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24_I_729

BGE 24 I 729

Bundesgericht (BGE) · 1898-01-01 · Deutsch CH
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728 Entscheidungen der Schuldbetreibungs- fid)tß6e9örbe biefe @egenftlinbe afß uttl'fanbbar, weU ,3immermann ben ~entf eine~ tyu~rmannß 6etrei6e uno 9ieau ~ferb unb ®agen benötige. '1)a!1cgen 9ieH bie fantona!e 'lCuffid)t~6e9örbe, an Me bie @fihtbiger refurrierten, bie ~fanbung aufred)t, bal)on aUß" ge9enb, baß ,3immermann bie U:u9t'9afterei nid)t aI~ eigentIid)en !Beruf betreibe, auf ben er 9infid)t!id) feiner ~efa9igung unb Jrenntniffe, fowie ~ut' ®ewinllung feineß 2ebenßlIntct'9aUeß aM; fd)fiefiHd) angewiefen wäre; abgefe~en ba\)on, bafi er wo~l 09ne aUau grofle (5d)wterigfeiten 311 feinem früger angelernten ~et'uf aI~ Eitid'er 3urüd'fe9ren rönnte, fei er Weber im Eitanbe nod) wiUen~, mit U:u9rwerfen fein au~reid)enbeß @infommen 3U erwer~ ben; er 3ie!}c einen ~ei( be~ ,3a!}uß 'lCfforb efen9cit beforge ieweiIen feine tyrQU bie tyu9rwerfereL Eio feien Hjm benlt aud) fd)on im ,3a~re 1893 einmal ~fero uno ®agen aIß Jrom~eten3ftüd'e beIanen worben. IDte ®d)ulb6etrei6ung~; uno Jronfur6fammer aie!)t in &rwagung; IDaß ~ul1oe§gerid)t 9at im ~aUe tyrnnf (IKrc9h.l V, 91r. 71) ernart, baß baß ~ferb eine~ tyu~r9Q!ter§ nid)t unter ben ~egrtff ber aur ~erufßQuM6ung notwenl:ltgen ®erfaeuge unb ®eriit" fd)aften im (5inne beß 'lCrt. 92 ,3ift. 3 beß ~etrei6ungßgefe~es fufIe. S)iufid)tHd) beß ißferbes mua e~ be6!)a(6 uuter aUen Um" ftanben 6et bem 5norentf cl;leibe \)er6Iei6en. @:§ rönnte fid) nun fragen, 06 ntd)t bel' ®ngeu einfad) bnß (5cl;lid'jaf beß ißferbe6 teUe uno fd)ou aUß bem ®runbe jebenfaU.3 aI6 pfaub6ar erffiirt werben muffe, weH er ia 09ne baß ~ferb eine 3wed'maßige, nu~~ bare 5nerwenbung nid)t me9t' finoen fann. 'lCUein "ugefe~en 9te~ und Konkurskammer. N° 141. 729 l>on, mufi bel' &ntfd)eib bel' 5n0rinftQua auel) beöügHd) bes ®agenß be6!)nlu beftatigt werben, weH nad) bereu ~eftfteUungen ange~ nommen weroen mUß, bau ,3tmmermann bie tyu9rwerlerel ntd)t aIß eigentlid)en JBeruf, fonoern nur aIß iTCebenbefd)äfttgung be~ trei6t. :Die fantena{e 'lCuffid)t66e!}örbe fhl~t fid) bauet nuf amt" lid)e ,3eugniffe bes ~etrei6ung~6eamten unb oeß ®enteinberate~ Mn 5niIter.6, benen fie l)or ben &ngaben beß 1Jtefurrenten ben 5noraug gab. S)ierin Hegt nic9t6 ®efe~wiorigeß. 'lCud) l)ermQg oaß, \1>a6 im llMurfe l)orge6rad)t wirb, oie tyeftfteUung bel' 5nor~ iuftana nid)t au erfd)uttern. IDer !neturtent giebt in au, ba~ er aeltttJeife anberer ~eid)äftiflung· oblag, unb bie ~efd)einigungeu, bie er 6eigebrad)t I)Qt, bewejfen burd)auß nid)t, baa er wirfHd) bie %ul)rljafterei al~ ~e\'uf Betreibt. IDafl i9m enbIid) l)or ,3a9ren ~ferb unb ®agcn al§ Jrompeten3ftüd'e beIQffen worben fein mögen, ift fd)on beßl)a(6 unerlje6Iid), weil fid) feitger bie mer" ~aUnine fe9r wolj! geänbert 9aben rönnen. IDemnad) 9at bie Eid)uIb6etreibungß< uno Jronfurßfammer erfannt: IDer !nefurß wirb aBgewiefen.

141. Arret du 5 novembre 1898, dans la cause Mugnier. Deni de justice, commis par l'autorite cantonale de surveillance? Obligation d'entendre les deux parties?

1. - Sur requisition d'Ignace Tom-Pouce, l'office des poursuites de Geneve a opere, en date du 30 juin 1898, une saisie sur Ie salaire de Joseph Mugnier. La quotite saisissable du salaire fut fixee par office a 25 fr. 60 par mois (f/5)· Par decisioll du 2 aout 1898, l'office reduisit Ia retenue mensuelle a 15 fr. U. - Tom-Pouce ayantdemande ä. l'autorite genevoise de ~urveillance de maintenir Ia saisie a son taux primitif, l'auto- rite cantonale, par decision du 23 aout 1898, admit ce recours en se fondant sur un rapport de I'office. 730 Entscheidungen der Schuldbetreibuug;;- III. - Mugnier a conclu devant le Tribunal federal a l'annulation de cette decision. Il invoque Part. 4 de la Con- stitution federale, l'art. 19, al. 2, LP. « et toutes les autres ~ dispositions legales concernant cette matiere. » Les arguments qu'il developpe a l'appui de ses conclusions peuvent se resumer comme suit: L'autorite cantonale astatue en se basant sur des indica- tions fournies soit par l'offiee des poursuites, soit par Tom- Pouee. Mugnier n'a ete appeIe ni a se dMendre, ni ä. pre- senter des observations. La procedure suivie par l'autorite cantonale cree une inegalite de traitement devant la loi et eonstitue un deni de justiee. Elle est contraire a la loi gene- voise d'application. Jusqu'iei l'autorite genevoise avait eon- tume d'aviser les parties et, en particuIier, les defendeurs au recours. Le reeour:mt n'a connu le prononce de l'autorite eantonale que par un communique de l'office. Cet avis ne lui indiquait que le dispositif de la decision prise. N'ayant pas ete partie au debat, il n'a pas obtenu de copie de la deeision entiere. Le greife de la Cour de Justice de Geneve a declare au recourant que l'ordonnance du Conseil federal du 24 decembre 1892 (F. {. 1892, page 1074) avait ete abrogee ou etait tom Me en desuetude depuis la creation de la Chambre des poursuites du Tribunal federal. Selon cette ordonnance, la recours interjete aupres de l'autorite federale de surveillance devait etre adresse ä. l'autorite cantonale de surveillance, qui le transmettrait a qui de droit avec les pieces. La dite ordon- nance prescrivait en outre a son art. 4 des mesures qui n'ont pas ete prises. Le greife de la Cour de Justice a fait savoir a Mugnier que les recours doivent etre adresses direetement au Tribunal federal et qu'en consequenee le grefIe ne les recevait plus. IV. - Dans sa reponse, l'autorite genevoise de surveil- lance a declare se referer aux motifs de son prononce. Statuant S1tr ces faits el considerant en droit :

1. - L'argumentation du recourant consiste essentielle- ment a dire que l'autorite genevoise de surveillance a commis und Konkurskammer. N° 141. 731 un deni de justice en omettant de provoquer les observations du debiteur saisi et en statuant d'apres les gaules donnees fournies par le ereancier et par l'office. En principe, il est certainement desirable que les auto- rites cantonales ne se bornent pas a entendre le recourant et l'office. L'audition de toutas les parties se justifie a plu- sieurs egards. Ainsi la mesure dont est recours peut n'avoir ete precedee que d'un debat tres sommaire. Elle sera sou- vent rendue sans que les parties eussent depose des obser- vations ecrites dont l'autorite de surveillance puisse prendra connaissance. D'ailleurs, aux termes des art. 17 et 18 LP., il peut etre porte plainte aupres des autorites cantonales da surveillance non seulement lorsqu'une mesure de l'office est contraire a la lui, mais aussi lorsqu'elle ne parait pas justi- Me en fait, et, tant que l'etat de fait n'est pas definitivement fixe, il est a souhaiter que les autorites cantonales da sur- veillance - surtont lorsqu'elles statuent, comme l'autorite genevoise, en qualite d'unique instance cantonale de reconrs - mettent les parties en memre de produire librementleurs alIegues et de discuter librement les allegues de leurs adver- saires. Mais, bien qu'il soit desirable que toutes les parties soient entendues par les autorites cantonales, la loi federale n'im- pose pas expressement aces autorites l'obligation de les entendre. Le recourant n'a pas non plus demontre que cetta obligation resultat implicitement d'une disposition legale. L'analogie de Ia procedure prescrite a I'autorite federale da surveillance est meme contraire a la these du recours, puisque la loi federale du 28 juin 1895 transferant au Tribunal fMeral la haute surveillance en matiere de pOUfsuite declare appli- cable l'art. 184 de la loi sur l'organisation judiciaire federale avec cette reserve que la Chambre des poursuites du Tribunal federal « apprecie librement s'il y a lieu de provoquer des ~ justifications et des reponses. ~ Les autorites cantonales n'etant pas positivement astreintes a entendre toutes les parties, on ne saurait preten?re que l'autorite genevoise ait commis un deni de justice en ne pro- 732 Entscheidungen der Schuldbetreibungs- voquant pas une reponse de Mugnier au recours de Tom- Pouce.

2. - Quant aux autres griefs que le recourant developpe dans son memoire, ils sont depourvus de toute portee. Le Tribunal federal n'a, en particulier, pas a rechercher si Ie prononce attaque est contraire a la Ioi genevoise d'applica- tion de la loi federale sur la poursuite, puisque les seules decisions qui puissent faire l'objet d'une plainte a l'autorite federale de surveillance sont les decisions rendues contraire- ment a la loi federale sur la poursuite (art. 19 LP.). D'autre part les renseignements que le recourant dit avoir re~us du Greffe de la Cour de ;rustice touchant l'application de 1'01'- donnance du Conseil federal du 24 decembre 1892 ne cons- tituent qu'un simple avis et ne peuvent, a supposer meme qu'ils fussent inexacts, etre assimiIes a un deni de justice au sens de l'art. 19, al. 2, LP. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faHlites prononce: Le recours est ecarte.

142. @;ntfd)eib bom 11. 9Cobember 1898 in <Sad)rn ~90ma~ unb ~rannig. Al·t. 237 Abs. 2 BeÜ'.-Ges. Firma als Konkursverwaltung unstatthaft. 3m ~onfurfe be~ ,3ofef ~tf3 in ~afe( ttlUrbe bon ber @riiu: Ngerberfammlung bie %irma ~90ma~ unb ~rannig in Bürtd) al~ liefonbere ~onfur.6uerroaltung bei teIlt. &uf ~efd)roerbe be~ @e:· meinfd)urbner~ 9in ertliirte jebod) bie ~a~ret· &uffid)t~6e9örbe unterm 15. üfto6er bie ~et'Ufung einer %trmil 3ur ~onfur~" berroa(tung ar~ llU3ufiiffig unb mie~ ba~ ~onfur~amt an, eine neue @(äubtgcrucrfammlung 3u ueranftaften. ~iegegen refurriert bie genannte 6trma an ba~ ~unbe~gertd)t, tnbem fie unter ~er, uorgeoung be~ Umftanbe~, baf; bie 6irma ar~ @fiinoigertn im und Konkurskammer. N° 142. 733 Jeonturfe .R:i\3 intmffiert fei, um &biinberung be~ angefod)tenen ~tfd)eibeß nad)fud)t. ~ie 6d)ulbbetreHmngß: unb ~onfurßfammer 3ie9t in @;rmiigung: 9Cad) mrt. 237 mof. 2 beß ?Setrei6ungßgeie~eß entfc9-cibet bte &Iiiubtgeruerfammluug barüber, ob fte ba~ ~onfur~amt, ober eine lJber me~rere bon i9r alt mäMenbe ~erfonen al~ ~onturßbet'ttl(tI~ tung einie~en molle. :Der @ef'e~geber 9atte babei offen6ar eine !)ber me9rere @;inaelperfonen im muge, nid)t aud) ~irmen, bie fe~r oft nid)t nur lluß einer lßerfon 6efte~en, fonbem einen lßerfonen~ uerbanb mit ober o~ne juriftifd)e ®elbfUinbigfeit repriifentieren. '?K&er ntd)t nur bel' ®ortIaut be~ @efe~eß· lprtd)t gegm bie &n: na9me, baE aur ~onfur6uermaltung aud) eine ~irma berufen luerben rönne, fonbern ebenfo bie mufga6e, klie bie stonfur6: uerm<t{tung 3u erfüUeu ~(tt, unb bie mrt, mie i~re ®teUung fonlt im @efe~e normiert tft. @;ß finb amtUd)e %unttionen, ~ie Me Jeonfurßuermaltung 311 erfüUen ~nt, 6unftionen, me[d)e md)t 3u ben @efef)ärten ge~ören, bie bon lJirmain~abcm al6 fold)e~ beforgt ou merben pflegen. :Die befonbem ~onf~r~bermilItun~en. fm,b benn \lud) ~illfid)tlid) i~rer nIlgemeinen lßfltd)tell unb ~tnftef)tl:d) ber lBerantnlordid)feit unb ber ?Seid)merbefü~rung ben $tontur6ilmtem gleid)gefterrt (mrt. 241 beß ?Setreibungßgefe~e~). ®ie il,ber bn~ ~onturßamt, be3ro. bic einaelnen <Stellen, auß betten e~ ftef). nnd) bel' filntonillen Drganifation 3ufammenfe~t, nur mIt @;mael~ ~erfonen befe~t merben fönnen, fo muli bie~ a~ef) fü.r bie befon, bern ~ontur~berronItungen 3utreffen, benen bte gIetef)en 6unf= Honen übertrilgen jinb unb bie im allgemeinen in gleief)er red)t= lid}er 6tellung :Dritten unb ben muffief)tßorgilnen gegenüoer fief) bejinben. @;ß finb beß9alb in bie beionbem ~onfurßuerma{tungen nur @naelperfonen, nief)t aber @efd)äftßfirmen mCt9l&ilr. :Demnad) ~at bie @5d)ulbbetreibung6: unb ~onfurßfammer erfnn nt: :Der 1)tefur~ roirb nbgemiefen. XXIV, 1. - 1898 49