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Oberste Zivilgerichtsillstanz. -
I. MatE'riellreehtJiche Entscheidungen.
er fann fid) bllbei au feiner med)tfertigung aud) auf einen entfd)ultl~
uaren me d) t ~ irrtum berufen.
~ollte man nun aud) ~infid)tltd)
bel' 3 i tl i I red)tIidjen 1jolgen ber mer~ung einen ftrengeren ~~n~
ftab anlegen, io liefle fid) bod)
iebenfall~ ein
merfd)u~ben nid)t
ftet~ fd)on bann anner,men, wenn ber S)anbelnbe fid) fagen munte,
möglid)erwetfe in ba~ med)t etneß anbem etnaugretfen. mielmer,r
tft feilt ?8erI)alten entfd)ulbb(tr, wenn er nadj ben gegebenen mer~
r,ältniiien gettitgenben 2fnlafl r,atte, am ?Beftanb biefeß med)teß
ernftUd)
~u 3wetfeltt unb wenn bie
med)t~tlerletung (t~ einem
fubjeftitl begreifUd)en unb beredjttgten ?Seftreben aur mertetbtgung
feinw,311tereffenftanb:punfteß entf:pnmgen tft unb fid) objeftitl in
ben ber \Sad)lage angemeifenen \Sd)ranfen r,ält. \So liegt aber ber
1jaU r,ier:
~er b(o~e Umftanb, bau bel' J'tläger für feine ~arfe
in bel' \Sd)weia bie @httragung erwirft r,atte, rennte bei ber ?Be~
flagten ?Beoenfen nid)t erwecten, ba ia bel' @intragung feine mor~
:prüfung tlOfaußger,t uno lie feine fonftitutitle ~irfung entfaltet·
~nberfeitß f~ fid) bie ?Befragte wieberr,oItel1,
erft~ unb aweit~
inftanalid)en @ntfd)eiben ber beutfd)en \ßatentber,örben gegenüber,
weburd) übereinftimmenb baß ~ort «Korso:t alß fd)u~unfär,ige
@igenfd)aftßbeaeid)uuug erflärt wurbe. ~amit r,atte fie, nameutlidj
alß in ~eutfd)lanb wor,nr,afte \ßerfon, I)tnreidjenb @runb, um in
tr,rem ?8erI)alten gegettitber bem J'tlliger
bi~ aur gerid)tlidjen @r~
lebigung be~ \Strett-es auf Mefe 3ted)t6auffaffung abftellen au bürfen
unb au tlerfud)en, fte aud) l,)or ben fdjweiaerifd)en @erid)ten aur
~nerlennuug au bringen.
~emnad) 9at bas ?Sunbe6gerid)t
erfiln nt:
?Seibe ?Serufungen werben augewtefen unh ba~ Urteil bw ?Be.
airfßgerid)te~,8ürtd) IV. IJf6teUung tlom 19. \Se:ptember 1912 tn
aUen;teilen beftCitigt.
1. Berufungsverfahren. No 24.
H. ProzessreehtlieheEntscheidnngen. -
Arrets
en matiere de procMnre.
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1. Berufungsverfahren. -
Procedure de recours
en rMorme.
24. Arret de la. IIe section civile du 16 janvier 1913
dans la cmtse :BelIora., dem. et rec., contre Foudral, der. et int.
OJF art 56. La queslion de savoir si un accident est survenu a
Ia suite d'un acta punissable (Loi resp. civ. fahr. art. 6 al. 3)
selon 113 droit penal cantonal n'est pas une question de droit
fEH';ral.
.1 .• -
Le demandeur Antoine Bellora, ma(jon ä. Geneve, a
ete vietime d'un acddent le 20 avril '1910 en travaillant dans
Ull bätiment en construction au square de Oontamines ä.
Geneve; il a reclame ä. son anden patron Louis Foudral,
entrepreneur ä. Geneve, une indemnite s'eievant a 31690 fr.
en invoquant rart.·6 aL 3 de Ia loi sur Ia responsabiliM civile
des fabricants du 25 juin 1881, d'apres lequel il est Ioisible
de depasser le maximum legal de 6000 fr. lorsqu'il existe un
acte punissable a Ia charge du patron. Bellora etait tomb6
du 3e etage par une ouverture pratiquee dans le plancher,
alors qu'il venait lui-m~me d'enlever les plateaux qui recou-
vraient Ia dite ouverture. O'est en effet an moment Oll il se
preparait ä. les emporter qu'il fut interpelIe par un autre
ouvrier qni, occupe ä l'etage snperienr, lui demandait de ven-
fier si son ouvrage 4: allait bien ". Bellora se recula instinc-
tivement dans ce but et fut precipite a travers }'ouverture
qu'il venait de decouvrir. Quant a l'acte punissable invoque
par le demandeur, il consisterait d'apres lui dans la violation
13tl
Oberste Zivilgerichtsinstanz. -
11. Prozessrechtliche,Entscheidungen.
fle l'art. 106 du reglement genevois d'application de la loi
sur les routes du 14 mars 1899 et qui prescrit que « les
ouvertures provisoires ou definitives sur une cour ou vide
quelconque et presentant un dang er special devront etre
pourvues d'une barriere. :.
Le defendeur Foudral n'a pas conteste son obligation de
payer une indemnite et s'est borne a nier qu'elle put etre
fixee a un chiffre superieur a la somme de 6000 fr., maximum
prevu par la loi sur Ia responsabilite des fabricants; il a
meme conclu ala reduction de ce chiffre a 5400 fr., I'accident
survenu devant etre considere comme resultant d'un cas for-
tuit. Enfin, il s'est declare pret a payer au demandeur pour
solde et a la suite de divers versements effectues a lui-meme
ou a des tiers pour son compte, une somme de 1098 fr.50.
Ces conclusions avaient ate admises par le Tribunal de pre-
miere instance, mais, sur recours de Bellora, Ia Cour de jus-
tice civile de Geneve a, par arret du 9 novembre 1912, eleve
18 somme accordee au demandeur a 1699 fr. 50, se refusant
ainsi a admettre l'existence soit d'un acte punissable, soit d'un
cas fortuit.
B. -
Par acte du 20 novembre 1912, Bellora a recouru
en reforme contre cet arret au Tribunal federal et a repris
,dans sa declaration de recours les conclußions soutenues par
Iui devant l'instance cantonale.
Statuant sur ces fa.its et consüMrant en droit:
1. -
La question de savoir si l'accident a ete cause par
nn acte du defendeur susceptible, ä teneur de rart. 6 aI. 3
de la loi Bur la responsabilit6 civile des fabricants, de faire
I'objet d'une action au penal, est en I'espece exclusivement
une question du droit cantonal de police, soit une question
qui echappe a l'examen du Tribunal federal. Eu effet, si les
tribunaux civils sont competents pour statuer sur le carac-
tere pnnissable d'un acte lorsqu'il n'enste pas de jugement
penal en l'espece (voir dans un sens RO 28 11 p. 288 et dans
l'autre 37 n p. 568), cependant, et des que les faits consta-
tes necessitent l'application d'une regle de droit penal, le
juge civil, quand n examine cette question prealable de l'exis-
L BerufulJgsverfahren. ~o ~.
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tence d'un acte punissable, interprete uniquement des regles
de droit cantonal.
2. -
Dans ces conditions, et du moment que la punissa-
billte de }'acte reproche ä Foudral 6chappe a la cognition du
Tribunal federal, la seule question que celui-ci ait a examiner
est celle de la diminution eventuelle du maximum legal. Or,
ce point n'est plus en discussion: en effet, d'une part le
defeodeor Foudral seul aurait eu inter~t a le faire diseuter a
nouveau; d'autre part, le recours interjete par BeUora tend
uniquement 8. l'obtention d'one indemnite depassant le maxi-
mum legal; et sur ce point l'arret de la Cour de justice civile
doitt pour les motifs indiques ci-dessus, 6tre considere comme
definitif.
Par ces motifs,
le Tribunal faderal
prononce:
Il n'est pas entr6 en matiere sur le recours.
25. ~tfeU ~r II. ~iut(.. itfUUU9 '0. 16. ~ ...... t 1913
in lSad)en, ~f'P .... qt 3~tra:nt u.
~er."jU.,
gegen ~ötr","~nm, 3~etra:t u. 5Ber.,,5Befi.
DeI' Entscheid über <Bewilligung oder Verweigerung der vorläufigen
Eintragung eines Bauhandwerkerpfandreohtes (nach Art. 961. ZGB)
ist kein Hauptw·teil.
<
A. -
~urdj ~ntf~eih \)om 13. lS~tem&er 1912
~a:t her
,,~naelri~ter für
ni~tftreitige ~tßfa:~enll b~ 5Beaidsgerl~tß
ßftrl~ ein 5Begel}ren b~ 3runftftefnfabrifa:nten Utf~mng in ßftri~
um \lorläuftge
~intragung eineß &ul}a:nb\1:lerfer~fanbraVteß auf
einer megenf~llft beß 3~etrllten 5Bö~ler u. 11. besl}alo abge\1:liefen,
meil ber 3m:petrant bie bon i9m gelieferten .reunftfteine bem oe ..
treffenben ~eubau ni~t felbft eiugefftgt l}abe, \1:la:ß na:d) &rt. 837
ß@5B eine
unerUiuli~e mormtßfe\\ung bes
5Bllul}a:nbmerfer~fllnb"
r~teß fet.
B. -
~in bom 3m:petrllnten Urf:prung gegelt biefelt ~ntf~eib