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40_III_267

BGE 40 III 267

Bundesgericht (BGE) · 1914-05-20 · Deutsch CH
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266 Entscheidungen der Schuldbetrelbungs- Einwand der Tilgung der Konkursforderung durch Ver- rechnung erhebt (in welchem Falle die Konkursforderung. im Betrage des Gegenanspruches der Masse im Kolloka- tionsplan abzuweisen ist). So liegen die Dinge aber hier nicht. Denn wie aus der angefochtenen Anzeige vom 20. Mai 1914 unzweideutig hervorgeht, will die Konkursverwaltung das angebliche Recht der Masse auf Anfechtung der von der Gemein- schuldnerin zu Gunsten der Rekurrentin ausgestellten Zession und den daraus hergeleiteten Anspruch auf Rückleistung der von der Papierfabrik Cham an das zedierte Guthaben bezahlten Beträge nicht etwa ledig- lich zur Verrechnung mit der Konkursforderung der Rekurrentin benützen, sondern - unter stillschweigen- der Bestreitung der. Kompensabilität - selbständig geltend machen, indem sie dafür von der Rekurrentin Erfüllung in vollem Umfange in bar verlangt, während umgekehrt der letzteren auf ihrer ganzen Forderung - wie sie sich nach Effektuierung der fraglichen Rück- leistung ergäbe - nur die konkursmässige Dividende zukommen soll. Die Frage, ob der Masse wirklich ein Anspruch des behaupteten Inhalts an die Rekurrentin zustehe, kann daher nicht im Kollokationsverfahren zum Austrag gebracht werden, sondern es hat die Konkurs- verwaltung zwecks Feststellung dieses Anspruchs namens der Masse im ordentlichen p'rozesse klagend gegen die Rekurrentin aufzutreten. Im Kollokationsplan hat sie sich auf eine Erklärung darüber zu beschränken, ob sie die von der Rekurrentin angemeldete Kontokorrent- forderung als solche anerkenne oder bestreite. Und zwar kann es sich dabei vor der Hand nur um die Zulassung oder Abweisung eines Forderungsbetrages von 4357 Fr. handeln, da nur dafür eine Forderungseingabe vorliegt, in den Kollokationsplan aber nur solche Ansprüche aufgenommen werden dürfen, die entweder im Konkurs- verfahren angemeldet oder aus den öffentlichen Büchern ersichtlich sind (Art. 244, 246 SchKG). Die Kollokation und Konkurskammer. N° 48. 267 k" te nur dann und erst dann einer höheren Summe ~~n Masse in dem von ihr gegen in Frage kommen, wenn Ie Prozesse mit ihrem die Rekurrentin a~zustren~ende~ dann die Rückleis- Anspruche durchdn~ge~ ~~~~~ C~am erhaltenen De- tung der von. der apte t" z r Folge hätte, dass deren ckung durch dIe Rekurren m u die Gemeinschuld- ursprüngliche grässere Forder~ndg an fleben würde (Art. . . gleI'chen Umfange WIe er au nenn 1m 291 eben da). t' teIlte Beschwerdebegehren Das von der Rekurren m ges .. d' t daher . ' . h Is begrundet un es IS erweIst SIch demnac a. efochtene Kollokations- in G:~theisSundg dde:se:~e~e~~~~;!nde Entscheid der Vor- verfugung un e instanz aufzuheben. , k k mer Demnach hat die Schuldbelreibungs- u. Kon urs am erkannt: Der Rekurs wird begründet erklärt und demgemäs1s V f .. der Konkursverwa- die damit angefochtene er ugung tung im Sinne der Erwägungen aufgehoben.

48. Arret du 14 aout 1914 dans la cause de Werra.. 95 eh 2 - L'lndividu' pourvu LP art. 17 et 18. ee art. 3 b .' du eoncours de eelui-ci d'un conseil legal n'a pas eS?lD x autorites de surveil- pour porter pl~inte OUt ~eeou::~ n~u rentrent pas dans eeuX lanee de poursUlte. De e s ae indiques a l'art. 395 eh. 1 ee. . _ Le 24 mars 1914, le recourant I:eo de Werra,.~ Lo1~he, a po~te plainte a l'~:tor~ted:~~~~~:: ~: S~:;;:~e lance en matH~re de poursw es e . our retard contre l'offke des faillites de cette !O?I~~~te'Jautorite de dans la liquidation de s~ m~sse en aI 1 ~ath~re sur ce surveillance s'est refusee a ent~:~ :rvu d'un conseil recours, parce que de Werra a P e ce endant sa legal par l'autorite competente et qu P 268 Entscheidungen der SChuldbetreibungs- plainte n'est ni signee, ni approuvee par celui-ci bien que rart. 395 CCS möge le concours du conseil Iegai pour p~rmettre au pupille de (t plaider et transiger », categorie d actes dans laquelle rentrent, suivant l'instance canto- nale, les pla~n~es adressees contre les offices de poursui- tes ou de faIllites aux autorites de surveillance. B. - Sur recours adresse par Leo de Werra a l'autorite superieure cantonale, celle-ci a confirme la decision atta- que~ par de~is~on du 8 juin 1914 communiquee aux parbes le 15 J~lllet. Leo de Werra a alors interjete un recours au TrIbunal federal dans lequel il conelut a ce qu'il ~o.it reconnu. etre en droit de porter plainte aux autontes de surveIllance de poursuite et a ce qu'il soit en consequence ordonne a ceIles-ci de donner suite a son recours du 24 mars 1914. Statuant sur ces faits et considerant en droit:

1. - La question qui se pose en .l'espece est celle de sa~oir si la plainte du recourant, bien que formee par Im seul et sans le concours ou I'autorisation de son conseil legal doit etre consideree comme reguliere. Cette ~uestion doit etre resolue affi~mativement; la nomina- tIon ~'un conseill.egal n'a pasen effet po ur consequence de prIver le pupille de l' exercice de ses droits civils . , . , , pmsque preClsement l'art. 395 CCS introduit cette mesure pour les cas OU il n'y a pas de cause suffisante d'inter- ~iction. ~lle en~raine donc seulement une restriction par- b~lIe d~ 1 exerClCe de ces droits pour les actes juridiques determmes et enumeres limitativement dans la disposition legale sus visee, et qui sont les seuls actes que 1a personne munie d'un conseil legal ne peut accomplir sans le con- cours de ce dernier.

2. - Le chiffre 1 de l'art. 395 CC parle, il est vrai, de « plaider et transiger»; mais on ne saurait faire rentrer dans cette categorie d'actes le depot d'une plainte aux autorites de surveillance en matiere de poursuite. Une und Konkurskammer. N° 48. 269 teIle interpretation serait contraire a la lettre comme a I' esprit et au sens logique de cette disposition legale; le recours en matiere de poursuite n'a jamais ete considere comme constituant un acte de procedure au sens propre de ce mot et les regles de forme plus severes prevues pour des actes de ce genre ont He deja a reiterees fois deelarees a juste titre inapplicables en ce qui le concerne. En effet, si le concours du conseil legal en matiere de litiges et de transaction a pour but d'eviter au pupille les pertes pecuniaires qu'amenent des pro ces inutiles ou temeraires, de teIles consequences ne peuvent pas se pro- duire ou ne poufnlient survenir que d'une maniere fort limitee quand il s'agit d'un recours aux autorites de pour- suite puisque, devant ceIles-ci, la procedure est gratuite. Enfin, puisque l'individu muni d'un conseil judiciaire peut requerir de l'office des poursuites l'execution d'actes de poursuite, ainsi que cela resulte d'une maniere indu- bitable du texte formel de l'art. 395 CCS, il doit pouvoir demander a l'autorite de surveillance d'examiner les actes de poursuite diriges contre lui. Cette consequence decoule aussi du . fait que, si le legislateur avait voulu exiger !'intervention du conseil legal dans les poursuites concernant le pupille, il aurait dft exiger que tous les actes de poursuite soient adresses au premier et que la poursuite soit exercee a son domicile. Or l'art. 47 LP ne prevoit cette maniere de faire que pour le cas ou le debi- teur a un representant legal, ce qui, d'apres la pratique constante du Tribunal federal, ne doit s'entendre que du tuteur au sens propre du mot, et non du curateur (voir RO Ed. sep. vol. 4, n° 2 *). Par ces motifs, la Chambre des Poursuites et des Faillites prononce: Le recours est admis et l'affaire renvoyee a l'autorite cantonale pour decision sur le fond.

• Ed. g~n. 27 I n° 12.