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24_I_729

BGE 24 I 729

Bundesgericht (BGE) ·I · 1898-11-05 · Deutsch CH
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Erwägungen (2 Absätze)

E. 1 L'argumentation du recourant consiste essentielle-

ment a dire que l'autorite genevoise de surveillance a commis

und Konkurskammer. N° 141.

731

un deni de justice en omettant de provoquer les observations

du debiteur saisi et en statuant d'apres les gaules donnees

fournies par le ereancier et par l'office.

En principe, il est certainement desirable que les auto-

rites cantonales ne se bornent pas a entendre le recourant

et l'office. L'audition de toutas les parties se justifie a plu-

sieurs egards. Ainsi la mesure dont est recours peut n'avoir

ete precedee que d'un debat tres sommaire. Elle sera sou-

vent rendue sans que les parties eussent depose des obser-

vations ecrites dont l'autorite de surveillance puisse prendra

connaissance. D'ailleurs, aux termes des art. 17 et 18 LP.,

il peut etre porte plainte aupres des autorites cantonales da

surveillance non seulement lorsqu'une mesure de l'office est

contraire a la lui, mais aussi lorsqu'elle ne parait pas justi-

Me en fait, et, tant que l'etat de fait n'est pas definitivement

fixe, il est a souhaiter que les autorites cantonales da sur-

veillance -

surtont lorsqu'elles statuent, comme l'autorite

genevoise, en qualite d'unique instance cantonale de reconrs

-

mettent les parties en memre de produire librementleurs

alIegues et de discuter librement les allegues de leurs adver-

saires.

Mais, bien qu'il soit desirable que toutes les parties soient

entendues par les autorites cantonales, la loi federale n'im-

pose pas expressement aces autorites l'obligation de les

entendre. Le recourant n'a pas non plus demontre que cetta

obligation resultat implicitement d'une disposition legale.

L'analogie de Ia procedure prescrite a I'autorite federale da

surveillance est meme contraire a la these du recours, puisque

la loi federale du 28 juin 1895 transferant au Tribunal fMeral

la haute surveillance en matiere de pOUfsuite declare appli-

cable l'art. 184 de la loi sur l'organisation judiciaire federale

avec cette reserve que la Chambre des poursuites du Tribunal

federal « apprecie librement s'il y a lieu de provoquer des

~ justifications et des reponses. ~

Les autorites cantonales n'etant pas positivement astreintes

a entendre toutes les parties, on ne saurait preten?re que

l'autorite genevoise ait commis un deni de justice en ne pro-

732

Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

voquant pas une reponse de Mugnier au recours de Tom-

Pouce.

E. 2 Quant aux autres griefs que le recourant developpe dans son memoire, ils sont depourvus de toute portee. Le Tribunal federal n'a, en particulier, pas a rechercher si Ie prononce attaque est contraire a la Ioi genevoise d'applica- tion de la loi federale sur la poursuite, puisque les seules decisions qui puissent faire l'objet d'une plainte a l'autorite federale de surveillance sont les decisions rendues contraire- ment a la loi federale sur la poursuite (art. 19 LP.). D'autre part les renseignements que le recourant dit avoir re~us du Greffe de la Cour de;rustice touchant l'application de 1'01'- donnance du Conseil federal du 24 decembre 1892 ne cons- tituent qu'un simple avis et ne peuvent, a supposer meme qu'ils fussent inexacts, etre assimiIes a un deni de justice au sens de l'art. 19, al. 2, LP. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faHlites prononce: Le recours est ecarte.

142. @;ntfd)eib bom 11. 9Cobember 1898 in <Sad)rn ~90ma~ unb ~rannig. Al·t. 237 Abs. 2 BeÜ'.-Ges. Firma als Konkursverwaltung unstatthaft. 3m ~onfurfe be~,3ofef ~tf3 in ~afe(ttlUrbe bon ber @riiu: Ngerberfammlung bie %irma ~90ma~ unb ~rannig in Bürtd) al~ liefonbere ~onfur.6uerroaltung bei teIlt. &uf ~efd)roerbe be~ @e:· meinfd)urbner~ 9in ertliirte jebod) bie ~a~ret· &uffid)t~6e9örbe unterm 15. üfto6er bie ~et'Ufung einer %trmil 3ur ~onfur~" berroa(tung ar~ llU3ufiiffig unb mie~ ba~ ~onfur~amt an, eine neue @(äubtgcrucrfammlung 3u ueranftaften. ~iegegen refurriert bie genannte 6trma an ba~ ~unbe~gertd)t, tnbem fie unter ~er, uorgeoung be~ Umftanbe~, baf; bie 6irma ar~ @fiinoigertn im und Konkurskammer. N° 142. 733 Jeonturfe .R:i\3 intmffiert fei, um &biinberung be~ angefod)tenen ~tfd)eibeß nad)fud)t. ~ie 6d)ulbbetreHmngß: unb ~onfurßfammer 3ie9t in @;rmiigung: 9Cad) mrt. 237 mof. 2 beß ?Setrei6ungßgeie~eß entfc9-cibet bte &Iiiubtgeruerfammluug barüber, ob fte ba~ ~onfur~amt, ober eine lJber me~rere bon i9r alt mäMenbe ~erfonen al~ ~onturßbet'ttl(tI~ tung einie~en molle. :Der @ef'e~geber 9atte babei offen6ar eine !)ber me9rere @;inaelperfonen im muge, nid)t aud) ~irmen, bie fe~r oft nid)t nur lluß einer lßerfon 6efte~en, fonbem einen lßerfonen~ uerbanb mit ober o~ne juriftifd)e ®elbfUinbigfeit repriifentieren. '?K&er ntd)t nur bel' ®ortIaut be~ @efe~eß· lprtd)t gegm bie &n: na9me, baE aur ~onfur6uermaltung aud) eine ~irma berufen luerben rönne, fonbern ebenfo bie mufga6e, klie bie stonfur6: uerm<t{tung 3u erfüUeu ~(tt, unb bie mrt, mie i~re ®teUung fonlt im @efe~e normiert tft. @;ß finb amtUd)e %unttionen, ~ie Me Jeonfurßuermaltung 311 erfüUen ~nt, 6unftionen, me[d)e md)t 3u ben @efef)ärten ge~ören, bie bon lJirmain~abcm al6 fold)e~ beforgt ou merben pflegen. :Die befonbem ~onf~r~bermilItun~en. fm,b benn \lud) ~illfid)tlid) i~rer nIlgemeinen lßfltd)tell unb ~tnftef)tl:d) ber lBerantnlordid)feit unb ber ?Seid)merbefü~rung ben $tontur6ilmtem gleid)gefterrt (mrt. 241 beß ?Setreibungßgefe~e~). ®ie il,ber bn~ ~onturßamt, be3ro. bic einaelnen <Stellen, auß betten e~ ftef). nnd) bel' filntonillen Drganifation 3ufammenfe~t, nur mIt @;mael~ ~erfonen befe~t merben fönnen, fo muli bie~ a~ef) fü.r bie befon, bern ~ontur~berronItungen 3utreffen, benen bte gIetef)en 6unf= Honen übertrilgen jinb unb bie im allgemeinen in gleief)er red)t= lid}er 6tellung :Dritten unb ben muffief)tßorgilnen gegenüoer fief) bejinben. @;ß finb beß9alb in bie beionbem ~onfurßuerma{tungen nur @naelperfonen, nief)t aber @efd)äftßfirmen mCt9l&ilr. :Demnad) ~at bie @5d)ulbbetreibung6: unb ~onfurßfammer erfnn nt: :Der 1)tefur~ roirb nbgemiefen. XXIV, 1. - 1898 49

Volltext (verifizierbarer Originaltext)

141. Arret du 5 novembre 1898, dans la cause Mugnier.

Deni de justice, commis par l'autorite cantonale de surveillance?

Obligation d'entendre les deux parties?

1. -

Sur requisition d'Ignace Tom-Pouce, l'office des

poursuites de Geneve a opere, en date du 30 juin 1898, une

saisie sur Ie salaire de Joseph Mugnier. La quotite saisissable

du salaire fut fixee par office a 25 fr. 60 par mois (f/5)·

Par decisioll du 2 aout 1898, l'office reduisit Ia retenue

mensuelle a 15 fr.

U. -

Tom-Pouce ayantdemande ä. l'autorite genevoise de

~urveillance de maintenir Ia saisie a son taux primitif, l'auto-

rite cantonale, par decision du 23 aout 1898, admit ce recours

en se fondant sur un rapport de I'office.

730

Entscheidungen der Schuldbetreibuug;;-

III. -

Mugnier a conclu devant le Tribunal federal a

l'annulation de cette decision. Il invoque Part. 4 de la Con-

stitution federale, l'art. 19, al. 2, LP. « et toutes les autres

~ dispositions legales concernant cette matiere. »

Les arguments qu'il developpe a l'appui de ses conclusions

peuvent se resumer comme suit:

L'autorite cantonale astatue en se basant sur des indica-

tions fournies soit par l'offiee des poursuites, soit par Tom-

Pouee. Mugnier n'a ete appeIe ni a se dMendre, ni ä. pre-

senter des observations. La procedure suivie par l'autorite

cantonale cree une inegalite de traitement devant la loi et

eonstitue un deni de justiee. Elle est contraire a la loi gene-

voise d'application. Jusqu'iei l'autorite genevoise avait eon-

tume d'aviser les parties et, en particuIier, les defendeurs au

recours.

Le reeour:mt n'a connu le prononce de l'autorite eantonale

que par un communique de l'office. Cet avis ne lui indiquait

que le dispositif de la decision prise. N'ayant pas ete partie

au debat, il n'a pas obtenu de copie de la deeision entiere.

Le greife de la Cour de Justice de Geneve a declare au

recourant que l'ordonnance du Conseil federal du 24 decembre

1892 (F. {. 1892, page 1074) avait ete abrogee ou etait

tom Me en desuetude depuis la creation de la Chambre des

poursuites du Tribunal federal. Selon cette ordonnance, la

recours interjete aupres de l'autorite federale de surveillance

devait etre adresse ä. l'autorite cantonale de surveillance, qui

le transmettrait a qui de droit avec les pieces. La dite ordon-

nance prescrivait en outre a son art. 4 des mesures qui n'ont

pas ete prises. Le greife de la Cour de Justice a fait savoir

a Mugnier que les recours doivent etre adresses direetement

au Tribunal federal et qu'en consequenee le grefIe ne les

recevait plus.

IV. -

Dans sa reponse, l'autorite genevoise de surveil-

lance a declare se referer aux motifs de son prononce.

Statuant S1tr ces faits el considerant en droit :

1. -

L'argumentation du recourant consiste essentielle-

ment a dire que l'autorite genevoise de surveillance a commis

und Konkurskammer. N° 141.

731

un deni de justice en omettant de provoquer les observations

du debiteur saisi et en statuant d'apres les gaules donnees

fournies par le ereancier et par l'office.

En principe, il est certainement desirable que les auto-

rites cantonales ne se bornent pas a entendre le recourant

et l'office. L'audition de toutas les parties se justifie a plu-

sieurs egards. Ainsi la mesure dont est recours peut n'avoir

ete precedee que d'un debat tres sommaire. Elle sera sou-

vent rendue sans que les parties eussent depose des obser-

vations ecrites dont l'autorite de surveillance puisse prendra

connaissance. D'ailleurs, aux termes des art. 17 et 18 LP.,

il peut etre porte plainte aupres des autorites cantonales da

surveillance non seulement lorsqu'une mesure de l'office est

contraire a la lui, mais aussi lorsqu'elle ne parait pas justi-

Me en fait, et, tant que l'etat de fait n'est pas definitivement

fixe, il est a souhaiter que les autorites cantonales da sur-

veillance -

surtont lorsqu'elles statuent, comme l'autorite

genevoise, en qualite d'unique instance cantonale de reconrs

-

mettent les parties en memre de produire librementleurs

alIegues et de discuter librement les allegues de leurs adver-

saires.

Mais, bien qu'il soit desirable que toutes les parties soient

entendues par les autorites cantonales, la loi federale n'im-

pose pas expressement aces autorites l'obligation de les

entendre. Le recourant n'a pas non plus demontre que cetta

obligation resultat implicitement d'une disposition legale.

L'analogie de Ia procedure prescrite a I'autorite federale da

surveillance est meme contraire a la these du recours, puisque

la loi federale du 28 juin 1895 transferant au Tribunal fMeral

la haute surveillance en matiere de pOUfsuite declare appli-

cable l'art. 184 de la loi sur l'organisation judiciaire federale

avec cette reserve que la Chambre des poursuites du Tribunal

federal « apprecie librement s'il y a lieu de provoquer des

~ justifications et des reponses. ~

Les autorites cantonales n'etant pas positivement astreintes

a entendre toutes les parties, on ne saurait preten?re que

l'autorite genevoise ait commis un deni de justice en ne pro-

732

Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

voquant pas une reponse de Mugnier au recours de Tom-

Pouce.

2. -

Quant aux autres griefs que le recourant developpe

dans son memoire, ils sont depourvus de toute portee. Le

Tribunal federal n'a, en particulier, pas a rechercher si Ie

prononce attaque est contraire a la Ioi genevoise d'applica-

tion de la loi federale sur la poursuite, puisque les seules

decisions qui puissent faire l'objet d'une plainte a l'autorite

federale de surveillance sont les decisions rendues contraire-

ment a la loi federale sur la poursuite (art. 19 LP.). D'autre

part les renseignements que le recourant dit avoir re~us du

Greffe de la Cour de;rustice touchant l'application de 1'01'-

donnance du Conseil federal du 24 decembre 1892 ne cons-

tituent qu'un simple avis et ne peuvent, a supposer meme

qu'ils fussent inexacts, etre assimiIes a un deni de justice au

sens de l'art. 19, al. 2, LP.

Par ces motifs,

La Chambre des poursuites et des faHlites

prononce:

Le recours est ecarte.

142. @;ntfd)eib bom 11. 9Cobember 1898 in <Sad)rn

~90ma~ unb ~rannig.

Al·t. 237 Abs. 2 BeÜ'.-Ges. Firma als Konkursverwaltung unstatthaft.

3m ~onfurfe be~,3ofef ~tf3 in ~afe(ttlUrbe bon ber @riiu:

Ngerberfammlung bie %irma ~90ma~ unb ~rannig in Bürtd) al~

liefonbere

~onfur.6uerroaltung bei teIlt. &uf ~efd)roerbe be~ @e:·

meinfd)urbner~ 9in ertliirte jebod) bie

~a~ret· &uffid)t~6e9örbe

unterm 15. üfto6er bie ~et'Ufung einer %trmil 3ur ~onfur~"

berroa(tung ar~ llU3ufiiffig unb

mie~ ba~ ~onfur~amt an, eine

neue @(äubtgcrucrfammlung 3u ueranftaften. ~iegegen refurriert

bie genannte 6trma an ba~ ~unbe~gertd)t, tnbem fie unter ~er,

uorgeoung

be~ Umftanbe~, baf; bie 6irma

ar~ @fiinoigertn im

und Konkurskammer. N° 142.

733

Jeonturfe .R:i\3 intmffiert fei, um &biinberung be~ angefod)tenen

~tfd)eibeß nad)fud)t.

~ie 6d)ulbbetreHmngß: unb ~onfurßfammer 3ie9t

in @;rmiigung:

9Cad) mrt. 237 mof. 2 beß

?Setrei6ungßgeie~eß entfc9-cibet bte

&Iiiubtgeruerfammluug barüber, ob fte ba~ ~onfur~amt, ober eine

lJber me~rere bon i9r alt mäMenbe ~erfonen al~ ~onturßbet'ttl(tI~

tung

einie~en molle. :Der @ef'e~geber 9atte babei offen6ar eine

!)ber me9rere @;inaelperfonen im muge, nid)t aud) ~irmen, bie fe~r

oft nid)t nur lluß einer lßerfon 6efte~en, fonbem einen lßerfonen~

uerbanb mit ober

o~ne juriftifd)e ®elbfUinbigfeit repriifentieren.

'?K&er ntd)t nur bel' ®ortIaut be~ @efe~eß· lprtd)t gegm bie &n:

na9me, baE aur

~onfur6uermaltung aud) eine

~irma berufen

luerben rönne, fonbern ebenfo bie mufga6e, klie bie stonfur6:

uerm<t{tung 3u erfüUeu ~(tt, unb bie mrt, mie i~re ®teUung fonlt

im

@efe~e normiert tft. @;ß finb amtUd)e %unttionen,

~ie Me

Jeonfurßuermaltung 311 erfüUen ~nt, 6unftionen, me[d)e md)t 3u

ben @efef)ärten ge~ören, bie bon lJirmain~abcm al6 fold)e~ beforgt

ou merben pflegen. :Die befonbem ~onf~r~bermilItun~en. fm,b benn

\lud)

~illfid)tlid)

i~rer nIlgemeinen lßfltd)tell unb

~tnftef)tl:d) ber

lBerantnlordid)feit unb ber ?Seid)merbefü~rung ben $tontur6ilmtem

gleid)gefterrt (mrt. 241 beß

?Setreibungßgefe~e~). ®ie il,ber

bn~

~onturßamt, be3ro. bic einaelnen <Stellen, auß betten e~ ftef). nnd)

bel' filntonillen Drganifation

3ufammenfe~t, nur mIt

@;mael~

~erfonen befe~t merben fönnen, fo muli bie~ a~ef) fü.r bie befon,

bern

~ontur~berronItungen 3utreffen, benen bte gIetef)en 6unf=

Honen übertrilgen jinb unb bie im allgemeinen in gleief)er red)t=

lid}er 6tellung :Dritten unb ben muffief)tßorgilnen gegenüoer fief)

bejinben. @;ß finb beß9alb in bie beionbem ~onfurßuerma{tungen

nur @naelperfonen, nief)t aber @efd)äftßfirmen mCt9l&ilr.

:Demnad) ~at bie @5d)ulbbetreibung6: unb ~onfurßfammer

erfnn nt:

:Der 1)tefur~ roirb nbgemiefen.

XXIV, 1. -

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