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24_I_729

BGE 24 I 729

Bundesgericht (BGE) · 1898-01-01 · Deutsch CH
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Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

fid)tß6e9örbe biefe @egenftlinbe afß uttl'fanbbar, weU,3immermann

ben ~entf eine~ tyu~rmannß 6etrei6e uno 9ieau ~ferb unb ®agen

benötige. '1)a!1cgen 9ieH bie fantona!e

'lCuffid)t~6e9örbe, an Me

bie @fihtbiger refurrierten, bie

~fanbung aufred)t, bal)on aUß"

ge9enb, baß,3immermann bie U:u9t'9afterei nid)t

aI~ eigentIid)en

!Beruf betreibe, auf ben er 9infid)t!id) feiner

~efa9igung unb

Jrenntniffe, fowie

~ut' ®ewinllung feineß 2ebenßlIntct'9aUeß aM;

fd)fiefiHd) angewiefen wäre; abgefe~en ba\)on, bafi er wo~l 09ne

aUau grofle (5d)wterigfeiten 311 feinem früger angelernten ~et'uf

aI~ Eitid'er 3urüd'fe9ren rönnte, fei er Weber im Eitanbe nod)

wiUen~, mit U:u9rwerfen fein au~reid)enbeß @infommen 3U erwer~

ben; er 3ie!}c einen

~ei(be~,3a!}uß 'lCfforb efen9cit beforge ieweiIen

feine tyrQU bie tyu9rwerfereL Eio feien Hjm benlt aud) fd)on im

,3a~re 1893 einmal

~fero uno ®agen aIß

Jrom~eten3ftüd'e

beIanen worben.

IDte ®d)ulb6etrei6ung~; uno Jronfur6fammer aie!)t

in &rwagung;

IDaß ~ul1oe§gerid)t 9at im ~aUe tyrnnf (IKrc9h.l V, 91r. 71)

ernart, baß baß ~ferb eine~ tyu~r9Q!ter§ nid)t unter ben ~egrtff

ber aur

~erufßQuM6ung notwenl:ltgen ®erfaeuge unb ®eriit"

fd)aften im (5inne beß 'lCrt. 92,3ift. 3 beß ~etrei6ungßgefe~es

fufIe. S)iufid)tHd) beß ißferbes mua

e~ be6!)a(6 uuter aUen Um"

ftanben 6et bem 5norentf cl;leibe \)er6Iei6en. @:§ rönnte fid) nun

fragen, 06 ntd)t bel' ®ngeu einfad) bnß (5cl;lid'jaf beß ißferbe6

teUe uno fd)ou aUß bem ®runbe jebenfaU.3 aI6 pfaub6ar erffiirt

werben muffe, weH er ia 09ne baß ~ferb eine 3wed'maßige, nu~~

bare 5nerwenbung nid)t me9t' finoen fann. 'lCUein

"ugefe~en 9te~

und Konkurskammer. N° 141.

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l>on, mufi bel' &ntfd)eib bel' 5n0rinftQua auel) beöügHd) bes ®agenß

be6!)nlu beftatigt werben, weH nad) bereu

~eftfteUungen ange~

nommen weroen mUß, bau,3tmmermann bie tyu9rwerlerel ntd)t

aIß eigentlid)en JBeruf, fonoern nur aIß iTCebenbefd)äfttgung be~

trei6t. :Die fantena{e 'lCuffid)t66e!}örbe

fhl~t fid) bauet nuf amt"

lid)e,3eugniffe bes

~etrei6ung~6eamten unb oeß ®enteinberate~

Mn 5niIter.6, benen fie l)or ben &ngaben beß 1Jtefurrenten ben

5noraug gab. S)ierin Hegt nic9t6

®efe~wiorigeß. 'lCud) l)ermQg

oaß, \1>a6 im llMurfe l)orge6rad)t wirb, oie tyeftfteUung bel' 5nor~

iuftana nid)t au erfd)uttern. IDer !neturtent giebt in au, ba~ er

aeltttJeife anberer

~eid)äftiflung· oblag, unb bie

~efd)einigungeu,

bie er 6eigebrad)t I)Qt, bewejfen burd)auß nid)t, baa er wirfHd)

bie %ul)rljafterei al~ ~e\'uf Betreibt. IDafl i9m enbIid) l)or,3a9ren

~ferb unb ®agcn al§ Jrompeten3ftüd'e beIQffen worben fein

mögen, ift fd)on beßl)a(6 unerlje6Iid), weil fid) feitger bie mer"

~aUnine fe9r wolj! geänbert 9aben rönnen.

IDemnad) 9at bie Eid)uIb6etreibungß< uno Jronfurßfammer

erfannt:

IDer !nefurß wirb aBgewiefen.

141. Arret du 5 novembre 1898, dans la cause Mugnier.

Deni de justice, commis par l'autorite cantonale de surveillance?

Obligation d'entendre les deux parties?

1. -

Sur requisition d'Ignace Tom-Pouce, l'office des

poursuites de Geneve a opere, en date du 30 juin 1898, une

saisie sur Ie salaire de Joseph Mugnier. La quotite saisissable

du salaire fut fixee par office a 25 fr. 60 par mois (f/5)·

Par decisioll du 2 aout 1898, l'office reduisit Ia retenue

mensuelle a 15 fr.

U. -

Tom-Pouce ayantdemande ä. l'autorite genevoise de

~urveillance de maintenir Ia saisie a son taux primitif, l'auto-

rite cantonale, par decision du 23 aout 1898, admit ce recours

en se fondant sur un rapport de I'office.

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Entscheidungen der Schuldbetreibuug;;-

III. -

Mugnier a conclu devant le Tribunal federal a

l'annulation de cette decision. Il invoque Part. 4 de la Con-

stitution federale, l'art. 19, al. 2, LP. « et toutes les autres

~ dispositions legales concernant cette matiere. »

Les arguments qu'il developpe a l'appui de ses conclusions

peuvent se resumer comme suit:

L'autorite cantonale astatue en se basant sur des indica-

tions fournies soit par l'offiee des poursuites, soit par Tom-

Pouee. Mugnier n'a ete appeIe ni a se dMendre, ni ä. pre-

senter des observations. La procedure suivie par l'autorite

cantonale cree une inegalite de traitement devant la loi et

eonstitue un deni de justiee. Elle est contraire a la loi gene-

voise d'application. Jusqu'iei l'autorite genevoise avait eon-

tume d'aviser les parties et, en particuIier, les defendeurs au

recours.

Le reeour:mt n'a connu le prononce de l'autorite eantonale

que par un communique de l'office. Cet avis ne lui indiquait

que le dispositif de la decision prise. N'ayant pas ete partie

au debat, il n'a pas obtenu de copie de la deeision entiere.

Le greife de la Cour de Justice de Geneve a declare au

recourant que l'ordonnance du Conseil federal du 24 decembre

1892 (F. {. 1892, page 1074) avait ete abrogee ou etait

tom Me en desuetude depuis la creation de la Chambre des

poursuites du Tribunal federal. Selon cette ordonnance, la

recours interjete aupres de l'autorite federale de surveillance

devait etre adresse ä. l'autorite cantonale de surveillance, qui

le transmettrait a qui de droit avec les pieces. La dite ordon-

nance prescrivait en outre a son art. 4 des mesures qui n'ont

pas ete prises. Le greife de la Cour de Justice a fait savoir

a Mugnier que les recours doivent etre adresses direetement

au Tribunal federal et qu'en consequenee le grefIe ne les

recevait plus.

IV. -

Dans sa reponse, l'autorite genevoise de surveil-

lance a declare se referer aux motifs de son prononce.

Statuant S1tr ces faits el considerant en droit :

1. -

L'argumentation du recourant consiste essentielle-

ment a dire que l'autorite genevoise de surveillance a commis

und Konkurskammer. N° 141.

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un deni de justice en omettant de provoquer les observations

du debiteur saisi et en statuant d'apres les gaules donnees

fournies par le ereancier et par l'office.

En principe, il est certainement desirable que les auto-

rites cantonales ne se bornent pas a entendre le recourant

et l'office. L'audition de toutas les parties se justifie a plu-

sieurs egards. Ainsi la mesure dont est recours peut n'avoir

ete precedee que d'un debat tres sommaire. Elle sera sou-

vent rendue sans que les parties eussent depose des obser-

vations ecrites dont l'autorite de surveillance puisse prendra

connaissance. D'ailleurs, aux termes des art. 17 et 18 LP.,

il peut etre porte plainte aupres des autorites cantonales da

surveillance non seulement lorsqu'une mesure de l'office est

contraire a la lui, mais aussi lorsqu'elle ne parait pas justi-

Me en fait, et, tant que l'etat de fait n'est pas definitivement

fixe, il est a souhaiter que les autorites cantonales da sur-

veillance -

surtont lorsqu'elles statuent, comme l'autorite

genevoise, en qualite d'unique instance cantonale de reconrs

-

mettent les parties en memre de produire librementleurs

alIegues et de discuter librement les allegues de leurs adver-

saires.

Mais, bien qu'il soit desirable que toutes les parties soient

entendues par les autorites cantonales, la loi federale n'im-

pose pas expressement aces autorites l'obligation de les

entendre. Le recourant n'a pas non plus demontre que cetta

obligation resultat implicitement d'une disposition legale.

L'analogie de Ia procedure prescrite a I'autorite federale da

surveillance est meme contraire a la these du recours, puisque

la loi federale du 28 juin 1895 transferant au Tribunal fMeral

la haute surveillance en matiere de pOUfsuite declare appli-

cable l'art. 184 de la loi sur l'organisation judiciaire federale

avec cette reserve que la Chambre des poursuites du Tribunal

federal « apprecie librement s'il y a lieu de provoquer des

~ justifications et des reponses. ~

Les autorites cantonales n'etant pas positivement astreintes

a entendre toutes les parties, on ne saurait preten?re que

l'autorite genevoise ait commis un deni de justice en ne pro-

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Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

voquant pas une reponse de Mugnier au recours de Tom-

Pouce.

2. -

Quant aux autres griefs que le recourant developpe

dans son memoire, ils sont depourvus de toute portee. Le

Tribunal federal n'a, en particulier, pas a rechercher si Ie

prononce attaque est contraire a la Ioi genevoise d'applica-

tion de la loi federale sur la poursuite, puisque les seules

decisions qui puissent faire l'objet d'une plainte a l'autorite

federale de surveillance sont les decisions rendues contraire-

ment a la loi federale sur la poursuite (art. 19 LP.). D'autre

part les renseignements que le recourant dit avoir re~us du

Greffe de la Cour de;rustice touchant l'application de 1'01'-

donnance du Conseil federal du 24 decembre 1892 ne cons-

tituent qu'un simple avis et ne peuvent, a supposer meme

qu'ils fussent inexacts, etre assimiIes a un deni de justice au

sens de l'art. 19, al. 2, LP.

Par ces motifs,

La Chambre des poursuites et des faHlites

prononce:

Le recours est ecarte.

142. @;ntfd)eib bom 11. 9Cobember 1898 in <Sad)rn

~90ma~ unb ~rannig.

Al·t. 237 Abs. 2 BeÜ'.-Ges. Firma als Konkursverwaltung unstatthaft.

3m ~onfurfe be~,3ofef ~tf3 in ~afe(ttlUrbe bon ber @riiu:

Ngerberfammlung bie %irma ~90ma~ unb ~rannig in Bürtd) al~

liefonbere

~onfur.6uerroaltung bei teIlt. &uf ~efd)roerbe be~ @e:·

meinfd)urbner~ 9in ertliirte jebod) bie

~a~ret· &uffid)t~6e9örbe

unterm 15. üfto6er bie ~et'Ufung einer %trmil 3ur ~onfur~"

berroa(tung ar~ llU3ufiiffig unb

mie~ ba~ ~onfur~amt an, eine

neue @(äubtgcrucrfammlung 3u ueranftaften. ~iegegen refurriert

bie genannte 6trma an ba~ ~unbe~gertd)t, tnbem fie unter ~er,

uorgeoung

be~ Umftanbe~, baf; bie 6irma

ar~ @fiinoigertn im

und Konkurskammer. N° 142.

733

Jeonturfe .R:i\3 intmffiert fei, um &biinberung be~ angefod)tenen

~tfd)eibeß nad)fud)t.

~ie 6d)ulbbetreHmngß: unb ~onfurßfammer 3ie9t

in @;rmiigung:

9Cad) mrt. 237 mof. 2 beß

?Setrei6ungßgeie~eß entfc9-cibet bte

&Iiiubtgeruerfammluug barüber, ob fte ba~ ~onfur~amt, ober eine

lJber me~rere bon i9r alt mäMenbe ~erfonen al~ ~onturßbet'ttl(tI~

tung

einie~en molle. :Der @ef'e~geber 9atte babei offen6ar eine

!)ber me9rere @;inaelperfonen im muge, nid)t aud) ~irmen, bie fe~r

oft nid)t nur lluß einer lßerfon 6efte~en, fonbem einen lßerfonen~

uerbanb mit ober

o~ne juriftifd)e ®elbfUinbigfeit repriifentieren.

'?K&er ntd)t nur bel' ®ortIaut be~ @efe~eß· lprtd)t gegm bie &n:

na9me, baE aur

~onfur6uermaltung aud) eine

~irma berufen

luerben rönne, fonbern ebenfo bie mufga6e, klie bie stonfur6:

uerm<t{tung 3u erfüUeu ~(tt, unb bie mrt, mie i~re ®teUung fonlt

im

@efe~e normiert tft. @;ß finb amtUd)e %unttionen,

~ie Me

Jeonfurßuermaltung 311 erfüUen ~nt, 6unftionen, me[d)e md)t 3u

ben @efef)ärten ge~ören, bie bon lJirmain~abcm al6 fold)e~ beforgt

ou merben pflegen. :Die befonbem ~onf~r~bermilItun~en. fm,b benn

\lud)

~illfid)tlid)

i~rer nIlgemeinen lßfltd)tell unb

~tnftef)tl:d) ber

lBerantnlordid)feit unb ber ?Seid)merbefü~rung ben $tontur6ilmtem

gleid)gefterrt (mrt. 241 beß

?Setreibungßgefe~e~). ®ie il,ber

bn~

~onturßamt, be3ro. bic einaelnen <Stellen, auß betten e~ ftef). nnd)

bel' filntonillen Drganifation

3ufammenfe~t, nur mIt

@;mael~

~erfonen befe~t merben fönnen, fo muli bie~ a~ef) fü.r bie befon,

bern

~ontur~berronItungen 3utreffen, benen bte gIetef)en 6unf=

Honen übertrilgen jinb unb bie im allgemeinen in gleief)er red)t=

lid}er 6tellung :Dritten unb ben muffief)tßorgilnen gegenüoer fief)

bejinben. @;ß finb beß9alb in bie beionbem ~onfurßuerma{tungen

nur @naelperfonen, nief)t aber @efd)äftßfirmen mCt9l&ilr.

:Demnad) ~at bie @5d)ulbbetreibung6: unb ~onfurßfammer

erfnn nt:

:Der 1)tefur~ roirb nbgemiefen.

XXIV, 1. -

1898

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