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41_III_249

BGE 41 III 249

Bundesgericht (BGE) · 1915-01-01 · Italiano CH
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"248 Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

2. - E ovvio ehe la designazione della parte ereditriee colla dieitura : «Eredi fu Pietro ed Emilia Lueehini I) altro non signifiea se non ehe tutti gli el'edi Luechini pretendono alla qualitä di ereditore nell'eseeuzione in {}iseorso, ma non diee punto quali siano questi eredi- tori. E possibile ehe, eome afferma l'Autoritä eantonale, Ia debitriee eonosea esattamente e per altre eireostanze estranee all'eseeuzione quali siano questi eredi: ma ciö dipende da cireostanze speeiali e meramente fortuite (dal fatto eioe ehe la debitriee e eoerede della parte creditriee) e nulla muta alla questione di massima, ehe sta alla base deI ricorso, ehe e quella di sapere se, inten- dendo una sueeessione indivisa procedere contro un debi- tore, sia eonforme all'art. 67 LEF ehe la parte ereditrire si designi nel preeetto eseeutivo eon la formola : Eredi di...

3. - La questione deve venir risolta negativamente. Anzitutto erra l'istanza eantonale ammettendo ehe il CCS gli eredi costituiseano un ente moraleo una persona giuri- diea. Nel sistema deI CCS gli eredi formano, fino alla divi- sione dell'ereditä, unaeomunione di tutti i diritti e di tutte le obligazioni ; essi posseggollo i beni delIa stessa in pro- prietä eomune e dispongono eomune dei diritti inerenti alla successione ; in difetto di speciale pattuizione il diritto di disporre richiede l'unanime deeisione dei proprietari (art. 602, 652 e 653 CCS ; vedi anehe sentenza deI Tri- bunale federale deI 20 maggio 1915 neUa causa Aarg. Kantonalbank e. Sehär elite consorti). Da questa eostru- zione giuridiea deUa eomunione suecessorale seeondo il CCS deriva senz'altro ehe la designazione deUa stessa in un precetto eolla semplice indicazione « Eredi fu ... I) non eorrisponde all'intento prefissosi dalla legge (art. 67 LEF), poiehe non gli Eredi eoUettivamente haano impor- tanza e sostrato. giuridico ma solo le singole persone .ehe eompongono la eomunione. E, difatti, senza conos- -cere se tutti gli eredi intendono eseuterlo 0, eventual- ., und Konkurskammer. No 51. mente, sol amen te quall, il debitore non sapra esattamente quale sia il valore giuridico dell'eseeuzione stessa, di una sua opposizione 0 anche di un suo rieonosci- mento e pagamento deI credito, deUa veste deI rappre- seutante degli eredi ece. Donde la necessitä ehe in una. ta~e eseeuzione gli eredi procedenti vengano indicati, non in maniera collettiva, ma individualmente. Si osserva poi, in via di massima, ehe in un proeedimento eseeuto- rio eome in ogni altra proeedura di diritto civile, una designazione collettiva deUa parte istante non e ammis- sibile se non ove essa fonni una ragione sociale. In ogni altro caso chi intende intentare un'azione 0 far valere un diritto in comunione con altri, deve indicare individual- mente le persone in norne delle quali il diritto viene eser- eitato. pronuncia: Il rieorso e ammesso.

51. Arr6t du G j'llillet 1915 dans la cause Zurbrügg. Participation a la saisie. Le creancier revendiquant doit requerir la participation a titre eventuell! dans le deI ai fixe par les art. 110 et 111 LP, sinon son droit de parti- dpation est perime. Le delai de 40 jours prevu par l' art. 111 pour les demandes de participation des creanciers privilegies ne se trouve pas suspendu par le proces en con- testation de la revendication. Procedure a suivre lorsque la participation n'est requise qu'a titre eventuel. Jl. - La Caisse d'Epargne et de Credit du distriet de Delemont, en liquidation, a fait proceder, le 23 oetobre 1913, a la saisie d{! differtmts objets mobiliers au preju- dice de sieur Emile Zurbrügg, a Geneve. Dame Zurbrügg ayant revendique la propriete de tous les objets saisis au prejudiee de son mari, l'Offiee des poursuites de Geneve impartit un deIai ä la ere3neiere 250 Entscheidungen der Schuldbetreibungs- pour fairevaloir son droit en justice, conformement a rart; 109 LP. La Caisse d'Epargne ouvrit action en con- testation de la revendication. Par arret du 16 avril 1915, la Cour de Justice civile de Geneve admit cette action, et debouta dame Zurbrügg de sa revendicatioll. Se basant sur l'art. 111 LP. dame Zurbrügg demanda, en date du 15 mai 1915, de participer a la saisie pour un montant de 167527 fr. 50 avee interets. L'Office ecarta sa demande pour cause de tardivete. B. - Dame Zurbrügg porta plainte arautorite canto- nale 'de surveillance contre 1e refus de 1'0ffice, con- cluant ace que le dit refus soit annule et 1'0ffice tenu de suivre a la procMure prevue par l'art. 111 LP. A l'appui de ces conclusions, dame Zurbrügg exposait que le delai de 40 jours des la saisie, fixe par l'art. 111 LP pour la demande de participation, s'est trouve suspendu par le proces qu'elle a du soutenir pour faire reconnaitre 5a revendication de propriete du mobilier saisi; qua, revendiquant la propriete de ce mobilier, elle ne pouvait en meme temps demander a participer a la saisie qui en avait ete faite. C. - L'autorite cantonale de surveHlance a ecarte ]a plainte par les motifs suivants: Le fait que dame Zurbrügg se pretendait propri~taire du mobilier saisi au prejudice de son mari ne l'empechait pas de demander 5a participation eventuelle i( la saisie pour le cas OU la revendication ne serait pas admise. Le seul proces qui pouvait interrompre le delai de l'art. 111 LP etait celui qui se serait deroule entre dame Zurbrügg et tout con- testant relativement a la creance pour laquelle elle aurait demande a participer a la saisie. 01', dame Zurbrügg ne soutient pas qu'un proces de ce genre ait ete fait. Sa demande de participation etait done tardive. D. - Dame Zurbrügg recourt au Tribunal fMeral contre ce prononce; elle reprend ses conclusions ante- rieure(et Jes arguments invoques a l'appui. und Konkurskammer. N° 51. Statuant sur ces faits et eonsiderant en droit: 251

1. - L'inobservation du deIai fixe par les artieles 110 et 111 LP entralne Ja peremption du droit de partici.;. per a la saisie, quel que soit Ie motif pour lequel ia participation n'a pas ete requise, ou n'a pu retre an tamps utile. Par consequent, meme si Ia revendication des objets saisis et 1e proces qui s'en est suivi avaient eu pour resultat de mettre dame Zurbrügg dans l'impos- sibilite de requerir en temps utile sa participation a Ia saisie du 23 octobre 1913, dame Zurbrügg devrait en supporter les consequenees; elle ne saurait se prevaloir de cette impossibilite pour pretendre participer a Ia saisie apres l'expiration du delai legal. Mais, en realite, dame Zurbrügg n'etait pas dans l'im- possibilite de requerir en temps utile sa partieipation a Ja saisie. Rien ne l'empechait de demander d'y partie i- per a titre eve n t ue 1, pour le eas OU sa revendication serait ecartee ; elle sauvegardait ainsi ses droits. D'autre part, on ne saurait exposer le creancier saisissant au risque de soutmlir le proces en contestation da la reven- dication, tout en demeurant dans l'ignorance absolue des pretentions que le conjoint du debiteur pent faire valoir en raison de son privilege et qui peuvent rendre illusoire le gain du proces. Le creancier au benefice de la saisie ale droit d'etre eelaire en temps voulu sur ces preten- tions, de maniere ä pouvoir renoncer a soutenir le proces contre le conjoint revendiquant, s'i! estime Ia creance privilegiee du conjoint fondee. Lorsque la parti- cipation a Ia saisie n' est requise qu' a titre e v e n tue I, l'office surseoira aux assignations de deIai prevues a l'art. 111 al. 2 LP. jusqu'a droit eonnu sur Ia revendi- cation, par analogie a la procedure a suivre en cas de partieipation a une saisie provisoire. (Comp. RO M. spec. 15 n° 14 *.) "Ed. gen. 38 I n° 41. 252 Entscheidungen der Schuldbetreiliungs-

2. - Le moyen consistant a dire que le delai de 40 jours prevu par l'art. 111 LP pour les demandes de participation des cn~anciers privilegies aurait ete suspendu pendant Ia duree du proces en contestation de la reven- dication est denue de fonde~ent. La disposition nouvelle d'apres Jaquelle « la dun~e d'un proces ou d'une poursuite n'entre pas en ligne de compte» ne s'applique qu'au delai d'un an dont il est question dans le meme article, et oon pas au delai de participation de 40 jours. Aux termes de rart. 111 LP, le droit du conjoint du debi- teur de participer a la saisie sans poursuite prealable ne peut etre exerce que si la saisie a ete operee pen- dant la duree du mariage, ou dans l'annee qui a suivi sa dissolution. C'est uniquement ce delai d'un an qui se trouve suspendu par une poursuite ou un proces intro- duits contre le debiteur et ayant pour objet la creance pour laquelle la participation est requise. Par ces motifs, la Chambre des poursuites et des faHlites prononee: Le recours est ecarte.

52. Sentenza. S luglio 1915, nella causa Administra.zione fa.l1imenta.re del' Credito Ticinese. Dovendo un' amministrazione fallimentare decidere dell'am- missione in graduatoria di un credito insinuato sotto condi- zione e cioe per iI caso in cui una data rivendicazione fosse respinta, essa non potra liquidare le due questioni nella graduatoria, ma dovra eonoseere anzitutto della rivendieazione, proeedendo, se deI caso, a stregua den'art. 242 LEF e poi pronunciarsi sulla eolloeazione in graduato- ria delle somme rappresentanti i beni ehe il creditore intendeva rivendicare. A. - I signori Lueiano Antognini in Bellinzona. Eredi fu Catterina Sciaroni in Brione sopra Minusio e Giovanni und Konkurskammer. N° 52. e Franeesco Veglio in Corzofleso avevano deposto dei titoli presso la Banca il Credito Ticinese in Locarno, ora in fallimento. Questi titoli furono poi distratti e cioe dati abusivamente a pegno dagli organi di detta Banca. L' Amministrazione falliment are deI Credito, rispon- dendo a richiesta di revendicazione dei titoU da parte dei deponenti, comunicava loro di aver collocato in quinta classe il valore rappresentante i titoli distratti « ritenuto ehe la somma riconosciuta sostituisce i titoli. i quali restano avocati alla massa. » B. - Con gravame 23 aprile 1915 i surreferiti depo- nenti domandavano all' Autorita di Vigilanza di sosti- tuire detta clausola colla seguente ; « Il credito e aminesso » in e per il ca so l' eventuale azione di revendicazione » avesse ad essere respinta. I) L' Autorita di Vigilanza ammise il ricorso nel sense che eliminö puramente e semplicemente l' aggiunta apposw dall' Amministrazione fallimentare all'ammissione dei crediti dei deponenti « ritenuto ehe ece. ». Donde il pre- sente rieofso delI' Amministrazione deI fallimento deI Credito Ticinese al Tribunale feder ale, col quale si domanda ehe, dichiarato infondato il ricorso dei depo- nenti all'istanza cantonale. venga ripristinata nel suo integrale tenore la clausola eliminata ; Considerando in diritto:

1. - I sunnominati deponenti hanno rivendicato in primo luogo la proprieta dei. titoli deposti presso Ja Banea : la colloeazione deI valore corrispondente ai titoli era subordinata all'eventualita ehe l'Amministrazione fallimentare non fosse in grado di restituirli. L'Amminis- trazione avrebbe dovuto conoseere anzitutto della domanda di r.vendicazione; se essa credeva ehe la reven- dicazione non fosse ammissibile nei rapporti della massa. non piiI in posse~o dei titoli e quindi non piiI in grade di restituirli. l' Amministrazione avrebbe dovuto contes- tarla ed impartire ai rivendicanti il termine dell'art.