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35_I_631

BGE 35 I 631

Bundesgericht (BGE) · 1909-01-01 · Français CH
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B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

~ie ®cf)ulboetreioung~~ unb,reontur~tnmmer aie~t

in @rwC'tgung:

:ncr 1JMurrent berlnngt l)on ben ~ufficf)tßlie~örben, betß fie bie

Jbmlurßmafle an~arten, feinem mege~ren, bau t~m baß ?IDatl){anb

augefertigt werbe, nacf)3ufommen.

\mit 1Rccf)t '(Iat bie morinftana entfcf)teben, ban bie ~ufficf)t~oe~

9örben 1)ieau nicf)t 3uftlinbig feien. ?IDenn bie,reonfurßmajfe il)re

mer:pfHcf)tung oeftreitet I

b(t~ dur ')Jeaffe ge1)örenbe

\miteigentumß~

recf)t an ben betreffenben megenfef)aften tn ber bom !Refurrenten

berlangten ~{rt unb ?IDeife au berC'tuuern, fo tut fie baß ntef)t in

merIe~ung irgenb einer gefe~rtel)eli morfcf)rift über ba0 merfa'(lren,

fonbern weU fte bie

:Recf)t~l.lerbinb{ief)reit ber bor bem .!tonfurß

getroffenen

~limacl)ungen für bie .!tonfurßgHiubiger niel)t aner:

fennt. :ner 1)lefurrent unb bie seontur~maffe bil.lergieren a1fo in

11)rer i!(uffaffung über bie mecl)tßroirtungen etne~ mertrage~, roelcf)e

nCltfldiel) nur tlOllt !Rid)ter befinitttl feftgefteUt werben tönnen. @~

fClnn feine !Rebe babon fein, bau bie ~uffüf)t~bel)ötl)en fiel) ht bieien

gewöl)nlicl)en !Recf)tßftreit mifel)en unb ben ~ro3eu für ben !Refur:

renten bClburcl) ü6erf(üffig mClel)en fönnten, baß fie ber \maffe

5illeifung geben, ben ~nf:pruef) beß !Refurrenten anauerfennen. ~ie

®fiiuoigergefamt'(leit entfef)eibet bollftlinbig foutlerün bClrüber, ob

unb roelel)e tlertrClglief)en

~nf:prüel)e, bie Cln bie \maHe geftellt

werben, fie Clnerfennen ober bor ben lRicl)ter bringen wolle. Ob

bie 6etreffenben

~ni:preel)er ber IDceinung feien, i'(lre !Reef)te feien

me'(lr obet roeniger liquib aUßgewiefen, änbert an biefer i'(lrer me~

fugniß fe1bftl.lerftünbliel) nid)t ba~ ®eringfte. :nie ~uffid)t~be1)örben

rönnen fief) in baß 2iquibatiou.6l.lerfa'(lren nur tnfofem etnmtfef)en,

aTß fie barüuer ~u ltlaef)en '(IClben, baV bie g ef e ~ li cf) en !Reel)te ber

lßarteien gewCll)rt bleiben unb bCll3 baß me r fa 1) ren fiel) in ben

gefe~Iiel)en eief)rClnfcn abf:pieft. Unb bau an biefen ®runbfli~en

butel) bie %riftanfe~ung beß .!tonfur.6Clmte~ nief)tß geünbert werben

fonnte, l)at bie 5Bortnftana in autreffenber ?IDeife außfiltilnber!3eje~t.

:nemnaef) '(IClt bie eiel)uIbbetreiuung~~ unb Jroufur.6fClmmer

erfannt:

:ner !Refutß wirb Clogewtef en'

und Konkurskammer. N0 103.

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t03. Arret du 16 septembre 1909 dans la cause Office des

faillites d'Entremont.

Art. 242 et 260 LP: Portee du droH, reserve a chaque crean-

eier, da contester les revendications de tiers auxquelles la masse

a renonce a s'opposer. Effets d'une teIle renonciation.

A. -

Dans la faHlite d'Hercule Maret a Bagues l'office

des faillites d'Entremont a porte a l'inventaire de la masse

'(}uatre immeubles inscrits au registre de l'impot au nom de

la femme du failli.

Dame Maret a, le 19 aout 1905, revendique la propriete

de ces immeubles par lettre adressee a l'office et, dans la

deuxieme assemblee des creanciers, le failli a renouvele cette

demande au nom de sa femme.

VassembIee des creanciers ayant conteste cette revendica-

tion, dame Maret fut avisee qu'eHe avait a ouvrir action dans

un delai de dix jours, ce qu'elle fit. A l'audience il fut toute-

fois convenu que l'office soumettrait a nouveau l'affaire a

l'assembIee des creanciers.

Le 31 mai 1906 l'assemblee des creanciers decida, a l'una-

nimite moins une voix, d'admettre la revendication de dame

Maret. «En consequence» dit le proces-verbal, 4: elle n'au-

torise pas le prepose a plaider comme representant de la

masse a ce sujet et l'invite a notmer a dame Maret un de-

sistement pur et simple de Ja part de l'administl'ation de la

faillite ».

B. -

Le 28 juin de la meme annee dame Maret fut avisee

par l'office que Maurice et Sigeric Troillet a Bagnes avaient

demande la cession des droits de la masse. L'office informait

en outre dame Maret que, sauf action en justice de sa part,

les quatre immeubles seraient mis en vente.

Dame Maret recourut aux autorites de surveillance contre

-ces mesures, demandant qu'il fut prononce que l'office n'avait

pas le droit de vendre les immeubles et que l'octroi du delai

a elle imparti fut annule.

632

B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

C.

La plainte de dame Maret fut ecartee par l'autorite·

inferieure de surveillance.

L'autorite cantonale reforma toutefois cette decision et de-

dara la plainte de dame Maret fondee, en se basant sur les

motifs suivants : L'assemblee des creanciers a admis la re-

vendication de dame Maret et invite l'office a passer expe-

dient. La seconde assemblee des creanciers est souveraine

pour prendre les decisions qu'elle juga necessaires dans I'in-

ter~t de Ia masse. A supposer m~me que les craanciers

Troillet aient pu obtenir une cession valable des droits,de la

masse, Hs devraient attendre le prononce du jugement pour

requerir la vente de ces immeubles.

D. -

O'est contre ce prononce que l'office des faillites

d'Entremont a recouru a son tour au Tribunal fedaral, en con-

duant au rejet de la plainte de dame Maret et a la reforme

de Ia decision incriminee.

L'autorite cantonale declare maintenir purement et simple-

ment ses considerants; dame Maret a conclu au rejet du re-

cours.

Statuant StL1' ces faits el considemnt en droit :

L'article 242 LP donne, il est vrai, d'une maniere generale

le droit a l'administration de la faillite de decider si les ob-

jets revendiques par des tiers leur seront remis. Il ne saurait

faire de doute que le m~me droit compete egalement a l'as-

semb16e des creanciers. Il resulte toutefois de l'art. 260 LP

que ces decisions ne sauraient lier les creanciers individuelle-

ment, mais que la loi reserve au contraire a cbaque crean-

eier le droit de conte ster Ia pretention pour son propre

compte et de soutenir le proces a ses propres risques et pe-

rils, en lieu et place de la masse. Oe n'est que dans ce sens

que l'assembIee des creanciers a pu, en son temps, declarer

se desister du proces que lui avait intente dame Maret. Le

droit de soutenir le proces a ses propres frais etait garanti a

cbaque creancier par I'art. 260 leg. cit. et ne pouvait etre

compromis par une pareille decision de l'assemblee des crsan-

ciers.

La declaration par laquelle Ia masse a renonce comme telle

und Konkurskammer. N0 108.

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ä continuer le proces en question ne liquidait donc nullement

la pretention en litige d'une fa<;on definitive. Il n'en aurait ete

ainsi que si Ia difficulte ent ete liquidee par un jugement on

par tout autre acte auquel Ia loi cantonale attribue les effets·

d'un jugement. 01', ce n'est pas Ie eas en l'espece, attendu

que la decision prise par l'assembIee des crsanciers constitue,

consideree isoIement, un acte interne sans effet, par lui seuI,.

vis-a-vis de la partie adverse et qui ne saurait etre assimiIe

a un jugement.

O'est donc avec raison que l'office des faillites a fait ces-

sion aux sieurs Troillet des droits de Ia masse de soutenir le

pro ces et assigne delai a dame Maret pour leur intenter

action. Oomme Hs figurent au proces en lieu et place de Ia

masse, Ies sieurs Troillet y jouent naturellement Ie röle de

partie defenderesse.

II resulte enfin de ce qui precMe que la masse est fondee

a ordonner Ia vente des immeubles pour Ie cas ou dame

Maret n'ouvrirait pas action en temps utile et encourrait

ainsi ]a decMance de son droit. Comme Ia eommination de

vente n'a ete faite que pour cette eventualite, il n'existe pas

non plus de motif d'annuler ceUe partie de ]a me sure incri-

minee de l'office des faillites d'Entremont.

Par consequent les conclusions formuIees par l'office et

tendant au rejet de la plainte de dame Maret et a. l'annuIa-

tion de Ia decision attaquee de l'autorite cantonale appa-

raissent comme fondees.

Par ces motifs,

La Chambre des Poursuites et des Faillites

prononce:

Le recours est admis dans le sens des conclusions du re-

courant.