Volltext (verifizierbarer Originaltext)
126
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
stantone aur ERegelung beß 6d)ulbenao3ugeß ounbeßred)tlid) nid)t
oefd)riinft fei, 10 tft bieß llUameifeU;aft rid)tig, fomeit ?ßennögenß<
ftüde in ~etrad)t faUen, bie ber S)o~eit beß oefteuernben stantonß
unterfte~en, alio f~e3ieU Me im stanton oefinblid)en megenfd)aften,
,md) menn il)r <;!igentümer fein [lomi3U aUßmärtß l)at. ~mein
bie Illrgumentation trifft nid}t au, menn eß fid}, mie borliegenb,
um aUßmärtige meIJenfd}aften
l)anbeU, beren <;!Igentümer im
stanton rool)nt; benn bie im Stanton ~l)urgau liefinbttd}en,3m"
mooilien merben bon ber aürd}erifd)en <5teuerl)ol)eit nid}t umfafit;
ber nuf fie angemanbte i5d)ulbenabaug).)erftöfit, ba er fid} eocn
a(ß inbirefte
~efteuet'Ung barfteUt, gegen bie ouubeßred}tlid}en
(Steuergrunbfäi,?e uub fann bal)cr nid}t alt 11ted}t 6eftel)en.
<;!nblid) 1ft nud} Me ?Berufung beß 11tefurßoetIagten auf bie
4}rariß beß ~uubeßgerid)teß in <;!rofd}aftßfteuerfad)en nid)t ftid} "
l)aItig, meH fief) baß ba lid anerfanllte I.ßrinai~ ber ~roportioua{en
(Sd)u(ben).)crtei(ung aUß ber f:peaie((cn ~atur bcr i)'(aef)laWeuer
ergibt uub eine analoge Ü6ertrngung nuf anbere (Steuerctrten
nid)t 3u1äUt.
2. <;!rfef)etnt nad) bem ®efagten ber ftreitige 6ef)ufbenao3ug
auf ben in
~ifd)ofßae((gelegenen .3mmobilien beß 11tefurrenten
n(ß tatfäd)Iid)e ?Befteuerung berfeIben, 10 ift ber angefoef)tene <;!nb
fd}eib megen ?ßerlei,?ung bon Illrt. 4H salif. 2 ber
~.~?ß. gemna
bem bal)ingel)enben 11tefurßantrng auf3ul)e6en. Db fief) aoer baß
fteuer:pf!id)tige ?ßermögcn infolge)illegfa((ß feneß i5d}ulbenabaugeß
auf 927,000 1Jr. rebuaiere, ober ob \)iefer Umftanb, mie 'ocr 1Re"
furßoeflagte nußfül)rt, auf baß feftgejterrte
<Steuerfa~ttnl feinen
<;!inf!ug l)nlie, inbem bie erf orbedief)e 1Rebuftion mit ber bereitß
bO((30genen
~lit'Unbung jener (Summe tom:pcnftert merben bürfe,
ift eine
~rage be~ fantona(en)ßermnltuugßreef)teß, meld)e,,(ß
f ofd)e l.lom
~unbeßgericbt nid}t OU l1lier:prüfen ift. ~ul)er fann
baß 1Refurßllegel)rcn, fO\l.leit
e~ auf ~eftfetullg beß ISteuerfn~itaI~
gel)t, nid}t bcrücffief)tigt \uerben.
~cmnad) l)nt i)Uß ?Bunbeßgerid}t
ertnnnt:
~er 1Rerurß mirb in bem <Sinne gutge~eii3en, bug ber .reanton
};üt'td) nid)t oered)tigt tft, eine,Quote 'oer)ßaffiuen beß
11tefur~
IV. Niederlassung und Aufenthalt. No 32.
127
"tenten nuf beften Btegenfef)nften im Stnnton
~l)urgQu au tl er"
legen. ~emgemäfi mirb ber ungefod}tene <;!ntfd)eib be~ 1Regierungß~
titteß aufgel)06cn unb 'oie 6nd}e au neuer
l,ße~anbrung an bie
~ürd}ertfd)cn 6teuerbel)öt'ben aurücfgemiefen.
IV. Niederlassungsfreiheit.
Verweigerung und Entzug der Niederlassung.
Liberte d'etablissement.
Refus et retrait de l'etablissement.
32. Art'ct du 1er mai 1902, dans la cmtse Burry
cont1'e F1'ibottrg.
Decision d'une autorite cantonale (prefet). -
Caractere de certains
droUs constitutionnels imprescriptibles. -
Art. 45, al. 2 CF.
Le recourant David Bllrry allie Werro, de Saint-Stephan
(Berne), avait demande et obtenll pOllr 1ui-meme, sa femme
.et ses cinq enfants l'alltorisation de s'etablir ä Chavannes-
sous-Orsonnens, district de 1a Glane (Fribourg).
Par arrete de la Prefectllre de la Glane, en date du 28 jan-
'Vier 1902, 1e permis d'etablissement du sieur Burry, expulse
deja de la commune de Romont par decision prefectora1e
.du 2 avril 1897, 1ui fut retire, et il fut avise qu'il doit imme-
.diatement quitter le territoire du district de la Glane, ce en
application da l'art. 41 de l'arrete du 5 septembre 1893 sur
l'etablissement et 1e sejour, portant que c. 1e renvoi de la
eommune prononce par 1e Prefet implique, si l'interesse est
etranger au canton, 1e retrait definitif du permis d'etablisse-
ment ou de sejour. »
L'arrete de la Prefecture da 1a Glane du 28 janvier 1902
fut notifie a D. Burry 1e 1 er fevrier 1902.
La 31 mars suivant, Burry forma aupres du Tribunal
f.edera1 un recours de droit public contre 1e dit arrete. Ce
recours se fonde, en substance, sur les motifs suivants :
128
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. l. Abschnitt. Bundesverfassung.
L'arrete attaque viole l'art. 45 de la constitution federale.
Burry a ete condamne une Beule fois dans le canton de Fri-
bourg, le 2 avril 1897, a dix jours de prison par le Tribunal
correctionnel de Ia GIane pour « fravail» (delit forestier).
Ce fait ne justitie pas l'expulsion prononcee contre Iui par
l'arrete du 2 avril 1897, lequel ne lui a jamais ete applique,
puisqu'on a laisse]e recourant sejourner dans le canton de
Fribourg, sans l'inquieter aucunement. Le dit arrete pro non-
'iait a Ia verite Ia peine de l'expulsion contre Burry, mais
comme cette peine n'a jamais ete appliquee contre lui, elle
doit etre consideree comme annulee. Le recourant concIut a
l'annu]ation du dit arrete, ainsi que de celui du 28 janvier
1902, qui n'en est que l'execution.
Dans sa reponse, le Prefet du district de Ia GIane conclut
au rejet du re co urs, par des motifs qui peuvent etre resumes
comme suit:
a) La condition a Iaquelle l'art. 178, chiffre 1° de la Ioi
sur 1'organisationjndiciaire federale subordonne le recours de
droit public au Tribunal federal ne se trouve pas realisee
dans I'espece, attendu que l'arrete prefectoral attaque n'a
pas eu le caractere d'un arreM cantonal, la competence pre-
fectorale s'arretant aux limites du district.
b) L'arrete du 28 janvier 1902 ne constitue qu'un acte
d'execution de l'arrete d'expulsion du 2 avril 1897. Or ce
dernier est devenu defiuitif, puisque Burry ne l'avait frappe
cl'aucun recours dans le delai peremptoire de 60 jours fixe
par la loi; le recours actuel est des 10rs tardif et irrecevable
de ce chef.
c) En outre le recours est denue de toute justification au
fond, par le fait qu'au moment du prononce contre lequel il
s'eleve, le recourant ne jouissait pas de ses droits civiques.
Statuant sur ces {aUs et considirant en droit :
1. -
.....
2. -
Le recours est bien dirige contre la decision d'une
autorite cantonale; le prefet est un fonctionnaire cantonal,
encore que les decisions qu'il prend dans Ia competence de
son office se trouvent restreintes, quant a leur application"
aux limit es du distriet.
IV. Niederlassung und Aufenthalt. N° 32.
1290
3. -
Le recours a ete interjete en temps utile contre la
decision prefectorale du 28 janvier 1902. Cette decision ap-
paraitJ a Ia verite, comme une simple mesure d'execution da
l'arrete du 2 avril 1897, lequel a reth'e au recourant, pour
nn temps indetermine, le droit d'etablissement dans le canton
de Fribourg, et il echet d'examiner si Ie recours ne doit pas
etre considere comme tardif et irrecevable de ce chef.
4. -
La constitution federale garantit un certain nombre
de droits, imprescriptibles par leur nature, et au benefice
desqueis les citoyens ne sauraient renoncer; il s'ensuit que
Ieuf exercice ne peut etre rendu dependant de l'observation
de certains delais de procednre; ces droits constitutionneis
ont ete proclames, en effet, aussi bien en vne d'assurer I' ordre
public et l'interet general, que dans l'interet des individus;
leur violation par des decisions d'autorites cantonales ne
peuvent jamais revetir l'autorite definitive de Ia chose jugee,
precisement parce qu'une teUe violation implique une atteinte
aux principes fondamentaux a Ia base de l'Etat Iui-meme;
comme les actes d'execution de decisions prises a l'encontre
de ces droits primordiaux ne peuvent etre combattus que par
Ia voie du recours de droit public, ce remMe doit pouvoir
etre applique en tout temps, contre tout nouvel acte d'exe-
cution, meme alors que Ia violation commise daterait elle-
meme de plusienrs annees en arriere.
Ces droits constitutionneis sont, entre antres, ceux qui
ont trait a Ia garantie de Ia liberte de conscience et de
croyance, a la Iiberte de prendre part ou non a tel ou tel
enseignement ou acte religieux, de disposer de l'education
religieuse des enfants, a l'interdiction du renvoi d'nn citoyen
hors du territoire de son canton d'origine, au droit au ma-
riage tel qu'il est regle a l'art. 54 de Ia constitution federale)c
a l'abolition de Ia contrainte par corps et des peines corpo-
relles, a Ia reserve de Ia peine de mort (ibid. 65), et en par-
ticulier au droit, dont il est questiol1 dans l'espece, de tout
citoyen suisse jouissant de ses droits civiques, de s'etablir
librement sur un point quelconque du territoire de Ia Confe-
deration (ibid. 45, al. i et 2).
La circonstance que le recourant n'a pas recouru, dans 1e
130
A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
deIai de 60 jours determine a l'art. 178) chiffre 30 precite de
Ia Ioi sur l'organisation judiciaire federale contre l'arrete du
2 avril 1897 ne saurait des Iors etre valablement opposee
au recours actuel, pour autant que le dit arrete prononce
l'expulsion du sieur Burry du canton de Fribourg. -
Le dit
recours doit, au contraire, etre considere comme interjete en
temps utile, des le moment ou il a ete depose, ce qui a ete
le cas, dans les 60 jours a partir du dernier arrete d'expuI-
sion, du 28 janvierj1 er fevrier 1902.
5. -
En revauche le recours apparait, au fond, comme
injustifie. En effet le droit au libre etablissement n'est ga-
ranti, a teneur de l'art. 45, al. 2 de Ia constitutioll federale,
qu'aux citoyens jouissant de Ieurs droits civiques J ce qui n'est
pas le cas du recourant. Il resulte en effet des considerants
4 et 5 de l'arrt'ite du 2 avril 1897 que Ie Tribunal de police
d'Aigle (Vaud) a, par jugement du 21 fevrier 1893, entre
autres, prive D. Burry de ses droits civiques jusqu'au 19 aout
1899, et que Ie 4 janvier 1891 Ie Tribunal du district de Ia
Glane a prononce contre Iui la me me peine pour trois ans,
tlxpirant, en consequence, Ie 19 aollt 1902. TI s'ensuit que
soit l'arrete d'expulsion pris par le Prefet de Ia Glane le
2 avril 1891, soit l'arrete du meme Prefet en date du 28 jan-
vier 1902 ont ete rendus pendant l'epoque ou le recourant
n'etait pas en possession de ses droits civiques; ce dernier
ne peut des 10rs invoquer le benefice de l'art. 45 precite, et
le recours doit etre rejete comme denue de fondement.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte.
IV. Niederlassung und Aufenthalt. N° 33.
33. Urtetr \,)om 4.,Juni 1902 in @3a~en
Jtüni~ gegen .?Sern.
131
Erziehungspflicht der Eltern. -
Bedentl,ng der Niedel'lassungs{l'eiheit,
Art. 45 B.-V. -
Rechtsgleichheit.
A. Weit
@ntf~eib \,)om 22.,J'anuClr 1902
~Clt bie
q3oIi3ei~
f\'tmmer be~ .!tantonß .?Sem erfannt:
l1®ottfrieb
jtünf~ wirb
f~urbig edfiirt bel' [Biberl)anblung
/lgegen baß ®eje~ üoer ben q3rlmnrf~ulunterri~t \,)om 6. ffi(ai
/11894, unb in m:nwenbung ber m:rt. 58, 59, 64, 67 m:Unea 2
/lIeg. cit., 368 unb 468 6tr.~)S. \,)erurteUt:
,,1. qsoU3eUi~ au 16 ~r . .?Su~e;
,,2 . .8u ben fämtU~en .!toften beß 6taMeß .
1/
B. ®egen biefe~ Urteil I)nt ber)Serurteilte ®ottfrieb .!tünf~,
Ul)renmad)er in .?Siel, re~t3dtig einen ~tefurß oeim iSunbeßgerid)te
eingereid)t, worin er !.len 'llntrag fteUt, eß jet ba~f eloe aufaul)eben.
Rur .?Segrünbung wirb angeorad)t: § 58 beß oemifd)en q3rimetr~
f~urgefe~e~ \,)erlange ben ben @{tem f~u[:pf!i~tiger .!tinber unter
6trafanbrol)ung, baB biefe
au~ bnnn, UJenn fie
au~erI)Clr6 bes
Jrnntons fi~ befinben, wäl)renb ber gefe~lid)en @3~u~f!i~tß~ertobe
\,)on neun t'ej~. (lebt,Jal)ren bie 6d)u!e oefud)en. @ß genüge alfo
ein otof3e~ fogennnnteß @3!unbennel)Uten oei q3ri\)aten nid)t. ~id)t
aUe .!tantone ber @3~wei3 jteUten nun, mie ber .!tanton '?sem,
bie neuno ref~. (t~tiäl)rige qsrimarf~u{~f!td,t auf.,3njofem feien
bie @ltem bur~ bie mlläl)nte 0trafnnbrol)ung in bel' m5nl)! bc~
Sl(ufcnt9aUi3orte.s il)rer .!tinber oefcf)ränft unb liege bar!n eine)Ser;
fe~ung bes tn m:rt. 45 ber iSunbesllerfaffung garantierten ~ieber~
{nffungßre~ts. @ine fol~e)Serle~ung l)noe im uorHegenben ~aUe
ftClttgefunben: ~er 1Refurrent 9aoe feine am 18. :vqemoer 1886
geborene ~o~ter ffi(atl)tfbe,
m.t~bem fte 3u Dftern 1901 abmit~
tiert Worben fei, aut @rlernung eineß ?Berufes unb ber fran3ßfi~
f~en @3~racf)e oei einer ~ante tn ~9au):obe~~onbß untergebra~t.
:ver .!tanton ~euenburg fenne nur eine fiebcnjäl)rige q3rimar~
f~u!5eit, MUt fiebenten
oi~ \,)ierael)nten ~(teri3ial)re. @ß fei etlfo
bem 1Returrenten unmögH~ geweien, fein .!tinb bort bie 6~u{e