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38_II_742

BGE 38 II 742

Bundesgericht (BGE) · 1910-10-30 · Français CH
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Sachverhalt

L'office des poursuites de Lausanne-Occident a saisi

les 26/30 octobre 1910, au eours de poursuites exereees

contre le sieur Marioni vitrier a Lausaune et a la requisition

des recourauts et de la Bauque populaire suisse, une serie

de creances diverses, dont les neuf premieres ataient estimees

ensemble 1875 fr. Ces creancesfurent indiquees par le de-

biteur, comme appartenant en realite au sieur Misteli; il eu

fut de m~me pour une autre creanee, saisie sous n013 et due

par la

« Societe Lausanne-Extension,., dont Ia valeur n'a

pas ete indiquee Iors de la saisie, mais qui, sur Ia cession

signee en faveur de Misteli, etait indiquee comme valant

I. Berufunpverfahren. N° 115.

'l4S

812 fr. Les droits du defendeur sur ces creances re-

sultaient de deux cessions datees du 2 septembre 1912 et

stipuIees pour c garantie de dettes anciennes. -.

Dans le courant du mois suivant, Misteli Iui-m~me a parti-

cipe a. cette saisie pour une somme de 2546 fr. 05 c.; un

autre creaneier, Bourcart & Cle en a fait de m~me pour une

so~me de 287 fr. 05 c. Ces derniers n'ont cependant pas

pm part aux litiges quisuivirent. D'autre part, Genoud & Ci6

furent subroges apres paiement aox droits de Ia Banque popu-

laire suisse et devinreut ainsi creanciers de Marioni pour une

somme totale de 3625 fr. 27 c.

B. -

Genoud & Cle ayant couteste la validite des cessions

faites en faveur de Misteli, ce dernier a ete invite par I'office

a. les actionner aux termes de Part. 107 LP. Par jugemeut

du 3 septembre 1912, la Cour civile du eantou de Vaud a

declare bieu-foudee la revendication de Misteli. Par decla-

ration-memoire deposee le 23 septembre 1912 au Greffe de

la Cour civile vaudoise, les defendeurs ont recouru en re-

forme au Tribunal federal.

Statuant SttT ces {aits et considerant en droit:

1. -

A teueur de la jurisprudence du Tribunal federal

(v. RO 31 II p. 785; JAEGER, Komment. vol. I p. 347 et

REICHEL, Komment. p. 129 et 133), la competence du Tri-

bunal federal en matiere de revendication d'objets saisis a.

teneur de l'art. 107 LP n'existe que si le montant de la cre-

anee en vertu de laquelle des poursuites ont eu lieu et la va-

leur des objets revendiques sont tous les deuK superieurs a.

2000 fr. A la verite,le montaut de la creanee Genoud & Cie

etant de 3625 fr. 27 c. et la valeur des creauces cedees

de 2687 fr., les deux conditions posees par lajurisprudence

et la doctriue pour rendre possible un recours au Tribunal

federa}, se rencontraient eu l'espece.

2. -

Il y a Iieu cependant d'examiner de plus pres Ia

question de savoir si, dans le present proces, la valeur liti-

gieuse est reellement superieure a. 2000 fr. L'action prevue

a. rart. 107, quand c'est l'opposition du creancier saisissaut

qui la fait nattre, se differencie nettement des actions ordi-

1« A. Oberste ZiviJgericbtsinstaru:. - n. Prozessrecbtlicbe Entscbeidunge/l.

naires en revendication de propriete : l'objet du litige n'est

an effet pas le droit de propriete dn debiteur sur l'objet

saisi, mais la contestation porte uniquement sur la question

de savoir si eet objet peut ou non ~tre compris dans une

exeeution foreee contre le debiteur, si le creaneier saisissant

a le droit de le faire saisir et reatiser. O'est ce qu'exprime

mieux que le terme fran'iais d'« action en revendication,.,

Pexpression allemande de « Widerspruchsklage:.. Ce proces

porte ainsi uniquement sur un droit de nature personnelle.

En Pespeee, Ia eonsequence des regles exposees plus haut

est que la valeur du litige doit etre mee, non pas en prenant

en eonsideration la totalite des creances saisies, mais seule-

ment l'importance de la partie de ces creances qui pourra

~tre aftectee au paiement de Genoud & Oie. Ceux-ci ne sont

en effet pas seuls inscrits comme creaneiers ayant des droits

au produit des saisies pratiquees contre Marioni, le deren-

deur Misteli et Bourcart & Oie y etant egalement intervenus.

Oes derniers ont, il est vrai, renonce a. conte ster la revendi-

cation de Misteli et ont perdu en consequence tout droit au

produit des creanees en litige. Or, tel n'est pas le CRS du de-

mandaur; il ne pouvait en effet etre question de lui appliquer

la pr~eedure indiquee ä l'art. 1.07 LP, puisqu'il est impossible

de contraindre une personne a se contester a. Boi-meme un

droit et eneore moins de l'obliger a. se faire un proces a

propos de ce meme droit. Mais, et du moment que 1'0n ne

peut faire un reproehe a. Misteli de ne pas avoir aecompli

les formalites susindiquees,

i~ y a lieu de le plaeer sur tm

pied d'egalite avee ceux des autres ereaneiers qui y ont ef-

feetivement proeede. Misteli doit ainsi etre considere eomme

ayant eonserve tous ses droits a. Ia saisie effectuee, au meme

titre que Genoud & Oie, en sorte que s'll avait suceombe dans

le proces en revendieation introduit par lui eontre ces derniers,

iI n'en aurait pas moins participe avec eux a. la repartition

du produit des ereanees dont la propriete lui aurait ete eon-

testee avec sueees (v. arret du TF du 14 octobre 1.902,

dans Ia cause Haupt; RO 27 I p. 372; ed spec. 5 n° 57).

3. -

En l'espece dOlle, la valeur des ereances cedees etant

I

• i

1. Berufungsverfahren. N0 H6.

de 2687 fr. au maximum, eelle de la creance de Misteli

de 2546 fr. 05 ets., et celle de Ia creance Genoud & OIe de

3625 fr. 27 cts., la repartition eventuelle du produit de ces

creances serait de 1101. frs. 67 ets. pour Misteli et de

1583 fr. 33 ets. pour Genoud & Oi". Oette derniere somme

represente l'inter~t maximum que les deux parties pouvaient

avoir dans la eontestation: la valeur litigieuse doit donc ~tre

consideree comme inferieure a la somme de 2000 fr., de

sorte que le Tribunal federal n'est pas eompetent.

Erwägungen (3 Absätze)

E. 1 A teueur de la jurisprudence du Tribunal federal (v. RO 31 II p. 785; JAEGER, Komment. vol. I p. 347 et REICHEL, Komment. p. 129 et 133), la competence du Tri- bunal federal en matiere de revendication d'objets saisis a. teneur de l'art. 107 LP n'existe que si le montant de la cre- anee en vertu de laquelle des poursuites ont eu lieu et la va- leur des objets revendiques sont tous les deuK superieurs a. 2000 fr. A la verite,le montaut de la creanee Genoud & Cie etant de 3625 fr. 27 c. et la valeur des creauces cedees de 2687 fr., les deux conditions posees par lajurisprudence et la doctriue pour rendre possible un recours au Tribunal federa}, se rencontraient eu l'espece.

E. 2 Il y a Iieu cependant d'examiner de plus pres Ia

question de savoir si, dans le present proces, la valeur liti-

gieuse est reellement superieure a. 2000 fr. L'action prevue

a. rart. 107, quand c'est l'opposition du creancier saisissaut

qui la fait nattre, se differencie nettement des actions ordi-

1« A. Oberste ZiviJgericbtsinstaru:. - n. Prozessrecbtlicbe Entscbeidunge/l.

naires en revendication de propriete : l'objet du litige n'est

an effet pas le droit de propriete dn debiteur sur l'objet

saisi, mais la contestation porte uniquement sur la question

de savoir si eet objet peut ou non ~tre compris dans une

exeeution foreee contre le debiteur, si le creaneier saisissant

a le droit de le faire saisir et reatiser. O'est ce qu'exprime

mieux que le terme fran'iais d'« action en revendication,.,

Pexpression allemande de « Widerspruchsklage:.. Ce proces

porte ainsi uniquement sur un droit de nature personnelle.

En Pespeee, Ia eonsequence des regles exposees plus haut

est que la valeur du litige doit etre mee, non pas en prenant

en eonsideration la totalite des creances saisies, mais seule-

ment l'importance de la partie de ces creances qui pourra

~tre aftectee au paiement de Genoud & Oie. Ceux-ci ne sont

en effet pas seuls inscrits comme creaneiers ayant des droits

au produit des saisies pratiquees contre Marioni, le deren-

deur Misteli et Bourcart & Oie y etant egalement intervenus.

Oes derniers ont, il est vrai, renonce a. conte ster la revendi-

cation de Misteli et ont perdu en consequence tout droit au

produit des creanees en litige. Or, tel n'est pas le CRS du de-

mandaur; il ne pouvait en effet etre question de lui appliquer

la pr~eedure indiquee ä l'art. 1.07 LP, puisqu'il est impossible

de contraindre une personne a se contester a. Boi-meme un

droit et eneore moins de l'obliger a. se faire un proces a

propos de ce meme droit. Mais, et du moment que 1'0n ne

peut faire un reproehe a. Misteli de ne pas avoir aecompli

les formalites susindiquees,

i~ y a lieu de le plaeer sur tm

pied d'egalite avee ceux des autres ereaneiers qui y ont ef-

feetivement proeede. Misteli doit ainsi etre considere eomme

ayant eonserve tous ses droits a. Ia saisie effectuee, au meme

titre que Genoud & Oie, en sorte que s'll avait suceombe dans

le proces en revendieation introduit par lui eontre ces derniers,

iI n'en aurait pas moins participe avec eux a. la repartition

du produit des ereanees dont la propriete lui aurait ete eon-

testee avec sueees (v. arret du TF du 14 octobre 1.902,

dans Ia cause Haupt; RO 27 I p. 372; ed spec. 5 n° 57).

E. 3 En l'espece dOlle, la valeur des ereances cedees etant I

• i

1. Berufungsverfahren. N0 H6. de 2687 fr. au maximum, eelle de la creance de Misteli de 2546 fr. 05 ets., et celle de Ia creance Genoud & OIe de 3625 fr. 27 cts., la repartition eventuelle du produit de ces creances serait de 1101. frs. 67 ets. pour Misteli et de 1583 fr. 33 ets. pour Genoud & Oi". Oette derniere somme represente l'inter~t maximum que les deux parties pouvaient avoir dans la eontestation: la valeur litigieuse doit donc ~tre consideree comme inferieure a la somme de 2000 fr., de sorte que le Tribunal federal n'est pas eompetent.

Dispositiv
  1. ltddt bu I. .Jtlttt.6t~itU1ttJ .,Out 18. i)tUo'u 1912 in @Slld)en tUlJtltdutlu, ~ef{., m3iberfI. u. ~er •• Jtl., gegen ~ttt\J~ c$t~tlt Jtl., m3iberbetl. u. ~er •• l8efl. Berufung. Streitwert bei Haupt- und Widerklage, Art. 60 Ahs. 3 06: wann scldiessen die in Haupt- und Widerklage geltend gemachten Ansprüche einander aus '! A. - IDCit Urteil \)om 10. 3uH 191.2 ~Ilt bd Obergerid)t b~ Jtautonß 2uaern über bie lJted)t~frllge: ,,~(tt ber ~eflilgte (tn bie Jtliigerin au bea(t~len 2536 ~r. 20 t!tß. "nebft 8in~ au 5 % feit bem 1. 9!o\)ember 1906 unh ift her "l8eflltgte unb m3ibertläger. mit feiuer @egenforberung gänalid) ,,1lJ;au\Ueifen '? ober H 1. 3ft bie -ttIage 9dn~lidj 1l6au\Ueifen 1 ,,2. ~"entuell: ~(d blei ~iber6effagte an ben m3iberfIäger 0" "beaa~{en 1680 ~r. nebft' 8in~ 'elt bem 6. 9!o\)em6er 19B uul> "in tler m3iberUiiger 6md)tigt, biefen ~etrllg mit ber ~orberuns "ber SUägerin au \)med)nen 1" ertanut:
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

74:2 A. Oberste Zivilgerichlsinslanl. -

11. trolellrechUiche Enlscheidunren.

fd)Iu~~fCinbuns fte!lt bai Sdj-re@ in feiner \)Ot bem 1. 3mut1lt

1912 seltenben ljctffung nidjt, wie fi'tt bie @eltenbm<tdjuus einei

lYtauengu~l<'ribiIegiumi im -reonfuti, feThftCinbig bie ?8oTlluiftiuugen

fert, fOnbern. ei ü6erlliut beten %eftftellung in ~Tt. 111 ben .renn ..

tonen.

mei~<tTh. ~t bI'ti jßunbeigeridjt in bem Ilnsefii~tten (bts

fdjeib etfllitt, ei fei eine m!eiteraie9ung einei fmttonltlen Utteili

iilier bie ßu{Ciffisfeit ber

~nfd}Iuf3l3flinbuug nlld) !Kft. 111 Ws

gefdjloffen, ue3w. nut bllun mögIid}, Wenn lieljllUl3tet werbe, ber

f<tnton<tIe 9tidjter fet ü6er ben 9hl9men bei ?rft. 111 ~inlluises

s<tngen (WO\)OU Illier im bodiegenbeu ~Illl feine 9iebe tft); -

etf<tuut:

!Kuf bie ~erufung wirb wegen .3nfo~tena nidjt eingetteten.

115. Amt de 1a n e _section civile du 10 octobre 191a

dans la cause Genoud 8G Cie., der. et rec.,

contre Misteli, dem. et int.

Art. 69 OJl': La valeur ntlgieuse de 2000 fr. en matiere de

revendlcatlon au sens de I'Art.l07 LP, n'exista que si le

montant da Ia ereanee qui fait robjet de Ia poursuite et la valeur

de Ia partie des objets saisis qui pourrs. ~tre affectee au paie-

ment du ereaneier poursuivant sont tous les deux superieurs a

2000 Cr. Pour determiner celte derniere valeur il faut egalement

prendre en eonsideration la erea-nee du tiers revendiquant qui

a pris part a la saisie eomme creaneier du debiteur poursuivi.

A. -

L'office des poursuites de Lausanne-Occident a saisi

les 26/30 octobre 1910, au eours de poursuites exereees

contre le sieur Marioni vitrier a Lausaune et a la requisition

des recourauts et de la Bauque populaire suisse, une serie

de creances diverses, dont les neuf premieres ataient estimees

ensemble 1875 fr. Ces creancesfurent indiquees par le de-

biteur, comme appartenant en realite au sieur Misteli; il eu

fut de m~me pour une autre creanee, saisie sous n013 et due

par la

« Societe Lausanne-Extension,., dont Ia valeur n'a

pas ete indiquee Iors de la saisie, mais qui, sur Ia cession

signee en faveur de Misteli, etait indiquee comme valant

I. Berufunpverfahren. N° 115.

'l4S

812 fr. Les droits du defendeur sur ces creances re-

sultaient de deux cessions datees du 2 septembre 1912 et

stipuIees pour c garantie de dettes anciennes. -.

Dans le courant du mois suivant, Misteli Iui-m~me a parti-

cipe a. cette saisie pour une somme de 2546 fr. 05 c.; un

autre creaneier, Bourcart & Cle en a fait de m~me pour une

so~me de 287 fr. 05 c. Ces derniers n'ont cependant pas

pm part aux litiges quisuivirent. D'autre part, Genoud & Ci6

furent subroges apres paiement aox droits de Ia Banque popu-

laire suisse et devinreut ainsi creanciers de Marioni pour une

somme totale de 3625 fr. 27 c.

B. -

Genoud & Cle ayant couteste la validite des cessions

faites en faveur de Misteli, ce dernier a ete invite par I'office

a. les actionner aux termes de Part. 107 LP. Par jugemeut

du 3 septembre 1912, la Cour civile du eantou de Vaud a

declare bieu-foudee la revendication de Misteli. Par decla-

ration-memoire deposee le 23 septembre 1912 au Greffe de

la Cour civile vaudoise, les defendeurs ont recouru en re-

forme au Tribunal federal.

Statuant SttT ces {aits et considerant en droit:

1. -

A teueur de la jurisprudence du Tribunal federal

(v. RO 31 II p. 785; JAEGER, Komment. vol. I p. 347 et

REICHEL, Komment. p. 129 et 133), la competence du Tri-

bunal federal en matiere de revendication d'objets saisis a.

teneur de l'art. 107 LP n'existe que si le montant de la cre-

anee en vertu de laquelle des poursuites ont eu lieu et la va-

leur des objets revendiques sont tous les deuK superieurs a.

2000 fr. A la verite,le montaut de la creanee Genoud & Cie

etant de 3625 fr. 27 c. et la valeur des creauces cedees

de 2687 fr., les deux conditions posees par lajurisprudence

et la doctriue pour rendre possible un recours au Tribunal

federa}, se rencontraient eu l'espece.

2. -

Il y a Iieu cependant d'examiner de plus pres Ia

question de savoir si, dans le present proces, la valeur liti-

gieuse est reellement superieure a. 2000 fr. L'action prevue

a. rart. 107, quand c'est l'opposition du creancier saisissaut

qui la fait nattre, se differencie nettement des actions ordi-

1« A. Oberste ZiviJgericbtsinstaru:. - n. Prozessrecbtlicbe Entscbeidunge/l.

naires en revendication de propriete : l'objet du litige n'est

an effet pas le droit de propriete dn debiteur sur l'objet

saisi, mais la contestation porte uniquement sur la question

de savoir si eet objet peut ou non ~tre compris dans une

exeeution foreee contre le debiteur, si le creaneier saisissant

a le droit de le faire saisir et reatiser. O'est ce qu'exprime

mieux que le terme fran'iais d'« action en revendication,.,

Pexpression allemande de « Widerspruchsklage:.. Ce proces

porte ainsi uniquement sur un droit de nature personnelle.

En Pespeee, Ia eonsequence des regles exposees plus haut

est que la valeur du litige doit etre mee, non pas en prenant

en eonsideration la totalite des creances saisies, mais seule-

ment l'importance de la partie de ces creances qui pourra

~tre aftectee au paiement de Genoud & Oie. Ceux-ci ne sont

en effet pas seuls inscrits comme creaneiers ayant des droits

au produit des saisies pratiquees contre Marioni, le deren-

deur Misteli et Bourcart & Oie y etant egalement intervenus.

Oes derniers ont, il est vrai, renonce a. conte ster la revendi-

cation de Misteli et ont perdu en consequence tout droit au

produit des creanees en litige. Or, tel n'est pas le CRS du de-

mandaur; il ne pouvait en effet etre question de lui appliquer

la pr~eedure indiquee ä l'art. 1.07 LP, puisqu'il est impossible

de contraindre une personne a se contester a. Boi-meme un

droit et eneore moins de l'obliger a. se faire un proces a

propos de ce meme droit. Mais, et du moment que 1'0n ne

peut faire un reproehe a. Misteli de ne pas avoir aecompli

les formalites susindiquees,

i~ y a lieu de le plaeer sur tm

pied d'egalite avee ceux des autres ereaneiers qui y ont ef-

feetivement proeede. Misteli doit ainsi etre considere eomme

ayant eonserve tous ses droits a. Ia saisie effectuee, au meme

titre que Genoud & Oie, en sorte que s'll avait suceombe dans

le proces en revendieation introduit par lui eontre ces derniers,

iI n'en aurait pas moins participe avec eux a. la repartition

du produit des ereanees dont la propriete lui aurait ete eon-

testee avec sueees (v. arret du TF du 14 octobre 1.902,

dans Ia cause Haupt; RO 27 I p. 372; ed spec. 5 n° 57).

3. -

En l'espece dOlle, la valeur des ereances cedees etant

I

• i

1. Berufungsverfahren. N0 H6.

de 2687 fr. au maximum, eelle de la creance de Misteli

de 2546 fr. 05 ets., et celle de Ia creance Genoud & OIe de

3625 fr. 27 cts., la repartition eventuelle du produit de ces

creances serait de 1101. frs. 67 ets. pour Misteli et de

1583 fr. 33 ets. pour Genoud & Oi". Oette derniere somme

represente l'inter~t maximum que les deux parties pouvaient

avoir dans la eontestation: la valeur litigieuse doit donc ~tre

consideree comme inferieure a la somme de 2000 fr., de

sorte que le Tribunal federal n'est pas eompetent.

Par ces motifs,

le Tribunal federal

prononce:

Il n'est pas entre en matiere sur le reeours.

116. ltddt bu I. .Jtlttt.6t~itU1ttJ .,Out 18. i)tUo'u 1912

in @Slld)en tUlJtltdutlu, ~ef{., m3iberfI. u. ~er •• Jtl.,

gegen ~ttt\J~ c$t~tlt Jtl., m3iberbetl. u. ~er •• l8efl.

Berufung. Streitwert bei Haupt- und Widerklage, Art. 60 Ahs. 3 06:

wann scldiessen die in Haupt- und Widerklage geltend gemachten

Ansprüche einander aus '!

A. -

IDCit Urteil \)om 10. 3uH 191.2

~Ilt bd Obergerid)t

b~ Jtautonß 2uaern über bie lJted)t~frllge:

,,~(tt ber ~eflilgte (tn bie Jtliigerin au bea(t~len 2536 ~r. 20 t!tß.

"nebft 8in~ au 5 % feit bem 1. 9!o\)ember 1906 unh ift her

"l8eflltgte unb m3ibertläger. mit feiuer @egenforberung gänalid)

,,1lJ;au\Ueifen '?

ober

H 1. 3ft bie -ttIage 9dn~lidj 1l6au\Ueifen 1

,,2. ~"entuell: ~(d blei ~iber6effagte an ben m3iberfIäger 0"

"beaa~{en 1680 ~r. nebft' 8in~ 'elt bem 6. 9!o\)em6er 19B uul>

"in tler m3iberUiiger 6md)tigt, biefen ~etrllg mit ber ~orberuns

"ber SUägerin au \)med)nen 1"

ertanut: