollg{~ 186 FamiHenreeht. N° 33. ni que SOll mari lui envoyät les fonds necessaires au deplacement. Si elle avait tout lieu de considerer l'offre dc son cpoux commc une simple manreuvre en vue du divorce, il semble douteux toutefois qu'eUe soit animee du desil' sincere de reprendre Ia vie a deux. Quelque improbable que paraisse, au vu des circonstan- ees, une l'econciliation des epoux, l'on ne saurait cepen- <lant prolloncer Ie divorce a Ia demande du conjoint fautif, par le senl motif que la vie commune n'a pas l~te reprise et qu'elle ne le sera probablement point a l'avenir. Une teHe interpretation de Ia loi serait con- traire au texte clair de l'art. 148 al. Ce, qui exige un relus de l'autre conjoint. nest impossible d'admettre que la defellderesse se soit refusee a reprendre Ia vie commune puisque le demandeur n'a point manifeste serieusement Ia volonte de reconstituer le foyer conjugal. C'est a bon droit, des lors, que l'instance cantonale a deboute Henri Gross de ses conclusions.
33. Auszug aus dem Urteil der II. Zivilabteilung vom 15. Sep~ember 1926 i. S. Xa.lt gegen Xalt. Z G BAr t. 1 4 1, Ehe s ehe i dun g weg enG e i- s t e s k r a n k h e i t: Die Klage darf erst nach Ablauf der dreijährigen Dauer der Krankheit angebracht werden. Bestimmung des Beginnes uieser Frist .. Die Vorinstanz hat angenommen, dass die Voraus- setzung dreijähriger Dauer der Geisteskrankheit mangle. Dieser Auffassung ist zunächst nach der Richtung beizu- stimmen, dass als Anfangspunkt der Dauer der Krankheit der Beklagten in Übereinstimmung mit den Experten nicht ein vor deren am 3. Juli 1923 erfolgter Versorgung in der Anstalt Königsfelden liegender Zeitpunkt ange- sehen werden kann. Nach dem klaren Wortlaut des Art. 141 ZGB muss die « Krankheit ») drei Jahre gedauert Familienrecht. N0 33. 187 haben. was von vorneherein die Anrechnung derjenigen Zeit ausschliesst, während welcher sich die Krankheit erst vorbereitete, ohne schon zum Ausbruch gelangt zu sein. Ja es kommt sogar für die Bestimmung des Anfangspunktes der dreijährigen Dauer erst ein solcher Zustand von Geistesklankheit in Betracht, bei welchem dem anderen Ehegatten die Fortsetzung der ehelichen Gemeinschaft nicht zugemutet werden darf. Wenn Art. 141 ZGB eingangs darauf abstellt, dass ein Ehegatte in einen solchen Zustand von Geisteskrankheit ver- fallen ist, dass dem andern die Fortsetzung der ehelichen Gemeinschaft nicht zugemutet werden darf, so muss daraus geschlossen werden, einerseits dass eine leichtere Form der Krankheit für die Anwendung des Art. 141 ZGB überhaupt unbeachtlich ist, anderseits dass unter der von der angeführten Vorschrift später verwendeten Bezeichnung « Krankheit ) nichts anderes als eben ein der- art qualifizierter Krankheitszustand verstanden werden darf. Zudem verbietet der Zweck der Befristung, we1cher
u. a. darin besteht, eine voreilige Feststellung der Sach- verständigen über die Unheilbarkeit zu verhindern, dass die Dauer der Geisteskrankheit schon von einem Zeitpunkt an berechnet werde, da sie erst in einem leichteren, für die Anwendung des Art. 141 ZGB ausser Betracht fallenden Grade, ja vielleicht in einer leichteren Art auftrat, während der Zustand, zufolge welchem dem anderen Ehegatten die Fortsetzung der ehelichen Gemeinschaft nicht zugemutet werden darf, vielleicht erst seit verhältnismässig kurzer Zeit besteht. Ist die Krankheit in ein derart qualifiziertes Stadium getreten und hat infolgedessen die dreijährige Frist einmal zu laufen begonnen, so steht dann freilich nichts entgegen. dass auch solche Zeiträume in sie eingerechnet werden, zu welchen sich in der Folge vorübergehend eine Besse- rung des Krankheitszustandes bemerkbar machte. Da- gegen ist nach dem Gesagten nicht erforderlich, dass die Unheilbarkeit schon vom Anfang dieser Frist an erkenn-.