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39_II_135

BGE 39 II 135

Bundesgericht (BGE) · 1913-01-01 · Français CH
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Oberste Zivilgerichtsillstanz. -

I. MatE'riellreehtJiche Entscheidungen.

er fann fid) bllbei au feiner med)tfertigung aud) auf einen entfd)ultl~

uaren me d) t ~ irrtum berufen.

~ollte man nun aud) ~infid)tltd)

bel' 3 i tl i I red)tIidjen 1jolgen ber mer~ung einen ftrengeren ~~n~

ftab anlegen, io liefle fid) bod)

iebenfall~ ein

merfd)u~ben nid)t

ftet~ fd)on bann anner,men, wenn ber S)anbelnbe fid) fagen munte,

möglid)erwetfe in ba~ med)t etneß anbem etnaugretfen. mielmer,r

tft feilt ?8erI)alten entfd)ulbb(tr, wenn er nadj ben gegebenen mer~

r,ältniiien gettitgenben 2fnlafl r,atte, am ?Beftanb biefeß med)teß

ernftUd)

~u 3wetfeltt unb wenn bie

med)t~tlerletung (t~ einem

fubjeftitl begreifUd)en unb beredjttgten ?Seftreben aur mertetbtgung

feinw,311tereffenftanb:punfteß entf:pnmgen tft unb fid) objeftitl in

ben ber \Sad)lage angemeifenen \Sd)ranfen r,ält. \So liegt aber ber

1jaU r,ier:

~er b(o~e Umftanb, bau bel' J'tläger für feine ~arfe

in bel' \Sd)weia bie @httragung erwirft r,atte, rennte bei ber ?Be~

flagten ?Beoenfen nid)t erwecten, ba ia bel' @intragung feine mor~

:prüfung tlOfaußger,t uno lie feine fonftitutitle ~irfung entfaltet·

~nberfeitß f~ fid) bie ?Befragte wieberr,oItel1,

erft~ unb aweit~

inftanalid)en @ntfd)eiben ber beutfd)en \ßatentber,örben gegenüber,

weburd) übereinftimmenb baß ~ort «Korso:t alß fd)u~unfär,ige

@igenfd)aftßbeaeid)uuug erflärt wurbe. ~amit r,atte fie, nameutlidj

alß in ~eutfd)lanb wor,nr,afte \ßerfon, I)tnreidjenb @runb, um in

tr,rem ?8erI)alten gegettitber bem J'tlliger

bi~ aur gerid)tlidjen @r~

lebigung be~ \Strett-es auf Mefe 3ted)t6auffaffung abftellen au bürfen

unb au tlerfud)en, fte aud) l,)or ben fdjweiaerifd)en @erid)ten aur

~nerlennuug au bringen.

~emnad) 9at bas ?Sunbe6gerid)t

erfiln nt:

?Seibe ?Serufungen werben augewtefen unh ba~ Urteil bw ?Be.

airfßgerid)te~,8ürtd) IV. IJf6teUung tlom 19. \Se:ptember 1912 tn

aUen;teilen beftCitigt.

1. Berufungsverfahren. No 24.

H. ProzessreehtlieheEntscheidnngen. -

Arrets

en matiere de procMnre.

135

1. Berufungsverfahren. -

Procedure de recours

en rMorme.

24. Arret de la. IIe section civile du 16 janvier 1913

dans la cmtse :BelIora., dem. et rec., contre Foudral, der. et int.

OJF art 56. La queslion de savoir si un accident est survenu a

Ia suite d'un acta punissable (Loi resp. civ. fahr. art. 6 al. 3)

selon 113 droit penal cantonal n'est pas une question de droit

fEH';ral.

.1 .• -

Le demandeur Antoine Bellora, ma(jon ä. Geneve, a

ete vietime d'un acddent le 20 avril '1910 en travaillant dans

Ull bätiment en construction au square de Oontamines ä.

Geneve; il a reclame ä. son anden patron Louis Foudral,

entrepreneur ä. Geneve, une indemnite s'eievant a 31690 fr.

en invoquant rart.·6 aL 3 de Ia loi sur Ia responsabiliM civile

des fabricants du 25 juin 1881, d'apres lequel il est Ioisible

de depasser le maximum legal de 6000 fr. lorsqu'il existe un

acte punissable a Ia charge du patron. Bellora etait tomb6

du 3e etage par une ouverture pratiquee dans le plancher,

alors qu'il venait lui-m~me d'enlever les plateaux qui recou-

vraient Ia dite ouverture. O'est en effet an moment Oll il se

preparait ä. les emporter qu'il fut interpelIe par un autre

ouvrier qni, occupe ä l'etage snperienr, lui demandait de ven-

fier si son ouvrage 4: allait bien ". Bellora se recula instinc-

tivement dans ce but et fut precipite a travers }'ouverture

qu'il venait de decouvrir. Quant a l'acte punissable invoque

par le demandeur, il consisterait d'apres lui dans la violation

13tl

Oberste Zivilgerichtsinstanz. -

11. Prozessrechtliche,Entscheidungen.

fle l'art. 106 du reglement genevois d'application de la loi

sur les routes du 14 mars 1899 et qui prescrit que « les

ouvertures provisoires ou definitives sur une cour ou vide

quelconque et presentant un dang er special devront etre

pourvues d'une barriere. :.

Le defendeur Foudral n'a pas conteste son obligation de

payer une indemnite et s'est borne a nier qu'elle put etre

fixee a un chiffre superieur a la somme de 6000 fr., maximum

prevu par la loi sur Ia responsabilite des fabricants; il a

meme conclu ala reduction de ce chiffre a 5400 fr., I'accident

survenu devant etre considere comme resultant d'un cas for-

tuit. Enfin, il s'est declare pret a payer au demandeur pour

solde et a la suite de divers versements effectues a lui-meme

ou a des tiers pour son compte, une somme de 1098 fr.50.

Ces conclusions avaient ate admises par le Tribunal de pre-

miere instance, mais, sur recours de Bellora, Ia Cour de jus-

tice civile de Geneve a, par arret du 9 novembre 1912, eleve

18 somme accordee au demandeur a 1699 fr. 50, se refusant

ainsi a admettre l'existence soit d'un acte punissable, soit d'un

cas fortuit.

B. -

Par acte du 20 novembre 1912, Bellora a recouru

en reforme contre cet arret au Tribunal federal et a repris

,dans sa declaration de recours les conclußions soutenues par

Iui devant l'instance cantonale.

Statuant sur ces fa.its et consüMrant en droit:

1. -

La question de savoir si l'accident a ete cause par

nn acte du defendeur susceptible, ä teneur de rart. 6 aI. 3

de la loi Bur la responsabilit6 civile des fabricants, de faire

I'objet d'une action au penal, est en I'espece exclusivement

une question du droit cantonal de police, soit une question

qui echappe a l'examen du Tribunal federal. Eu effet, si les

tribunaux civils sont competents pour statuer sur le carac-

tere pnnissable d'un acte lorsqu'il n'enste pas de jugement

penal en l'espece (voir dans un sens RO 28 11 p. 288 et dans

l'autre 37 n p. 568), cependant, et des que les faits consta-

tes necessitent l'application d'une regle de droit penal, le

juge civil, quand n examine cette question prealable de l'exis-

L BerufulJgsverfahren. ~o ~.

137

tence d'un acte punissable, interprete uniquement des regles

de droit cantonal.

2. -

Dans ces conditions, et du moment que la punissa-

billte de }'acte reproche ä Foudral 6chappe a la cognition du

Tribunal federal, la seule question que celui-ci ait a examiner

est celle de la diminution eventuelle du maximum legal. Or,

ce point n'est plus en discussion: en effet, d'une part le

defeodeor Foudral seul aurait eu inter~t a le faire diseuter a

nouveau; d'autre part, le recours interjete par BeUora tend

uniquement 8. l'obtention d'one indemnite depassant le maxi-

mum legal; et sur ce point l'arret de la Cour de justice civile

doitt pour les motifs indiques ci-dessus, 6tre considere comme

definitif.

Par ces motifs,

le Tribunal faderal

prononce:

Il n'est pas entr6 en matiere sur le recours.

25. ~tfeU ~r II. ~iut(.. itfUUU9 '0. 16. ~ ...... t 1913

in lSad)en, ~f'P .... qt 3~tra:nt u.

~er."jU.,

gegen ~ötr","~nm, 3~etra:t u. 5Ber.,,5Befi.

DeI' Entscheid über <Bewilligung oder Verweigerung der vorläufigen

Eintragung eines Bauhandwerkerpfandreohtes (nach Art. 961. ZGB)

ist kein Hauptw·teil.

<

A. -

~urdj ~ntf~eih \)om 13. lS~tem&er 1912

~a:t her

,,~naelri~ter für

ni~tftreitige ~tßfa:~enll b~ 5Beaidsgerl~tß

ßftrl~ ein 5Begel}ren b~ 3runftftefnfabrifa:nten Utf~mng in ßftri~

um \lorläuftge

~intragung eineß &ul}a:nb\1:lerfer~fanbraVteß auf

einer megenf~llft beß 3~etrllten 5Bö~ler u. 11. besl}alo abge\1:liefen,

meil ber 3m:petrant bie bon i9m gelieferten .reunftfteine bem oe ..

treffenben ~eubau ni~t felbft eiugefftgt l}abe, \1:la:ß na:d) &rt. 837

ß@5B eine

unerUiuli~e mormtßfe\\ung bes

5Bllul}a:nbmerfer~fllnb"

r~teß fet.

B. -

~in bom 3m:petrllnten Urf:prung gegelt biefelt ~ntf~eib