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52_III_165

BGE 52 III 165

Bundesgericht (BGE) · 1926-01-01 · Deutsch CH
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Sehuldbetreibungs- und Konkursreeht. No 40.

wie von der Vorinstanz verfügt worden ist, im Wege

der Fristansetzung gemäss Art. 109 SchKG zu er..,.

folgen hatte. Dies ist, entgegen der Auffassung der

Rekurrentin, zu bejahen. Zwar ist richtig, dass sich

die Regelung des Art. 109 SchKG wörtlich ausgelegt

nur auf die Fälle bezieht, wo ein Dritter, nicht der

betreffende Betreibungsgläubiger selber, einen Eigen-

tums-,bezw. Pfandrechtsanspruch an der gepfändeten

Sache erhebt, in welchem Falle dann dem Betreibungs-

gläubiger, nicht dem Schuldner (der hier ganz ausser

Spiel steht), Frist anzusetzen ist, um gegen diesen Dritten

Klage zu erheben. Hiebei handelt es sich jedoch zweifellos

lediglich um eine zu enge Fassung des Gesetzes, indem

sich der Gesetzgeber offenbar nicht alle möglichen

Situationen vergegenwärtigt hat. Wie bereits bemerkt,

hat der Betreibungsbeamte auch solche vom Schuldner

zu Eigentum angesprochenen Gegenstände zu pfänden,

die im Gewahrsam des betreffeJIden Betreibungsgläu-

bigers sind, falls die sich im Besitze des Schuldners

befindlichen Gegenstände zur Deckung der in Betreibung

gesetzten Forderung nicht ausreichen. Erhebt aber in

einem solchen Falle der betreffende Betreibungsgläubiger

einen Eigentumsanspruch, so ist klar, dass das zur

Entscheidung über diesen Anspruch durchzuführende

Widerspruchsverfahren durch Fristansetzung gemäss

Art. 109 SchKG einzuleiten ist, und zwar spielt sich in

diesem Falle das. Verfahren' notwendigerweise zwischen

dem Schuldner und dem Betreibungsgläubiger ab, in dem

Sinne, dass dem ersteren Frist anzusetzen ist, um seinen

Anspruch an der im Gewahrsam des Gläubigers befind-

lichen Sache gegenüber dem letztem geltend zu machen,

bezw. den Anspruch des letztem zu bestreiten.

2.

Demnach erkennt die Schuldbetreibungs- und

Konkurskammer :

Der Rekurs wird abgewiese~.

I

Schuldbetreibungs- und Konkursreeht. No 41.

165

41. Arr6t du 4 novembre 1926

dans la cause Ban~ue commerciale da BUe.

Art. 50 11 LP. Par exeption a la regle generale, comportent

par elles-memes election de domicile attributive de for les

clauses d'un titre au porteur indiquant nn lieu de paiement

en Suisse pour «les coupons d'interet et les obligations

amorties ».

A. -

Le 23 septembre 1926, la Banque Commerciale

de Bille, succursale de Geneve, a adresse a l'office des

poursuites de cette ville une requisition de poursuite,

en indiquant comme debiteur le « Credit Foncier Franco-

Canadien, ayant son siege social a Montreal, mais ayant

elu domicile, pour le paiement des coupons d'interet

et les obligations amorties, a Geneve, a la Banque de

Paris et des Pays-Bas, rue de Hollande, n° 6, a Geneve. »

Le montant a recouvrer Hait de 3255 fr. 50, avec interet

a 5%, cette somme Hant due « pour 383 couponsechus

de 8 fr. 50 suisses chacun » dont le paiement a He refuse

sur cette base.

Le 24 septembre, l'office a refuse de donner suite a

la requisition, en disant: « Les coupons dont vous

parlez ainsi que le titre communique ne constituent pas

une election de domicile en Suisse. »

B. -

La Banque- Commerciale a recouru a l'autorite

cantonale de surveillance en concluant a l'annulation

de la decision de l'office, celui-ci etant tenu de donner

suite a la requisition du 23 septembre. La recourante

faisait valoir en resurne ce qui suit: Les coupons sur

lesquels se fo,nde la poursuite sont payables, ainsi qu'il

resulte de leur texte m~me, a « Paris, Geneve, Bille,

Zurich et Montreal». L'obligation meme specifie que

« les coupons d'inter~t et les obligations amorties seront

payes...... a Geneve, en francs, aux succursales de la

Banque de Paris et des Pays..,Bas et du CrMit Lyo,nnais ».

1I y a la une election de domicile pour l'execution d'un

166

Sehuldbetreibungs- und Konkunreebt. N° 41.

engagement determine (Spezialdomizil). L'indication d'llR

lieu de paiement signifie que le creaneier peut y pour-

suivre au besoin le debiteur selon les dispositions de la

LP. Il faut assimiler ce cas 30 celui des traites tirees ou

acceptees 3o}' etranger et« domiciliees 11, c'est-a.-dire paya-

bles en Suisse. Pour cette sorte d'effets, le Tribunal fede-

ral a admis que la promesse de payer en Suisse creait un

for de poursuite au lieu prevu pour le paiement (JAEGER,

note 7 sur l'art. 50 LP; BLVKENSTEIN p. 183). Si la

these de l'office etait admise, les clauses de paiement

en Suisse pour les obligations etrangeres ne presenteraient

aucun . inter~t pour les creanciers, qui ne pourraient

meme pas interrompre la prescription par la notification

d'un commandement de payer. Or, c'est 130 surtout ce qui

leur importe. Il serait inique d'obliger un porteur d'obli-

gation d'agir a l'etranger malgre l'existence du domicile

de paiement en Suisse.

C. -

L'instance cantonale a rejete le recours) par

decision du 9 octobre 1926, coIDIiluniquee le 20 du

meme mois. Elle considere en substance: L'art.46 LP

statue que le for de la poursuite est au domicile du debi-

teur. L'art. 50 prevoit deux exceptions dont la recou-

rante invoque la deuxieme (eleetion de domicile), mais

a tort. La designation d'un lieu d'execution n'implique

pas ipso facto le choix d'un domicile de poursuite special.

Il faut pour cela des circo~tances particulieres qui ne

sont pas realisees ici. La jurisprudence du Tribunal

fMera} en matiere de lettre de change n'est pas applicable

(arret Villars du 23 mai 1921).Les avantages resultant

de l'indication d'un lieu d~ paiement existent en dehors

d'une constitution de for pour la poursuite. Le Cremt

Foncier n'ayant pas fait eIection de domicile a Geneve.

ni expressement ni tacitement, il n'y a pas lieu de donner

suite a la requisition de la recourante.

D. -

La Banque Commerciale a recouru contre eette

decision au Tribunal federat Elle reprend ses conelusions

et ses moyens.

!

J

7 P • IR

.. 1IIIIf& ....... _ IM. N0 41.

167

GonAdb allt ~droi':

DaDs Ja eause Vi~ jugee Je 23 mai 1921 (RO 47

111 ... 31et su.iv.).. Je Tribunal federni a admis que la

siipalatioB 4'_ ·tietl de paiemeDt eil matiere de lettre

de·cIIaDge iBlpIiqae de Ja.part d'un debiteur domiciIie 30

I"etraDger une electioJl dedomicile a. lien de paiement

el Ja faalte par ~

pour Je creancier d'y intenter

SR poursaite eil eooformite de rart. 50 aI. 2 LP. Cette

jurisprudeBOO apporte~ il est vrai. une exception 30 la

regle generale suivant laquelle la designation d'un lieu

de paiement en SUisse ne justifie pas l'application de

rart. 50 a1. 2 en rabseß(~e d'autres circonstances de fait

de nature 30 manifester rintention du debiteur. Mais,

contrairement a la these de l'instance cantonale, les

motifs qui ont amene le Tribunal federal a admettre

que les clauses detenninant le lieu de paiement d'un

effet de change comportent par elles-m~mes une election

de domicile attributive de for, ces motifs conduisent a

une solution semblable en l'espece Oll il s'agit del'indica-

tion d'un lieu de paiement en Suisse par le debiteur pour

« les coupons d'inte~ts et les obligations amorties »,

qui sont des titres au porteur.

Ces titres sont comparables a l'effet de change en ce

que. comme celui-ci. Hs ne conferent au debit~ur .que le~

exceptions resultant du titre m~me et ne I obligent a

payer que contre la remise du titre (voir d'une part les

art. 847 et 848 CO et d'autre part les art. 811 et 758 CO).

Lors done que r artet Villars releve que le tiers acquereur

de reffet ne connait que 1a teneur de ce papier et que,

s'il y trouve la mention d'un lieu de paiement, il ~st en

droit d'en conclure que «I'accepteur ou le souscnpteur

a elu domicile au lieu indique, pour tous 1es rapports de

droit resultant de l'engagement de payer », on ne voit

pas pour quel motif cette argumentation ne s'appliquerait

point au tiers acquereur d'une obligation a~ p0:teur

renfermant, comme c'est le cas ici, une clause IdentIque.

168

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 42.

Lui non plus ne sait rien d'autre des circonstances et des

conditions dans lesquelles l'emprunt a ete contracte que

ce qne le titre m~me lui en dit, et il doit pouvoir s'ytenir

tout comme le porteur de l'effet de change.

Au surplus, il convient d'observer qu'un debiteur,

domicilie au Canada, qui cherche a emprunter de l'argent

en France et en Suisse par l'emission de titres au porteur.

doit se 'rendre compte que sans la promesse de payer les

inter~ts et de rembourser le capital dans ces pays, il

n'y trouverait pas de preteurs. En· consequence, il lui

incombe de reunir aux lieux de paiement les fonds

necessaires pour pouvoir faire face a ses obligations aux

echeances, et il doit s'attendre a y etre contraint au

besoin dans les memes lieux.

L'art. 50 al. 2 LP n~exige d'ailleurs pas la stipulation

directe d'un for de poursuite; i1 deduit la possibilite de

poursuivre un debiteur en Suisse du fait que la conven-

tion prevoit pour l'execution de l'obligation un domicile

special en Suisse. Cette condition est, d'apn~s ce qui a

ete dit plus haut, n~alisee en l'espcke.

La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce:

Le recours est admis. En consequence, la decision

attaquee est annulee et la poursuite pourra suivre son

cours a Geneve.

42. Entscheid. vom 16. November 1926

i. S. Genol>senscha.fLszimmerei Bern.

Die Aufrechterhaltung von z u F aus t p fan d g e g e-

ben enG run d p fan d ti tel n nach erfolgter Stei-

gerung der Liegenschaft is t zulässig, wenn der Faustpfand-

glä.ubiger

~ ich hiemit, infolge einer vom Ersteigerer der

Liegen, c4aft an Stelle der Leistung von Barzahlung erklär-

ten Schuldübernahme, zufrieden gibt (Erw. 1 u. 2). -

Er-

reicht jedoch die Forderung, die durch die Verpfändung des

Titels sichergestellt wurde, dessen Nominalbetrag nicht,

so ist der Titel auf diesen niedrigeren Betrag herabzusetzen

(Erw. 3). ZGB Art. 814 Abs. 3, 815; SchKG Art. 150, 264

Abs. 2; KV Art. 76; VZG Art. 47, 126, ~30.

~

.. BDd Kcmhwsreebt. No 42.

169

A. -

Im KooJmrse des Hans Baumgartner in Köniz

ersteigerte die Genossensehaftszimmerei Bem auf· der

am.19. Juli 1926 abgehaltenen zweiten Steigerung die

BesItzung des Konkursiten an der Sonnenhalde, Hubacher

im Lie~feld in Köniz (Grundbuchblatt Nr. 3129)

zum PrelSe von 00,000 Fr. Auf dieser Liegenschaft

haftet im I. Rang ein Eigentümersehuldbrief im Betrage

von 25,.000 Fr. Dieser war von Baumgartner der Gewerbe-

kasse in Bem für einen ihm von dieser gewährten Bau-

kredit, der am 19. Juli 1926 (d. h. am Tage der zweiten

Steigerung) bis zum Betrage von 23,839 Fr. 35 Cts. in

Anspruch genommen worden war, zu Faustpfand gegeben

und daher im Lastenverzeichnis im Hinblick auf die

Vorschrift des Art. 76 KV als bar zu bezahlende Last

aufgeführt worden. In der Folge einigten sich jedoch

die Ersteigerin, die Genossenschaftszimmerei Bem, und

die Faustpfandgläubigerin, die Gewerbekasse in Bem,

den Krediteröffnungsvertrag für den Betrag von 24,000

Fr.

von

Baumgartner

auf

die

Genossenschafts-

zimmerei zu übertragen, wogegen sich letztere ver-

pflichtete, den erwähnten Eigentümerschuldbrief der

Gewerbekasse als Faustpfand zu belassen.

B. -

Im Hinblick auf diese Vereinbarung ersuchte die

Genossensehaftszimmerei das Konkursamt Bem-Land

den streitigen Schuldbrief, der ihr zu diesem Zwecke

von der Gewerbekasse zur Verfügung gestellt worden war

und den sie ihrem Gesuche beilegte, dahin abzuändern,

dass an Stelle von· Baumgartner nunmehr sie, die Ge-

nossenschaftszimmerei, als Gläubigerin in den Titel

eingetragen werde.

.. C. -

Das Konkursamt Bern-Land weigerte sich jedoch,

dlesem Begehren zu entsprechen, worauf die Genossen-

schaftszimmerei sich bei der Aufsichtsbehörde über

Schuldbetreibung und Konkurs des Kantons Bern

beschwerte, von dieser jedoch mit Urteil vom 4. November

1926, den Parteien zugestellt am 8. November 1926

abgewiesen wurde.

'

AS 52 III -

1826

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