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40_II_435

BGE 40 II 435

Bundesgericht (BGE) · 1914-01-01 · Français CH
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Personenrecht. Nu 76.

halten war) nicht mehr im Gesetze selber zu finden

sind, sondern (nach Art. 39 Abs.2 ZGB) in die Ver-

ordnungskompetenz des Bundesrates fallen. Ist aber

zur Bestimmung dessen, was überhaupt in die Zivil-

standsregister eingetragen werden darf, letztinstanzlieh

der Bundesrat kompetent, so ergibt sich daraus zwin-

gend, dass der Weg einer Zivilklage über dieselbe Frage

ausgeschlossen sein muss, und dass die Weigerung der

zuständigen Verwaltungsbehörde, eine Adelspartikel in

das Zivilstandsregister eintragen zu lassen, nicht als

Namenrechtsbestreitung im Sinne des Art. 29 ZGB

gelten kann. Es verhält sich damit ähnlich wie init

andern registerrechtlichen Entscheidungen, z. B. denje-

nigen über den Eintrag einer Firma im Handelsregister

oder einer beim Abschluss eines Liegenschaftskaufs

getroffenen Nebenabr~e im Grundbuch: wenn die Re-

gisterbehörde den betreffenden Eintrag aus register-

rech tUchen Gründen verweigert hat, so ist eine Über-

prüfung ihres Entscheides durch den Zivilrichter, dessen

gegenteiliger Entscheid übrigens schwerlich vollstreck-

bar wäre, ausgeschlossen. Diese Auffassung von der

Unzulässigkeit der Zivilklage gegenüber Verfügungen

der Registerbehörden steht auch im Einklang mit der

konstanten Praxis der deutschen Gerichte auf Grund

des dem Art. 29 ZGB entsprechenden § 12 BGB; vgl.

darüber z. B. GRÜCHOTS Beiträge 49 S. 828, Entsch. d.

Reichsger. in Zivils. 39 S. 302, STAUDINGER, Anm. 5 b

zu § 12 cit.; v. TUHR, Bürgerl. Recht I S. 445.

Demnach hat das Bundesgericht

erkannt:

Die Berufung wird gutgeheissen, das Urteil des Ober-

gerichts des Kantons Schaffhausen vom 10. Juli 1914

aufgehoben und die Klage abgewiesen.

Famllienrecht. N0 77.

II. FAMILIENRECHT

DROIT DE FAMILLE

77. AtTet da la. IIe seetion civile du 16 septembre 1914

dans la cause Borel,

contre Lydiard et oonsorts.

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Ge art. 392 al. 2 et 368. -

Loi rapp. dr. civ. art. -1, 9 et 10.

-

Nomination par les autorites suisses d'un curator ad litern

a un mineur residant en Suisse mais dont le pere est domi-

cilie a l'etranger. -

Droit applicable en ce qui concerne la

puissance paternelle et la tutelle.

A. -

Arthur-Gordon Lydiard, colonel anglais en re-

traite, s'etait marie en 1896 a Wiesbaden avec demoi-

selle Marie Chappuis; ils avaient auparavant passe un

contrat de mariage etablissant entre eux le regime de

la separation de biens avec communaute d'acquets et

accordant au conjoint survivant l'usufruit de la moitie

des biens laisses par le defunt aussi longternps qu'iI ne

se remarierait point. Un fils, Arthur Lydiard, est ne de

cette union. Dame Lydiard est decMee le 11 avril 1901,

laissant a son mari la jouissance des interets de Ia moi-

tie de sa fortune, cette jouissance devant prendre fin le

jour oü celui-ci s'engagerait dans les liens d'un nouveau

mariage.

Le colonel Lydiard a habite Gelleve dt: 1903 a 1908.

Presse d'argent, il s'est fait ouvrir en janvier 1907 Ull

crMit de 7000 fr. porte ensuite a 13000 fr. par la Ban-

que populaire genevoise, contre cession des loyers eclms

ou a echoir d'un immeuble - sis rue du Mole, a Geneve -

appartenant a son fils et dont il avait annonce avoir la

jouissance integrale; les sieurs de Westerweller, Rigot et

Dumont furent charges par les deux parties de la regie

de cet immeuble. Le 20 novembre 1907, le colonel Ly-

436

Familienrecht. N° 77.

diard etait mis en etat de faHlite et declare failli insol-

vable le 13 janvier 1909.

Le colonel Lydiard s'etait rem arie le 27 juin 1908; il

avait precedemment, par acte signe a Lyon le "14 mars

de la meme annee, institue le sieur M. C. Favre tuteur

de son enfant en lui deIeguant les droits et les pouvoirS

decoulant de la puissance patern elle. Le 28 octobre sui-

vant, le sieur Favre, agissant en sa qualite de tuteur

d'Arthur Lydiard, actionnait de Westerweller et Rigot

en reddition de comptes; cette action fut declaree irre-

cevable. Favre intenta alors un nouveau proces, non

seulement contre les gerants sus-nommes, mais encore

contre la Banque populaire genevoisc et le colonel Ly-

diard, pro ces dans lequel il se disait agir en vertu d'une

deliberation du conseil de famille reuni a Nice le 13 oe-

tobre 1910. Une nouvelle exception d'irrecevabilite lui

fut opposee par de Westerwaller et Rigot et la Banque

populaire genevoise, le colonel Lydiard s'en etant remis

a justice. M. C. Favre est decede le 8 jauvier 1911 et,

avec l'assentiment du pere, il a ete remplace dans ses

fonctions de tuteur d'Arthur Lydiard, selon decision d'un

Conseil de familJe reuni a Geneve le 8 fevrier 1911, par

un sieur J. ·Welti, qui reprit l'instance introduite par

son predecesseur. Enfin, le 20 fevrier 1912, soit sous

l'empire du Code civil suisse, la Chambre des tutelIes de

Geneve, apres avoir approuve les comptes du tuteur

Welti, a designe Me Eugene'Borel, avocat, en qualite de

curateur ad hoc du mineur Lydiard pour le representer

dans le litige susmentiollue.

B. -

Par jugement du 22 octobre 1913, le Tribunal

de premiere illstance a declare irrecevable la seconde

demande formee en 1910 par Favre, ainsi que les reprises

d'instance de J. WeIti et de Me Eug. Borel. Cette auto-

rite judiciaire a expose que la legislation appHcable a

teHenr du droit anglais Hait la loi du domicile du tu-

teur legal, c'est-a-dire le Code dvil frall

l'entree en vigueur du ces.

FamiIienrecht N° 77.

43\1

3. -

Mais la Cour de justice civile a reconnu qu'a

cette date, la tutelle Welti a pris fin ipso jure, l'article

368 ce prevoyant l'etablissement d'une tut elle unique-

ment pour les mineurs qui ne sont pas soumis a la puis-

sance paternelle. Elle en tire la consequence que, le colo-

nel Lydiard n'ayant pas ete dechu de la puissance

paternelle, la decision qui lui a el1leve la tutelle de son

fils ne peut plus deployer actudlement ses effets eu

Suisse. Le mineur se trouvant donc aujourd'hui sous la

puissance patern elle du colonel Lydiard, ce ne seraient pas

les autorites de tutelle suisses qui ont a proceder, en

cas de conflit d'interets entre le pere et le fils a la no-

mination d'nn curateur ad litern, mais bien les autorites

franl;aises aux termes de l'art. 389 Code civil fran(:ais

modifie.

Celte maniere de voir ne saurait eep€.lldant etre. ad-

mise. L'articlc 368 CC ne permet, a la verite, la nomina-

tion d'un tuteur que pour les mineurs qui ne sont pas

sous puissance pa! ernelle; mais cette disposition legale

n'entraille pas necessairement l'application du droit

suisse pour ce qui a trait ä l'exercice de la puissance

paternelle. Cette question reste, en effet, soumise an

droit du domicile du pere en vertu de l'art. 9 de la LF

sur les rapports de droit civil, parce qu'il ne s'agit pas

ici d'une quest ion du droit de tutelle, mais de la delimi-

tation de la puissance paternelle; elle est done regie en

l'espece par le droH fran~ais, de sorte que la maniere

selon laquelle la puissance patern elle est exercee sur le

mineur Lydiard en regard des decisions du Conseil de

familIe n'a pas ete modifiee par l'entree eu vigueur du

CCS; cela elant, le mineur peut parfaitement etre consi-

dere comme n'Haut pas soumis a la puissance paternelle

du colonel Lydiard pour ceux de ses droits et interets

au sujet desquels une tutelle avait ete organisee en

Suisse, et la consequence a tirer de cette constatation

est que les autorites de tutelle de Geneve etaient par-

440

Farnillenrecht. N° 78.

faitement compHentes pour instituer une curatelle ad

hoc a teneur de rart. 392 du ce, ainsi qu'eles 1'ont fait

par leur decision du 20 fevrier 1912.

Par ces motifs,

Le Tribunal fMeral

prono nce :

Le recours est admis et l'arn~t attaque annule;en con-

sequenee l'exception d'irrecevabilite soulevee par Ies

defendeurs est declaree mal fondee.

78. Sentenza 30 settembre 1914 della. IIa sezione civile

nella causa Defilippis contro Defilippis.

Separazione dei eoniugi per adulterio deI marito. La eonoseenza

e il siIenzio da parte delI'aUro eoniuge non implieano per

se stessi eonsentimento 0 perdono. Art. 137, al. 3. CC. Per

l'appIieazione deIl'al. 3 delI'art. 146 e neeessario ehe la do-

manda di dlvorzio, presentata rieonvenzionalmente, abbia

fonda~ento giuridieo. Prevalenza della madre su terzi nella

questione d'affidamento della prole.

A. -

I coniugi D. passarono a nozze il24 ottobre 1898.

Il marito era allora in eta di 22 anni, la moglie di 23.

Dal matrimonio nacque nel 1899 una bambina, EIsa,

affidata durante la causa aHa eustodia deUa madre. Am-

bedue i coniugi appartengollo a famiglia agiata e con-

ducono vita oziosa. La moglie di carattere chiuso, molle

ed apatico non si alza, come deI resto anehe il marito, che

verso le 11 e lascia ehe la suocera sopraintenda all'eeo-

nomia domestica. Gia dal 1904 il marito vive in rap-

porto di concubinato, dapprima eon eerta P., ora, dal

1908 in poi, eon una ex-cameriera R., dalla quale ha figli

e colla quale passa regolarmente le notti e si mostra

in pubblico. La moglie a eui son noti questi rap porti,

non trovo mai l'energia neeessaria per reagire. Gia da

alcuni anni i coniugi abitano in un appartamento atti-

Farnillenrecht. N° 78.

441

guo alla suoeera, eolla quale prendevano anche i ~asti ~n

.comune. La suocera tento indarno di rieondurre Il figho

a miglior genere di vita; colla nuora viveva in buoni

rapporti, finche, bisticciatasi seeo lei per un'inezia e

trattata di irnpostora, le mostro la porta dell'apparta-

mento. La nuora intentava allora, nel 1911, l'azione di

divorzio; appoggiandosi ad adulterio ed a grave offesa al-

ronore. Questa domanda veniva poi modificata, dopo

l'entrata in vigore deI nuovo ce, nel senso ehe ve-

nisse pronuneiata la separazione dei eoniugi a tempo in-

determinato, ehe la figlia EIsa fosse affidata alla madre,

ehe il marito avesse a eorrispondere a titolo di sussi-

stenza per la moglie e per la figlia fr. 600 mensili e che

fossero coucessi aHa moglie i suoi beni dotali e parafernali.

Rispondendo il convenuto eonehiudeva riconvenzional-

mente a ehe fosse pronunciato il divorzio per scossa pro-

fonda ai virteoli matrimoniali e che Ia figlia fosse affidata

alla nonna, Ia quale, intervenuta in causa, si associava

a tale domanda. Il eonvenuto si offriva di provvedere

alle spese di mantenimento e di edueazione della figlia,

ma si rifiutava a qualsiasi pellsione in favore della mo-

glie. Egli ammetteva bens! di vivere in adulteri~, ma

eontestava all'attrice il diritto di invoeare questo tItolo,

perehe implicitamente consenziente. ~a domanda rieOll-

venzionale· di divorzio veniva da 1m foudata sul eOll-

tegno freddo ed apatieo della moglie ehe si era, secondo

lui manifestato in modo earatteristico nel rifiuto della

m~glie, durallte una sua malattia nel 1908, di p~rgergli

un bicchiere d'aequa. 9ltre a cio avere la moghe tra-

scurato anche l'eeonomia domestiea e risposto eon com-

pleta apatia a tutti i suoi tentativi di ravvicinamento. .

La prima istanza cantonale ammetteva la. do~anda d~

divorzio per scossa profonda ed irreparabIle al legami

matrimoniali prodottasi principalmente per colpa deI

marito ed affidava la figlia EIsa alle eure della nonna, le

spese di edueazione a carico deI marito. a~ quale ve~i,:,a

1atto obbligo di eorrispondere alla moghe un sussldlO