opencaselaw.ch

52_III_145

BGE 52 III 145

Bundesgericht (BGE) · 1926-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

i44 Schuldbetl'.-

und KOl1kursrecht (Zivilabteilungen). N° 35.

aus dem Verwertuugserlös der anfechtbaren Sicher-

heitsbestellung. Ob, allenfalls aus anderen Gründen, auch

in dieser Zahlung eine Anfechtbarkeit erblickt werden

müsste, kann hier dahingestellt bleiben, da der Beklagte

sIch ohnehin nicht darauf berufen könnte, nachdem

deren Anfechtung bis heute unterlassen worden ist.

6. -

Muss somit bei der Schadensfeststellung berück-

sichtigt werden, dass die Klägerin den Erlös, den sie bei

vorschriftsgemässem Vorgehen des Beklagten aus der

Verwertung des streitigen Weines erhalten hätte, auf

Grund des von der Konkursverwaltung voraussicht-

lich mit Erfolg geltend gemachten Anfechtungsan-

spruches dieser hätte abliefern müssen, so führt dies

jedoch noch nicht zur vollständigen Abweisung der

Klage, da die Klägerin ja selber Massagläubigerin ist

und daher, wenn die Masse um den Erlös aus der Ver-

wertung des streitigen \Veines vermehrt worden wäre,

für ihre Forderung eine entsprechend höhere Konkurs-

dividende bezogen hätte. Die Vorinstanz hat daher

gemäss den Erwägungen unter Ziffer 4 festzustellen,

wieviel von dem streitigen Wein am 10. Mai 1924 noch

vorhanden war und daraufhin auszurechnen, um welchen

Betrag die Konkursdividende der Klägerin grösser

gewesen wäre, wenn dieser Wein seinerzeit vom Beklagten

verwertet und der Erlös in der Folge in die Masse

gefallen wäre. Sache der Vorinstanz wird es sein zu

prüfen, ob und inwieweit dabei auch die von der Klä-

gerin in ihrem Schreiben an das Bundesgericht vom

10. Juni 1926 erstmals angeführten Posten, die nach

deren Behauptung nach dem 20. Mai 1924 vom Schuld-

ner verkauft worden sein sollen, nach den Vorschriften

des kantonalen Prozessrechtes noch mitberücksichtigt

werden können.

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Berufung wird dahin teilweise gutgeheissen, dass

das Urteil des Kantonsgerichtes von St. Gallen vom

Schuldbetr.- und KonkU1~reclll (Zivilablt'iiulIgen).;-,; .. 3';.

1I~)

27. November 1925 aufgehoben und die Angelegenheit

zur neuen Beurteilung im Sinne der :Yloüw an die Vor-

instanz zurückgewiesen wird.

36 .. Extrait da l'arröt da 1a. IIe Section civila du 9 septembre

1926 dans la cause Faillite da da.me G.Pau contre AlbertPau.

Privilege des commis et employes de bureau. -

Art. 219

LP. -

Cet article suppose l'existence sinwltanee d'un ('on-

trat de travail et d'un lien de subordination effr:clif·

Dame Georgine Pau, titulaire d'un commerce d'hor-

10gerie, a Geneve, a He declaree en famite le 10 janvier

1923. Son mari, Albert Pau, est intervenu pour un solde

de salaire de 88R5 fr. Le 10 avril 1923, l'office a avise le

demandeur que sa productioll etait admise, mais en

5e classe seulement.

Pau a ouvert action en changement de l'etat de collo-

cation et conclu a l'admission en sa fayeur du privilege

de l'aft. 219 chiff. 1 er litt. b LP. En cours d'instance,

il a reduit sa pretelltion a la somme de 6000 fr., repre-

sentant un salaire mensuel de 1000 fr. pendant les six

mois qui ont precede l'ouverture de la faillite.

La masse Pan a explique qu'en admettant la pro-

duction de sienr Pau en 5e classe, elle n'avait nullement

cu l'intention de recounaitre le bien-fonde de la creance.

eette decision etait due uniquement, a-t-elle expose,

au fait que 1a liquidation ne permettrait pas de donner

de dividende aux creanciers chirograpl1aires ct que,

d'ailleurs, la masse n'Hait point en etat de soutenir

un proces. L'administration de la faillite a allegue,

d'autre part, que, dnrant les six derniers mois d'exercice,

l'entreprise periclitait a un point tel que le demandeur

Hait entre comme employe dans une societe a la quelle

il devait tout son temps, ct qu'en outre son activite

dans retablissement de sa femme avait He nulle ou

insignifiante, suffisamment remuneree en tout etat de

H6 Sehuldbetr.- und Konkursreeht (Zivilabteilungen). No 36.

eause -

a supposer qu'une retribution fUt due' -

par

Ie fait que les depenses du :menage Haient preIevees SUl'

le produit du commeree. La masse a, par eonsequent,

conelu a liberation.

. Par jugement du 8 avril 1925, Ie TribWlal de premiere

lllstance de Geneve a deboute sieur Pau de sa demande.

Sur appel. la Cour de Justice civile, statuant Ie 7 juillet

1925, a, au contraire, admis Ies eonclusions d'Albert

Pau et ordonne la eollocation de sa creance en 1 re elasse.

Ce jugement est motive comme suit:

Le prineipe de la creance du demandeur et l'etendue

de sa retribution ne peuvent plus ~tre contestes. du

moment que -

chose bien faite pour surprendre -

la

faHlite a integralement admis. en 5e classe il est vrai

la preteution du sieur Pau. Seul reste en question le cl~

sement de cette creance. A cet egard, il faut observer que

le commeree etait indubitablement au nom de dame

Pau et de elle seuie. La condition du demandeur ne

pouvait, des lors, eire que celle d'un employe. Ni la

eirconstance qu'un commis apparatt frequemment, en

fait, eomme le direeteur d'une entreprise, ni les aetes

deIictueux dont Pau s'est rendu eoupable a l'egard des

ereanciers -

et pour lesquels eeux-ci n'ont, d'ailleurs,

eleve aucune pretention a des dommages-inter~ts -,

ni enfin le fait que sieur Pau est le eonjoint du failli ne

.

'

saurment modifier la situation juridique du demandeur

au regard de l'art. 219 LP.

La faillite de dame Pau a recouru en reforme eontre

ce jugement, « dans la mesure ou il a ordonne Ia rectifi-

cation de l'etat de colloeation et declare que sieur Pau

doit figurer en premiere classe pour la somme de 6000

francs ». La recourante eonelut au deboute du demandeur,

avee suite de frais et depens. -

Albert Pau apropose

la confirmation du jugement attaque, subsidiairement

Ie renvoi de la cause a l'instanee eantonale, pour qu'il

soit procede a l'expertise sollicitee par lui en appel.

Sehuldbetr.- und Konkursreeht (ZivilaDteilungen). N° 36. 147

Cansidirant en droit:

3. -

Sans doute le legisiateur n'a-t-il pas entendu

restreindre Ie chmnp d'application de l'art. 219 ehiff. 1

litt. b aux seules personnes qualifiees ordinairement de

({ commis et employes de bureau!) (texte allemand:

Kommis und Bureauangestellten). Sous cette denomina-

tion, la Ioi a eu en vue, d'une maniere generale, le person-

nel auxiliaire engage par le failli pour rexercice de sa

profession, de son eommeree ou de son industrie (cf. art.

61 de l'ordonnanee allemande sur la faHlite). Le privilege

dont il s'agit trouve, en effet, sa raison d'etre dans la

situation sociale modeste de certaines personnes et dans

le fait que, dependant economiquement de leur employeur,

elles sont en mauvaise position pour exiger et obtenir

du patron Ie paiement regulier des sommes qui leur ont

He promises (RO 43 III p. 256; 49 III p. 202). Ne

peuvent, des lors, se preyaloir de l'art. 219 ehiff. 1 litt. b

que les individus lies au failli par un contrat de travail.

Mais, dans le cadre de ces beneficiaires, il serait con-

traire a la logique et a l'equite de prendre an pied de la

lettre l'art. 219 et d'en refuser l'application au personnel,

retribue autrement qu'a la journee ou a la semaine, qui

se trouve, vis-a-vis de l'employeur, dans la meme position

subalterne que les employes de bureau proprement dits

ct merite, des lors, la meme protection qne eeux-ci.

Peu importe que, strictement parlant, on ait a faire ades

techniciells, eontre'-maitres, magasiniers,

gar~ons de

laboratoire, etc. Le critere de l'art. 219, 1 b, reside, en

effet, dans l'existence simultanee d'un eontrat de louage

de services et d'un lien de subordination elfeclif. conditions

que remplissent les individus eu question.

4. -

Il n'en est pas de meme, eu revanche, de certaines

personnes (directeurs de societes anonymes ou de societes

co operatives, ete.) qui, jouissant d'une plus ou moins

grande independance, voient, de ce fait, Ieur situation

se rapproeher de eelle du chef d'une maison de commerce

148 Schuldbetr.- und Konkw'srecht (Zivilabteilungen). ~o 36.

et ne peuvent, des lors, beneficier du privilege de l'art.

219 LP bien qu'elles soient liees au failli par un contrat

de travail et qu'elles soient revetues, juridiquement,

de la qualite d'employe, au sens large des dispositions

du CO (Blätter für zürcherische Rechtssprechung, tome

9 n° 19; cf. Enzyklopädie der Rechts- und Staatswissen-

schaft; Konkursrecht, par Ernst JAEGER, p. 46).

Ce rapport de subordination fait egalement defaut.

en l'espece. Le commerce de dame Pau n'avait point

ete constitue avec les ressources de cette derniere. Il

reposait, principalement. sur l'activite du mari et n'avait

eie ouvert sous eette forme que pour permettre a sieur

Pau (tombe precMemment en faillite) de continuer a

exercer sa profession aussi librement que s'n travaillait

sous son propre nom. Sans doute est-il des cas OU l'un

des eonjoints apparait veritablement comme l'employe

de l'autre. Mais il n'en est point ainsi dans la presente

affaire. Le demandeur a declare lui-meme qu'il Hdirigeait»,

en qualite de technicien, la fabrique de sa fernrne,

dont il avait « toute la responsabilite ». Les enquetes

ont demontre, d'autre part, que Pau etait generalement

considere par le personneI et par les clients comme le

principal sinon l'unique chef de la maison. Enfin la

Cour correctionnelle a condamne l'interesse, comme pe-

nalement responsable, avec dame Pau, des pertes subies

par les creanciers de cette derniere. Dans ces circons-

tances, le demaucleur ne saurait se prevaloir de sa qualite

juridique d'employe pour l'l'clamer Ia protectiOIl speciule

que la loi n'accorde qu'aux personnes travaillant, eIl

laU, dans la condition d'un commis ou employe de bureau

ou dans des eonditions que l'on puisse eonsiderer comme

similaires.

Le Tribunal /fd,;m[ prollonce :

Le recours est admis et le jugement de Ia Cour de

.Justice civile du canton de Geneve, du 7 juillet 1925,

retorme dans le sens du rejet de l'action de sieur Pau.

Sc1lUldbetr-. und KOllkursrecht (Zivilabteilullgen). No 37.

149

37. Sentenza. 23 settembre 1926 deUa. lIa sezione civile

in causa Berdez contro Pa.tuzzo.

I.a questione dell'impignorabilita (U beni 0 deI 10ro rieavo

e di <:ompetenza assoluta delle Autorita di Vigilanza anche

quando e proposta neHa forma di contesa intorno ad una

menzione dell'elenco-oneri. -

Nullitit radicale di pronunciato

dell'Autorita giudiziaria ehe misconosce questo principio.

A. -

Nel marzo 1924 Alessandro Patuzzo in Lugano

procedeva contro A. Berdez in Ponte-Tresa in via di

realizzazione di pegno immobiliare per il pagamento

di interessi dipendenti da una ipoteea di 10.000 fchi.,

accesa su certi fondi da lui venduti nel 1922 al debitore.

Secondo le constatazioni delle istanze cantonali, nel-

l'elenco-oneri di quest'esecuzione figura la menzione.

fattaVi ad istanza deI debitore, ehe il ricavo dalla vendita

degli stabili fosse da ritenersi impignorabile fino aHa

concorrenza di 7000 fchi., a sensi dell'art. 15 deHa legge

federale sull'assicurazione militare. II tenore di questa

iscrizione non risulta dagli atti, cui l'elenco-oneri non

fu allegato ne in originale ne in eopia; ma, evidentemente

e come ammette an ehe l'istanza eantonale, quella men-

zione altro non poteva e puo significare, se non la pretesa

deI debitore, ehe, sul prodotto deHa vendita, 7000 fchi.

gli fossero attribuiti di preferenza.

II creditore Patuzzo avendo contestato questa menzione,

l'Uffieio di Esecuzione,eon provvedimento deI 28 settem-

bre 1925, impartiva al debitore Berdez un termine di

10 giorni per far valere le sue ragioni in giudizio a mente

delI'art. 107 LEF.

B. -

Dando seguito a quest'ingiunzione, Berdez, con

petizione 9 ottobre 1925, conehiudeva letteralmente :

« La contestazione e respinta », asserendo, in appoggio di

tale domanda, ehe la somma di 7000 fehL, da lui versata

al Patuzzo nel 1922 quale prezzo parziale della compera

dei fondi in discorso, derivava da una pensione militare

di annui 785 fchi. 50, riscattata in quel turno di tempo

con 12.200 fchi., dalla Commissione federale delle pen-

sioni: ehe, quindi, data l'origine dell'importo investito