opencaselaw.ch

52_III_191

BGE 52 III 191

Bundesgericht (BGE) · 1926-01-01 · Italiano CH
Fonte Original Esporta Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

190

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 47.

Indarno, a conforto della tesi contraria, l'istanza canto~

nale trae argomento dal fatto ehe in materia di salan

il pignoramento pUD portare anche sul salario futuro;

Il pignoramento di un salario futuro e ammesso dal

Tribunale federale solo quale eceezione di fronte aHa

quale permane la regola generale e fondamentale, ehe

il pignoramento non puö eomprendere se non i diritti

giä.

esi~tenti almeno a titolo condizionale, suscettivi

di far oggetto di atto di disposiziolle e quindi di una

restrizione della faeolta di disporre. Questo principio

deve essere mantenuto anche se, eon la maggioranza

degli autori (BECKER, art. 164 CO nt 8-10; OSER, Osserv.

all'art. 164 CO, passim: VON TUHR CO paragr. 94 IV

p. 733) e col Tribunale federale stesso (RU 17 p. 490),

si dovesse ammettere -la possibilita della eessione di

un eredito futuro e eonsiderarlo, non come la promessa

di una eessione, ma come atto anticipato di disposizione.

Per sua essenza, sia in easo di pignoramento ehe di

fallimento, l'esecuzione forzata non pUD eomprelldere

ehe la realizzazione deI patrimonio dei debitore neHa

sua consistenza attuale e non si possono realizzare per

antieipazione dei beni ehe non ne fan no parte, neanehe

a titolo eondizionale (eonf. la sentenza non pubblieata

deI 20 febbraio 1926 nella causa Entwässerungskorpora.

tion Geusen; JAEGER, art. 92 N° 1 in fine).

Da quanto preeede risulta ehe il pignoramento in

discorso dev'essere annullato per quanto egli porta su

sussidi non ancora stanziati per decreto.

d) E invece ammissibile, per quanto avrebbe tratto

ad eventuali sussidi eantonali, gia aecordati per decreto

cantonale, ma non ancora percepiti, in tutto od in parte,

deI Consorzio debitore. Occorre tuttavia osservare ehe la

dichiarazione di pignorabilita di siffatti sussidi non

puo in nulla modificare le condizioni neUe quali H. ~ug.

sidio sarebbe pagabile, ne puo privare 10 Stato dal dmtto

di prendere le misure opportune p~rche il sussi~io si~

impiegato per i fini ai quali e destmato. E, panmenb,

Sehnldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 48.

1 \)1

se 10 Stato, quale terzo debitore, pretende ehe i sussidi

in discorso non siano pignorabili per motivi di diritto

pubbJico, ogni eccezione gli deve essere riservata in

conformita dei disposti della legge cantonale di attua-

zione della LEF art. 46 e seg. Occorre inoltre invitare

l'ufficio a completare le sue indagini intorno ai diritti

staggiti, chiedendo aHo Stato deI Cantone Ticino, se

rieonosce di essere debitore deI Consorzio di somma

qualsiasi a dipendenza di sussidi ehe gli avrebbe gia

assegnato per decreto. L'ufficio e tenuto di menzionare

a1 verbale di pignoramento la risposta ehe 10 Stato

gli da ra e, al caso, di procedere aHa stima deI eredito

pignorato.

La Camera Esecuzioni e Fallimenti pronuncia :

Il ricorso e ammesso nel senso ehe il pignoramento

quereiato e annullato per quanto esso potrebbe portare

su sussidi ehe non erano ancora stati assegnati per

decreto al debitore al momento deI pignoramento; deI

rimanento il ricorso e respinto.

48. Extrait de l'arret du 10 decembre 1926

dans la cause Aco Wa.tch et consorts.

Cas dans !equd ccrtalns frais de l'officc des faillites doivcnt

etre mb a la charge des creancicrs qui les ont occa"ionnes

ct non pa; a la cl).arge dc la maSSe.

Au cours de la faillite Bourquin, a Neuveville, Ia

maison Aco Watch, A. Grüber & Oe, aDelemont,

informa l'office des faillites de Neuveville, par Iettre

du 25 octobre 1926, qu'elle revendiquait des marchan-

dises livrees par elle a Bourquin, en consignation,

pour une valeur de 5413 fr. 85. Elle demandait a l'office

de lui faire savoir si ces marchandises existaient encore

dans la masse et d'interpeHer au besoin le failli a ce

sujet.

192

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 48.

L'office lui repondit, par lettre du 27 octobre expediee

contre remboursement de 1 fr. 05 (emolument de 80 cts.

et 25 cts. de port), qu'a defaut d'indications exactes,

il n'etait pas en mesure de donner suite a sa demande.

Ill'invita en consequence a fournir tous renseignements

necessaires sur les marchandises pretendiiment livrees

en consignation.

La maison Aco Watch Oe porta plainte al'Autorite

de surveillance aux fins d'obtenir que la somme prise

en remboursement par l'office lui soit restituee.

Elle alleguait que ses demarehes aupres de l'office

avait ete necessitees par la negligence du greffe et de

l'office des faHlites de Neuveville, et soutenait que,

dans la regle, les frais de la correspondance adre~;;;(~e

par l'office aux creanciers qui avait produit dans la

faillite, etaient mis a la charge de la masse.

Statuant le 23 novembre 1926, r Autorite cantonale

de surveillance a ecarte les conc1usions de la plainte.

Les creanciers interesses ont recoum en temps utile

au Tribunal federa!. Ils ne contestent point que rart. 7

du tarif des frais soit applicable en l'espece, mais pre-

tendent derechef que les emoluments doiveut etre

supportes par la masse eu faHlite.

Considerant en droit :

11 est vrai qu'en principe les frais necessites par la

liquidation d'une faHlite ne doivent pas ~tre mis a la

charge des creanciers, mais bien a la charge de la masse

elle-m~me. Toutefois, il est inadmissible que eelle-ei

soit appelee a supporter des frais extraordinaires causes

sans raison par des

requ~tes ou des demandes de

renseignements insuffisamment motivees ou preeises.

L'equite exige bien plutöt que les creanciers qui occa-

sionnent a l'office un surerolt de travail par des procedes

critiquables soient tenus d'acquitter personnellement

les emoluments prevus a rart. 7 du tarif des frais. En

espece, la lettre du 25 oetobre 1926, qui constituait

Schuldbetreibungs- und Konkursrecbt. N° .tu.

1('.1

une revendication, ne specifiait aucunement quels Haient

les biens revendiques; or, l'office est certainement. en

droit d'attendre des creanciers revendiquants qu'ils

indiquent aussi exactement que possible les objets vises

par leur demande; il ne peut etre oblige, lorsque les

requerants ne lui fournissent pas les indications qu'ils

seraient eu mesure de donner, de se livrer ades recherches

pour tacher de suppIeer a l'insuffisance de la requete.

C'est avec raison des lors que l'office de Neuveville

a invite les recourants a parfaire leur demande de

restitution.

La Chambre des Poursuites et des Faillites p1'ononce:

Le recours est rejete.

49. Extrait da l'arret du 18 decembre 1926

dans la cause Eenriod.

Art. 93 LP. Ne peuvent etre eonsiderees eomme indispen-

sables au debiteur des sommes destinees au paiement de

primes pour une assuranee-vie, quand bien meme les droits

dceoulant de cette assuranee 1ieraient eux-memes insaissi-

sables en vertu de l'art. 80 LFCA, lorsque le montant de>

primes ne permet point de les assimiler ades cotisatioll,

dues a une caisse de seeours en eas de maladie ou:de deees

dont les subsides ne peuvent elre saisis a teneur de l'art.

92, ehiffre 9 LP.

Exlrait des laits.

Procedant a une saisie du salaire de Z., l'office des

poursuites de Montreux a decide de laisser a la dispo-

sition du debiteur une somme. de 175 fr. par mois, des-

tinee au paiement de primes du es pour une assurance-

vie et une assurance mixte contenant des clauses bene-

ficiaires en faveur de la femme et des enfallts du debiteur.

Statuant sur une plainte du creancier Henriod, les

autorites cantonales de surveil1ance ont maintenu la